Poam : Le point sur mes portefeuilles boursiers.

poam5356 a dit:
Moi je ne le trouve pas étrange parce que je me rappelle que pour internet, les fournisseurs s'éreintaient à coups de milliards empruntés pour suivre la hausse des débits, alors que ce sont les fournisseurs de contenus qui empochaient les bénéfices.
Effectivement les tuyaux n'ont pas de valeurs ajoutée, par contre le logiciel oui et l'ia ca n'est pas des tuyaux mais des modèles, avec on va le voir de plus en plus des personnalités, des spécialités etc.. Bref tout ce qu'il faut pour un marché captif.

Enfin on verra bien, ce qui est sûr c'est que la productivité va augmenter et... le chômage des cols blancs aussi, au moins pour un temps
 
Article très intéressant.
J'ai noté "La grosse différence, c'est que désormais les 'bond vigilantes' (pour simplifier des investisseurs obligataires qui sanctionnent les dépenses trop élevées, NDLR) donneront le pouls de l'investissement dans l'IA", poursuit-il."
Cela m'a amusé car je suis en train de lire "Le casse du siècle" sur le scandale des prêts subprime au début du siècle. Ce que la plupart des investisseurs ignorent c'est que le marché obligataire est plus important que le marché des actions, 130 à 145 billions $ contre 100 à 127 billions $ d'après Gemini. Et les gérants obligataires sont des gangsters impitoyables...
Au sujet de l'IA, je l'utilise maintenant quotidiennement et devant l'utilité et l'efficacité de la chose je crois que c'est effectivement une révolution dans l'utilisation d'Internet. Je maintiens d'ailleurs mon avis déjà exprimé ici : Alphabet, Microsoft, Amazon et peut-être Meta s'ils arrêtent de divaguer ou Apple s'ils se mettent au boulot, vont rafler la mise dès qu'ils vont monétiser nos multiples requêtes IA qui vont remplacer nos multiples recherches sur Internet.
@suivre sur cette excellente file ! :sourcil:
 
MAJ janvier 2026 (1/2) - Je vous souhaite bonne chance pour vos placements en 2026…
Nous allons en avoir besoin.

Un récap de 2025 :

Performances annuelles brutes des actifs en 2025
(source Zonebourse)
Argent (once) +148%
Corée du Sud +75,60%
Or (once) +66,50%
FTSE MIB (Milan) +31,50%
Hang Seng (Hong Kong) +27,80%
Métaux industriels +26%
FTSE 100 (Londres) +21,50%
Nasdaq 100 +20,2%
DAX (Allemagne) +20%
MSCI World +19,5%
Stoxx Europe 600 +16,7%
S&P 500 +16,4%
SMI (Suisse) +14,1%
EUR/USD +12,9%
Russell 2000 +11,3%
CAC40 +10,4%
US 10Y (oblig) +9%
Bitcoin -4,6%
Blé -8%
Pétrole (Brent) -17,4%
Copenhague (Danemark) -23,5%
Cacao -47%

L’économie américaine a terminé 2025 en meilleure santé que la plupart des prévisions.
La croissance semble forte (PIB du T3 en hausse de 4,3% en rythme annualisé), mais elle offre moins de travail.
En novembre, le taux de chômage était passé à 4,6 %, en hausse d’environ un demi-point sur l’année.
Ce niveau reste bas selon les standards historiques, mais c’est la direction que les économistes explorent. Les embauches ont ralenti régulièrement au fil de l’année, et les gains d’emplois sont devenus plus faibles.

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Quid de 2026 ?

La politique de 2026 aux Etats-Unis
devrait devenir plus favorable. Les modifications fiscales adoptées à la mi-2025 apparaîtront dans les remboursements et la réduction des retenues à la source.
Certains analystes estiment que cette combinaison pourrait stimuler la croissance de manière significative. D’autres ne sont pas convaincus.

Actions mondiales: L’argument en faveur d’un optimisme prudent !
La plupart des marchés mondiaux paraissent chers au regard de l’historique récent, avec des multiples s’établissant bien au-delà de leur médiane sur quinze ans.
Les acteurs les plus prudents rappellent que, sur le long terme, les marchés ont tendance à revenir à la moyenne, ce qui pourrait impliquer un risque de correction sensible à partir des niveaux actuels.
La perspective d’une baisse des taux d’intérêt à court terme dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, devrait continuer de soutenir les multiples de marché.

