Poam : Le point sur mes portefeuilles boursiers.

niklos a dit:
Merci @poam5356 pour cet exposé mensuel toujours très enrichissant.
J'ai un peu de mal à en tirer des conclusions... J'ai vraiment l'impression qu'on navigue à vue ces derniers temps... Entre D. Trump, V. Poutine, l'éventuelle bulle sur la tech et surtout OpenAI... Ca fait peur !
Du coup serait-il opportun de réduire un peu l' exposition aux actions, en ces temps troublés ?
 
TOM2 a dit:
Du coup serait-il opportun de réduire un peu l' exposition aux actions, en ces temps troublés ?
Honnêtement... je n'en sais rien...
 
TOM2 a dit:
Du coup serait-il opportun de réduire un peu l' exposition aux actions, en ces temps troublés ?
Dépend de l'investisseur.
Celui qui fait son investissement programmé sur un banal ETF Monde continue inlassablement à investir encore et encore.
Le gestionnaire de titres vifs prend ses bénéfices sur le plus spéculatif et continue à investir sur son fond de portefeuille inlassablement encore et encore.
 
Jeune_padawan a dit:
Le gestionnaire de titres vifs prend ses bénéfices sur le plus spéculatif et continue à investir sur son fond de portefeuille inlassablement encore et encore.
Bonsoir @Jeune_padawan
Bien vu, c'est ce que je fais.
J'augmente les positions qui se font massacrer si je juge que ce n'est pas justifié. Ferrari, Axon, FreeportMcMoran par exemple. J'ai commencé une petite ligne Engie.
A l'inverse je réduis ce qui touche à la tech, ASML par exemple.
Le delta entre achats et ventes va sur un fonds monétaire dans le pea.
 
Dernière modification:
niklos a dit:
Merci @poam5356 pour cet exposé mensuel toujours très enrichissant.
Bonsoir @niklos
Merci pour l'appréciation.

niklos a dit:
J'ai un peu de mal à en tirer des conclusions... J'ai vraiment l'impression qu'on navigue à vue ces derniers temps... Entre D. Trump, V. Poutine, l'éventuelle bulle sur la tech et surtout OpenAI... Ca fait peur !
Je pense que le marché est très nerveux et ne s'embête pas à essayer de comprendre les rouages économiques par manque de perspectives,notamment à cause de l'imprévisible Trump.
Le fait que la hausse du marché US est avant tout due à la Tech, et seulement quelques grosses capi renforce ce sentiment d'insécurité. Alors, ça brade les titres s'il n'y a pas un effet waouh lors des publications.
A l'inverse, toute annonce d'une boite avec une implication dans l'IA, en général avec OpenAI ou NVidia, propulse le titre en question de 10% le jour même.
C'est malsain mais ça peut durer longtemps.
La bonne tenue des utilities, Veolia, Engie, RWE, Iberdrola, Orange si on peut la considérer comme étant une utilities, renforce mon sentiment que les investisseurs sont sur la défensive.

Ah, un oubli : Reporting rédigé totalement free of IA.
 
Bonsoir, merci pour le reporting très complet et bien résumé, on apprend et on découvre plein de choses avec vous @poam5356
 
Emmanuel86 a dit:
Bonsoir, merci pour le reporting très complet et bien résumé, on apprend et on découvre plein de choses avec vous @poam5356
Bonsoir @Emmanuel86
Merci pour le commentaire et heureux de pouvoir être utile par ces CR mensuels.:)
 
MAJ décembre 2025 (1/2) - Au revoir 2025, vive 2026.

Fin d'année, l'heure des bilans et des perspectives pour l'année à venir.

