Fraude et ratés informatiques en série dans les banques de détail, refonte de la décote de l'impôt sur le revenu 2015, cautionnement des prêts immobiliers : voici les infos qu’il ne fallait pas rater cette semaine sur cBanque.

Fraude, piratage et ratés en série

A l’heure de la banque numérique et des paiements électroniques, la sécurité et la fiabilité des enseignes de détail sont mises à mal. L’actualité de cette semaine en a apporté de nouvelles preuves. Aux Etats-Unis, JPMorgan Chase, la première banque américaine, a ainsi confirmé s’être fait subtiliser par des pirates informatiques les données personnelles de plus de 80 millions de clients. En France, c’est la Banque Postale qui a été condamnée à rembourser une cliente victime de fraude sur son compte bancaire, après que la justice a estimé que son protocole de sécurité, basé sur l’envoi d’un code à usage unique par SMS, n’était pas infaillible. Egalement critiqué pour des failles présumées dans ses systèmes de sécurité, le Crédit Mutuel Nord Europe s’est distingué de son côté en refusant de rembourser certains clients victimes de pirates. BNP Paribas, enfin, a subi un « incident de production informatique » qui l’a amenée à prélever en double certains clients de Canal + et de la Matmut.

Impôt sur le revenu 2015

Comment pérenniser la « réduction Valls », qui a permis cette année d’alléger la facture fiscale de certains contribuables parmi les plus modestes ? Pour y parvenir, le gouvernement a intégré dans son projet de loi de finances pour 2015 une refonte du mode de calcul de la décote. L’objectif sera-t-il atteint ? Oui, mais au prix d’une entorse au principe de progressivité de l’impôt sur le revenu, avec l'apparition d'une tranche d'imposition intermédiaire à 28%. Autre mesure destinée à lutter contre le ras-le-bol fiscal des classes moyennes, la suppression de la première tranche d’imposition a passé cette semaine le cap de la commission des finances de l’Assemblée, malgré l’opposition farouche des députés de droite.

A l’autre bout de l'assiette fiscale, un autre amendement, initié par des députés centristes et soutenu par la rapporteure générale du budget, la socialiste Valérie Rabault, a été adopté. Il propose d’inclure les œuvres d’art dans l’assiette de l’impôt sur la fortune. Ce n’est pas une première : en 2012, un texte similaire rédigé à l’époque par l’actuel secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert avait été rejeté en séance, à l’initiative du gouvernement. Bis repetita ?

Cautionnement : les pratiques des banques critiquées

L’UFC-Que Choisir s’est trouvé un nouveau cheval de bataille contre le secteur bancaire. L’association de consommateurs a récemment dénoncé l’opacité et le coût du cautionnement bancaire, qui consiste pour un emprunteur immobilier à faire appel à une société externe pour garantir à sa banque le remboursement de son prêt. Une alternative qui connaît un succès grandissant, car elle est moins coûteuse que l'hypothèque ou le privilège de prêteur de deniers.

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Dans son étude sur la question, l'association décrit pourtant un « marché sclérosé », caractérisé par des « pratiques douteuses » et des « emprunteurs captifs », comparable à celui de l’assurance-emprunteur avant les lois Lagarde et Hamon. A l’occasion d’une rencontre avec le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, l’UFC-Que Choisir a ainsi demandé une « libéralisation par la loi » de ce marché, comme nous l’a rapporté Crédic Musso, en charge de l’action politique au sein de l’association.

Hasard de l’actualité, la Casden, propriété de la Banque Populaire, et la mutuelle MGEN ont annoncé cette semaine la création d’une société commune, dont l’objet est de garantir les prêts immobiliers accordés aux clients Casden.

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