Poam : Le point sur mes portefeuilles boursiers.

Jeune_padawan a dit:
Bonsoir @poam5356
Bonsoir @Jeune_padawan ,

Jeune_padawan a dit:
J'ai une question : pourquoi vendre Costco pour Walmart. Certes Costco depuis juin se fait distancer par Walmart mais à LT elle reste une jolie société.
Je ne dis pas que Costco est moche !
Je rationalise en ne gardant qu'une valeur de conso et je trouve que Walmart a des avantages à faire valoir et des réservoirs de croissance à activer comme l'automatisation de sa chaine d'approvisionnement.
Sa croissance dans le e-commerce est appréciable avec une croissance au T2 2 fois meilleure que celle d'Amazon.
Voilà pourquoi Walmart me semble intéressante.

Jeune_padawan a dit:
Enfin à propos de l'IA, tu allèges Nvidia (prise de bénéfices dans un marché déconnecté) mais quid de Microsoft. C'est ma plus grosse ligne tech mais je me dit que la société est bien diversifiée et que son cloud hors IA permet de faire des marges.

Alors oui en cas d'éclatement de bulle tout y passe mais peut être moins que les autres.
Microsoft a bien plus de résilience que NVidia de par sa diversification qui est une protection en cas de coup dur sur les marchés.
Avec un bêta de 1,02 Microsoft colle au marché. NVidia, c'est plus sportif avec un bêta affiché de 2,12.
Je préfère donc m'alléger sur NVidia qui n'a plus de marché chinois pour ses puces (donc des résultats impactés alors que la Chine représentait 15% de son activité), et qui finira par être confronté à une concurrence qui travaille activement à produire des puces aussi performantes, ou peut-être un jour plus performantes.
Comme tu le dis, Microsoft a plus d'une corde à son arc. Pour l'instant, je ne bouge pas sur Microsoft.
 
Pour faire écho à mon reporting et l'IA, d'autres se posent aussi des questions au sujet de la rentabilité de l'IA.
Je viens de lire cet article "La question à 1000 milliards de dollars de l’IA" (lien) [lien réservé abonné] publié ce soir sur le site investing.com.
 
Bonjour et merci pour les éléments. Ne serait-ce pas un bon moment pour rentrer sur Ferrari?
 
kokonut a dit:
Bonjour et merci pour les éléments. Ne serait-ce pas un bon moment pour rentrer sur Ferrari?
"Bon moment", personne ne peut le dire, mais tentant d'acheter après une telle chute ? Oui, c'est tentant.
Quelques ajustements sur les objectifs de cours de la part des prévisionnistes ont eu lieu, mais ils restent à l'achat.
Ferrari a historiquement pour habitude d'annoncer des objectifs conservateurs et de dépasser in fine les attentes.
Le carnet de commande est solide avec une visibilité jusqu'en 2027, et 4 nouveaux modèles seront lancés en moyenne chaque année. Ce qui soutiendra les ventes du groupe.
Ferrari reste le seul acteur du secteur automobile combinant une forte visibilité sur les résultats et une exposition limitée à la Chine.
Vu comme ça, on peut dire que Ferrari à 330€, c'est du pain béni pour l'investisseur.
Est-ce que ça va repartir pour autant ? Le marché a toujours raison, dit-on.
Si les gros investisseurs, ceux qui ont vendu en masse parce que ne vaut pour eux que la rentabilité au jour le jour, ont exclu le titre de leurs listings de valeurs, on peut penser que le titre continuera de souffrir au rythme du secteur automobile auquel Ferrari va être associé, là où moi, j'associe ce titre au secteur du Luxe.
Entre les deux, la différence de valorisation est importante et, peut-être, faudra-t-il que les prochaines publications soient convaincantes pour faire revenir Ferrari à meilleure appréciation de la part des investisseurs.

Graphiquement, les indicateurs RSI et MACD sont à la ramasse. La volumétrie a été très importante sur les dégagements.
L’abcès a sans doute été vidé, mais il faut laisser le temps à la plaie pour qu'elle se referme.
Il y a un beau support à 301€. L'attendre sans aucune garantie de le voir visité par les cours, c'est un choix à faire.
Après 25% de baisse en quelques séances, on devrait assister à un rebond technique mais le titre doit trouver un équilibre avant de repartir sur les nouvelles bases qu'apporteront les prochains trimestriels synonyme, je l'espère, de révisions haussières sur le titre.

