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Assurance vie : pourquoi il ne faut pas avoir peur des unités de compte

tour en bois qui tombe
© Michail Petrov - stock.adobe.com

Avec la dégringolade de la rémunération des fonds euros, vous n’avez guère le choix : si vous voulez doper le rendement de votre assurance vie, vous allez devoir investir davantage sur des unités de compte. Comment les choisir, en tenant compte de votre goût (ou non) pour le risque ?

3,6% nets de frais de gestion en 2009, 1,8% en 2018 : triste constat ! En 10 ans, la rémunération moyenne du fonds euros de l’assurance vie – votre support de prédilection – a été divisée par deux. La faute à la chute des rendements obligataires. La faute aussi à sa garantie en capital. Une caractéristique rassurante, qui a d’ailleurs largement contribué au succès de ce placement, mais qui aujourd’hui nuit à sa rentabilité. Contraint de maintenir la valeur de votre capital, l'assureur ne peut pas prendre des risques avec cet argent, et mise donc sur des actifs à « faible » potentiel.

De fait, pour sortir du piège des taux bas, de plus en plus de compagnies d’assurance instaurent des barrières à l’entrée de leurs fonds euros, à l’image de Generali. L’assureur italien va désormais imposer que 60% des nouveaux versements soient investis sur des supports non garantis, appelés unités de compte (UC). C’est-à-dire des fonds d’investissement (OPCVM, Sicav et autres fonds communs de placement) « dont la valeur peut varier à la hausse comme à la baisse », résume Arnaud Chneiweiss, délégué général de la Fédération française de l’assurance (FFA).

Lire aussi : La « mort » du fonds euros en 8 questions

Une bascule bon gré mal gré

« Entre un fonds actions émergents et un fonds obligataire à court terme, l'exposition au risque n'est pas du tout le même »

Résultat, faire l’impasse sur les UC va devenir de plus en plus complexe, notamment si vous espérez que votre assurance vie rapporte plus que l’inflation. D’ailleurs, « dans le contexte actuel de taux d’intérêt de marché nuls voire négatifs, le devoir de conseil ne serait-il pas d’aller davantage vers les unités de compte – qui sont très diverses - pour doper le rendement du contrat, surtout si l'investisseur dispose d'un long horizon de placement ? » s’interroge le porte-parole de la FFA. « En mixant fonds euros et unités de compte, vous donnez à l’épargnant le niveau de sécurité intellectuel dont il a besoin, et augmentez la performance potentielle du contrat », analyse en ce sens Guillaume-Olivier Doré, fondateur de la plateforme d’épargne en ligne Mieuxplacer.

Pourtant la bascule n’est pas évidente. Malgré les restrictions et les taux bas, seulement un quart des nouveaux versements est investi en UC (30 milliards d’euros sur les 122 milliards d’euros versés en octobre dernier). La peur de perdre les économies - parfois de toute une vie - explique probablement cet enthousiasme modéré. Une peur exacerbée par le raccourci qui consiste souvent à définir les UC avant tout comme des supports risqués, par opposition aux fonds euros qui garantissent à chaque instant de récupérer au moins la mise initiale.

La réalité n’est toutefois pas si manichéenne. Car il n’y a pas une UC, mais une très grande diversité d’unités de compte, aussi bien en termes de produits financiers les composant, de zones géographiques ou encore de secteurs d’activité sur lesquels elles sont investies. « Entre un fonds actions émergents et un fonds obligataire à court terme, l'exposition au risque n'est pas du tout le même. Et pourtant, les deux sont considérés comme des unités de compte dans l’assurance vie », illustre Jean-Paul Raymond, co-fondateur de Quantalys, qui propose des outils d’aide à la décision financière.

