Poam : Le point sur mes portefeuilles boursiers.

MAJ février 2026 (1/2) - Wall Street brûle ses idoles

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Bitcoin, métaux précieux, Tech… Tout ce qui a beaucoup monté ces derniers mois (années)…. A beaucoup baissé ces dernières semaines.

Mais avant, passage rapide par la macro et, une fois de plus, D Trump à tous les étages.

Depuis le début de l’année, Donald Trump a menacé d’intervenir militairement ou d’ingérence dans les affaires intérieures de six pays :
L'opération au Venezuela, Cuba, la Colombie, l’Iran, le Mexique et le Groenland, l’un des trois pays constitutifs du royaume du Danemark, membre de l’OTAN et de l’Union européenne.
Trump a toujours des vues sur le Groenland. "Le Groenland est infesté de navires russes et chinois", avait-il affirmé.
Il a également évoqué à plusieurs reprises la possibilité de faire du Canada un État américain.

Sans oublier la politique intérieure US, de normalisation de la violence, de la répression aux États-Unis avec l'ICE.
Un journaliste canadien analyse la situation en ces termes :
"Des décisions politiques qui sont basées sur quoi? Sur son intérêt à mettre en valeur sa propre personne, à établir un rapport de force par l'intimidation la plupart du temps et à en profiter le plus possible soit pour les Américains ou plus généralement pour lui personnellement."

Le mois de janvier a également coïncidé avec la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, en remplacement de Jerome Powell dont le mandat arrive à échéance en mai prochain. Cette nomination reste toutefois suspendue à la validation du Sénat.
Dans le sillage de cette nomination, Donald Trump a commenté en déclarant, sur le ton de la plaisanterie, que si Kevin Warsh ne baissait pas les taux, il pourrait le traduire en justice. C'est du Trump pur jus et le ton est donné !

LE RISQUE POLITIQUE EST DIFFICILE À ÉVALUER
"Le risque politique (et le risque géopolitique) sont très difficiles à évaluer et les marchés n'y parviennent généralement pas, étant donné qu'il s'agit d'événements à fort impact, mais à faible probabilité", a déclaré Idanna Appio, gestionnaire de portefeuille chez First Eagle Investments.

Dans ces conditions, l'Europe apparaît presque comme un havre de paix pour l'investisseur, parce que, sur le plan humain, la paix n'est plus trop à l'honneur sur notre continent avec ce qui se passe en Ukraine depuis 4 ans.

En zone Euro, les données économiques publiées durant le mois ont montré des signes encourageants de redressement de l’activité. La croissance du PIB a atteint 0,3% au quatrième trimestre 2025 alors que le consensus tablait sur une hausse de 0,2%. De plus en plus d’indicateurs avancés du cycle, principalement issus d’enquêtes conjoncturelles, signalent par ailleurs une amélioration du climat des affaires en ce début d’année 2026.
Les pays du Sud, notamment l’Espagne, continuent de croître à un rythme soutenu, tandis que l’Allemagne renoue timidement avec des chiffres de croissance positifs.
Le déploiement du plan allemand de réarmement et d’infrastructures, combiné aux effets différés des baisses de taux de la BCE et à la hausse des revenus réels, devrait cependant favoriser une reprise cyclique plus étendue de l’activité en 2026. En parallèle, l’inflation totale est passée sous le seuil des 2% en décembre 2025, à 1,9% en glissement annuel.
L’inflation hors énergie et alimentation a quant à elle enregistré une baisse plus modeste, passant de 2,4% en novembre à 2,3% en décembre.
L’appréciation de l’euro face au dollar (13,4% en 2025 et 0,9% en janvier 2026) et aux principales devises internationales ainsi que la réorientation des flux de marchandises chinoises vers l’Europe dans le cadre de la guerre commerciale sino-américaine pourraient néanmoins exercer des pressions baissières sur l’inflation et rouvrir la question d’un nouvel assouplissement monétaire.

Autre avantage de la zone Euro, la valorisation de ses marchés boursiers qui est sur des niveaux de PER proche des 17x vs 13,5 pour la moyenne historique à LT, mais qui est encore attractive par rapport aux Etats-Unis qui affichent un PER de 25,7x vs 17,1x historique, alors que les anticipations d'une croissance des BPA sont proches pour les deux zones en 2026.
La préférence pour la zone Euro demeure le scenario central également en raison des plans de relance allemands, des stimulus potentiels d'autres pays et une inflation sous contrôle pour le moment.