Ferrari_14_10_2025.gif
 
poam5356 a dit:
"Bon moment", personne ne peut le dire, mais tentant d'acheter après une telle chute ? Oui, c'est tentant.
Quelques ajustements sur les objectifs de cours de la part des prévisionnistes ont eu lieu, mais ils restent à l'achat.
Ferrari a historiquement pour habitude d'annoncer des objectifs conservateurs et de dépasser in fine les attentes.
Le carnet de commande est solide avec une visibilité jusqu'en 2027, et 4 nouveaux modèles seront lancés en moyenne chaque année. Ce qui soutiendra les ventes du groupe.
Ferrari reste le seul acteur du secteur automobile combinant une forte visibilité sur les résultats et une exposition limitée à la Chine.
Vu comme ça, on peut dire que Ferrari à 330€, c'est du pain béni pour l'investisseur.
Est-ce que ça va repartir pour autant ? Le marché a toujours raison, dit-on.
Si les gros investisseurs, ceux qui ont vendu en masse parce que ne vaut pour eux que la rentabilité au jour le jour, ont exclu le titre de leurs listings de valeurs, on peut penser que le titre continuera de souffrir au rythme du secteur automobile auquel Ferrari va être associé, là où moi, j'associe ce titre au secteur du Luxe.
Entre les deux, la différence de valorisation est importante et, peut-être, faudra-t-il que les prochaines publications soient convaincantes pour faire revenir Ferrari à meilleure appréciation de la part des investisseurs.

Graphiquement, les indicateurs RSI et MACD sont à la ramasse. La volumétrie a été très importante sur les dégagements.
L’abcès a sans doute été vidé, mais il faut laisser le temps à la plaie pour qu'elle se referme.
Il y a un beau support à 301€. L'attendre sans aucune garantie de le voir visité par les cours, c'est un choix à faire.
Après 25% de baisse en quelques séances, on devrait assister à un rebond technique mais le titre doit trouver un équilibre avant de repartir sur les nouvelles bases qu'apporteront les prochains trimestriels synonyme, je l'espère, de révisions haussières sur le titre.

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FERRARI (NL0011585146) cotée au Nasdaq et éligible.. PEA !
 
GreyGan a dit:
FERRARI (NL0011585146) cotée au Nasdaq et éligible.. PEA !
Ferrari, société italienne cotée à Milan est, oui, parfaitement éligible PEA.
 
poam5356 a dit:
Ferrari, société italienne cotée à Milan est, oui, parfaitement éligible PEA.
Mais cotée en dollar.. ($)
 
Ferrari est côté sur 6 places boursières :
1) Milan, bien évidemment (en Euro) <= Donc éligible PEA
2) New York (en USD)
3) Euronext Amsterdam (pas tout à fait sûr pour celui-là... Le cours est à 0 bizarrement)
4) xetra Francfort (en Euro)
5) LSE (Londres) (en euro curieusement ? Mais je comprends peut-être mal ?)
6) Suisse (en CHF)
 
poam5356 a dit:
Renforcement du secteur bancaire avec de nouvelles actions Banco Santander et BBVA mises en portefeuille.
Echec de l'OPA de BBVA sur Banco Sabadell : le titre s'envole signe que cet échec rassure les actionnaires puisque cela va améliorer grandement le retour à l'actionnaire (1 milliard d'€ de rachat d'action annoncé ce matin).
 
poam5356 a dit:
Côté achats :
- J'ai renforcé Banco Santander,
Bonjour Monsieur Poam,

Un grand merci pour vos analyses et partage. C'est toujours un plaisir de vous lire.
Pouvez vous me dire pourquoi Banco Santander plutôt que BNP ou une autre grosse banque US type JP Morgan ?

Enfin pourquoi une banque ? Il me semblait qu'à l'époque vous m'avez dit que vous détestiez les bancaires, je crois à cause de leur ratio risque ou dette je sais plus trop ou que vous n'aimiez pas le business model (je ne sais plus en faites)
 
trickster a dit:
Bonjour Monsieur Poam,

Un grand merci pour vos analyses et partage. C'est toujours un plaisir de vous lire.
Pouvez vous me dire pourquoi Banco Santander plutôt que BNP ou une autre grosse banque US type JP Morgan ?