Unité de compte : un même nom, des produits bien différents

« Il est même possible de conférer aux UC, grâce à leur composition, des caractéristiques proches d’un fonds à capital garanti », nous explique Guillaume-Olivier Doré, fondateur de la plateforme d’épargne en ligne Mieuxplacer. D’après ce dernier, « ce sont les supports investis sur l’immobilier [OPCI, SCI, SCPI, NDLR], un actif tangible, qui aujourd’hui s’en rapprochent le plus ». Attention toutefois à l’effet bulle, met en garde Jean-Paul Raymond : « Certains assureurs font migrer leurs assurés du fonds euros vers des OPCI, ce qui conduit à injecter plusieurs centaines de millions d'euros supplémentaires sur le marché immobilier. De quoi alimenter la hausse des prix dans un contexte où le prix de l'immobilier est déjà élevé. »

Schématiquement, les unités de compte peuvent intégrer des obligations, des actions, de l’immobilier (ou pierre-papier), des trackers (ou ETF qui répliquent le cours d’un indice ou un marché spécifique), voire des produits structurés (ou « fonds à formule », avec une garantie et une rémunération conditionnées à l’évolution d’un indice financier). En théorie, un fonds obligataire est moins risqué qu’un fonds immobilier, qui est moins risqué qu’un fonds actions. En pratique, ce n’est pas tout le temps vrai. En fonction de la stratégie du gestionnaire, des effets de levier utilisés et de la nature des sociétés derrière les titres, un fonds obligataire peut être bien plus volatil qu’un OPCVM investi en actions. D’où l’importance de comparer les performances passées du support qui vous intéresse avec celles des fonds semblables ou avec son indice de référence.

Il en va de même pour les actions. Tout dépend de la société qui les émet. Certains titres sont qualifiés de défensifs, plutôt stables, comme ceux des entreprises du secteur des biens de grande consommation, voire ultra-défensifs s’agissant par exemple des sociétés minières (qui sont des valeurs refuges quand la bourse baisse). A l’inverse, des actions offensives - comme les valeurs des entreprises technologiques - surperforment le marché tant qu’il est haussier, mais sont les premières à chuter en cas de crise financière.

Coup d’œil obligatoire sur la note de risque

« L'assuré doit diversifier au maximum les unités de compte »

Pour vous permettre d’évaluer le profil de risque d’une UC, ainsi que la durée de détention conseillée, chaque société de gestion d'actifs doit, pour chacun de ses fonds, éditer un document standardisé, baptisé DICI, une sorte de notice des supports. Il intègre notamment une note de 1 à 7 : l'indicateur de niveau de risque, ou « SRRI ». Une note de 1 équivalant peu ou prou à un produit sûr. Une évaluation de 7 désignant un produit très périlleux mais à l’espérance de rendement très important. « Ce SRRI est utile pour donner une indication du risque des UC. Attention toutefois, vous ne pouvez pas faire la moyenne des SRRI des produits composant votre portefeuille pour obtenir celui du portefeuille global », explique Jean-Paul Raymond de Quantalys.

Ce type d’indicateur sert à évaluer le risque individuel d’une unité de compte. En revanche, ils ne renseignent pas sur votre exposition globale aux soubresauts des marchés, à l’échelle de votre contrat d’assurance vie. Par exemple, imaginons que vous choisissiez un fonds euros immobilier, une OPCI et un fonds actions composé de titres de sociétés immobilières. Votre assurance vie comporte trois types de supports différents. Et pourtant, cette allocation n’est pas du tout diversifiée : en cas de retournement du marché immobilier, c’est la triple peine ! Pour éviter cet écueil, « l'assuré doit diversifier au maximum les unités de compte. En combinant plusieurs classes d'actifs - pierre-papier, des supports actions et obligataires par exemple - il module le risque. Un support défaillant risque ainsi moins de plomber la performance globale du portefeuille », détaille Jean-Paul Raymond.

