Avec larrivée au pouvoir de Boris Johnson, lhypothèse dun Brexit sans accord avec lUnion européenne devient de plus en plus crédible. Le successeur de Theresa May fait en effet partie des plus ardents défenseurs du « hard Brexit ». Pour rappel, léchéance est désormais fixée au 31 octobre 2019. Conséquence immédiate : le cours de la livre sterling plonge à nouveau, alors quelle sétait redressée ces derniers mois, après la chute consécutive au referendum de juin 2016. Depuis le début de la semaine, la devise britannique séchange à 1,22 dollar, son plus bas niveau depuis mars 2017. Et face à la devise européenne, mercredi 31 juillet, la livre séchange contre 1,09 euro.
Une mauvaise nouvelle pour les Britanniques : la baisse du cours de leur devise signifie que les produits importés vont, à nouveau, coûter de plus en plus cher. En revanche, pour les touristes français et européens se rendant au Royaume-Uni en août, cest une aubaine ! Le coût des vacances à Londres, en Ecosse, en Cornouaille, la visite de la Chaussée des géants en Irlande du Nord ou encore du château de Conwy au Pays de Galles leur paraîtront moins douloureux pour leur portefeuille.
« Cest un peu inattendu », confie Daniela Passarini, touriste italienne, à lAFP, ses propos étant rapportés dans un article du quotidien belge La Libre. « Nous payons par carte et voyons que l'écart n'est pas grand comparé à des euros. » Mardi, non loin, de cette touriste italienne, aux abords de la cathédrale Saint-Paul dans le centre de Londres, Antol Visser, touriste néerlandais, avoue son détachement de lactualité, tout en se réjouissant den profiter : « Je ne sais pas ce que Boris [Johnson] a dit aujourdhui, mais probablement quelque chose qui a fait baisser la livre. » Pour rappel, lorsque vous payez hors zone euro avec votre carte bancaire, une commission proportionnelle sapplique, sauf si vous êtes équipé dune carte spécifique, sans frais à létranger, proposée notamment par certaines néobanques.


