Enfin pourquoi une banque ? Il me semblait qu'à l'époque vous m'avez dit que vous détestiez les bancaires, je crois à cause de leur ratio risque ou dette je sais plus trop ou que vous n'aimiez pas le business model (je ne sais plus en faites)
"On sait pas trop ce qui se trame derriére leur lourdes portes" c'est ça Monsieur Poam ? 🤑🤑
 
trickster a dit:
Bonjour Monsieur Poam,
Bonjour @trickster

trickster a dit:
Un grand merci pour vos analyses et partage. C'est toujours un plaisir de vous lire.
Pouvez vous me dire pourquoi Banco Santander plutôt que BNP ou une autre grosse banque US type JP Morgan ?
Plutôt une européenne qu'une américaine pour pouvoir la mettre dans le PEA.
Pourquoi Santander ? Parce que parmi les plus rentables du secteur tout en affichant un ROTE (capacité à générer des bénéfices par rapport à ses investissements) >15% parmi les plus élevés du secteur. En comparaison, la BNP envisage un ROTE à 13% en 2028.
Santander évolue sur des marchés dynamiques, Espagne (3% de croissance cette année) ou les Etats-Unis dont le dynamisme économique est l'un des plus importants des grandes nations mondiales.
Tout ceci se retrouve dans la perf des banques, avec Santander à +90% YTD contre "seulement" +17% pour la BNP.

trickster a dit:
Enfin pourquoi une banque ? Il me semblait qu'à l'époque vous m'avez dit que vous détestiez les bancaires, je crois à cause de leur ratio risque ou dette je sais plus trop ou que vous n'aimiez pas le business model (je ne sais plus en faites)
Uniquement pour diversifier le portefeuille.
Effectivement, contrairement aux industrielles où la production est facilement comptabilisable, une banque ne produit rien si ce n'est rentrer de l'argent et en ressortir !
 
GreyGan a dit:
"On sait pas trop ce qui se trame derriére leur lourdes portes" c'est ça Monsieur Poam ? 🤑🤑
Exactement, pour moi, c'est une boite noire dans laquelle entre et sort de l'argent.
C'est vrai qu'elles ont toujours des portes imposantes, hautes et lourdes... Pour impressionner, et/ou pour cacher jalousement ce qui se passe derrière ? :unsure:
 
poam5356 a dit:
Exactement, pour moi, c'est une boite noire dans laquelle entre et sort de l'argent.
C'est vrai qu'elles ont toujours des portes imposantes, hautes et lourdes... Pour impressionner, et/ou pour cacher jalousement ce qui se passe derrière ? :unsure:
Peut-être juste pour cacher l'ignorance de certains "conseillers" bancaires.. Who knows ?
 
trickster a dit:
Bonjour Monsieur Poam,
Bonjour @trickster

trickster a dit:
Pouvez vous me dire pourquoi Banco Santander plutôt que BNP ou une autre grosse banque US type JP Morgan ?
BNP publie hier. Des résultats qui ont déçu : -3% hier.
Santander publie ce matin, affiche un bénéfice en hausse de 11% sur 9 mois, perf record pour la banque et gagne à l'instant +3,54%.

Hormis cet écart de performance, j'ai aussi fait le choix de valeurs de la zone euros, hors France, à cause des problèmes politiques, de l'indécision qui en découle, et des nouvelles taxes qui pourraient bien venir plomber les grosses entreprises françaises.
 
Cher Monsieur Poam, pourriez-vous nous dire si dans la performance annuelle (en cours) de votre portefeuille titres vous tenez aussi compte du versement de vos dividendes ?
Ou bien cela fait-il l’objet d’un calcul de performance 'séparé' ?

Belle journée,
Prudence sur les marchés,
Emmanuel
 
Bonjour @Emmanuel86

Emmanuel86 a dit:
Cher Monsieur Poam, pourriez-vous nous dire si dans la performance annuelle (en cours) de votre portefeuille titres vous tenez aussi compte du versement de vos dividendes ?
Ou bien cela fait-il l’objet d’un calcul de performance 'séparé' ?
Les dividendes alimentent le poste liquidités, donc, oui, ils sont pris en compte.

Emmanuel86 a dit:
Belle journée,
Prudence sur les marchés,
Emmanuel
Bonne journée aussi à vous.
 
MAJ novembre 2025 (1/2) - L'IA en circuit court... Avant d'être en court-circuit ?

Cette année on parle de 2 choses : Trump et/ou l'IA… L'aviez-vous remarqué ?
Confidence : Moi, ça m'arrange parce qu'il est facile de traiter les 2 sujets tellement la prose qui leur est consacrée est abondante.