Des solutions pour diversifier les petits portefeuilles

Le problème, c’est que mixer diverses unités de compte s’avère complexe. Cela nécessite de définir une stratégie, de sélectionner les fonds et d’en changer au gré des évolutions de marché. Bref, d’avoir des connaissances et du temps à y consacrer ! En pratique, il faut aussi avoir un niveau d’épargne suffisant pour pouvoir investir dans de nombreux fonds. « Paradoxalement, c’est beaucoup plus facile de faire de la gestion de patrimoine avec 1 million d’euros qu’avec un portefeuille de quelques milliers d’euros », souligne Guillaume-Olivier Doré de Mieuxplacer. « A 1 000 euros, la taille des parts ne permet pas une diversification optimale. De fait, il est judicieux, dans ce cas, d’exclure les produits très risqués. »

« A 1 000 euros, la taille des parts ne permet pas une diversification optimale »

Si vous avez peu d'expérience financière et un portefeuille modeste, vous pouvez investir dans des unités de compte dont la composition est elle-même diversifiée. Par exemple des ETF, mais plutôt « pour un investisseur éduqué », recommande le fondateur de Mieuxplacer. Ce sont surtout les fonds flexibles qui facilitent la diversification. En investissant sur ce type de supports, vous donnez carte blanche au gérant qui définit la stratégie, sélectionne les actifs intégrés et fait régulièrement évoluer la composition de l’UC en fonction des tendances de marché. Attention toutefois aux frais. Gestion active oblige, les frais de gestion annuels de certains fonds flexibles peuvent dépasser 3%. Et des frais élevés ne sont pas forcément le gage d’un rendement, lui-même, élevé.

Autre alternative pour les petits portefeuilles : la gestion profilée. Elle consiste à déléguer à un professionnel la gestion non pas d’un support mais de la totalité de votre assurance vie. Pas de portefeuille sur-mesure pour autant. Concrètement, l’assureur vous fait choisir entre plusieurs allocations pré-packagées aux noms évocateurs (« prudent », « équilibré », « offensif », « audacieux »)… Chacune correspondant à des profils de risque différents. En principe, ce mode de gestion n’entraîne pas de frais supplémentaires sur le contrat. Les frais de gestion des UC ne sont pas plus importants que lorsque vous gérez seul votre contrat.

En revanche, la gestion profilée peut paraître opaque. Vous ne connaissez pas précisément les supports dans lesquels vous investissez. Et, surtout, les profils ne sont pas normés. « Deux profils dits “équilibrés” de deux courtiers différents peuvent comporter des allocations et un niveau de risque sensiblement différents », déplore le co-fondateur de Quantalys. « Le gestionnaire a une obligation de reporting sur la performance générée, mais pas forcément sur les sous-jacents ce qui empêche une analyse et une comparaison précise entre les produits. »

A retenir :

  • Pour bien choisir vos unités de compte, ces dernières doivent s'adapter à votre profil de risque.
  • Même si vous avez un penchant pour la pierre, évitez le 100% immobilier.
  • Actions, obligations, pierre-papier, trackers ou encore fonds flexibles : vous avez le choix, profitez-en et ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier !
  • Les néophytes et les portefeuilles modestes peuvent s'orienter vers la gestion profilée pour diversifier facilement leur assurance vie.

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© MoneyVox / MEF / Décembre 2019

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Commentaires

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Publié le 2 décembre 2019 à 12h56 - #1Petit louis
  • Homme
  • 68 ans

Avec une année boursière comme 2019, que les assureurs vie tapent dans leurs plus-values
latentes(actions et/ou immobilier) pour assurer un bon taux de rendement et protéger l'épargne des souscripteurs !

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Publié le 6 décembre 2019 à 13h30 - #2Kalmouk

Article instructif et bien construit.

