poam5356
Modérateur
Staff MoneyVox
MAJ février 2026 (1/2) - Wall Street brûle ses idoles

Bitcoin, métaux précieux, Tech… Tout ce qui a beaucoup monté ces derniers mois (années)…. A beaucoup baissé ces dernières semaines.
Mais avant, passage rapide par la macro et, une fois de plus, D Trump à tous les étages.
Depuis le début de l’année, Donald Trump a menacé d’intervenir militairement ou d’ingérence dans les affaires intérieures de six pays :
L'opération au Venezuela, Cuba, la Colombie, l’Iran, le Mexique et le Groenland, l’un des trois pays constitutifs du royaume du Danemark, membre de l’OTAN et de l’Union européenne.
Trump a toujours des vues sur le Groenland. "Le Groenland est infesté de navires russes et chinois", avait-il affirmé.
Il a également évoqué à plusieurs reprises la possibilité de faire du Canada un État américain.
Sans oublier la politique intérieure US, de normalisation de la violence, de la répression aux États-Unis avec l'ICE.
Un journaliste canadien analyse la situation en ces termes :
"Des décisions politiques qui sont basées sur quoi? Sur son intérêt à mettre en valeur sa propre personne, à établir un rapport de force par l'intimidation la plupart du temps et à en profiter le plus possible soit pour les Américains ou plus généralement pour lui personnellement."
Le mois de janvier a également coïncidé avec la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, en remplacement de Jerome Powell dont le mandat arrive à échéance en mai prochain. Cette nomination reste toutefois suspendue à la validation du Sénat.
Dans le sillage de cette nomination, Donald Trump a commenté en déclarant, sur le ton de la plaisanterie, que si Kevin Warsh ne baissait pas les taux, il pourrait le traduire en justice. C'est du Trump pur jus et le ton est donné !
LE RISQUE POLITIQUE EST DIFFICILE À ÉVALUER
"Le risque politique (et le risque géopolitique) sont très difficiles à évaluer et les marchés n'y parviennent généralement pas, étant donné qu'il s'agit d'événements à fort impact, mais à faible probabilité", a déclaré Idanna Appio, gestionnaire de portefeuille chez First Eagle Investments.
Dans ces conditions, l'Europe apparaît presque comme un havre de paix pour l'investisseur, parce que, sur le plan humain, la paix n'est plus trop à l'honneur sur notre continent avec ce qui se passe en Ukraine depuis 4 ans.
En zone Euro, les données économiques publiées durant le mois ont montré des signes encourageants de redressement de l’activité. La croissance du PIB a atteint 0,3% au quatrième trimestre 2025 alors que le consensus tablait sur une hausse de 0,2%. De plus en plus d’indicateurs avancés du cycle, principalement issus d’enquêtes conjoncturelles, signalent par ailleurs une amélioration du climat des affaires en ce début d’année 2026.
Les pays du Sud, notamment l’Espagne, continuent de croître à un rythme soutenu, tandis que l’Allemagne renoue timidement avec des chiffres de croissance positifs.
Le déploiement du plan allemand de réarmement et d’infrastructures, combiné aux effets différés des baisses de taux de la BCE et à la hausse des revenus réels, devrait cependant favoriser une reprise cyclique plus étendue de l’activité en 2026. En parallèle, l’inflation totale est passée sous le seuil des 2% en décembre 2025, à 1,9% en glissement annuel.
L’inflation hors énergie et alimentation a quant à elle enregistré une baisse plus modeste, passant de 2,4% en novembre à 2,3% en décembre.
L’appréciation de l’euro face au dollar (13,4% en 2025 et 0,9% en janvier 2026) et aux principales devises internationales ainsi que la réorientation des flux de marchandises chinoises vers l’Europe dans le cadre de la guerre commerciale sino-américaine pourraient néanmoins exercer des pressions baissières sur l’inflation et rouvrir la question d’un nouvel assouplissement monétaire.
Autre avantage de la zone Euro, la valorisation de ses marchés boursiers qui est sur des niveaux de PER proche des 17x vs 13,5 pour la moyenne historique à LT, mais qui est encore attractive par rapport aux Etats-Unis qui affichent un PER de 25,7x vs 17,1x historique, alors que les anticipations d'une croissance des BPA sont proches pour les deux zones en 2026.