En 2025, si vous aviez investi sur l'or (+61,54%), les Émergents (+29,69%) et le Japon (+25,97%), vous aviez le trio gagnant de l'année.
Oui, enfin, hors effet de change. Or, le change nous a joué de biens mauvais tours en 2025.
La dépréciation du YEN sur l'EUR de 16% abaisse d'autant la performance d'un investissement en action japonaises, via un ETF par exemple.
ETF exprimé en EUR qui affiche entre 9 et 10% de hausse sur l'année.
Idem pour l'or qui est coté en USD. Lequel a subi une dépréciation de 13% par rapport à l'EUR.
Ce qui ramène la performance d'un ETF investi sur l'or et coté en EUR à un peu plus de 40% sur l'année.
La performance déduite de la parité reste formidable, mais il n'en irait pas de même si l'indice, ou les actions ont des performances, certes belles, mais plus faibles.
Une action US ayant gagné 13% cette année n'affiche aucune progression une fois convertie en EUR.
Une bonne nouvelle, tout de même : Peut-être n'est-il pas idiot de penser qu'on est proche d'un point d'équilibre et que la plus grande partie de la dépréciation de l'USD est maintenant derrière nous.
Evidemment, tout retournement de situation avec un USD reprenant de la vigueur serait un excellente nouvelle pour nous puisque, cette fois-ci, une appréciation de l'USD sur l'EUR cumulerait ses effets avec une hausse des actions.

Bilan_annuel_04_12_2025.gif


Perspectives :
Celles que j'ai pu lire sont toutes positives, trop peut-être.
Les pronostiqueurs ont tendance à avoir toujours la même approche : Une hausse de 10 à 12% pour le S&P500 pour l'année qui suit. Ensuite, ils revoient leur jugement au fil de l'année parce que, pas plus que nous il n'ont de boule de cristal.

2025_boule_cristal.gif

Une a tout de même retenu mon attention, celle de Lombard Odier qui privilégie la value et les valeurs de rendement en 2026.
Alors que les performances boursières ont été tirées en 2025 par les entreprises technologiques et les sociétés liées à l’IA aux États-Unis, Lombard Odier suggère d’élargir l’exposition boursière aux régions et aux secteurs qui conjuguent valorisation moindre et solides perspectives de croissance. Ils estiment également pertinent de détenir des actions de qualité, génératrices de dividendes.
Ceci à cause des valorisations très élevées observées sur de nombreux marchés boursiers, dont les Etats-Unis.

Ils surpondèrent les marchés émergents, en particulier la Corée du Sud et l’Inde. Tout en maintenant un positionnement neutre sur les marchés développés.
L’indice MSCI Emerging Markets se négocie actuellement à 13 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois, bien en deçà du MSCI World à 20 fois et du MSCI USA à 22 fois.
Historiquement, la valo des marchés émergents est inférieure à celles des marchés développés. Mais là, l'écart important constitue une anomalie qui est appelée à se résorber.
Alors que les positions des investisseurs sont sous-pondérées sur les émergents, la baisse des taux d’intérêt américains et l’affaiblissement du dollar apportent un soutien supplémentaire à ces marchés.

Le marché coréen est également en retard sur les marchés mondiaux.
Le ratio cours/bénéfices de l’indice MSCI Korea est légèrement inférieur à sa médiane sur 10 ans, alors que la croissance des bénéfices pourrait être supérieure à 30% en 2026, portée par les infrastructures d’IA, la demande de smartphones et la vigueur des semi-conducteurs.

La croissance de l'Inde est attendue à 14% en 2026, également l’une des plus robustes parmi les marchés émergents.
Si Lombard Odier est positif sur l'Inde, il est bon mettre en garde l'épargnant désireux d'y investir.
En effet, le risque de change est très important avec une roupie qui ne cesse de se déprécier, -20% en 2025 par rapport à l'EUR. Ce qui réduit fortement l'intérêt d'investir sur les valeurs indiennes.

