Les agences immobilières facturent des frais d’agence. Cette commission, qui peut être à la charge de l’acheteur ou du vendeur, varie grandement d’un prestataire à un autre.

En contrepartie de la mise en vente d’un bien, des visites et de conseils quant à l’acquéreur à qui vendre le logement, l’agent immobilier facture des honoraires appelés frais d’agence. Ces derniers peuvent être à la charge du vendeur ou de l’acquéreur. C’est le vendeur qui décide de les payer ou non. Dans certains cas, notamment, lorsqu’il vend une résidence secondaire, cela peut être plus pertinent pour lui de les payer. Souvent sous-estimés, ces frais varient énormément en fonction du type d’acteur à qui le bien est confié.

Des frais élevés et disparates

Selon une étude du gestionnaire Homepilot, les honoraires des agences immobilières s’élèvent en moyenne à 5,4% du montant de la vente. Soit 18 900 euros pour une vente de 350 000 euros. S’ils sont payés par le vendeur, ces frais sont directement prélevés sur le prix de vente. Dans l’exemple précédent, le prix net vendeur – c’est-à-dire ce que le propriétaire touchera effectivement sur la vente – sera donc de 331 100 euros.

De quoi faire grincer les dents des propriétaires (mais aussi des acquéreurs si ces frais sont à leur charge). Ils sont ainsi 71% à estimer que les frais d’agence sont trop élevés. A tel point qu’un tiers des vendeurs préfèrent céder leur bien sans recourir à l’aide d’un professionnel, comme le révèle le site immobilier.notaires.fr.

Derrière cette moyenne nationale se cachent en outre d’importantes disparités. Entre les villes, bien sûr. Comptez ainsi 6,3% de frais d’agence dans le 8ème arrondissement de Paris, contre seulement 4,8% à Lyon ou encore 5,8% du côté de Nice. Mais les écarts sont aussi flagrants d’une agence à une autre, avec des tarifs pouvant varier du simple au triple et qui oscillent le plus souvent entre 3 et 8% du montant de la transaction.

La commission fixe pour faire des économies

La bonne nouvelle, c’est que les frais d’agence sont en légère baisse sur les 15 dernières années. Une tendance qui s’explique en partie par la montée en puissance des acteurs de la Proptech, néologisme issu de la contraction des mots « propriétés » et « technologie ». Objets connectés, réalité virtuelle, intelligence artificielle, Big Data… Autant d’innovations sur lesquelles s’appuient ces nouveaux acteurs pour remettre en cause le modèle de l’agence traditionnelle et surtout casser les prix.

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A l’image des néobanques sur le créneau des frais bancaires, ces agences d’un nouveau genre disruptent le marché. Elles s’appellent Liberkeys, Proprilib ou encore Imkiz, n'ont pas de réseaux d'agences à gérer, proposent des visites virtuelles ce qui diminue leurs coûts de fonctionnement.

Un gain que ces agences 2.0 répercutent sur leurs honoraires. Pour marquer leur différence, elles sont nombreuses à délaisser les commissions variables au profit d’un forfait fixe, plus lisible et surtout plus abordable. Dans ce modèle, les frais d’agence sont donc indépendants du prix de vente. L’acheteur ou le vendeur paie donc le même montant, que le bien soit vendu à 200 000 ou 800 000 euros. Le forfait de PropriLib débute à 4 900 euros à près de 8 000 euros pour mettre plus en avant le logement avec notamment la prise de photos professionnelles. Chez Liberkeys, il n’y a qu’une seule offre aux prix de 4 990 euros.

Si le prix semble attractif, passer par ces agences en ligne nécessite une certaine appétence pour le digital. Autre bémol à prendre en compte, ces acteurs 2.0 sont moins connus, ils n’ont pas ou peu d’agences physiques. De quoi offrir un peu moins de visibilité aux biens qui leurs sont confiés.

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