La préférence pour la zone Euro demeure le scenario central également en raison des plans de relance allemands, des stimulus potentiels d'autres pays et une inflation sous contrôle pour le moment.
Février 2026 - La bourse, ou le musée des horreurs, dont une liste non exhaustive est présentée ci-dessous.
-> L'IA bouleverse les marchés et malmène des secteurs entiers de la bourse.
-> La Commission européenne envisagerait d'affaiblir le cadre du système européen d'échange de quotas d'émission (ETS) et fait chuter certaines valeurs quand d'autres en profitent.
-> Et les publications de résultats apportent leur lot de mauvaises nouvelles qui se payent cash.
Les perfs ci-dessous ont été réalisées en UNE seule journée (sauf mention de durée) :
Stellantis -25% (erreur de casting sur les VE, charge exceptionnelle de 22Mds€) …. Volvo Cars ne fait pas mieux -23 %
Publicis -11%
Amazon -8% et -19% en une semaine.
Crowdstrike Holdings -9%
Palo Alto Networks -7%
Qualcomm -8%
Zscaler -9%
Microsoft -5% (-26% sur ses plus hauts)
Meta -17% sur ses plus hauts
Alphabet -8% en séance
SAP -16% (-40% sur 1 an glissant)
Heidelberg Materials - 9,7%
Novo Nordisk -17% (et -56% sur ses plus hauts)
Oracle -59% depuis septembre 2025.
Strategy -10 % : le titre de l’entreprise qui ne fait rien d’autre qu’accumuler du Bitcoin est entraîné dans la chute des cryptos.
Gartner -25%
Wolter Kluwer -14% lancement d’un nouvel outil d’appui juridique par Anthropic. Le marché considère l’ensemble du secteur comme un perdant de l’IA.
Les facteurs de baisse des marchés lors de la 1ère semaine de bourse de février :
- 04/02/2026 - La séance a été agitée sur les marchés actions alors qu'il se murmure que la Commission européenne pourrait assouplir son système d'échange de quotas d'émission en prolongeant la distribution de quotas de CO2 aux industriels.
L'information, dévoilée par le quotidien allemand Handelsblatt, a fait plonger les sociétés qui avaient fortement investi dans la décarbonation, par exemple Vicat, Holcim ou le cimentier Heidelberg Materials qui a perdu 9,7% entraînant dans son sillage l'indice phare de la Bourse de Francfort. Mais profite, au contraire, à d'autres acteurs polluants, les chimistes notamment. Conséquence : Air Liquide signe la plus forte progression du jour ( 5,7%), suivi de près par le secteur auto Renault ( 5,1%), Stellantis ( 3,4%) ou encore Michelin ( 3,4%).
ANTHROPIC, L'ÉTINCELLE QUI DYNAMITE DES PANS ENTIERS DE LA COTE
C'est déjà devenu le "Claude crash"
- Les titres européens de l'analyse de données, des services professionnels et des logiciels ont reculé la semaine dernière dans un marché volatil, à l'image des pertes enregistrées par leurs homologues mondiaux après que le nouvel outil juridique d'IA d'Anthropic a mis en lumière la menace pesant sur les entreprises jugées les plus exposées à la disruption de l'IA.
Anthropic, et ses nouveaux outils IA (Claude Cowork et Claude Opus 4.6), poursuit sa quête de modèles toujours plus avancés face à OpenAI et fait chuter les secteurs des logiciels, de la publicité et des services en bourse… Le modèle le plus performant du marché, avant qu’OpenAI ne vienne lui voler la vedette avec une mise à jour de son modèle Codex dédié au développement logiciel.
Le secteur des logiciels est considéré comme particulièrement vulnérable à la disruption, car des outils comme Claude automatisent de plus en plus les tâches routinières qui ont longtemps soutenu le pouvoir de fixation des prix de l'industrie.
"Nous sommes désormais dans un environnement où le secteur n'est plus seulement coupable jusqu'à preuve du contraire, mais il est déjà condamné avant même le procès", a déclaré Toby Ogg, analyste chez J.P. Morgan.