Qu'est-ce qui a changé, et n'a pas changé, depuis 1 mois ?

Trump_poker.jpg

Tensions commerciales :
L'accord commercial entre les États-Unis et la Chine apporte de la clarté aux marchés.
Dans le cadre de cet accord, les États-Unis se sont engagés à réduire les droits de douane sur les produits chinois de 57 % à 47 % et à suspendre les nouveaux contrôles à l'exportation imposés aux entreprises chinoises.
En contrepartie, la Chine a accepté de suspendre pendant un an ses restrictions à l'exportation de minéraux rares, de reprendre ses achats à grande échelle de soja américain et d'intensifier ses efforts pour freiner le trafic de précurseurs chimiques du fentanyl.
Cette trêve ne résout pas les problèmes structurels plus profonds entre les deux pays, mais elle réduit le risque d'escalade à court terme, ce qui est une évolution bienvenue pour les marchés en quête de clarté.

La Fed poursuit son cycle d’assouplissement :
Les dernières données sur l’inflation, bien que supérieures à l’objectif, ne devraient pas remettre en question l’assouplissement monétaire.
Toutefois, si la récente réunion de la FED a débouché sur une baisse des taux, celle-ci a adopté un ton plus ferme que ce que les marchés avaient anticipé. Il est important de noter que la Fed a laissé entendre qu'une baisse en décembre n'était pas acquise, même si les marchés s'attendent toujours à une autre baisse d'ici la fin de l'année.

Marché du travail américain :
Les signes d’une dégradation marquée de l’emploi pourraient présager un ralentissement encore plus prononcé.
Le cabinet Challenger, Gray & Christmas a publié le 06/11/2025 une étude montrant que plus de 153.000 suppressions de postes ont été annoncées le mois dernier, une hausse de 175% par rapport à octobre de l'année précédente et la plus forte augmentation enregistrée pour un mois d'octobre depuis 2003 !
"Il s'agit du niveau le plus élevé pour un mois d'octobre depuis plus de 20 ans, et du niveau le plus élevé pour un seul mois du quatrième trimestre depuis 2008. Comme en 2003, une technologie de rupture est en train de transformer le paysage", indique le rapport.


Paralysie des services publics aux États-Unis :
Le "shutdown", désormais le plus long de l’histoire, a interrompu la publication des statistiques sur l’emploi et l’inflation utilisées par les marchés et la Fed, ce qui accroît les incertitudes.
La configuration actuelle revêt donc un caractère particulier, dans la mesure où il intervient à un moment où le marché du travail, base du revenu des ménages et donc de la consommation, donne des signes d’affaiblissement.
Historiquement, une grande partie de l’impact économique d’un shutdown (Selon Brookings, chaque semaine de shutdown coûte 0,1 point en pourcentage de croissance annualisée du PIB), a été rattrapée après la fin de celui-ci.

Puisqu'il est question de PIB, venons-en à l'insolente santé de l'économie US. Insolente, en apparence seulement !
À 3,8% au deuxième trimestre en rythme annualisé, la croissance des États-Unis a été nettement plus dynamique qu'attendu. Et si le PIB n'a progressé "que" de 1,6% sur l'ensemble du premier semestre, la performance reste honorable à l'heure où la guerre commerciale pénalise les échanges mondiaux. A titre de comparaison, la France n'aura pas plus de 0,7% ou de 0,8% de croissance en 2025. Et la zone euro plafonnerait à 1,2% selon le FMI.
Et ce n'est pas la politique du président américain qu'il faut ici saluer.
En réalité, les Américains peuvent surtout remercier les géants de la tech comme Meta, Alphabet, Microsoft, Amazon ou Oracle qui ont investi des centaines de milliards de dollars dans l'intelligence artificielle.

"Au premier semestre 2025, les investissements privés en logiciels et en équipement informatique ont très fortement augmenté aux Etats-Unis", explique Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques chez CPRAM.
"Cette accélération a été tellement forte que ce segment qui représente 4% du PIB permet en réalité d’expliquer 92% de la croissance américaine au 1er semestre."

D'autres sont plus radicaux encore: "En l'absence de dépenses liées aux technologies, les États-Unis seraient proches de la récession, voire en récession, cette année", assure George Saravelos, responsable de la recherche chez Deutsche Bank.

