Membre61666 a dit:
On parle du paradoxe de Solow [lien réservé abonné], ou pourquoi certaines innovations n'ont pas généré les gains de productivité qu'on espèrait. La vitesse de diffusion serait une des explications. C'est vrai que l'adoption grand public de l'IA a été extrêmement rapide, mais pas pour autant bien intégré dans les organisations actuelles.
La réalité est qu'il y a des gains de productivité, mais qu'ils sont conservés par l'employé et non reversés à l'employeur/les actionnaires.
Sans être nécessairement fans de Marx, les cadres de base perçoivent bien la différence entre le capital fixe et le capital variable. Qu'ils sont du capital variable que l'employeur/actionnaires veut compresser, et qu'ils pourront être dégagés lors d'un prochain plan social pour un motif + ou - fallacieux.
Ainsi, en agent rationnel smithien, ces cadres conservent pour eux les gains de productivité réalisés ( comptes rendus et synthèse automatiques, génération de code informatique, ... ) en se payant, par exemple, par la transformation d'un jour de télétravail officiel en RTT officieux, de formation personnelle sur le temps de travail, par une densité de travail réel plus supportable, ...
Au niveau managérial, on ne constate alors que des gains modérés de productivité.
On en est malheureusement là aujourd'hui avec la déliquescence sociale du travail.
Même chose avec la problématique de fuite de données confidentielles ( chatGPT > NSA ) ,
problématique qui finalement ne concerne que les cadres du codir ( comité de direction ) ;
le cadre de base ayant à cet égard la même considération que l'entreprise/actionnaires envers lui, càd zéro.