Un des déclencheurs de la séquence de ventes de mardi 3 février a été le lancement 2 jours plus tôt par Anthropic de plug-ins pour son agent Claude Cowork, permettant l'automatisation de tâches dans les domaines juridiques, commerciaux, marketing et d'analyse de données.
Les actions de SAP, premier éditeur européen de logiciels, ont chuté de plus de 3 %, une semaine après qu'une prévision décevante sur le chiffre d'affaires du cloud a fait fondre sa capitalisation de quelque 40Mds$.
Le sell-off est concentré principalement sur les valeurs de la tech et le secteur des logiciels, vu par le marché comme les perdants de l'IA.
Alors que les gains spectaculaires du fabricant de puces Nvidia et des "hyperscalers" de l'IA comme Microsoft poussent les actions américaines à des sommets, les régulateurs et les décideurs, dont le Fonds Monétaire International et la Banque d'Angleterre, ont mis en garde contre les risques d'une bulle potentielle.
- Le britannique RELX et le néerlandais Wolters Kluwer, deux grands fournisseurs d'analyses pour l'industrie juridique, ont chuté d'environ 3 % en matinée avant de limiter leurs pertes, après avoir plongé de plus de 14 % et 12 % respectivement mardi.
- Les valeurs publicitaires, jugées parmi les plus exposées à l'IA dans les médias européens, sont restées sous pression. Le français Publicis reculera de 11% et atteindra de nouveaux plus bas, accompagné par le britannique WPP.
TROP C'EST TROP
660 milliards de dépenses d’investissement annoncés pour 2026, les hyperscalers, Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft, n’ont pas l’intention de lever le pied cette année. Mais le marché achète de moins en moins cette frénésie de dépenses et veut voir des revenus en face. Cette semaine, c’est Amazon et ses 200Mds$ de Capex qui en a fait les frais.
Le PIB de la France au T4 2025 s’est élevé à environ 662Mds€. C'est presque, 660Mds$, la somme qu’Amazon, Google, Meta et Microsoft vont investir dans l’IA en 2026.
Les analystes ont largement sous-estimé les dépenses d’investissement 2026 liées à l’IA et aux infrastructures cloud, en particulier pour Amazon et Alphabet. Cette semaine, les deux mastodontes, aux côtés de Meta et Microsoft, ont levé le voile sur des chiffres faramineux avec l’espoir, pour chacun, de gagner cette course contre la montre.
Parmi les hyperscalers, Amazon est de loin celui qui investit le plus, et ce, depuis des années. De 40Mds$ en 2020, le géant du cloud est passé à 128Mds$ en 2025. Pour 2026, Amazon prévoit d’investir environ 200Mds$ en CapEx (investissements).
L’annonce des 200Mds$ a provoqué de vives réactions de la part du marché, les analystes s’attendant à des dépenses nettement plus basses, aux alentours de 140Mds$.
Google a dépensé 85Mds$ de CapEx en 2025 et prévoit de dépenser entre 175 et 185Mds$ en 2026. Les analystes tablaient sur une fourchette comprise entre 119 et 140Mds$.
Pour Microsoft, alors que les analystes tablaient sur une hausse modérée par rapport à 2025, avec environ 90 à 100Mds$ en CapEx en 2026, Microsoft en est déjà à 72,4Mds$ dépensés rien que sur le premier semestre.
Meta voit grand et affole le marché en annonçant vouloir dépenser 600Mds$ répartis par tranches annuelles de 150 à 200Mds$ jusqu’en 2028. En comparaison, les Capex se sont élevés à 72,22Mds$ pour l’ensemble de l’année 2025.
Les craintes que les investissements colossaux dans l'intelligence artificielle (IA) n'offrent pas les rendements escomptés pénalisent finalement ces hyperscalers dont chaque annonce s'est soldée par une baisse importante du cours de bourse (-7 à -8% en séance).
Un début de diversification hors Mag 7 ?
Comparaison des "Magnificent 7" et d'un panier de valeurs de qualité européennes (Goldman Sachs)
(5 ans glissants- base 100)

Sur les 6 derniers mois :
Nvidia (+ 1,2 %), Meta (-16 %), Tesla (+ 20 %), Amazon (-5 %), Alphabet (+ 58 %), Microsoft (- 24 %) et Apple (+ 21 %).