Février 2026 - La bourse, ou le musée des horreurs,
dont une liste non exhaustive est présentée ci-dessous.
-> L'IA bouleverse les marchés et malmène des secteurs entiers de la bourse.
-> La Commission européenne envisagerait d'affaiblir le cadre du système européen d'échange de quotas ‌d'émission (ETS) et fait chuter certaines valeurs quand d'autres en profitent.
-> Et les publications de résultats apportent leur lot de mauvaises nouvelles qui se payent cash.
Les perfs ci-dessous ont été réalisées en UNE seule journée (sauf mention de durée) :
Stellantis -25% (erreur de casting sur les VE, charge exceptionnelle de 22Mds€) …. Volvo Cars ne fait pas mieux -23 %
Publicis -11%
Amazon -8% et -19% en une semaine.
Crowdstrike Holdings -9%
Palo Alto Networks -7%
Qualcomm -8%
Zscaler -9%
Microsoft -5% (-26% sur ses plus hauts)
Meta -17% sur ses plus hauts
Alphabet -8% en séance
SAP -16% (-40% sur 1 an glissant)
Heidelberg Materials - 9,7%
Novo Nordisk -17% (et -56% sur ses plus hauts)
Oracle -59% depuis septembre 2025.
Strategy -10 % : le titre de l’entreprise qui ne fait rien d’autre qu’accumuler du Bitcoin est entraîné dans la chute des cryptos.
Gartner -25%
Wolter Kluwer -14% lancement d’un nouvel outil d’appui juridique par Anthropic. Le marché considère l’ensemble du secteur comme un perdant de l’IA.

Les facteurs de baisse des marchés lors de la 1ère semaine de bourse de février :
- 04/02/2026 - La séance a été agitée sur les marchés actions alors qu'il se murmure que la Commission européenne pourrait assouplir son système d'échange de quotas d'émission en prolongeant la distribution de quotas de CO2 aux industriels.
L'information, dévoilée par le quotidien allemand Handelsblatt, a fait plonger les sociétés qui avaient fortement investi dans la décarbonation, par exemple Vicat, Holcim ou le cimentier Heidelberg Materials qui a perdu 9,7% entraînant dans son sillage l'indice phare de la Bourse de Francfort. Mais profite, au contraire, à d'autres acteurs polluants, les chimistes notamment. Conséquence : Air Liquide signe la plus forte progression du jour ( 5,7%), suivi de près par le secteur auto Renault ( 5,1%), Stellantis ( 3,4%) ou encore Michelin ( 3,4%).


ANTHROPIC, L'ÉTINCELLE QUI DYNAMITE DES PANS ENTIERS DE LA COTE
C'est déjà devenu le "Claude crash"
- Les titres européens de l'analyse de données, des services professionnels et des logiciels ont reculé la semaine dernière dans un marché volatil, à l'image des pertes enregistrées par leurs homologues mondiaux après que le nouvel outil juridique d'IA d'Anthropic a mis en lumière la menace pesant sur les entreprises jugées les plus exposées à la disruption de l'IA.
Anthropic, et ses nouveaux outils IA (Claude Cowork et Claude Opus 4.6), poursuit sa quête de modèles toujours plus avancés face à OpenAI et fait chuter les secteurs des logiciels, de la publicité et des services en bourse… Le modèle le plus performant du marché, avant qu’OpenAI ne vienne lui voler la vedette avec une mise à jour de son modèle Codex dédié au développement logiciel.
Le secteur des logiciels est considéré comme particulièrement vulnérable à la disruption, car des outils comme Claude automatisent de plus en plus les tâches routinières qui ont longtemps soutenu le pouvoir de fixation des prix de l'industrie.
"Nous sommes désormais dans un environnement où le secteur n'est plus seulement coupable jusqu'à preuve du contraire, mais il est déjà condamné avant même le procès", a déclaré Toby Ogg, analyste chez J.P. Morgan.
Un des déclencheurs de la séquence de ventes de mardi 3 février a été le lancement 2 jours plus tôt par Anthropic de plug-ins pour son agent Claude Cowork, permettant l'automatisation de tâches dans les domaines juridiques, commerciaux, marketing et d'analyse de données.
Les actions de SAP, premier éditeur européen de logiciels, ont chuté de plus de 3 %, une semaine après qu'une prévision décevante sur le chiffre d'affaires du cloud a fait fondre sa capitalisation de quelque 40Mds$.
Le sell-off est concentré principalement sur les valeurs de la tech et le secteur des logiciels, vu par le marché comme les perdants de l'IA.