Sur le plan sectoriel, Lombard Odier privilégie les entreprises de la santé, des services publics et des matériaux.
"En privilégiant les matériaux, nous nous préparons à la rotation de marché attendue dans les mois à venir vers les secteurs cycliques, qui offrent plus de valeur. La baisse des taux d’intérêt, l’affaiblissement du dollar américain et la forte croissance chinoise soutenant les prix des matières premières telles que le cuivre, l’or et certains gaz industriels et produits chimiques, devraient favoriser les entreprises du secteur. Nous anticipons un fort rebond des bénéfices de 15 à 20% en 2026"

L'IA :
Les valorisations paraissent élevées, mais les fondamentaux restent solides.
Les investisseurs se montrent plus sélectifs. Aux États-Unis, les entreprises ayant publié des résultats supérieurs aux estimations affichent des gains boursiers moindres que d'ordinaire, ce qui laisse entendre que les investisseurs avaient déjà intégré une forte performance dans les cours.
Les inquiétudes concernant l’IA résident dans les valorisations élevées du secteur, qui pour certains acteurs clés, cotés et non cotés (OpenAI), reposent sur les revenus futurs plutôt que sur la rentabilité actuelle.

Les dépenses d’investissement des hyperscalers devraient augmenter de 32% en 2026.
Cela conforte les anticipations d’un cycle d’investissement prolongé, susceptible de soutenir les valeurs dites "pick and shovel" (pelle et pioche) du secteur technologique, ainsi que les secteurs liés au développement des infrastructures, tels que l’industrie, les services publics et les matériaux.
Pour autant, cette saison des résultats a montré que le marché scrute désormais plus attentivement la capacité de ces sociétés à tirer des revenus de leur clientèle.
Le risque plus immédiat réside plutôt dans les quelques sociétés cotées et non cotées qui se sont endettées bien au-delà de leur capacité actuelle, misant sur une croissance future portée par l’IA. Si le processus de monétisation s’avère lent, elles pourraient rencontrer des difficultés financières.
Ce qui est un potentiel cygne noir pour 2026 et les années suivantes.

L'IA continuera de se développer, et la bulle du marché continuera de gonfler :
Neil Shearing, économiste en chef du groupe Capital Economics, s’attend à ce que l’IA génère de nouveaux gains l’année prochaine, bien que concentrés aux États-Unis et principalement portés par la hausse des dépenses en capital dans l’infrastructure d’IA.
Il estime que l’IA a ajouté environ 0,5 point de pourcentage à la croissance du PIB américain au premier semestre 2025 et prévoit que ce soutien se poursuivra en 2026, étayant sa prévision de croissance américaine supérieure au consensus de 2,5%.

L’Europe, quant à elle, devrait être à la traîne en raison d’une adoption plus lente.

L’IA reste au cœur du récit, mais alors que les dépenses d’investissement poursuivent leur progression, les investisseurs scrutent avec une attention grandissante la capacité des entreprises à générer des bénéfices.
Globalement, les multiples des actions développées, notamment américaines, sont trop tendus pour permettre une attitude complaisante.


L’or ne cesse d’établir de nouveaux records :

Le marché de l’or est techniquement suracheté, mais une offre limitée et une forte demande soutiennent les cours.

En 2025, l’or a enregistré des gains spectaculaires, progressant de plus de 60%, alors que la demande des investisseurs privés et des banques centrales coïncide avec une stabilité inédite de l’offre.

La demande a été alimentée par l’incertitude macroéconomique et géopolitique
Trois facteurs soutiennent la hausse continue du métal précieux:
- la baisse des taux d’intérêt réels aux États-Unis,
- l’augmentation des risques géopolitiques,
- et les achats soutenus des banques centrales et d’ETF.
Septembre a enregistré le plus important afflux mensuel jamais répertorié vers les ETF aurifères, principalement porté par la demande en provenance des États-Unis et d’Europe.
De 1980 à 2005, les banques centrales ont systématiquement vendu leur or afin de réduire de 30% environ à 5% la part du métal précieux dans leurs réserves.
En 2008, les banques centrales ont commencé à augmenter leurs avoirs, soutenant ainsi le cours de l’or.
La part du métal précieux dans les réserves a déjà augmenté de dix points de pourcentage au cours de la dernière décennie, et ce n'est sans doute pas fini.

L’or offre des caractéristiques similaires à celles d’une monnaie :
Il sert de moyen d’échange, d’unité de compte et de réserve de valeur.
Ce dernier aspect est particulièrement attrayant aujourd’hui, alors que les incertitudes budgétaires américaines font peser des risques sur la valeur des instruments de dette, autrement dit sur les obligations souveraines détenues par les banques centrales en tant que principal actif de réserve.