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Publié le 8 décembre 2019 à 12h08 - #3Pierre-Paris
  • Homme
  • Paris
  • 54 ans

Je suis surpris de cette unanimité des conseillers bancaires à vouloir orienter leurs clients vers les UC, sans même prendre le temps d'examiner leur profil (patrimoine), et de leur faire prendre conscience du risque. De toutes façons, les nouveaux clients n'auront bientôt plus le choix puisqu'il n'existe quasiment plus d'assurance-vie 100% en euros ouvertes à la souscription. Certains assureurs ont de grosses réserves (plus de 12% pour certains) dans lesquelles ils pourraient puiser par ces temps de vaches maigres. Ils oublient un peu vite que c'est l'argent des souscripteurs qui a permis de constituer ces réserves... Quant aux placements en UC, il faut toujours avoir à l'esprit que le but des assureurs est de faire porter le risque par l'épargnant. Beaucoup de petits épargnants seraient très surpris de voir fondre leur épargne si on devait faire face à une crise comme en 2008... Ce jour là, les gestionnaires de portefeuilles seront difficile à joindre !

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Publié le 9 décembre 2019 à 07h13 - #4Manu du SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Dans un monde de bulles (actions, obligations, immobilier...) on veut faire augmenter l'exposition des francais à ces types d'actifs...
D'accord avec vous que les obligations court terme n'ont pas le mėme niveau de risque que le marché actions.
Mais au prix de quel rendement futur ? Les obligations court terme n'ont plus aucun rendement, pire en déduisant les frais de gestion des opcvm, le rendement est négatif. Pire en cas de remontee des taux, leur VL risque de baisser non seulement ils n'auront aucun revenu mais ils auront aussi une moins value !!!
Donc exit les obligations CT.
Pour les obligations LT si on veut avoir un minimum de rendement net de frais de gestion, il faut viser des obligations avec des qualités de signature degradées... Même les obligations grecques ne rapportent pas assez...
De plus ces obligations sont plus sensibles en cas de remontée des taux... Ouille !
Donc exit les obligations. De plus en cas de crise grave (du style 2008) tous les actifs sont corrélés et subissent...la baisse des marchés...
Quant aux actions, oui ca depend des secteurs mais il faut dire que les secteurs les plus défensifs (style LVMH, l'Oréal) ont bien progressé en 2019... Et sont en pleine bulle. Pour combien de temps encore ?
Quant à l'immobilier, il est également en bulle. Mais tant que les rendements immobiliers sont clairement supérieurs à l'OAT le marché ne se retournera pas violemment à court terme.
Partant de ce constat que faire ?
Rester sur le fonds euros ! Et profiter du fonds euro immobilier qui devrait etre plus rentable ces 2-3 prochaines annees. Le capital reste garanti.
Pour le non garanti, vous pouvez tenter l'immo mais à court moyen terme. Exit donc les scpi avec 10 ou 12% de frais, en revanche pourquoi pas les sci du style capimmo de primonial ou les opci style dynapierre de swisslife qui ont peu d'actions dans leur portefeuille et donc qui me paraissent plus stables et avec des frais de souscription limitees.
Pour ceux tentes par les actions, aller sur l'international avec des ETF monde. Evitez les OPCVM qui decoivent...
Mais n'en mettez pas trop.

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Publié le 9 décembre 2019 à 11h42 - #5Petit louis
  • Homme
  • 68 ans

à Manusifp
Je laisse tout cela aux experts financiers des assureurs vie ,mais aussi,aux financiers des associations indépendantes, telles Afer, Asac,Agipi....qui sont rémunérés par les frais de gestion et de versements pris sur notre épargne !!!

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Publié le 10 décembre 2019 à 07h06 - #6Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

Pour rappel : le conseil en investissement financier est aujourd'hui très réglementé : avant d'investir la 1er fois et tous les 2 ans ensuite la société/compagnie se doit de recueillir un certain nombre d'informations sur son client via un questionnaire financier complet (MIF2, regardez sur Google pour avoir le détail).
Ce questionnaire recueille donc l'état du patrimoine à l'instant T, la sensibilité du client au risque, la façon dont il réagit avec celui-ci, ses objectifs d'investissements et son expérience/connaissance sur les instruments financiers.
Cela permet de déterminer un profil investisseur pour justement encadrer le conseil, il n'y a plus de place au hasard...