La belle hausse d'Alphabet depuis 6 mois ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Cette hausse correspond au rattrapage d'un titre qui était très en retard sur ses concurrents.
Lors de la présentation de ses résultats, le titre a perdu 8% en séance.
Malgré tout, les bénéficiaires de l'IA : Oui, il y en a, comme les banques par exemple.
Selon McKinsey, l’IA générative pourrait générer jusqu’à 340Mds$ de gains annuels pour le secteur bancaire, notamment grâce à l’automatisation des processus commerciaux, à la personnalisation des offres et à la réduction des coûts d’exploitation
Une étude récente du CapGemini Research Institute (lien) [lien réservé abonné], révèle que seulement 6 % des banques de détail ont déjà élaboré une feuille de route pour une transformation à l’échelle de l’entreprise basée sur l’IA alors même que la majorité de leurs dirigeants sont convaincus de l’intérêt qu’elle représente.
L'IA doit donc profiter au secteur bancaire, et le potentiel semble important.
Les bancaires devraient continuer à bien se comporter en bourse.
Un secteur qui combine une génération de résultats robustes, une amélioration progressive de l’efficacité opérationnelle et une valorisation encore modeste, avec un PER inférieur à 8x à horizon 2028 sur certaines estimations.
Le facteur clé pour 2026 reste toutefois l’évolution des taux et, plus largement, du cycle de l’endettement. Les baisses de taux directeurs attendues devraient être graduelles, tandis que les rendements longs restent sous tension en raison des déficits publics massifs. Cette configuration demeure favorable aux banques tant que la courbe des taux ne s’aplatit pas brutalement et que la demande de crédit résiste.
Si le secteur n'est plus sous-valorisé de manière évidente comme il l’était encore en 2022 ou 2023, il reste attractif relativement à d’autres segments du marché, notamment face aux excès de valorisation observés dans certaines thématiques de croissance. Les banques offrent aujourd’hui une combinaison rare de rendements du capital élevés, de distributions généreuses et de valorisations raisonnables.

Bitcoin, métaux précieux, Tech… Tout ce qui a beaucoup monté ces derniers mois (années)…. A beaucoup baissé ces dernières semaines.
Mais avant, passage rapide par la macro et, une fois de plus, D Trump à tous les étages.
Depuis le début de l’année, Donald Trump a menacé d’intervenir militairement ou d’ingérence dans les affaires intérieures de six pays :
L'opération au Venezuela, Cuba, la Colombie, l’Iran, le Mexique et le Groenland, l’un des trois pays constitutifs du royaume du Danemark, membre de l’OTAN et de l’Union européenne.
Trump a toujours des vues sur le Groenland. "Le Groenland est infesté de navires russes et chinois", avait-il affirmé.
Il a également évoqué à plusieurs reprises la possibilité de faire du Canada un État américain.
Sans oublier la politique intérieure US, de normalisation de la violence, de la répression aux États-Unis avec l'ICE.
Un journaliste canadien analyse la situation en ces termes :
"Des décisions politiques qui sont basées sur quoi? Sur son intérêt à mettre en valeur sa propre personne, à établir un rapport de force par l'intimidation la plupart du temps et à en profiter le plus possible soit pour les Américains ou plus généralement pour lui personnellement."
Le mois de janvier a également coïncidé avec la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, en remplacement de Jerome Powell dont le mandat arrive à échéance en mai prochain. Cette nomination reste toutefois suspendue à la validation du Sénat.
Dans le sillage de cette nomination, Donald Trump a commenté en déclarant, sur le ton de la plaisanterie, que si Kevin Warsh ne baissait pas les taux, il pourrait le traduire en justice. C'est du Trump pur jus et le ton est donné !
LE RISQUE POLITIQUE EST DIFFICILE À ÉVALUER
"Le risque politique (et le risque géopolitique) sont très difficiles à évaluer et les marchés n'y parviennent généralement pas, étant donné qu'il s'agit d'événements à fort impact, mais à faible probabilité", a déclaré Idanna Appio, gestionnaire de portefeuille chez First Eagle Investments.