Quels risques pour le cours de l'or ?
Le premier risque pesant sur les cours est un durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Cela entraînerait une hausse des taux d’intérêt réels américains, un facteur négatif pour le métal précieux.


Quels risques en général pour les marchés actions ?
Des chocs politiques pourraient amener les marchés à réévaluer la viabilité fiscale. Les déclencheurs potentiels comprennent l’élection française de 2027, un changement de direction au Royaume-Uni, ou des signes que des personnalités en qui les investisseurs ont confiance perdent de l’influence à Washington.

Une page se tourne :
À 95 ans, Warren Buffett, l'Oracle d'Omaha annonce qu'il va se mettre en retrait
, transmet le relais à son successeur… Et organise la distribution de sa fortune.
Greg Abel, désigné depuis plusieurs années comme son héritier opérationnel, deviendra officiellement le patron de Berkshire à la fin de l’année.
Buffett va distribuer l’essentiel de sa fortune à des causes philanthropiques.

Un message pour ceux qui n’auront jamais sa fortune :
Dans sa lettre d'adieux, Warren Buffett y écrit : "la grandeur ne vient ni de la taille du compte en banque, ni du nombre d’articles de presse, ni de l’étendue du pouvoir politique. Elle naît de la capacité à aider quelqu’un, sous des formes très diverses, à des moments parfois modestes en apparence, mais décisifs humainement. Il rappelle que la gentillesse ne coûte rien."
Warren Buffett restera probablement dans l’histoire comme le meilleur allocateur de capital de l’ère moderne.
Parti de 0, il aura amené son conglomérat, Berkshire Hathaway, à une capitalisation de 1000 Mds$.

Warren_Buffett.gif
 
MAJ décembre 2025 (2/2) - Au revoir 2025, vive 2026.

Un rapport que la Cour des comptes a publié la semaine dernière a particulièrement retenu mon attention.
Intitulé "Démographie et finances publiques (lien) [lien réservé abonné]", la Cour pointe d’un côté, la contraction de la population active, ce qui réduit la capacité de financement. De l’autre, les dépenses dites "sensibles au vieillissement", retraites, santé, dépendance, qui gonflent sans relâche et pèsent déjà plus de 40% de la dépense publique.
2025 fait date : la courbe des naissances croise celle des décès. L’indicateur de fécondité a reculé à 1,62 enfant par femme en 2024.

Quand la démographie change, les recettes décrochent, les dépenses tiennent leur cap. À structure inchangée, c’est-à-dire si la dépense par tête et par tranche d’âge reste au niveau de 2024, le ratio de dépenses publiques grimperait à 60,8% du PIB en 2070, contre 57 % en 2024.
Pour stabiliser ce ratio, il faudrait, toutes choses égales par ailleurs, réduire de 6,1% la dépense publique par habitant d’ici 2070. On voit la difficulté : l’inertie est forte, les besoins sociaux le sont davantage, et les marges de manœuvre budgétaires se rétrécissent

Sur le temps long, l’impact est considérable : c’est un risque clair de baisse du niveau de vie. Dans une économie, ce sont les actifs qui produisent l’essentiel de la richesse et qui financent les retraites ainsi qu’une partie importante des dépenses publiques. Quand leur nombre diminue relativement au reste de la population, la richesse produite par habitant finit par stagner, voire reculer.

2025, année-charnière : plus de décès que de naissances en France.
Pour la première fois depuis l’après-guerre, la France devrait enregistrer en 2025 plus de décès que de naissances. Les chiffres récents donnent l’échelle du décrochage : en octobre, les naissances ont reculé de 3,6% sur un an ; en cumul depuis janvier, -2,3%. La moyenne quotidienne s’établit à 1 780 naissances en 2025 : un plancher historique. Le total annuel passerait sous 650 000, contre 800 000 en 2015, soit une chute d’environ 19% en dix ans.