Un bémol toutefois: La croissance générée par la révolution de l'intelligence artificielle est peu pourvoyeuse d'emplois.
Une récente étude de l'Université de Stanford a d'ailleurs confirmé que l’adoption de l’IA avait "freiné lourdement les embauches de jeunes diplômés dans les secteurs et emplois les plus exposés à une substitution par l’IA", abonde Enguerrand Artaz. "Dans ces secteurs, l’emploi des jeunes de 22 à 25 ans a baissé de 13% par rapport aux secteurs les moins exposés depuis fin 2022".
Depuis quelque temps, une tendance générale se dégage dans les grandes entreprises technologiques : réduire la bureaucratie et accroître l'utilisation de l'intelligence artificielle.
Selon layoffs.fyi, un site de suivi des suppressions d'emplois dans le secteur technologique, quelque 200 entreprises technologiques ont annoncé plus de 120 000 suppressions d'emplois depuis le début de l'année, dont 15 000 chez Microsoft et 22 000 chez Intel.
Dernières suppressions annoncées : 14000 chez Amazon et des milliers au T4 2025 chez IBM qui n'a pas communiqué le nombre.

L’économie mondiale ralentit mais reste positive.
L’inflation demeure élevée, mais le pic des inquiétudes en la matière est derrière nous.
Les actifs risqués sont peut-être au début d'une période idéale caractérisée par une croissance positive, sans être spectaculaire, une inflation qui va dans la bonne direction et une politique monétaire accommodante aux États-Unis.
Un monde idéal, en somme !

Pourtant, un minuscule petit point noir passe encore inaperçu sur ce beau tableau.. Inaperçu, de moins en moins !
Les voix s'alarmant sur la possible bulle IA se font de plus en plus vives.
Le dynamisme de Wall Street ces derniers mois s’est notamment appuyé sur l’enthousiasme autour du développement de l’IA et la conclusion de contrats commerciaux à plusieurs dizaines, et parfois plusieurs centaines de milliards de dollars de façon très récurrente.

"Une autre préoccupation majeure est le manque de dynamisme dans d’autres secteurs du marché. Les actions immobilières, les actions des restaurants, les actions du commerce de détail... nous observons un affaiblissement plutôt qu’un renforcement", avance également Adam Sarhan, de 50 Park Investments.
92% de la croissance américaine au 1er semestre est due aux dépenses dans l'IA.
La concentration du marché est extrême. Les 10 premières valeurs pèsent pour près de 40% du S&P500, un record historique.
10 premières valeurs où nous y retrouvons les "Sept Magnifiques" (Microsoft, Nvidia, Meta, Alphabet, Tesla, Apple et Amazon).
Enfin, la gestion passive dépasse désormais la gestion active, ce qui amplifie le phénomène de concentration et de surévaluation du marché.

Les analystes se distinguent en deux camps, ceux qui s’attendent à une accélération des revenus issus de l’IA et ceux qui prévoient un ralentissement.
-> Si le premier scénario devait se concrétiser, cela signifierait que les gains d’efficience induits par l’IA seront gigantesques et que l’action Nvidia est très bon marché aujourd’hui.
-> Le scénario du ralentissement signifierait, lui, que le marché regorgerait de surcapacités et que les actions tech sont trop chères.

Personne ne sait quel scénario s’imposera

Michael Burry, lui, il a fait son choix !
Vous vous Rappelez de lui ?
Michael Burry avait anticipé la crise des subprimes de 2008, parie maintenant un milliard de $ contre la bulle de l'IA.
Le célèbre investisseur américain Michael Burry, rendu célèbre par le film The Big Short pour avoir anticipé la crise des subprimes de 2008, refait parler de lui. Cette fois, il s’attaque à ce qu’il considère comme la plus grande exubérance spéculative de notre époque : l’intelligence artificielle. Il a misé 1,1 milliard de dollars sur la chute des actions du fabricant de puces Nvidia et de la société de logiciels Palantir, convaincu que la bulle de l’IA est sur le point d’éclater.
Michael Burry n’est pas un investisseur comme les autres : il a bâti sa légende en misant contre les produits financiers adossés aux prêts immobiliers américains au milieu des années 2000, alors que Wall Street les jugeait infaillibles. Son pari, considéré comme insensé à l’époque, lui a rapporté des centaines de millions et une place dans l’histoire financière moderne.
Scion Asset Management, la société d'investissement de Burry, a désormais acheté pour 912 millions de dollars de contrats "put" sur Palantir et pour 187 millions de dollars d'actions Nvidia.