Alors que les gains spectaculaires du fabricant de puces Nvidia et des "hyperscalers" de l'IA comme Microsoft poussent les actions américaines à des sommets, les régulateurs et les décideurs, dont le Fonds Monétaire International et la Banque d'Angleterre, ont mis en garde contre les risques d'une bulle potentielle.

- Le britannique RELX et le néerlandais Wolters Kluwer, deux grands fournisseurs d'analyses pour l'industrie juridique, ont chuté d'environ 3 % en matinée avant de limiter leurs pertes, après avoir plongé de plus de 14 % et 12 % respectivement mardi.

- Les valeurs publicitaires, jugées parmi les plus exposées à l'IA dans les médias européens, sont restées sous pression. Le français Publicis reculera de 11% et atteindra de nouveaux plus bas, accompagné par le britannique WPP.


TROP C'EST TROP
660 milliards de dépenses d’investissement annoncés pour 2026, les hyperscalers, Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft, n’ont pas l’intention de lever le pied cette année. Mais le marché achète de moins en moins cette frénésie de dépenses et veut voir des revenus en face. Cette semaine, c’est Amazon et ses 200Mds$ de Capex qui en a fait les frais.
Le PIB de la France au T4 2025 s’est élevé à environ 662Mds€. C'est presque, 660Mds$, la somme qu’Amazon, Google, Meta et Microsoft vont investir dans l’IA en 2026.
Les analystes ont largement sous-estimé les dépenses d’investissement 2026 liées à l’IA et aux infrastructures cloud, en particulier pour Amazon et Alphabet. Cette semaine, les deux mastodontes, aux côtés de Meta et Microsoft, ont levé le voile sur des chiffres faramineux avec l’espoir, pour chacun, de gagner cette course contre la montre.

Parmi les hyperscalers, Amazon est de loin celui qui investit le plus, et ce, depuis des années. De 40Mds$ en 2020, le géant du cloud est passé à 128Mds$ en 2025. Pour 2026, Amazon prévoit d’investir environ 200Mds$ en CapEx (investissements).
L’annonce des 200Mds$ a provoqué de vives réactions de la part du marché, les analystes s’attendant à des dépenses nettement plus basses, aux alentours de 140Mds$.

Google a dépensé 85Mds$ de CapEx en 2025 et prévoit de dépenser entre 175 et 185Mds$ en 2026. Les analystes tablaient sur une fourchette comprise entre 119 et 140Mds$.

Pour Microsoft, alors que les analystes tablaient sur une hausse modérée par rapport à 2025, avec environ 90 à 100Mds$ en CapEx en 2026, Microsoft en est déjà à 72,4Mds$ dépensés rien que sur le premier semestre.

Meta voit grand et affole le marché en annonçant vouloir dépenser 600Mds$ répartis par tranches annuelles de 150 à 200Mds$ jusqu’en 2028. En comparaison, les Capex se sont élevés à 72,22Mds$ pour l’ensemble de l’année 2025.

Les craintes que les investissements colossaux dans l'intelligence artificielle (IA) n'offrent pas les rendements escomptés pénalisent finalement ces hyperscalers dont chaque annonce s'est soldée par une baisse importante du cours de bourse (-7 à -8% en séance).

Un début de diversification hors Mag 7 ?
Comparaison des "Magnificent 7" et d'un panier de valeurs de qualité européennes (Goldman Sachs)
(5 ans glissants- base 100)

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Sur les 6 derniers mois :
Nvidia
(+ 1,2 %), Meta (-16 %), Tesla (+ 20 %), Amazon (-5 %), Alphabet (+ 58 %), Microsoft (- 24 %) et Apple (+ 21 %).

La belle hausse d'Alphabet depuis 6 mois ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Cette hausse correspond au rattrapage d'un titre qui était très en retard sur ses concurrents.
Lors de la présentation de ses résultats, le titre a perdu 8% en séance.

