L’Insee recense 3,2 millions de résidences secondaires en France. Soit 1 logement sur 10. Qui sont les propriétaires de ces logements de villégiature ? Portrait-robot en 4 points.

1 - Très majoritairement français

Les Britanniques qui trustent les maisons de la côte bretonne, ou les riches étrangers qui se prélassent à Saint-Tropez… Ces clichés s’appuient sur une part de vrai, mais attention à ne pas en faire une généralité ! Seule une résidence secondaire sur dix appartient à une personne résidant à l’étranger, affirme l’Insee, qui précise : « 27% d’entre elles à des résidents du Royaume-Uni, 12% d’Italie, 12% de Belgique, 11% de Suisse, 8% d’Allemagne, 7% des Pays-Bas et 4% d’Espagne ». Les propriétaires des résidences secondaires sont donc français, pour une très large majorité.

2 - Souvent retraités

Des Français… de plus de 60 ans. « Parmi les résidences secondaires détenues par un ménage résidant en France, 66% le sont par des ménages âgés de 60 ans ou plus, contre seulement 38% du parc de résidences principales », explique l’Insee dans une note d’analyse (1) sur le logement de villégiature publié cette semaine. Un phénomène particulièrement marqué pour les résidences secondaires situées sur le littoral, relève l’Insee. Alors que les résidences considérées comme secondaires dans les grandes villes sont parfois un logement de complément lié à une activité professionnelle dans la ville en question.

3 - Plutôt aisés

De fait, il est nécessaire de bénéficier d’un certain patrimoine pour être propriétaire d’un logement que l’on n’occupe pas au quotidien. Même si certaines situations particulières (héritage, ex investissement locatif, etc.) peuvent contredire cette vision. L’Insee livre en outre des statistiques sur le niveau de vie des propriétaires de résidences secondaires : 34% sont détenues par des ménages aisés (les 10% les plus riches de la population, dans cette étude de l’Insee), et seules 3% sont détenues par des ménages considérés comme modestes par l’Insee. Les ménages les plus aisés sont par ailleurs sans surprise propriétaires de logements de vacances dans les zones les plus prisées : proches des stations de ski, villes renommées du bord de mer, etc.

Par ailleurs, dans certaines villes et intercommunalités très prisées, la part de résidences secondaires dans le parc de logements dépasse nettement les 50% : plus d’un logement sur deux y est donc la propriété d’une personne fiscalement domiciliée dans une autre ville.

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Une tendance particulièrement forte dans les Alpes : et c’est dans ces villes que les écarts de revenus entre « locaux » et propriétaires de résidences secondaires sont les plus importants. Dans les Alpes, dans les communautés de communes Val Vanoise, de Haute-Tarentaise ou du Briançonnais, ou encore à Belle-Île-en-Mer, dans le Vexin, au pays d’Auge, près de la moitié des propriétaires de résidences secondaires sont considérés par l’Insee comme aisés. Or, dans ces mêmes zones, « seules 10% des résidences principales, voire moins, sont occupées par des ménages aisés ». Traduction : les locaux y sont plutôt modestes et les propriétaires de résidences secondaires plutôt aisés.

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4 - Plutôt citadins

Dans les régions prisées pour y implanter une résidence secondaire – le littoral, la Bretagne dans son ensemble, la montagne, la Corse, etc. – les propriétaires résident souvent à l’année à plus de 3 heures de route. Outre la métropole du Grand Paris où résident à l’année 348 000 ménages propriétaires de résidences secondaires, l’Insee souligne que les grandes agglomérations sont bien les lieux de résidences, à l’année, où se regroupent le plus grand nombre de propriétaires de résidences secondaires. L’Insee liste ainsi « Aix-Marseille-Provence et Lyon (avec chacune plus de 55 000 ménages concernés), Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille et Nice (de 32 000 à 24 000 ménages) et Rennes avec 20 000 ménages ».

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(1) Insee Première. « Deux résidences secondaires sur trois sont détenues par un ménage de 60 ans ou plus ».