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Selon l’institut Montaigne, les plus de 65 ans représenteront 26 à 28% de la population en 2040. Des chiffres qui correspondent à ceux de l’INED. Le ratio actifs/inactifs, 1,5 aujourd’hui, glisserait vers 1 pour 1 d’ici 2070. On devine l’onde de choc sur un système de retraites déjà sous tension et sur les équilibres intergénérationnels.

Mais ce n’est pas qu’une histoire française
La population mondiale va décliner. Une première depuis la grande Peste médiévale.

Deux tiers des habitants de la planète vivent désormais dans des pays dont la fécondité est inférieure au seuil de renouvellement (2,1 enfants par femme). L’Asie est en première ligne : la Corée du Sud navigue bien en dessous du seuil, la Chine, l’Indonésie, le Japon, les Philippines sont sous pression. L’Amérique du Sud n’est pas épargnée. L’Inde, après une ascension démographique fulgurante, est passée d’un taux de 5,7 en 1950 à 2 aujourd’hui. Seule l’Afrique affiche encore des taux élevés, avec, corollaire, une mortalité qui le reste aussi. Les projections de l’INED tracent même un scénario inédit : une population mondiale en déclin dans la seconde moitié du XXIᵉ siècle

Au-delà de la problématique franco-française de la dépense publique et des divers financements engagés par l'Etat, il faut faire un constat qui aura un impact sur l'investissement dans les actions.
L'expansion des marchés financiers, en moyenne de +5% par an net d'inflation sur le très long terme (depuis 1900), repose sur l'augmentation de la population mondiale et de la consommation qui suit la même tendance.

La baisse de la population mondiale, ou son vieillissement devrait s’accélérer dans les décennies à venir, ce qui produira probablement de mauvais résultats pour le marché boursier, selon les stratèges de JPMorgan.

"Le vieillissement de la population nationale peut réduire la croissance des revenus pour plusieurs raisons. Il entraîne un ralentissement de la croissance de la main-d’œuvre, ce qui réduit la croissance économique nationale. Il existe également des preuves montrant que le vieillissement peut réduire l’innovation et la croissance de la productivité", ont déclaré les stratèges.
Les populations plus âgées se retirent également du marché à des rythmes plus élevés, ce qui entraîne une baisse des cours des actions.

Ces tendances, ainsi que des attentes de croissance des bénéfices plus faibles, justifient des valorisations plus faibles
, affirment les stratèges qui estiment toutefois qu’il existe un point positif : les soins de santé, pour lesquels les populations plus âgées ont tendance à dépenser davantage.

D'un point de vue boursier, il faudra repenser nos méthodes d'investissement à un horizon, certes lointain, mais qui va finir pas devenir réalité au fil du temps. A méditer !

Mes portefeuilles actions en décembre, et sur l'année 2025.

Année pas terminée, mais à 3 semaines du basculement sur 2026, je peux tirer un bilan et il n'est pas formidable, c'est le moins que je puisse dire avec un +4,40% YTD.
Les raisons de cette contre-performance se trouvent dans la contre-performance du Luxe en 2025 et dans la dévalorisation de l'USD par rapport à l'EUR :
- Hermès, 3ème ligne du portefeuille, -6,76% YTD
- Ferrari, 6ème ligne du portefeuille, -21% YTD
- Les valeurs US, gagnantes ou perdantes, sont amputées de 13% de performance du fait de la baisse de 13% de l'USD par rapport à l'EUR.

Quelques faits notables concernant le portefeuille :
- Air Liquide, plus grosse ligne du portefeuille affiche un +3,91% YTD (+5,75% dividende inclus). Son poids important au sein du portefeuille (21%) n'a pas soutenu la performance globale du portefeuille.

A l'inverse, Orange, seconde plus grosse ligne, affiche +42% YTD, et a bien contribué à la performance de l'ensemble.
Tout comme Sartorius Stedim Biotech avec +18% YTD.

Quelques mouvements sur le mois écoulé :
- J'ai constitué une ligne sur Alphabet
Alphabet qui menace le leadership de NVidia sur les puces avec ses microprocesseurs connus sous le nom de tensor processing units (TPU) qui offrent une alternative crédible aux GPU de NVidia et ferait mieux que OpenAI dans l’intelligence artificielle avec la sortie de Gemini 3, son outil rival de ChatGPT.