Malgré tout, les bénéficiaires de l'IA : Oui, il y en a, comme les banques par exemple.
Selon McKinsey, l’IA générative pourrait générer jusqu’à 340Mds$ de gains annuels pour le secteur bancaire, notamment grâce à l’automatisation des processus commerciaux, à la personnalisation des offres et à la réduction des coûts d’exploitation
Une étude récente du CapGemini Research Institute (lien) [lien réservé abonné], révèle que seulement 6 % des banques de détail ont déjà élaboré une feuille de route pour une transformation à l’échelle de l’entreprise basée sur l’IA alors même que la majorité de leurs dirigeants sont convaincus de l’intérêt qu’elle représente.
L'IA doit donc profiter au secteur bancaire, et le potentiel semble important.

Les bancaires devraient continuer à bien se comporter en bourse.
Un secteur qui combine une génération de résultats robustes, une amélioration progressive de l’efficacité opérationnelle et une valorisation encore modeste, avec un PER inférieur à 8x à horizon 2028 sur certaines estimations.

Le facteur clé pour 2026 reste toutefois l’évolution des taux et, plus largement, du cycle de l’endettement. Les baisses de taux directeurs attendues devraient être graduelles, tandis que les rendements longs restent sous tension en raison des déficits publics massifs. Cette configuration demeure favorable aux banques tant que la courbe des taux ne s’aplatit pas brutalement et que la demande de crédit résiste.

Si le secteur n'est plus sous-valorisé de manière évidente comme il l’était encore en 2022 ou 2023, il reste attractif relativement à d’autres segments du marché, notamment face aux excès de valorisation observés dans certaines thématiques de croissance. Les banques offrent aujourd’hui une combinaison rare de rendements du capital élevés, de distributions généreuses et de valorisations raisonnables.
 
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MAJ février 2026 (2/2) - … Wall Street brûle ses idoles


UNE VOLATILITÉ QUI SE PROPAGE À TOUS LES MARCHÉS

La volatilité des marchés s'est envolée sur les actions, les matières premières et les actifs numériques
ces dernières semaines, un phénomène attribué par les intervenants à des investisseurs à effet de levier forcés de liquider rapidement leurs positions ou de répondre à des appels de marges en vendant d'autres actifs pour couvrir leurs positions.
Les métaux précieux or et argent ont poursuivi leur chute jeudi après une déroute historique plus tôt dans la semaine, et le bitcoin est repassé sous les 70 000 dollars pour la première fois.

Argent : sell-off historique !
Après avoir gagné 65% en 2025, l’or s’est envolé de presque 30% en janvier pour atteindre un pic à 5600 dollars. C’est encore plus prononcé pour l’argent. 148% de hausse en 2025 et jusqu’à 69% en janvier, pour dépasser les 120 dollars.

Depuis l’emballement de la fin d’année dernière, le CME avait commencé à relever les marges nécessaires pour " collatéraliser" toute position acheteuse sur l’argent. Une tendance que l’opérateur de la Bourse de Chicago (là où s’échangent les matières premières) n’a cessé d’accentuer début de semaine dernière.
Et comme au début des années 1980, un changement de règle venait tout juste d’être introduit : le passage de marges fixes en dollars à des marges exprimées en pourcentage. Une contrainte supplémentaire qui, même lorsque le cours progresse, augmente mécaniquement les exigences de marge pour simplement conserver une position.

Lors de la seule séance de vendredi 30 janvier, l'argent a plongé d’environ 30 % en séance, effaçant en quelques heures l’ensemble des gains accumulés depuis le début du mois.
De nombreux sites financiers avancent que l’annonce de la nomination par Donald Trump de Kevin Warsh pour remplacer Jerome Powell à la tête de la Fed était la raison de la chute de l'argent.
C'est une des raisons avec le relèvement des marges, et avec une annonce passée inaperçue pour le plus grand monde :
Le Shenzhen Stock Exchange a annoncé dans la nuit du jeudi 29 à vendredi 30 janvier 2026, qu'il suspendait un fonds UBS utilisé par les investisseurs chinois pour se positionner sur l’argent. Ce type de blocage pousse les investisseurs concernés à récupérer leurs liquidités ailleurs, notamment en liquidant leurs positions sur d'autres marchés.

En résumé : Appels de marge dès décembre 2025 + nomination de Kevin Warsh (sans doute connue dès le 28 ou 29 janvier) + fonds argent suspendu en Chine (29 au 30 janvier) = réaction en chaine et sell‑off historique sur l'argent.
La correction a été à la mesure de la hausse, avec une séance à -28% pour l’argent et -10% pour l’or vendredi.