Des facteurs structurels sont également sous-évalués par le marché. C’est notamment le cas de la transformation de la Chine en leader technologique mondial, perceptible dans des secteurs comme la mobilité électrique, les énergies renouvelables ou encore la robotique. De même, en Europe, l’importance croissante des infrastructures technologiques et la transition énergétique constituent des moteurs fondamentaux, souvent négligés.

L’adage selon lequel «les marchés haussiers ne meurent pas de vieillesse» reste toujours d’actualité. Il faut généralement un élément déclencheur pour amorcer une correction significative. À ce stade, aucun catalyseur évident n’est identifié, mais il est probable que le prochain proviendra du marché obligataire. Les politiques de Trump, bien qu’efficaces à court terme, pourraient faire émerger des tensions sur l’inflation ou accroître les niveaux de dette publique.
Dans un tel contexte, la plupart des actifs risqueraient d’en pâtir.
Un renforcement ciblé sur les valeurs des secteurs de la santé, de la consommation courante et des services aux collectivités offrirait probablement une diversification précieuse lors d’une éventuelle correction.


Sur un plan politique :
La bataille du Congrès: un tournant pour Washington et Wall Street

Le 3 novembre 2026, les Américains renouvelleront les 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 des 100 sièges du Sénat, redessinant ainsi la carte du pouvoir à Washington.
Pourquoi est-ce crucial ?
Parce que ces élections pourraient marquer la fin de la dynamique législative de Trump ou, au contraire, lui offrir un boulevard pour poursuivre son programme économique et commercial. Actuellement, le président réélu en 2024 dispose d’une courte majorité de six sièges à la Chambre des représentants.
Mais son faible taux d’approbation laisse présager une bataille difficile: Historiquement, le parti du président en exercice perd des sièges lors des élections de mi-mandat, 20 fois sur 22 depuis près d’un siècle ! Les sondages actuels confirment que cette tendance pourrait se répéter.

Au Sénat, où seulement un tiers des sièges sera renouvelé, la configuration est différente. Les Républicains défendront 22 sièges contre 13 pour les Démocrates. Ces derniers auront besoin de 4 gains nets pour reprendre le contrôle de la chambre haute, mais la carte électorale leur est défavorable : Plusieurs candidats démocrates se présentent dans des États remportés par Trump en 2024. Autrement dit, un basculement est possible, mais peu probable.

Les scénarios :
-> Si les Démocrates reprennent la Chambre des représentants, Trump entrera alors dans une phase de blocage législatif, avec un Congrès centré sur le contrôle de l’exécutif. La capacité du président à faire passer des lois serait fortement limitée, sauf en cas de compromis bipartisan. Les ambitions protectionnistes de l’administration Trump seraient en partie freinées.
-> Si les Républicains conservent les deux chambres, leur programme se trouvera renforcé: politique commerciale axée autour des droits de douane, dérégulation, expansion fiscale et indépendance énergétique.


Sur le plan économique et boursier :
Quels sont les principaux facteurs qui influenceront l'évolution des cours boursiers des valeurs financières ces prochains mois?
L'avenir est-il promis aux "AI adopters"
Pourquoi les banques et la pharmacie peuvent à terme éclipser en Bourse les Sept magnifiques, selon Bank of America?
L'IA, auparavant centrée sur les marchés actions, s'est alors propagée à celui dit "du crédit" c'est-à-dire les obligations d'entreprises
Conséquence de l'entrée dans la danse des investisseurs obligataires: Un regain d'exigence sur les dépenses des big techs surviendra probablement. "Les investisseurs crédit vont demander une réduction des capex (investissements)", conclut le stratégiste de Bank of America.
L'avenir semble promis aux "AI adopters", selon Bank of America.
Les "IA adopters" sont tout simplement les secteurs susceptibles de gagner en efficience et en productivité dans leurs opérations en déployant fortement les nouvelles technologies d'intelligence artificielle.