Attention quand même :
Michael Burry s'est distingué avec les subprimes… Il n'est pas devin pour autant.
Il s'est illustré à plusieurs reprises en 2021 en prédisant un krach boursier historique évoquant "la plus grande bulle spéculative de tous les temps", en faisant part de ses doutes sur le bitcoin (30000USD à l'époque), et en pariant à la baisse sur le constructeur Tesla, comparant la frénésie autour du constructeur californien à la bulle immobilière de 2007. Autant de coups ratés.



L'Amérique risque de perdre son moteur :
C'est au fond le lot de toutes les révolutions technologiques, synonymes de surinvestissement et de bulles boursières, selon les travaux de Carlota Perez, référence en la matière. Cette dernière explique toutefois que ces bulles sont généralement utiles. Au milieu du XIXème siècle, l'optimisme excessif de certains investisseurs pour le chemin de fer a certes causé leur perte, mais les voies ferrées sont restées et ont servi ensuite.

Le vrai danger se situerait plutôt chez les non-cotés, à l’instar d’OpenAI, "probablement le meilleur exemple d’une valorisation déconnectée", note Christopher Dembik. "Leurs anticipations de revenus sont intenables sans changement de modèle économique."
Un sujet déjà abordé le mois dernier sur OpenAI.
Je rejoins Christopher Dembik, qui a une expertise reconnue (contrairement à moi), sur le risque OpenAI.
C'est le maillon faible de l'IA parce que non rentable et ne le sera peut-être jamais.
On notera qu'une fébrilité certaine flotte chez OpenAI avec la récente déclaration de la directrice financière d'OpenAI, Sarah Friar, demandant des garanties publiques pour les investissements d'OpenAI.
Sam Altman, patron d'OpenAI, a dû y aller de sa personne pour infirmer les propos de sa directrice financière et éteindre la polémique qu'elle venait de susciter.

L'IA en circuit court qui risque le court-circuit :
Pour mieux comprendre le risque OpenAI, voici l'imbrication de la galaxie IA aux Etats-Unis.

IA-en-circuit-court.gif

Reporting réalisé 100% free of IA.
 
Dernière modification:
MAJ novembre 2025 (2/2) - L'IA en circuit court... Avant d'être en court-circuit ?

Vers un nouveau supercycle des minerais et métaux critiques?

Ces ressources naturelles forment le socle de la transition énergétique et de la révolution numérique.
- Les métaux de base (cuivre, nickel, aluminium) constituent l’ossature de l’industrie et de l’électrification mondiale;
- Les métaux stratégiques (lithium, cobalt, graphite) sont indispensables aux batteries et aux technologies vertes;
- Les terres rares (néodyme, dysprosium, praséodyme) jouent un rôle clé dans la fabrication d’aimants permanents, composants essentiels des moteurs électriques, des éoliennes et de nombreux systèmes de défense.
- Les minerais énergétiques et industriels (uranium, fer, bauxite) soutiennent la production d’énergie et la sidérurgie, tandis que les métaux technologiques (gallium, germanium, indium) sont cruciaux pour les semi-conducteurs et l’intelligence artificielle.

Métaux stratégiques : la dépendance à la Chine, talon d’Achille occidental
En l’espace de trois décennies, Pékin a su bâtir une filière intégrée, pendant que l’Europe démantelait les siennes. Résultat : le Vieux Continent dépend désormais à 100 % des importations chinoises pour ses terres rares, contre 60% pour les Etats-Unis.
les Etats-Unis travaillent activement à la reconstruction d’une filière minière et de raffinage domestique. "D’ici trois à quatre ans, l’Amérique disposera à nouveau d’une filière intégrée, comme dans les années 1990. Et à cet égard, l’Europe reste très en retard", analyse Pictet AM.
Et avec le second sous-sol le plus riche en terres rares (derrière la Chine), les Etats-Unis disposent d’un levier prometteur.

Exposition aux actifs réels :
L’exposition à certains acteurs du secteur des matériaux, comme les producteurs de cuivre, s’explique par l’existence de facteurs de croissance structurels à long terme, comme la relocalisation de la production et l’électrification aux États-Unis (en incluant la demande d’énergie des solutions d’IA) et la reprise chinoise.