Elargir son horizon d’investissement ?
Selon la Recherche d’UBS, les opportunités sont nombreuses à l’échelle mondiale. Elle privilégie les actions européennes, où la croissance des bénéfices devrait s’accélérer et où les tendances structurelles devraient rester porteuses. Elle affiche également une préférence pour les actions asiatiques. En effet, la volonté de la Chine d’atteindre l’indépendance technologique devrait continuer à stimuler l’innovation.

Pour saisir l’ensemble des opportunités, les investisseurs feraient bien d’élargir leur horizon: au-delà des grandes valeurs de l’IA, viser une exposition plus large à l’IA, à d’autres secteurs américains comme la santé, la finance et la consommation discrétionnaire, ainsi qu’à l’échelle mondiale en incluant l’Europe, le Japon et la Chine.

Dans les phases de marché volatiles, les placements générant des distributions stables offrent un véritable élément de sécurité aux investisseurs. Compte tenu de l’évolution du contexte conjoncturel, ceux-ci se tournent de plus en plus vers des stratégies à dividendes élevés afin de renforcer leur rendement total. Les actions à dividendes élevés procurent en effet des distributions régulières, indépendamment des fluctuations du marché, contrairement aux titres de croissance dont la performance repose avant tout sur la réalisation de bénéfices futurs.

La poursuite du retour des flux vers le Vieux Continent déjà initiée cette année pourrait soutenir les valorisations.
même si l’on peut s’interroger sur la vitesse de son déploiement, l’ampleur du plan d’investissement allemand devrait permettre une inflexion de la croissance européenne l’an prochain.
La hausse des investissements (via les carnets de commandes) devrait permettre d’augmenter l’utilisation des capacités de production ce qui, dans un contexte de chômage faible et d’adoption croissante de l’intelligence artificielle, pourrait se traduire par une amélioration de la productivité.

Dans ce contexte, la performance des marchés européens pourrait, pour une seconde année consécutive (en euro) surpasser celle des marchés américains.
Les analystes attendent, pour leur part, une croissance de 12% pour 2026, portée notamment par le déploiement du plan d’infrastructure allemand, un effet devise moins défavorable, un coût de l’énergie plus modéré et des bases de comparaison plus avantageuses.
Ce scénario qui nous parait crédible n’est pas reflété dans la valorisation des marchés européens qui, à 14,5x en P/E, est certes, au-dessus de sa moyenne historique mais reste la plus faible des grandes zones géographiques.

Quels sont les principaux points d’attention?
Outre la valorisation élevée autour de l’IA aux Etats-Unis qui, si elle venait à se corriger, pourrait peser sur l’ensemble des marchés d’actions, deux éléments pourraient freiner l’inflexion de la croissance européenne.
D’abord la force de l’euro:
Si cette tendance était amenée à perdurer, scénario plausible notamment en cas d’intervention de l’administration américaine dans la nomination des membres de la Fed et au regard de la trajectoire des taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique, ce contexte pourrait continuer à peser sur les sociétés exportatrices européennes.

Enfin, la mise en place de tarifs douaniers aux Etats-Unis pourrait conduire la Chine à privilégier l’Europe pour écouler ses produits, comme en atteste l’augmentation des exportations chinoises vers le Vieux Continent.


Que retenir de ce reporting ?

LE RISQUE POLITIQUE EST DIFFICILE À ÉVALUER

Je dirais même qu'il est impossible à évaluer avec un D Trump capable d'enlever un dirigeant d'un pays en moins de temps qu'il faut pour le dire.
Un D Trump qui agite chaque jour le martinet des taxes douanières, puis revient en arrière pour ré-attaquer encore plus violemment à la moindre nouvelle contrariante.
Il n'y a probablement qu'une seule chose qui le modère, c'est la hausse des taux obligataires US entrainant la chute des marchés américains.

ANTHROPIC DYNAMITE DES PANS ENTIERS DE LA COTE
Les titres européens de l'analyse de données, des services professionnels et des logiciels sont dans la tourmente depuis qu'Anthropic a présenté ses nouveaux outils IA (Claude Cowork et Claude Opus 4.6), qui relèguent ces secteurs à quelque-chose qui ressemble à l'âge du bronze.