Bank of America évoque deux secteurs en particuliers: la pharmacie et les banques.
Ce, en raison "de leur capacité à dépenser" pour intégrer ces technologies, explique Bank of America.
UBS a livré une analyse baptisée "AI, AI Captain" qui emboite le pas à Bank of America.
UBS considère que l'intelligence artificielle constituera l'un des grands thèmes pour les banques européennes en 2026.
L'année "2026 sera probablement l'année où le marché décidera si l'IA a un impact significatif sur la productivité mondiale et si les banques en sont les principales bénéficiaires", fait valoir la banque suisse.
Les changements induits par l'IA sont par essence incertains et pourraient mettre du temps à se concrétiser. Mais leur impact pourrait être conséquent.
"McKinsey estime que l'IA pourrait permettre de réduire les coûts de 15% à 20%. Même si ce type d'avantage prend des années à se concrétiser pleinement, il s'agit d'un changement suffisamment important pour entraîner une réévaluation bien au-delà des valorisations historiques."
Même tonalité chez Citi qui, dans une note sur les banques européennes publiée récemment, juge que les actions du secteur en matière d'intelligence artificielle (IA) "offrent des options sur les coûts", en augmentant la productivité et en en diminuant les dépenses.

Pour aller au-delà de l'IA, et comme vous le savez certainement, les banques sont par nature cycliques.
Les taux d'intérêt et la courbe des taux sont essentiels pour les banques. Les taux d'intérêt à court terme déterminent les marges, et une courbe des taux plus pentue augmente les revenus des banques.
Cette baisse des taux d'intérêt en Europe, ramenés de 4 à 2% a permis, d’un côté, aux banques de continuer à générer des marges solides. De l’autre, c’est assez bas pour ne pas affecter la consommation.
Actuellement, 2% semble être un point idéal qui convient très bien aux deux parties. Les banques continuent de dégager des marges solides. D'autre part, ce niveau permet également aux entreprises et aux ménages de se financer à des conditions tout à fait raisonnables. Si les taux d'intérêt en Europe restent à peu près à ce niveau, cela constituerait un environnement plutôt favorable pour les actions bancaires européennes.

Quant à la pharmacie, la société d'investissement MFS voit de nombreux impacts positifs pour le secteur.
"L'intelligence artificielle est sur le point de révolutionner l'industrie pharmaceutique, en particulier dans le domaine de la découverte et du développement de médicaments. Le processus traditionnel de mise sur le marché d'un nouveau médicament est long, complexe et coûteux", avance MFS.
La découverte d'un candidat-médicament pourrait prendre une à deux années avec l'IA contre cinq à six années sans.

Rappelons néanmoins qu'il est possible de surestimer les bénéfices permis par l'IA et de sous-estimer ses désavantages.
La fintech Klarna
avait vanté en 2024 les prouesses d'un assistant d'IA permettant, selon elle, d'effectuer le travail de 700 équivalents temps plein. En mai dernier, l'entreprise avait effectué un important rétropédalage et avait recommencé à réembaucher des humains. Klarna avait constaté une baisse de satisfaction de ses clients, avec donc une perte de qualité évidente.

Dans un autre domaine, le fonds d'infrastructure allemand qui est mis en place va donner un très grand coup de pouce à la croissance, tant pour l'Allemagne que pour l'Europe. Cela vaut également pour les autres entreprises européennes, qui vont bien sûr profiter très fortement de ce cycle d'investissement. Et dans un système capitaliste, les banques jouent un rôle très important et vont donc également en profiter.

Pour les investisseurs, cette stabilité peut constituer un élément clé d’une stratégie axée sur le revenu. L’intégration d’institutions financières versant des dividendes dans un portefeuille peut contribuer à améliorer le rendement total, réduire la volatilité et offrir un flux de revenus régulier sur le long terme.


Et la géopolitique dans tout ça ?
La capture par l’armée américaine du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier aurait dû provoquer une onde de choc sur les marchés boursiers mondiaux.
Au lieu de ventes paniquées, les capitaux ont afflué vers un positionnement défensif : l’or a bondi de 2 % pour dépasser 4 420 $ l’once
Parallèlement, les actions de la région Asie-Pacifique hors du Japon ont atteint des sommets historiques, grimpant de 1,3 %, tandis que le DAX allemand est sorti de la consolidation et que le FTSE 100 a approché son niveau record.

Conclusion cynique :
La direction du marché boursier dépend des bénéfices et des taux, pas des changements de régime dans des États fracturés.

