Vous avez rencontré le ministre de lEconomie Emmanuel Macron avec votre président Alain Bazot le 26 septembre dernier. De quoi a-t-il été question ?
« Il sagissait de notre première rencontre avec le nouveau ministre de lEconomie. Nous avons donc présenté lassociation et abordé les sujets en cours, avec un focus sur la loi croissance et pouvoir dachat, qui concerne les particuliers. Dans ce cadre, nous avons souligné que sil existe un secteur où la concurrence devait jouer plus fortement en faveur du consommateur, cest le secteur bancaire. »
Cette rencontre concorde avec la sortie de votre étude sur le cautionnement bancaire. Quavez-vous réclamé au ministre à ce sujet ?
« La libéralisation effective du cautionnement bancaire, à limage de ce qui a été fait sur lassurance-emprunteur : une libéralisation par la loi. Et que la législation soit aussi précise que possible ! Nous espérons que cette mesure sera intégrée à la loi croissance (la présentation en Conseil des ministres de ce projet de loi, qui devrait notamment porter sur les professions réglementées ou le travail le dimanche, est annoncée pour la fin novembre, NDLR). »
Quelle a été la réaction du ministre ?
« Nous navons pas eu de fin de non recevoir. Ce qui ne présage de rien : nous navons aucune garantie quant à la prise en compte de cette demande. »
Avez-vous porté cette revendication devant dautres responsables politiques ?
« Nous faisons le même travail auprès des parlementaires quauprès de lexécutif. Nous en avons aussi parlé à des membres du cabinet du ministre des Finances, Michel Sapin. Comme du côté dEmmanuel Macron, nous navons pas eu de fin de non recevoir. »
Et si la libéralisation du cautionnement bancaire nest pas intégrée au projet de loi croissance et pouvoir dachat
« Il existe dautres possibilités. Mais il y a clairement là une fenêtre de tir : cette loi, cest le véhicule idoine. »
Outre le cautionnement bancaire, quels autres sujets touchant aux banques avez-vous abordés avec Emmanuel Macron ?
« La mobilité bancaire ! Plus exactement, nous avons réclamé la portabilité du numéro de compte bancaire (lUFC-Que Choisir avait déjà porté cette demande auprès de la Commission européenne, en mars 2012, NDLR). Les chances que cette demande aboutisse ? Tout dépend sil y a ou non un volet bancaire à la loi croissance et pouvoir dachat. Là encore, le ministre ne nous a pas dit non. Or il nous est arrivé que le gouvernement nous oppose un non catégorique. »
Lire aussi sur cBanque larticle faisant suite à la publication de létude de lUFC-Que Choisir sur le cautionnement bancaire