- J'ai renforcé légèrement ma petite ligne Engie : Achat de 20 actions pour porter la ligne à 50 actions.
- J'ai renforcé à la marge la ligne Vusiongroup suite à son importante baisse récente.
- J'ai renforcé à la marge ma ligne Essilor sur retour de l'action sur sa MM50.
- J'ai renforcé Amphenol Corp A. Producteur de connecteurs pour les cartes informatiques, l'entreprise profite de chaque nouvelle construction de datacenter.

- J'ai constitué de nouvelles lignes :
- Vita Coco Company Inc
Vita Coco développe, commercialise et distribue des produits à base d'eau de coco sous la marque Vita Coco aux États-Unis, au Canada, en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et dans la région Asie-Pacifique.
Son activité est florissante et la société a largement dépassé les attentes du marché au T3 (croissance du chiffre d’affaires de 23,12% au cours des douze derniers mois). De plus, les allégements de droits de douane décidés par l’administration Trump vont profiter à Vita Coco avec la suppression du droit de douane de 40% sur l’eau de coco importée du Brésil.
- Reddit (exploite une plateforme sociale).
La croissance explosive des revenus prévue de 68% pour 2025 et la croissance projetée du BPA de 240% justifie une valo élevée. Reddit représente un potentiel de forte croissance pour les prochaines années.

- NKT (fabricant danois de câbles électriques).
Un investissement dans les infrastructures avec NKT. L'entreprise prévoit une croissance organique de 7% par an jusqu'en 2030.
Depuis 2019, NKT est devenue une véritable société de croissance. Le contexte reste très favorable aux infrastructures électriques qui sont un marché structurellement croissant.

- Samsung Electronics : Un bénéficiaire de l'essor de l'IA.
Samsung Electronics est prêt pour une hausse soutenue des bénéfices alors que l’offre de HBM et de DRAM reste limitée jusqu’en 2027, a déclaré KB Securities, et désignant l’action comme son premier choix dans le secteur des semi-conducteurs coréen.
Samsung bénéficie directement des besoins croissants de HBM de NVIDIA/OpenAI

- Chipotle Mexican Grill : Aller/retour sur ce titre.
En forte MV sur Chipotle après sa grosse baisse de l'automne, j'ai vendu la ligne en totalité pour matérialiser cette MV (2200€) qui viendra en déduction des importantes PV réalisées cette année sur des titres US. Ce qui fera une économie d'impôts de 660€.
L'action vendue, j'ai commencé à reconstituer la ligne.

Pour les prochains mois, je vais suivre les conseils donnés par Lombard Odier qui privilégie les entreprises de la santé, des services publics et des matériaux.
Le portefeuille avait déjà pris une teinte value/rendement avec les lignes Orange, Engie et TotalEnergies.
NKT
dans les infrastructures est venue s'ajouter à Heidelberg Materials et Hochtief. 2 valeurs allemandes du BTP et des infrastructures urbaines. D'autres valeurs pourraient s'y ajouter.

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.


On n'oublie pas que :
Ce Reporting est réalisé 100% free of IA.

Le portefeuille au 07/12/2025 : valorisation 294 515€, soit +4,40% YTD (contre +2,60% en novembre).


2025_12_portefeuille_POAM.gif



2025_noel.jpg
 
Bonsoir,
Merci de nous avoir à nouveau partagé ces précieuses informations et analyses. C'est toujours un grand plaisir de vous lire et je dois avouer attendre tous les mois votre "news letter" :love:
 
Bonsoir poam
Un régal comme d habitude
Merci pour votre analyse, le temps passé et de nous la faire partager .
Bonnes fêtes de fin d'année
 
Bonsoir @Caz et @yenrad,
Merci pour vos commentaires qui font plaisir à lire. C'est vrai que ça me demande pas mal de travail et de temps pour "mettre sous presse" dans les délais.
Vous lire est une récompense pour moi.
Bonnes fêtes de fin d'année.
 