Freeport-McMoRan vient de connaître un incident majeur dans sa mine Grasberg Block Cave en Indonésie.
Cette perturbation de la production dans l’une des plus grandes mines de cuivre au monde survient dans un contexte d’approvisionnement mondial en cuivre déjà tendu et a fait plonger le cours de bourse de Freeport-McMoRan.
Il apparait, avec un peu de recul, que cet incident ne sera pas aussi pénalisant pour Freeport-McMoRan qu'annoncé initialement.
Citi a décrit Freeport comme "une rare opportunité d’acheter le plus grand producteur de cuivre au monde avec une décote", affirmant que les problèmes de Grasberg ne sont pas structurels et que la production devrait se redresser.
Freeport-McMoRan va bénéficier de la hausse des prix du cuivre et de l’or.
J'ai profité de ce trou d'air sur Freeport-McMoRan pour constituer une ligne.

La relique barbare, j'ai nommé l'Or :

La banque Goldman Sachs a mis à jour ses prévisions et s'attend maintenant à un cours de 4900$ à horizon décembre 2026.
La banque ING estime en outre que les prix de l’or devraient s’établir en moyenne à 4100 $ l’once au premier trimestre de 2026.
Dépassant les 4300 $ l’once en octobre, le prix est depuis retombé en dessous de 4 000 $ l’once.
Le métal jaune devrait bénéficier d'une réaccélération de la demande de la part des banques centrales, notamment chinoise, après la pause estivale.
Si la Réserve fédérale américaine continue à réduire les taux d’intérêt, une reprise des achats d’ETF est attendue.

Les banques centrales continuent d’être une source cruciale de demande d’or.

Au troisième trimestre, les achats d’or des banques centrales se sont accélérés, inversant la tendance au ralentissement des achats observée au cours des deux trimestres précédents.
Ils ont acquis environ 220 tonnes d’or au cours du 3e trimestre, ce qui représente une augmentation de 28 % par rapport au total du deuxième trimestre et dépasse de 6 % la moyenne trimestrielle quinquennale, selon les données du Conseil mondial de l’or.

Au troisième trimestre, la Banque nationale du Kazakhstan a été le premier acheteur d’or.
De plus, la Banque centrale du Brésil a réalisé sa première acquisition d’or depuis 2021. En 2025, la Pologne est le premier acheteur d’or, avec 67 tonnes accumulées.
La banque centrale de Corée du Sud envisagerait d’ajouter de l’or à ses réserves, une décision qui marquerait sa première action de ce type depuis 2013, selon le groupe ING.
Les flux entrants dans les ETF adossés à l’or ont atteint un niveau record au dernier trimestre. Les investisseurs dans ces ETF ont ajouté 222 tonnes d’or, ce qui rapproche les avoirs mondiaux du sommet historique établi en novembre 2020.

Cependant, M. Manthey, de la Recherche ING, estime qu’un ralentissement significatif du marché boursier représente un risque de baisse clé pour les prix, obligeant potentiellement les investisseurs à liquider leurs avoirs en or pour obtenir les liquidités nécessaires.
Parmi les autres risques à la baisse, citons la réduction de la demande de valeurs refuges dans un contexte d’apaisement des tensions géopolitiques.

Ma ligne sur la minière Anglogold Ashanti PLC a été renforcée récemment lors de la consolidation de l'or.

Mes portefeuilles :
Pas de doute, l'année 2025 s'annonce comme étant un mauvais cru.
Certes, il reste 6 semaines avant de basculer sur 2026, mais la perf YTD de l'ensemble de mes portefeuilles se monte à +2,60%. Encore un petit effort, et je vais réussir à passer négatif !!

Globalement, les entreprises affichent de bons résultats, mais manquent souvent le consensus toujours plus exigeant que les retours qu'elles affichent lors des publications trimestrielles.
Les motifs qui pèsent sur l'activité sont nombreux, des taxes US à la baisse de l'USD qui plombe les résultats de nos exportatrices, en passant par la contribution fiscale exceptionnelle des grandes entreprises françaises décidée par le gouvernement.
Hermès par exemple, dont le bénéfice net chute de 5% au 1er semestre sur son équivalent de 2024, alors qu'il serait en hausse de 6%, à 2,5Mds€ sans cette contribution.
Autre exemple, et même punition : Dassault Aviation qui affiche un résultat net en baisse de 56M€ au S1 2025 par rapport au S1 2024. Ce résultat net comprend la surtaxe d'impôts en France de 67M€.