Dans ces conditions, l'Europe apparaît presque comme un havre de paix pour l'investisseur, parce que, sur le plan humain, la paix n'est plus trop à l'honneur sur notre continent avec ce qui se passe en Ukraine depuis 4 ans.
En zone Euro, les données économiques publiées durant le mois ont montré des signes encourageants de redressement de l’activité. La croissance du PIB a atteint 0,3% au quatrième trimestre 2025 alors que le consensus tablait sur une hausse de 0,2%. De plus en plus d’indicateurs avancés du cycle, principalement issus d’enquêtes conjoncturelles, signalent par ailleurs une amélioration du climat des affaires en ce début d’année 2026.
Les pays du Sud, notamment l’Espagne, continuent de croître à un rythme soutenu, tandis que l’Allemagne renoue timidement avec des chiffres de croissance positifs.
Le déploiement du plan allemand de réarmement et d’infrastructures, combiné aux effets différés des baisses de taux de la BCE et à la hausse des revenus réels, devrait cependant favoriser une reprise cyclique plus étendue de l’activité en 2026. En parallèle, l’inflation totale est passée sous le seuil des 2% en décembre 2025, à 1,9% en glissement annuel.
L’inflation hors énergie et alimentation a quant à elle enregistré une baisse plus modeste, passant de 2,4% en novembre à 2,3% en décembre.
L’appréciation de l’euro face au dollar (13,4% en 2025 et 0,9% en janvier 2026) et aux principales devises internationales ainsi que la réorientation des flux de marchandises chinoises vers l’Europe dans le cadre de la guerre commerciale sino-américaine pourraient néanmoins exercer des pressions baissières sur l’inflation et rouvrir la question d’un nouvel assouplissement monétaire.
Autre avantage de la zone Euro, la valorisation de ses marchés boursiers qui est sur des niveaux de PER proche des 17x vs 13,5 pour la moyenne historique à LT, mais qui est encore attractive par rapport aux Etats-Unis qui affichent un PER de 25,7x vs 17,1x historique, alors que les anticipations d'une croissance des BPA sont proches pour les deux zones en 2026.
La préférence pour la zone Euro demeure le scenario central également en raison des plans de relance allemands, des stimulus potentiels d'autres pays et une inflation sous contrôle pour le moment.
Février 2026 - La bourse, ou le musée des horreurs, dont une liste non exhaustive est présentée ci-dessous.
-> L'IA bouleverse les marchés et malmène des secteurs entiers de la bourse.
-> La Commission européenne envisagerait d'affaiblir le cadre du système européen d'échange de quotas d'émission (ETS) et fait chuter certaines valeurs quand d'autres en profitent.
-> Et les publications de résultats apportent leur lot de mauvaises nouvelles qui se payent cash.
Les perfs ci-dessous ont été réalisées en UNE seule journée (sauf mention de durée) :
Stellantis -25% (erreur de casting sur les VE, charge exceptionnelle de 22Mds€) …. Volvo Cars ne fait pas mieux -23 %
Publicis -11%
Amazon -8% et -19% en une semaine.
Crowdstrike Holdings -9%
Palo Alto Networks -7%
Qualcomm -8%
Zscaler -9%
Microsoft -5% (-26% sur ses plus hauts)
Meta -17% sur ses plus hauts
Alphabet -8% en séance
SAP -16% (-40% sur 1 an glissant)
Heidelberg Materials - 9,7%
Novo Nordisk -17% (et -56% sur ses plus hauts)
Oracle -59% depuis septembre 2025.
Strategy -10 % : le titre de l’entreprise qui ne fait rien d’autre qu’accumuler du Bitcoin est entraîné dans la chute des cryptos.
Gartner -25%
Wolter Kluwer -14% lancement d’un nouvel outil d’appui juridique par Anthropic. Le marché considère l’ensemble du secteur comme un perdant de l’IA.
Les facteurs de baisse des marchés lors de la 1ère semaine de bourse de février :
- 04/02/2026 - La séance a été agitée sur les marchés actions alors qu'il se murmure que la Commission européenne pourrait assouplir son système d'échange de quotas d'émission en prolongeant la distribution de quotas de CO2 aux industriels.