Les prix du pétrole ont en fait chuté, le Brent glissant vers 60 dollars le baril.
Au cœur de cette réaction atténuée se trouve une réalité économique simple : le pétrole vénézuélien n’a plus beaucoup d’importance pour les marchés mondiaux.
Autrefois premier exportateur mondial de pétrole, le Venezuela s’est effondré sous des décennies de mauvaise gestion et de sanctions américaines qui ont paralysé PDVSA, la compagnie pétrolière d’État.

David Morrison, analyste principal de marché chez Trade Nation, a déclaré à Invezz :
"Au contraire, le marché pétrolier imperturbable semble anticiper une transition ordonnée de la direction du Venezuela, ainsi que l’ouverture de son marché pétrolier aux grandes entreprises américaines."

Mais le diable est peut-être ailleurs.
L’action américaine crée un précédent dangereux, notamment en ce qui concerne Taïwan et les implications stratégiques pour la géopolitique mondiale, que les marchés pourraient sous-évaluer.


Venezuela : Implications de l’intervention US pour l’énergie et les valeurs refuges.

Bien que l’animosité à l’égard du Venezuela ait été initialement liée à de prétendues activités narcotiques, le président Trump a déclaré : "Nous allons demander à nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, d’aller sur place, de dépenser des milliards de dollars, de réparer l’infrastructure en mauvais état, l’infrastructure pétrolière, et de commencer à gagner de l’argent pour le pays."
Ce vendredi 9 janvier, Donald Trump a promis 100Mds$ d'investissements au Venezuela.
Représentant environ 20 % du total des réserves mondiales de pétrole, le Venezuela est donc l’un des pays les plus importants avec lesquels il convient de s’allier.
Plus précisément, en veillant à ce que ces énormes réserves de pétrole ne soient pas échangées avec des yuans, des roubles ou des euros, mais exclusivement en dollars, afin de maintenir le statut du pétrodollar en tant que monnaie de réserve mondiale. Après tout, sans cette position monétaire privilégiée, les États-Unis ne seraient pas en mesure de monétiser leur dette astronomique, ni les déficits budgétaires et les dépenses sociales/militaires en constante augmentation.

Norbert Ruecker, de la banque Julius Baer, a noté que "le marché du pétrole semble être durablement excédentaire, en grande partie en raison de facteurs structurels, et capable de résister assez bien à la géopolitique".
En d’autres termes, la sécurisation du pétrole vénézuélien est plus une question de sécurisation du pétrodollar qu’un effet de ruissellement qui profiterait aux consommateurs finaux en réduisant le coût de la vie.

Les augmentations potentielles de l’offre sont importantes, mais on en est encore loin :
Après des années de négligence, les infrastructures pétrolières vénézuéliennes devront faire l’objet d’investissements importants. Et pour que ces investissements se concrétisent, il faudra que les compagnies pétrolières étrangères acceptent d’investir dans l’industrie nationale. C’est plus facile à dire qu’à faire, étant donné qu’ExxonMobil et ConocoPhillips ont été expropriées de leurs actifs au Venezuela en 2007.

En fait, les deux sociétés se sont vu accorder des dommages et intérêts par des tribunaux internationaux, que le Venezuela n’a pas payés. Il se peut donc que les entreprises étrangères hésitent à investir dans l’industrie pétrolière nationale, compte tenu des antécédents du Venezuela. Il faudrait probablement que l’environnement soit plus attrayant et plus stable pour que les investissements nécessaires voient le jour.


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MAJ janvier 2026 (2/2) - Je vous souhaite bonne chance pour vos placements en 2026…
Nous allons en avoir besoin.


Prévisions pour 2026 : la saison des paris fous ?


C’est le moment de l’année où tous les analystes de Wall Street publient leurs prévisions concernant le cours de clôture de l’indice S&P 500 à la fin de l’année 2026. Cette année, comme toutes les autres, Wall Street s’attend à ce que le S&P 500 affiche des rendements positifs. Comme le montre le tableau ci-dessous, Bank of America est la plus prudente, avec un gain de 3 %, tandis que Deutsche Bank et Capital Economics sont les plus optimistes. En moyenne, les analystes présentés ci-dessous prévoient un rendement de 10,5 % en 2026, inférieur aux 16 % de l’année dernière, mais légèrement supérieur à la moyenne à long terme.

2026_previsions_analystes_sp500.gif

Tout ceci n'engage que ceux qui y croient !
Personne n’a suffisamment de recul sur les innombrables événements qui se dérouleront en 2026 et leurs conséquences économiques, fiscales et monétaires potentielles pour faire des prévisions significatives.

2026 pourrait être l’année où les valorisations se normaliseront, entraînant ainsi une année de baisse. Même si tel est le cas, certains secteurs sont moins chers que d’autres et peuvent obtenir de meilleurs résultats dans un marché baissier.

Départ de Powell
Le mandat de Jerome Powell à la tête de la Fed prend fin en mai 2026, et la nomination d’un nouveau président par Trump est suivie de près. La position du nouveau président sur les compromis entre l’inflation et la faiblesse du marché du travail pourrait modifier considérablement le sentiment des investisseurs.

Élections de mi-mandat et politique budgétaire
Les élections de mi-mandat de novembre détermineront l’équilibre des pouvoirs au Congrès américain.
Si l’une ou les deux chambres du Congrès changent de mains, l’administration aura beaucoup plus de mal à poursuivre ses objectifs en matière de politique intérieure et étrangère.
Par conséquent, les changements dans le pouvoir du Congrès et leurs implications budgétaires pourraient avoir un impact significatif sur la croissance et l’inflation, ainsi que sur les actions individuelles et les secteurs.

Il convient de noter que les Américains bénéficieront d’un remboursement d’impôt « gigantesque » l’année prochaine. Les dispositions fiscales du Big Beautiful Bill devraient, dans la pratique, se traduire par des remboursements plus importants que la normale cette année.

Points chauds géopolitiques :
Les conflits et tensions persistants en Ukraine, au Venezuela et au Moyen-Orient, ainsi que les provocations accrues entre les États-Unis, la Chine, l’Iran et la Russie, constituent des risques persistants. Bon nombre de ces tensions peuvent entraîner des changements soudains dans les prix de l’énergie et l’activité économique

Toujours aussi actif, Trump a aussi annoncé son intention d'augmenter le budget militaire américain à 1500Mds$ en 2027, contre 901Mds$ approuvés par le Congrès pour 2026. Une annonce qui a dopé le compartiment de la défense en bourse.
Le président américain justifie cette augmentation attendue par l'incertitude géopolitique accrue.

Pour financer cet effort budgétaire, il assure que les recettes générées par les droits de douane imposés à de nombreux pays et secteurs industriels seront suffisantes. Selon lui, les États-Unis seraient même en mesure de réduire leur dette tout en versant des chèques de dividendes aux ménages à revenus "modérés"...

Oui, mais attention, beaucoup de projets annoncés dépendent de recettes provenant des droits de douane.
Or, ceux-ci sont examinés par la Cour Suprême des Etats-Unis qui avait émis des doutes sur leur légalité en novembre 2025.

Sa décision finale est attendue avec fébrilité tant une potentielle annulation constituerait un choc pour les marchés financiers.
Une annulation des droits de douane aurait un impact direct sur le budget fédéral et serait donc susceptible de faire grimper les rendements des bons du Trésor tout en déclenchant une vague de volatilité sur les marchés d'actions, préviennent analystes et investisseurs.
Pour d'autres, les Bourses pourraient à court terme bondir si la Cour suprême décidait d'annuler les droits de douane existants, notamment les cours des entreprises qui ont dû absorber des coûts d'importation plus élevés. Un remboursement de ces droits de douane, qui reste hypothétique même en cas d'annulation, conduirait à une amélioration notable de leurs résultats financiers.
D'autres investisseurs préviennent toutefois que tout rebond des Bourses en cas d'annulation des droits de douane pourrait être de courte durée.
Selon David Seif, économiste pour les marchés développés chez Nomura, Donald Trump pourrait recourir à cinq autres voies légales pour imposer des droits de douane, certains allant jusqu'à 15%. "D'ici fin 2026, nous aurions certainement un régime tarifaire quasiment identique à celui en vigueur."

Selon JPMorgan, les recettes douanières annualisées des États-Unis pourraient chuter à environ 250 milliards de dollars, contre environ 350 milliards actuellement, à mesure que l'administration se tournerait vers d'autres voies juridiques permettant de réimposer des droits de douane mais à des taux plus bas.
Cette perspective, qui ravive les inquiétudes concernant les perspectives budgétaires des États-Unis, pourrait exercer une pression à la baisse sur les obligations du Trésor américain et faire grimper leurs rendements. Une telle hausse pèserait in fine sur les Bourses, les investisseurs délaissant les actions pour se reporter sur les titres souverains plus attractifs.

Quelle que soit la décision de la Cour suprême, un épisode de volatilité est probable.
En 2026, il faut s'attendre à avoir chaque jour quelque-chose de nouveau ayant un impact sur l'économie mondiale et donc sur les marchés financiers de la planète.

Je vous souhaite bonne chance pour vos placements… Nous allons en avoir besoin.


Concernant mes portefeuilles :

Peu de mouvements en ce début d'année.
Pour suivre les conseils donnés par UBS et Bank of America, je renforce les bancaires, notamment Banco Santander .

J'ai pris quelques bénéfices sur des titres ayant bien monté :
Safran, VusionGroup, Essilor, Exail Technologies, Walmart et Engie qui affiche une hausse peu courante pour une utilities.
A l'inverse, J'ai renforcé Freeport-McMoran (cuivre).
Revenu sur ce titre après le tragique accident survenu dans leur plus grande mine en Indonésie, le cours cotait alors 39USD. Il est aujourd'hui à 56USD.

4 nouvelles lignes ont été ouvertes sur le CTO Degiro :
Hubbell
(équipements pour réseaux de distribution d'électricité), Micron Technology et Sandisk Corp (2 valeurs mémoires) et AeroVironment (retour sur cette valeur de défense après la décision de Trump d'augmenter considérablement le budget défense).

5 nouvelles lignes ont été ouvertes dans le PEA :
Skanska AB
(valeur nordique, secteur des infrastructures), Sandvik AB (valeur nordique, fabricant de machines et équipements d'exploitation minière et de construction), ACS (groupe espagnol de construction), Erste Group Bank et KBC (Autriche et Belgique, secteur bancaire),

Le portefeuille total se comporte bien en ce début 2026, en progression de 1,8% YTD.

A noter, parmi les plus grosses lignes, la bonne performance sur 1 mois de :
Orange +3,80%
Hermès +3,89%
Lotus Bakeries +17,18%
Sartorius Stedim Bio +4,43%
Ferrari +3,99%
La palme revient à Freeport-McMoran avec +19,31%

Les baisses sont insignifiantes.

On n'oublie pas que :
Ce Reporting est réalisé 100% free of IA.

Le portefeuille au 10/01/2026 : valorisation 299 751€, soit +1,81% YTD

2026_01_portefeuille_POAM.gif
 
Dernière modification:
Merci Poam pour cette analyse détaillée. A chaque parution, c’est un régal et je ne manque jamais de m'installer confortablement pour la lire attentivement, tant je la trouve instructive. Les liens entre la géopolitique, l'économie et la bourse y sont toujours mis en évidence avec une grande clarté! :love:
 
Une très belle analyse comme d’hab
Merci infiniment @poam5356
 
Merci @poam5356 !
Très instructif, comme toujours.
 
@Uranie3376 , @polo88 , @niklos ,
Merci à vous pour vos commentaires et remarques bien agréables à lire. :love:
 
Même si je ne partage pas les choix de titres choisis (de part ma stratégie d'achat de boites sous évaluées), je vous félicite pour votre travail d'analyse (et ce chaque mois) mais aussi votre implication quasi-quotidienne dans les fils ! Chapeau bas !:biggrin::biggrin::biggrin::biggrin:
 
Bonsoir @poam5356,
poam5356 a dit:
Micron Technology et Sandisk Corp (2 valeurs mémoires)
Justement sur les fournisseurs de mémoire et autre RAM ce n'est pas un peu la surchauffe (ou trop tard pour y rentrer) avec la grosse anticipation des besoins niveau IA.
 
