Même si le dispositif Pinel a pris fin au 31 décembre 2024, ses règles continuent de s'appliquer aux investissements en cours. Parmi elles : le respect de plafonds de loyers et de ressources des locataires, révisés chaque année par l'administration fiscale.
Les nouveaux barèmes pour 2026 viennent d'être publiés au Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP). Les plafonds de loyers progressent de 1,04%, pour atteindre 19,71 par m² en zone A bis, 14,64 en zone A, 11,80 en zone B1 et 10,26 en zones B2 et C.
Ces seuils doivent être respectés pendant toute la durée de location pour conserver l'avantage fiscal. Ils s'appliquent notamment en cas de changement de locataire ou de révision du loyer. Une vacance prolongée du logement peut par ailleurs remettre en cause la réduction d'impôt.
Une révision chaque année
Comme le rappelle l'administration, ces plafonds concernent plusieurs dispositifs d'investissement locatif, dont Pinel, Duflot, Scellier ou encore Loc'Avantages. Ils sont révisés chaque année au 1er janvier, en fonction de la localisation du bien et du régime fiscal concerné.
Autre spécificité du Pinel : le calcul du loyer dépend aussi de la surface du logement via un coefficient, plafonné à 1,2. Ce mécanisme permet de majorer le loyer des petites surfaces et de minorer celui des grandes. À titre d'exemple, pour un logement de 50 m² en zone A, le loyer maximal peut atteindre environ 738 euros mensuels avec ce coefficient, contre 659 euros sans.
Ce mode de calcul pourrait également être retenu dans le cadre du nouveau dispositif « Jeanbrun », qui repose sur les plafonds de la location intermédiaire. À ce stade toutefois, cette transposition reste à confirmer par la doctrine fiscale.
Investissement locatif : « Quel est le niveau de loyer pour bénéficier du dispositif Jeanbrun ? »
Côté locataires, les plafonds de ressources sont relevés d'environ 0,9%. En 2026, un couple ne doit pas dépasser 66.276 euros de revenu fiscal de référence en zones A bis et A, et 48.268 euros en zone B1. Pour un bail signé cette année, ce sont les revenus de 2024, figurant sur l'avis d'imposition 2025, qui doivent être pris en compte.
| Composition du foyer | Zone A bis | Zone A | Zone B1 | Zones B2 et C |
|---|---|---|---|---|
| Personne seule | 44 344 | 44 344 | 36 144 | 32 530 |
| Couple | 66 276 | 66 276 | 48 268 | 43 439 |
| Personne seule ou couple ayant une personne à charge | 86 878 | 79 666 | 58 043 | 52 239 |
| Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge | 103 727 | 95 427 | 70 073 | 63 066 |
| Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge | 123 415 | 112 968 | 82 432 | 74 189 |
| Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge | 138 874 | 127 122 | 92 900 | 83 611 |
| Majoration par personne à charge à partir de la cinquième | 15 471 | 14 164 | 10 364 | 9 325 |
Source : BOFiP, actualisation 2026 des plafonds de loyers et de ressources des locataires pour les dispositifs d'investissement locatif. Pour un bail signé en 2026, les revenus à prendre en compte sont ceux figurant sur l'avis d'imposition 2025, au titre des revenus 2024.
Dans un contexte de recomposition des dispositifs fiscaux immobiliers, ces barèmes restent donc un point de repère central pour les bailleurs, y compris au-delà du seul Pinel.
