Des publications prudentes sont aussi la cause de sanction boursière.
Exemple avec Ferrari
qui affiche des résultats solides au T2 2025 et relève ses perspectives pour 2025.
Si les performances financières sont supérieures aux attentes du marché, les prévisions faites à horizon 2030 sont prudentes, ce qui parait compréhensible à un horizon si lointain alors que les situations économique et géopolitique mondiale sont particulièrement difficiles actuellement.
Les investisseurs ont sanctionné le titre qui a baissé de 15% en 2 jours.

Dernier exemple de grosse baisse : Axon (si je vous dis TASER, vous aurez compris quelle est l'activité d'Axon).
Axon vient de publier un T3 2025 en croissance de 31%, supérieur aux attentes des analystes.
Oui mais voilà, le bénéfice par action de l’entreprise de 1,17$ est nettement inférieur aux 1,52$ prévus.
Conséquence immédiate sur le cours de bourse : -20,25% à l'ouverture du marché le 05/11/2025.
Axon a pourtant maintenu ses perspectives de croissance, fournissant des prévisions de chiffre d’affaires pour le T4 2025 de 750-755M$, représentant une croissance annuelle d’environ 31%.
Rien n'y fit, les investisseurs ont jeté le bébé avec l'eau du bain !
En y regardant de plus près, on remarque que l'entreprise consacre des sommes importantes à la R&D : 177M$ au cours du trimestre écoulé (24,9% du CA).
L'innovation crée la croissance future de l'entreprise. A ce titre, les dépenses importantes en R&D pèsent sur les résultats de l'entreprise mais rassurent sur le futur.
L’écosystème intégré d’Axon couvre le matériel, les logiciels et les services conçus pour protéger la vie, capturer la vérité et accélérer la justice.
L’entreprise sert plusieurs segments de clientèle, notamment les agences locales et étatiques américaines, les départements fédéraux, les gouvernements internationaux et les clients entreprises. Le portefeuille de produits d’Axon comprend les dispositifs TASER, les caméras corporelles, les drones, les systèmes de gestion des preuves numériques et des solutions logicielles alimentées par l’IA.
Axon a souligné son immense marché total adressable de 159 milliards €, avec un potentiel de croissance significatif dans plusieurs segments de clientèle et domaines de produits. L’entreprise ne capte actuellement que moins de 1% du budget moyen des clients, avec un potentiel d’expansion à 3% grâce à l’adoption de produits premium.
Malgré tous ces points positifs pour Axon, les investisseurs ne s'y sont pas intéressés et ont sabré le titre.
Sur un plus bas touché à 560$ le 05/11/2025, le titre termine vendredi soir (07/11/2025) à 602,51$ contre un plus haut historique touché le 07/08/2025 à 867$.

J'ai rajouté un titre à cette ligne Axon lorsqu'il était sur ses plus bas le 05/11/2025. Achat à 567$.


Sur les 6 derniers mois, mes lignes parmi les plus importantes ont sérieusement dévissé à l'image de :

- Air liquide -7%
- Hermès -20%
- Lotus Bakeries -13%
- Ferrari -20%
- Sartorius Stedim Bio -7%
Soit 5 de mes 6 premières lignes.
Plus loin, figure Axon à -16% sur 6 mois.

Au rang des hausses, il y en a quand même beaucoup qui s'affichent en hausse sur 6 mois, mais 1 seule des plus grosses lignes du portefeuille s'affiche en vert :
- Orange +15%
Viennent ensuite :
- Microsoft +10%
- NVidia +44%
- Safran +19%
- Eli Lilly +24%
- Banco Santander +30%
- Intesa Sanpaolo +14%
- Constellation Energy +23%

Ces 8 lignes haussières capitalisent à peine plus que la seule ligne Air Liquide.



Le portefeuille au 09/11/2025 : valorisation 289 308€, soit +2,60% YTD (contre +3,34% en octobre, et +5,36% en septembre).

2025_11_portefeuille_POAM.gif

Reporting réalisé 100% free of IA.
 
Dernière modification:
Merci @poam5356 pour cet exposé mensuel toujours très enrichissant.
J'ai un peu de mal à en tirer des conclusions... J'ai vraiment l'impression qu'on navigue à vue ces derniers temps... Entre D. Trump, V. Poutine, l'éventuelle bulle sur la tech et surtout OpenAI... Ca fait peur !
 
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