LA BOULIMIE DES HYPERSCALERS RISQUE DE LES MENER A L'INDIGESTION
660 milliards de dépenses d’investissement annoncés pour 2026 par les 4 principaux hyperscalers que sont Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft.
Chaque annonce de futurs investissements s'est traduite par une chute des actions concernées.
C'est peut-être la bonne nouvelle de cette période compliquée :
Une bulle qui éclate est toujours douloureuse… La bulle de l'IA (plus personne ne la contredit maintenant, sauf peut-être les principaux concernés : NVidia et les hyperscalers), semble se dégonfler tout doucement à chaque nouvelle annonce, résultats ou projets d'investissement, de ces mégas cap.
Et c'est une bonne chose parce que le dégonflement de la bulle se fait en bon ordre… Pour l'instant.

UNE VOLATILITÉ QUI SE PROPAGE À TOUS LES MARCHÉS
Actions, matières premières, actifs numériques, tout y passe.


IL N'Y A PAS QUE DES PERDANTS AVEC L'IA
L'IA doit profiter au secteur bancaire
, et le potentiel semble important.
En plus, les planètes semblent alignées pour le secteur bancaire.
Le secteur combine une génération de résultats robustes (Ceux du jour de UniCrédit ne me font pas mentir), une amélioration progressive de l’efficacité opérationnelle et une valorisation encore modeste, avec un PER inférieur à 8x à horizon 2028 sur certaines estimations.
A ceci s'ajoute le Graal pour toute bancaire : des taux courts bas et des taux longs qui restent relativement élevés.
Les banques offrent aujourd’hui une combinaison rare de rendements du capital élevés, de distributions généreuses et de valorisations raisonnables.

DIVERSIFIER
UBS privilégie les actions européennes, où la croissance des bénéfices devrait s’accélérer.
Toujours selon UBS, les investisseurs feraient bien de viser une exposition plus large qu'à l’IA en s'intéressant à d’autres secteurs américains comme la santé, la finance, l'industrie et la consommation discrétionnaire.
Sans oublier les placements générant des distributions stables qui offrent un véritable élément de sécurité aux investisseurs.


Je prends note de toutes ces considérations pour orienter mes portefeuilles.
- Je diminue la part IA en réduisant mes lignes NVidia et Microsoft.
- J'augmente mes lignes sur les bancaires.
- Je diversifie sur les entreprises d'infrastructures en Europe (ACS, Hochtief, Porr, Skanska, Sandvik, Heidelberg), d'industrie aux Etats-Unis (Hubbell, Willdan, Parker-Hannifin) et de consommation (Vita Coco Company, Walmart, Turning Point Brands).
En diversification, j'ai également ouvert une petite ligne sur Rocket Lab. Un marché du spatial qui devrait entrer en ébullition cet été avec l'introduction de SpaceX

Sans rentrer dans les détails parce que j'ai fait beaucoup d'opérations depuis le dernier reporting :

- J'ai allégé ID-Logistics parce que le titre est cher.
- J'ai allégé NVidia et Microsoft
- J'ai vendu l'ETC sur l'argent que j'avais acheté courant janvier
- J'ai soldé ma ligne Vusion
- J'ai soldé ma ligne Broadcom
- J'ai pris quelques bénéfices sur TotalEnergies en allégeant la ligne de quelques actions
- J'ai renforcé diverses bancaires : Unicrédit, KBC, Société Générale, Barclays PLC, BBVA, Banco Santander par exemple.
- J'ai ouvert quelques petites lignes de small caps : Riber, SemcoTechnologies, STIF (mais déjà revendue)
- J'ai ouvert une ligne sur CSG (intro récente à Amsterdam de cette entreprise d'armement)
- J'ai ouvert une ligne SK Hynix Inc (semiconducteurs)
- J'ai ouvert une ligne Rocket Lab Corp (spatial)
- J'ai ouvert une ligne Willdan Group (conseil en énergie et en infrastructures)
- Infrastructures européennes, j'ai ouvert ou renforcé les lignes : ACS, Porr, Skanska.
- J'ai ouvert une ligne Valero Energy (raffineur de pétrole très présent sur la côte du golfe des États-Unis et dans les régions du centre du continent américain).


Bonne performance de mes portefeuilles en ce début d'année et une hiérarchie des plus grosses lignes quelque peu bousculée.
Orange devient la plus grosse ligne avec un total de 69500€, devant Air Liquide avec 67500€.
Lotus Bakeries devient la 3ème plus grosse ligne avec 32280€ devant Hermès avec 31000€.

