Le phénomène est suffisamment préoccupant pour que le Président des Etats-Unis sy penche. Selon la presse américaine, Barack Obama aurait réuni à plusieurs reprises ses conseillers sur le sujet, afin de déterminer lorigine de ces attaques, qui proviendraient toutes de la même adresse IP (1). Sa sophistication laisse en effet penser quelle a pu être soutenue par un Etat. Les noms de lIran puis de la Russie ont été évoqués, mais aucun des deux na été confirmé.
JPMorgan Chase, qui fait lobjet denquêtes officielles dans plusieurs Etats américains, a par ailleurs donné quelques précisions sur lampleur de la brèche creusée par les pirates dans son système informatique. Selon la banque, aucune donnée sensible - numéros de compte bancaire, mots de passes, numéros de sécurité sociale - naurait été subtilisée. Les fuites se limiteraient à létat civil des clients, ainsi qu'à leurs adresses postales, e-mails et numéros de téléphone.
Des données non directement exploitables pour des opérations de fraude sur compte bancaire, mais très utiles pour lancer des campagnes de phishing, ces e-mails frauduleux, usurpant lidentité dune entreprise et destinés, justement, à récupérer par la ruse des données sensibles. Selon JPMorgan, « aucune activité frauduleuse inhabituelle » na été constatée dans limmédiat. La banque sest toutefois engagée à indemniser déventuelles victimes de la fuite.
(1) Numéro didentification attribué à tout appareil connecté à l'internet.