L'information, dévoilée par le quotidien allemand Handelsblatt, a fait plonger les sociétés qui avaient fortement investi dans la décarbonation, par exemple Vicat, Holcim ou le cimentier Heidelberg Materials qui a perdu 9,7% entraînant dans son sillage l'indice phare de la Bourse de Francfort. Mais profite, au contraire, à d'autres acteurs polluants, les chimistes notamment. Conséquence : Air Liquide signe la plus forte progression du jour ( 5,7%), suivi de près par le secteur auto Renault ( 5,1%), Stellantis ( 3,4%) ou encore Michelin ( 3,4%).
ANTHROPIC, L'ÉTINCELLE QUI DYNAMITE DES PANS ENTIERS DE LA COTE
C'est déjà devenu le "Claude crash"
- Les titres européens de l'analyse de données, des services professionnels et des logiciels ont reculé la semaine dernière dans un marché volatil, à l'image des pertes enregistrées par leurs homologues mondiaux après que le nouvel outil juridique d'IA d'Anthropic a mis en lumière la menace pesant sur les entreprises jugées les plus exposées à la disruption de l'IA.
Anthropic, et ses nouveaux outils IA (Claude Cowork et Claude Opus 4.6), poursuit sa quête de modèles toujours plus avancés face à OpenAI et fait chuter les secteurs des logiciels, de la publicité et des services en bourse… Le modèle le plus performant du marché, avant qu’OpenAI ne vienne lui voler la vedette avec une mise à jour de son modèle Codex dédié au développement logiciel.
Le secteur des logiciels est considéré comme particulièrement vulnérable à la disruption, car des outils comme Claude automatisent de plus en plus les tâches routinières qui ont longtemps soutenu le pouvoir de fixation des prix de l'industrie.
"Nous sommes désormais dans un environnement où le secteur n'est plus seulement coupable jusqu'à preuve du contraire, mais il est déjà condamné avant même le procès", a déclaré Toby Ogg, analyste chez J.P. Morgan.
Un des déclencheurs de la séquence de ventes de mardi 3 février a été le lancement 2 jours plus tôt par Anthropic de plug-ins pour son agent Claude Cowork, permettant l'automatisation de tâches dans les domaines juridiques, commerciaux, marketing et d'analyse de données.
Les actions de SAP, premier éditeur européen de logiciels, ont chuté de plus de 3 %, une semaine après qu'une prévision décevante sur le chiffre d'affaires du cloud a fait fondre sa capitalisation de quelque 40Mds$.
Le sell-off est concentré principalement sur les valeurs de la tech et le secteur des logiciels, vu par le marché comme les perdants de l'IA.
Alors que les gains spectaculaires du fabricant de puces Nvidia et des "hyperscalers" de l'IA comme Microsoft poussent les actions américaines à des sommets, les régulateurs et les décideurs, dont le Fonds Monétaire International et la Banque d'Angleterre, ont mis en garde contre les risques d'une bulle potentielle.
- Le britannique RELX et le néerlandais Wolters Kluwer, deux grands fournisseurs d'analyses pour l'industrie juridique, ont chuté d'environ 3 % en matinée avant de limiter leurs pertes, après avoir plongé de plus de 14 % et 12 % respectivement mardi.
- Les valeurs publicitaires, jugées parmi les plus exposées à l'IA dans les médias européens, sont restées sous pression. Le français Publicis reculera de 11% et atteindra de nouveaux plus bas, accompagné par le britannique WPP.
TROP C'EST TROP
660 milliards de dépenses d’investissement annoncés pour 2026, les hyperscalers, Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft, n’ont pas l’intention de lever le pied cette année. Mais le marché achète de moins en moins cette frénésie de dépenses et veut voir des revenus en face. Cette semaine, c’est Amazon et ses 200Mds$ de Capex qui en a fait les frais.
Le PIB de la France au T4 2025 s’est élevé à environ 662Mds€. C'est presque, 660Mds$, la somme qu’Amazon, Google, Meta et Microsoft vont investir dans l’IA en 2026.