Lotus Bakeries, le retour !
21% de hausse en 1 mois avec une très belle publication de résultats.
Le titre était descendu à 7500€ en 2025, une année de transition.
A 10600€, il a gagné 40%.
Pourtant, le management avait communiqué et bien expliqué que 2025 était une année de transition avec une production saturée et l'attente pour cette année d'une nouvelle unité de production qui permettra de retrouver la croissance pour le groupe.
C'est exactement ce qui s'est passé.

Quelques belles performances depuis 1 mois :
Orange
+16,8%
Lotus Bakeries +21%
TotalEnergies +13,2% (j'ai un peu réduit la ligne)
Anglogold Ashanti +10%
Micron Technology +13%
Sandisk +52%
GE Vernova +27%
Walmart +9%
Walmart qui évolue au plus haut historique : Seule action du top 10 américain à évoluer actuellement sur ses niveaux historiques.
Une belle idée de diversification du marché américain pour sortir de l'IA.


Le portefeuille au 09/02/2026 : valorisation 315 241€, soit +7,17% YTD


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On n'oublie pas que :
Ce Reporting est réalisé 100% free of IA.
 
Back to Europe……
 
Merci pour ce reporting toujours aussi intéressant !
J'ai tout de même une question... Tu as écrit :
poam5356 a dit:
Parmi les hyperscalers, Amazon est de loin celui qui investit le plus, et ce, depuis des années. De 40Mds$ en 2020, le géant du cloud est passé à 128Mds$ en 2025. Pour 2026, Amazon prévoit d’investir environ 200Mds$ en CapEx (investissements).
L’annonce des 200Mds$ a provoqué de vives réactions de la part du marché, les analystes s’attendant à des dépenses nettement plus basses, aux alentours de 14Mds$.
On est d'accord que tu voulais écrire 140Mds$ ? Les analystes ne se sont quand même pas planté de... 1300% ?
 
niklos a dit:
Merci pour ce reporting toujours aussi intéressant !
J'ai tout de même une question... Tu as écrit :

On est d'accord que tu voulais écrire 140Mds$ ? Les analystes ne se sont quand même pas planté de... 1300% ?
Merci @niklos,
Au moins un qui a lu le reporting...
J'ai corrigé. Oui, c'est bien 140Mds$ qu'il faut lire.
Sur le mois, j'ai tellement pris de notes, tous les jours il y a quelque-chose d'important en bourse, que je ne sais plus comment m'en sortir. J'ai donc fait un peu vite, avant que ça déborde...
 
Pas de soucis. Je voulais être sûr d'avoir bien compris !
Merci.
 
Merci @poam5356 pour ce reporting argumenté et idées d'investissements. Un superbe travail de synthèse. J'ai noté beaucoup de recoupements avec d'autres sources économiques : Pays nordiques, Espagne, Japon, Corée, Brésil, Chine en ligne de mire pour ma part…
 
Bonjour @poam5356 ,

Merci pour cette synthèse pertinente et fouillée.
Je me permets deux petites questions :
Vous semblez dévorer l'actualité éco, quelle(s) titre(s) de presse vous inspire(nt)-t-il(s) plus particulièrement ? Je ne suis pas toujours convaincu par certains titres bien connus mais j'ai sans doute tort.
Vous indiquez avoir renforcé, entre autres bancaires, SocGen. Pourquoi ce choix plutôt que BNP ou Crédit Agricole qui semblent fournir un rendement en dividende un peu meilleur ?
 
Merci pour le partage, comme toujours.

Effectivement, une très belle évolution du cours de LOTB et ce parfaitement en lie navec la stratégie du groupe. Le Hermès de la sucrerie, qui semble ne rien avoir à envier au luxe et dont les perspectives sont prometteuses. Comme annoncé, j'aurais du passer à la caisse, mais c'est ainsi.
 
poam5356 a dit:
Yes, pour une fois, on peut dire Vive l'Europe.
En même temps quand je vois la progression de mon CTO et de ses actions US : Alphabet +147%, Amazon +75%, Broadcom +125%, Meta +152%, ... en seulement 2 à 3 ans,
et mon pauvre PEA, sur lequel je suis beaucoup plus investi, avec Dassault Systèmes -43%, Pernod Ricard -51%, Teleperformance -77%, Sartorius -33%, Ferrari -21%, .... des lignes où fort heureusement j'avais fait des ventes,
je me dis que l'Europe a encore du chemin à faire ... et bon courage à nous.

