Selon une note publiée par les notaires de France, les marges de négociation du prix d'un bien sont bien plus importantes quand il s'agit de logements avec de mauvaises performances énergétiques.

Les prix des passoires thermiques en chute libre ? Dans leur étude annuelle sur la valeur verte des logements, publiée ce 14 novembre, les notaires de France rappellent qu'en 2021, plus l'étiquette énergie du diagnostic de performance énergétique (DPE) est mauvaise, moins le bien se vend cher.

Les auteurs notent également une légère hausse des transactions sur les passoires thermiques, notamment celles classées G (5% des transactions en 2021, contre 3% au dernier trimestre 2019) : « L'interdiction à la location, annoncée en 2021, de certains biens classés G, a pu accélérer la décision de ventes chez les détenteurs de ce type de logements. »

DPE le calendrier
Passoires énergétiques : le calendrier

Au regard de la menace qui pèse sur les passoires thermiques, 26% des propriétaires bailleurs annonçaient dans un sondage de la Fnaim leur volonté de vendre leur bien. Mais à quel prix ? L'étude des notaires de France montre que par rapport à un bien ancien classé D, les biens classés F et G subissent une décote allant de 3 à 19% pour les maisons et de 2 à 11% pour les appartements.

145 000 euros pour une maison classée G

Ainsi, le prix de vente médian selon l'étiquette en 2021 varie, pour les appartements, de 217 500 euros pour un bien classé A ou B, à 163 000 euros pour un bien classé D et 115 000 euros pour les passoires thermiques (F et G). Il en va de même pour les maisons : alors que celles classées A et B affichent un prix médian de 292 000 euros, ce dernier plonge à 145 000 euros pour celles classées F ou G (223 000 euros pour les maisons classées D).

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Plus globalement, quelles sont les caractéristiques des logements mal classés (F ou G) vendus en 2021 ? 66% sont des maisons et 83% des biens ont été construits avant 1980. Plus précisément, 37% ont été construits entre 1948 et 1969. « La forte et urgente demande de logements durant cette période n'a pas été sans conséquence sur le choix et la qualité des matériaux utilisés », estime encore l'étude. Or, pour rappel, les premières réglementations thermiques datent de 1974 (RT 1974).