Les analystes ont largement sous-estimé les dépenses d’investissement 2026 liées à l’IA et aux infrastructures cloud, en particulier pour Amazon et Alphabet. Cette semaine, les deux mastodontes, aux côtés de Meta et Microsoft, ont levé le voile sur des chiffres faramineux avec l’espoir, pour chacun, de gagner cette course contre la montre.
Parmi les hyperscalers, Amazon est de loin celui qui investit le plus, et ce, depuis des années. De 40Mds$ en 2020, le géant du cloud est passé à 128Mds$ en 2025. Pour 2026, Amazon prévoit d’investir environ 200Mds$ en CapEx (investissements).
L’annonce des 200Mds$ a provoqué de vives réactions de la part du marché, les analystes s’attendant à des dépenses nettement plus basses, aux alentours de 140Mds$.
Google a dépensé 85Mds$ de CapEx en 2025 et prévoit de dépenser entre 175 et 185Mds$ en 2026. Les analystes tablaient sur une fourchette comprise entre 119 et 140Mds$.
Pour Microsoft, alors que les analystes tablaient sur une hausse modérée par rapport à 2025, avec environ 90 à 100Mds$ en CapEx en 2026, Microsoft en est déjà à 72,4Mds$ dépensés rien que sur le premier semestre.
Meta voit grand et affole le marché en annonçant vouloir dépenser 600Mds$ répartis par tranches annuelles de 150 à 200Mds$ jusqu’en 2028. En comparaison, les Capex se sont élevés à 72,22Mds$ pour l’ensemble de l’année 2025.
Les craintes que les investissements colossaux dans l'intelligence artificielle (IA) n'offrent pas les rendements escomptés pénalisent finalement ces hyperscalers dont chaque annonce s'est soldée par une baisse importante du cours de bourse (-7 à -8% en séance).
Un début de diversification hors Mag 7 ?
Comparaison des "Magnificent 7" et d'un panier de valeurs de qualité européennes (Goldman Sachs)
(5 ans glissants- base 100)

Sur les 6 derniers mois :
Nvidia (+ 1,2 %), Meta (-16 %), Tesla (+ 20 %), Amazon (-5 %), Alphabet (+ 58 %), Microsoft (- 24 %) et Apple (+ 21 %).
La belle hausse d'Alphabet depuis 6 mois ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Cette hausse correspond au rattrapage d'un titre qui était très en retard sur ses concurrents.
Lors de la présentation de ses résultats, le titre a perdu 8% en séance.
Malgré tout, les bénéficiaires de l'IA : Oui, il y en a, comme les banques par exemple.
Selon McKinsey, l’IA générative pourrait générer jusqu’à 340Mds$ de gains annuels pour le secteur bancaire, notamment grâce à l’automatisation des processus commerciaux, à la personnalisation des offres et à la réduction des coûts d’exploitation
Une étude récente du CapGemini Research Institute (lien) [lien réservé abonné], révèle que seulement 6 % des banques de détail ont déjà élaboré une feuille de route pour une transformation à l’échelle de l’entreprise basée sur l’IA alors même que la majorité de leurs dirigeants sont convaincus de l’intérêt qu’elle représente.
L'IA doit donc profiter au secteur bancaire, et le potentiel semble important.
Les bancaires devraient continuer à bien se comporter en bourse.
Un secteur qui combine une génération de résultats robustes, une amélioration progressive de l’efficacité opérationnelle et une valorisation encore modeste, avec un PER inférieur à 8x à horizon 2028 sur certaines estimations.
Le facteur clé pour 2026 reste toutefois l’évolution des taux et, plus largement, du cycle de l’endettement. Les baisses de taux directeurs attendues devraient être graduelles, tandis que les rendements longs restent sous tension en raison des déficits publics massifs. Cette configuration demeure favorable aux banques tant que la courbe des taux ne s’aplatit pas brutalement et que la demande de crédit résiste.
Si le secteur n'est plus sous-valorisé de manière évidente comme il l’était encore en 2022 ou 2023, il reste attractif relativement à d’autres segments du marché, notamment face aux excès de valorisation observés dans certaines thématiques de croissance. Les banques offrent aujourd’hui une combinaison rare de rendements du capital élevés, de distributions généreuses et de valorisations raisonnables.
Dernière modification:











