Chaque nouvelle année apporte son lot de nouveautés et 2026 n'y échappe pas. L'Urssaf a ainsi annoncé plusieurs changements pour les particuliers employeurs. L'impact financier reste toutefois modéré pour eux. La hausse du Smic ne modifie pas le salaire net minimum à verser par les usagers du Cesu ou du service Pajemploi.

Si d'autres coûts augmentent légèrement, notamment concernant l'indemnité d'entretien, ils sont aussi compensés par la revalorisation du plafond des Cesu préfinancés. La hausse la plus notable concerne l'indemnité de rupture conventionnelle.

Pajemploi : ce changement important si vous avez plusieurs enfants

Un impact financier modéré pour votre budget mensuel

Au 1er janvier 2026, le Smic brut horaire a été revalorisé à 12,02 €, soit 13,22 € avec 10% de congés payés inclus. Il reste néanmoins inférieur au salaire minimum conventionnel. Les particuliers employeurs utilisant le CESU ou Pajemploi n'ont donc aucune modification à prévoir. 

La hausse du Smic entraîne un changement uniquement pour les usagers du Cesu Accueil familial. Les plafonds d'exonération pour les employeurs de plus de 70 ans passent désormais à 225,88 € par jour d'accueil (sans les 10% de congés payés).

Certains taux de cotisations patronales évoluent également. Le taux de cotisation accidents du travail / maladies professionnelles est désormais fixé à 2,06% (contre 2,12% en moyenne en 2025). Le taux de cotisation patronale d'assurance vieillesse déplafonnée est quant à lui porté à 2,11% (contre 2,02% auparavant). Le taux de cotisation accidents du travail applicable à l'accueil familial est désormais de 0,91%.

Enfin, si vous avez recours aux services d'une assistante maternelle agréée ou d'une garde à domicile, l'indemnité minimale d'entretien passe de 3,80 à 3,83 €. N'oubliez pas également que vous devez désormais déclarer séparément la garde de chacun de vos enfants.

Les changements sont donc minimes. Ils le seront d'autant plus si vous payez votre salarié en Cesu préfinancés. En effet, depuis le 1er janvier 2026, le plafond maximum de cette aide a été porté à 2 591 euros par an et par salarié, contre 2 540 euros en 2025. Le crédit d'impôt de 50% continue quant à lui de s'appliquer.

Une rupture conventionnelle plus coûteuse pour l'employeur

C'est le changement qui pourrait coûter le plus cher aux particuliers employeurs. L'article 15 de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2026 a entériné l'augmentation du taux de contribution patronale sur l'indemnité de rupture conventionnelle. Celui-ci a été porté à 40% depuis le 1er janvier 2026 (contre 30% auparavant).

Concrètement, pour une indemnité de 1 500 €, le forfait social atteint désormais 600 €, contre 450 € auparavant, soit 150 € de plus à la charge de l'employeur. Une dépense supplémentaire à prévoir, si vous envisagez de vous séparer de votre salarié.