Bonsoir @poam5356,
Ayant rejoint le forum l'an dernier, je voulais à mon tour vous remercier !
J'ai beaucoup de plaisir à étoffer mes connaissances grâces à vos comptes-rendus et à vos échanges enrichissants et pleins d'humour avec @Jeune_padawan et d'autres membres de la communauté.
Bonnes fêtes de fin d'année !
 
Bonjour @poam5356,
Merci pour cette nouvelle année de comptes rendus très enrichissants (et j'adore l'ambiance de la carte de voeux 😉🌲).
 
J'arrive à la traine ! Mais j'ai tout lu d'un bout à l'autre ! Merci pour ce CR très enrichissant @poam5356 .
Ca fait un peu peur (notamment cette histoire de natalité), et c'est justement l'occasion de voir des facettes de l'économie auxquelles on (je) ne pense pas forcement.
 
Merci pour le partage cher @poam5356.

Un avis sur les REITs dans un contexte comme celui-ci, ou penser à une allocation davantage tournée rendement pourrait faire du sens ?

PS: Mon auto-cadeau de Noël sera peut être un titre Lotus Bakeries après tout, la gourmandise pour les uns - une autre gourmandise pour les autres.
 
La période n'est en effet pas simple à trader.
Risque de bulle, ca on le sait.

Mais sinon les actions US se porte bien, le s&p500 a pris +13% dopé par les baisses des taux ... qui jouent contre nous avec nos comptes en euros.

On annonce des baisses de taux US en 2026 et rien en Europe.

Cela veut il dire que l'EUR/USD va encore augmenter ? Réduisant à peau de chagrin les gains des actions US ?

Si les US baissent encore leurs taux mais pas la BCE, EURUSD restera stable ? ou augmentera ?
 
Pendragon a dit:
La période n'est en effet pas simple à trader.
Risque de bulle, ca on le sait.

Mais sinon les actions US se porte bien, le s&p500 a pris +13% dopé par les baisses des taux ... qui jouent contre nous avec nos comptes en euros.

On annonce des baisses de taux US en 2026 et rien en Europe.

Cela veut il dire que l'EUR/USD va encore augmenter ? Réduisant à peau de chagrin les gains des actions US ?

Si les US baissent encore leurs taux mais pas la BCE, EURUSD restera stable ? ou augmentera ?
Oui mais les taux européens sont déjà bien plus bas que ceux des US, (en fait à l'objectif de la BCE), l'inflation y semble sous contrôle pour le moment... ce qui est déjà plus flou pour les US, les chiffres n'ayant pas été publiés ces derniers mois à cause du "shutdown" (j'en ai vu passer un ce week-end, qui montrait une légère dégradation, mais en ce domaine un point isolé ne veut pas dire grand chose)
 
Ma question portait sur l'évolution de la paire EURUSD en fonction d'une baisse probable des taux aux US en 2026 si ceux de la BCE ne changeait pas.

Il est certain que si l'EURUSD prend encore +10% en 2026, personnellement je m’éloignerai du marché US.

An attendant d'autres avis , voici ce que dit le chat :

[lien réservé abonné]

Et si les états se dé-dolarisent au profit par exemple de l'or. Cela va accentuer le phénomeme.

En 2026 il faudrait donc trouver des produits/marchés qui suivent la performance de la bourse en dollars mais étant dé-corrélés de l'EURUSD...

Cela revient à ce que j'écrivais :

https://www.moneyvox.fr/forums/fil/cl2-ou-amundi-msci-usa-daily-2x-fr0010755611.53431/

Ceux qui ont pris du LQQ, du CL2 (et j'en ai) ont pris la baisse du dollars x2.
 
Dernière modification:
bonjour @poam5356

toujours un plaisir a lire , merci beaucoup

Petite question ?

Pourquoi NKT et pas Nexans ?

Pourquoi Heidelberg Materials et pas Vicat ?

( j'ai demander en partie a Grok AI , mais serai t'il possible d'avoir ta réflexion plus personnel a ce sujet ? )

en te remerciant par avance
 
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