Jeune_padawan a dit:
Bonsoir @poam5356,
Bonsoir @Jeune_padawan

Jeune_padawan a dit:
Justement sur les fournisseurs de mémoire et autre RAM ce n'est pas un peu la surchauffe (ou trop tard pour y rentrer) avec la grosse anticipation des besoins niveau IA.
Surchauffe ? Non, pas vraiment, peut-être même l'inverse. Micron ne peut satisfaire que 50 à 75% de la demande de ses principaux clients. Ce que UBS qualifie de "pénuries d'approvisionnement sévères". UBS qui a relevé ses prévisions de BPA de Micron pour les 2 prochaines années avec une reco d'achat pour un objectif à 400$ (345$ vendredi soir).
Certes, une reco n'est qu'une reco et n'engage qui ceux qui y croient.
A noter que Micron va démarrer la construction d'une méga-usine de semi-conducteurs dans l'Etat de New-York. Une usine à 100Mds$. Je pense qu'ils savent ce qu'ils font, et qu'il y a de la croissance à venir pour la boite.
 
gil1612 a dit:
Même si je ne partage pas les choix de titres choisis (de part ma stratégie d'achat de boites sous évaluées), je vous félicite pour votre travail d'analyse (et ce chaque mois) mais aussi votre implication quasi-quotidienne dans les fils ! Chapeau bas !:biggrin::biggrin::biggrin::biggrin:
Merci @gil1612 ,
Effectivement, nous n'avons pas le même bac à sable pour y jouer. Je ne suis pas trop, pas du tout même, sur les boites sous-évaluées.
Mais bon, il y en a pour tout le monde. La bourse est vaste.
 
poam5356 a dit:



Oui, mais attention, beaucoup de projets annoncés dépendent de recettes provenant des droits de douane.
Or, ceux-ci sont examinés par la Cour Suprême des Etats-Unis qui avait émis des doutes sur leur légalité en novembre 2025.

Sa décision finale est attendue avec fébrilité tant une potentielle annulation constituerait un choc pour les marchés financiers.
.../..
Merci comme d'habitude pour vos synthèses éclairantes que je lis toujours avec attention et plaisir :)
Concernant la décision de la cour suprême, il me semble avoir vu passer une "brève" ce week-end disant qu'elle ne se prononcerait finalement pas :unsure: ... mais je n'arrive pas à remettre la main sur la source

Edit: j'ai retrouvé: en fait elle a repoussé sa décision à plus tard, peut-être le Mercredi 14 Janvier .... A suivre donc !
 
Dernière modification:
Très agréable à lire et très intéressant (y)

Ceci dit, depuis le temps que je me demandais où Marc Fiorentino trouvait l'inspiration pour écrire ses "Morning Zapping", j'ai enfin trouvé :

1768161940303.png
 
Dernière modification:
Nature a dit:
Très agréable à lire et très intéressant (y)

Ceci dit, depuis le temps que je me demandais où Marc Fiorentino trouvait l'inspiration pour écrire ses "Morning Zapping", j'ai enfin trouvé :

Afficher la pièce jointe 50454
J'ai bien rigolé.. Bravo, et flatté je suis avec une telle évocation faite au célèbre Marc Fiorentino.
Merci à vous.
 
D-Jack a dit:
Merci comme d'habitude pour vos synthèses éclairantes que je lis toujours avec attention et plaisir :)
Et merci à vous, mon cher @D-Jack... J'ai puisé cette idée de commencer une ligne Sandisk grâce à votre choix fait pour les CHOUCHOUS 2026... Eh oui !!!
 
Flûte, j'ai oublié quelque-chose d'important...
On n'oublie pas que :
Ce Reporting est réalisé 100% free of IA.

Voilà, j'ai corrigé le reporting.
Mes excuses pour cet oubli.
 
poam5356 a dit:
A noter que Micron va démarrer la construction d'une méga-usine de semi-conducteurs dans l'Etat de New-York. Une usine à 100Mds$. Je pense qu'ils savent ce qu'ils font, et qu'il y a de la croissance à venir pour la boite.
J'ai placé un ordre à 310$ pour voir et sur un petit montant.
 
Jeune_padawan a dit:
J'ai placé un ordre à 310$ pour voir et sur un petit montant.
Un petit montant de 310$, à mon avis... Souvent, je procède aussi comme ça. :)
 
poam5356 a dit:
Un petit montant de 310$, à mon avis...
620$, 2 actions. Je préfère rester prudent sur ces actions au vu des historiques de Micron.
 
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