Merci beaucoup pour votre compte rendu, toujours très détaillé et enrichissant.
 
Dernière modification:
john2 a dit:
En même temps quand je vois la progression de mon CTO et de ses actions US : Alphabet +147%, Amazon +75%, Broadcom +125%, Meta +152%, ... en seulement 2 à 3 ans,
Certes, mais demain sera-t-il comme hier?
Là, ce sont des titres de la tech. Il y a aussi de nombreux titres US qui sont à la ramasse, et Nvidia ne progresse que de 2% sur 6 mois quand chez moi, Orange ou Lotus Bakeries gagnent 20 ou 30%.
Il est clair que, sur une période donnée, on si retrouve, ou pas.
 
john2 a dit:
En même temps quand je vois la progression de mon CTO et de ses actions US : Alphabet +147%, Amazon +75%, Broadcom +125%, Meta +152%, ... en seulement 2 à 3 ans,
et mon pauvre PEA, sur lequel je suis beaucoup plus investi, avec Dassault Systèmes -43%, Pernod Ricard -51%, Teleperformance -77%, Sartorius -33%, Ferrari -21%, .... des lignes où fort heureusement j'avais fait des ventes,
je me dis que l'Europe a encore du chemin à faire ... et bon courage à nous.

Merci beaucoup pour votre compte rendu, toujours très détaillé et enrichissant.
C'est 200% ASML sur la même période à ce compte-là sur 3 ans et demi. Prendre les meilleures valeurs US pour les comparer avec les massacrées européennes d'un secteur différent n'a pas de sens.
 
Vous avez bien sûr raison, mais je comparais seulement "mes portefeuilles -US / Europe- à l'instant T", et je suis bien conscient d'avoir fait de meilleurs choix sur mon compte titre.
 
Dernière modification:
Merci pour l'analyse, très intéressant comme d'habitude
 
john2 a dit:
En même temps quand je vois la progression de mon CTO et de ses actions US : Alphabet +147%, Amazon +75%, Broadcom +125%, Meta +152%, ... en seulement 2 à 3 ans,
et mon pauvre PEA, sur lequel je suis beaucoup plus investi, avec Dassault Systèmes -43%, Pernod Ricard -51%, Teleperformance -77%, Sartorius -33%, Ferrari -21%, .... des lignes où fort heureusement j'avais fait des ventes,
je me dis que l'Europe a encore du chemin à faire ... et bon courage à nous.

Merci beaucoup pour votre compte rendu, toujours très détaillé et enrichissant.
les investisseurs (les gros) régissent la bourse
hier c'était la tech US, l'IA
demain ce sera quoi?
=> en tant que ptit porteur, je pense qu'on ne peut QUE SUIVRE la tendance
=> les investiiseurs aiment les entreprises dévalorisées (les big quand meme), une fois qu'ils auront tiré le maxi de la bulle TECH/IA/US, ils peuvent vraiment se recentrer sur l'europe
=> plus l'action est basse, plus l'entreprise est sous évaluée et meilleur sera leur profit

Aujourd'hui il y a de plus en plus de papiers sur ce probable revirement en faveur de l'europe : après, quels secteurs seront plébiscités?
 
polo88 a dit:
Aujourd'hui il y a de plus en plus de papiers sur ce probable revirement en faveur de l'europe : après, quels secteurs seront plébiscités
La défense, les banques ... entre autres
 
polo88 a dit:
les investisseurs (les gros) régissent la bourse
C'est qui ce Régis ? [lien réservé abonné] :biggrin:
 
Balsh a dit:
Merci pour le partage, comme toujours.

Effectivement, une très belle évolution du cours de LOTB et ce parfaitement en lie navec la stratégie du groupe. Le Hermès de la sucrerie, qui semble ne rien avoir à envier au luxe et dont les perspectives sont prometteuses. Comme annoncé, j'aurais du passer à la caisse, mais c'est ainsi.
Bonjour @Balsh,
Je dois dire que chaque fois que je porte un regard sur l'action, j'ai une pensée pour vous (en tout bien, tout honneur, bien sûr! :ange:
 
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