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Publié le 10 décembre 2019 à 08h49 - #7Compte anonyme

Refusant de payer plus de frais aux assureurs en prenant tous les risques via les UC alors qu'il existe des réserves monstrueuses chez eux ( constituées avec MON ( notre) argent, j'ai décidé de laisser mourir mon contrat par rachat successifs partiels....et vive la lessiveuse !!! ( blindée et gardée, cependant !!). Mais pour les plus jeunes, vu l'inflation, l'attitude de quasi escrocs des assureurs est réellement un problème....

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Publié le 10 décembre 2019 à 13h07 - #8Manu du SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Ceux qui ont des fonds euros jusqu'à maintenant n'ont pas trop à se plaindre car le fonds en euros surperformait par rapport aux livrets qui n'ont pas de frais de gestion !
Comme quoi il faut relativiser.
Ensuite il y a la concurrence entre les acteurs de marché. Personne nous oblige à choisir des assureurs qui se prennent 1% de frais de gestion par an... Il y en a qui sont nettement moins gourmands.
Ensuite n'oubliez pas la garantie en capital en cas de deces. En regle general vous etes assures pour cela. Il faut le vérifier. C'est loin d'etre neutre.
Et vous avez les avantages fiscaux en cas de vie et successoraux en cas de décęs.
Je ne jetterai pas ce beau produit à la poubelle.
Le plus compliqué est de choisir les supports qui ont des chances de rapporter encore dans l'avenir. C'était l'objet de mon précédent post.
La banque centrale europeenne ne nous facilite pas la tâche c'est vrai. Alors il faut redoubler d'ingéniosité.

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Publié le 11 décembre 2019 à 07h07 - #9Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

De toute manière le Francais est râleur et jamais content, il lui en faut toujours plus sans jamais rien dinner en échange. Il voudrait avoir des taux de rendement garantie de 8% sans risques et toujours dispo et continuer à emprunter à moins de 1% en parallèle...
Dès qu'on touche à l'1 de ses privilèges y a qu'à voir le foutoir que c'est derrière (les retraites par exemple).
C'est bien, continuez comme ça à vivre dans votre bulle d'utopie en pensant que le système n'est composé que d'escroc qui attendent la moindre occasion pour vous taxer et vous faire raquer ; c'est un mode de pensée très constructif et certainement plein d'avenir !!

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Publié le 11 décembre 2019 à 16h24 - #10Manu du SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Il manque un peu de pedagogie des fois.
Gagner davantage sur l'epargne que payer d'interets sur le pret. Ca existe ! Vous avez des prets consos à 0,95% sur 4 ans et vous pouvez placer cette somme sur un vieux PEL à 2,50%. Vous gagnez la difference sans le moindre risque ! Meme net de PS. C'est toujours ca de gagné.
Pour des placements qui rapportent 7% avec faible risque certains ont cru à la martingale : le crowdlending. Le souci est que les defauts constatés (15 à 20% à terme) sont bien plus élevés que ceux anticipés (1 à 2%).
Mais il y avait des rêveurs qui y croyaient dur comme fer même si je les ai averti du danger de ce placement.
Non le monde du bisounours n'existe pas.
Si les gens sont prets a payer 3-4-5% ou plus dans un univers à taux 0 c'est que c'est louche.
C'est pareil dans le monde obligataire à taux nul.
Avoir des obligations à 3 ou +, c'est actuellement tres risque. Le risque de defaut devient tres important car cotations degradees.
Il y a 7 ans dans le même contexte inflationniste on pouvait trouver des solutions obligations sympas à 4 ou 5%.
Le contexte n'est plus le mėme et ce n'est pas de l'escroquerie.
L'escroquerie c'est quand on vous fait rêver sur des actifs hyper risques en vous disant qu'il y a peu de risque.

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