ils vont la suspendre

Jaumep a dit:
Ne pas oublier qu'une partie non négligeable de la génération du baby boom a déjà fait le grand voyage et que beaucoup sont en salle d’attente avec embarquement immédiat…
Les chiffres ne mentent pas : 1.4 cotisant par retraité actuellement contre 2.68 au début des années 1980.
Forcément, il y a des décès mais il y a eu une grosse vague de départs en retraites.
Ça ne devrait pas s'équilibrer avant une vingtaine d'années.
 
Rapport annuel du COR - juin 2025 - synthèse [lien réservé abonné]

Les dépenses de retraite rapportées au PIB constituent un indicateur déterminant pour évaluer la soutenabilité financière du système. Il exprime, de manière globale et synthétique, le niveau des prélèvements qu’il faut opérer sur la richesse produite pour en assurer l’équilibre.[...] En 2024, les dépenses de retraite représentent 407 milliards d’euros, soit 13,9 % du PIB et
24,4 % de l’ensemble des dépenses publiques. L’évolution de ces dépenses explique à elle seule une grande partie de la progression des dépenses publiques depuis 2002.
Parmi les pays suivis par le COR, la France est le deuxième pays (après l’Italie) où la part des dépenses de retraite publiques dans le PIB est la plus élevée.​

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La quasi stabilisation des dépenses de retraite dans le PIB prévue en 2070 par rapport au niveau observé en 2024 ne corrobore donc pas l’idée d’une croissance plus soutenue des dépenses de retraite par rapport à la richesse nationale. Il est important de le rappeler, notamment dans un contexte où de nombreux jeunes doutent de la capacité du système à leur garantir une pension à l’avenir : bien qu’il se situe à un niveau singulièrement élevé en comparaison internationale, le prélèvement qu’il faut opérer sur la richesse produite pour payer les retraites reste globalement stabilisé sur l’ensemble de l’horizon de projection.​

Cette quasi stabilité peut sembler étonnante au regard du vieillissement démographique attendu.

Cette évolution démographique défavorable est toutefois atténuée par les réformes qui augmentent le taux d’emploi des seniors et entraînent un recul de l’âge de départ à la retraite, ce qui diminue les dépenses de retraite : cet âge passerait de 62,9 ans en 2023 à 64,6 ans en 2070.

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Ensuite, la pension moyenne augmenterait en euros constants, mais moins que les revenus d’activité moyens. Cette diminution relative - et non absolue - de la pension moyenne est l’autre facteur après le recul de l’âge de départ à la retraite qui contribue à réduire la part des dépenses dans le PIB. Le décrochage de la pension moyenne par rapport au revenu moyen (qui bénéficie des gains de productivité en sus de l’inflation) est notamment lié à l’indexation sur les seuls prix des droits acquis au régime général et des pensions liquidées, aux mesures visant à diminuer le rendement du régime Agirc-Arrco et à l’évolution contenue du point d’indice pour les régimes de la fonction publique. Les taux de remplacement des salariés du secteur privé, comme ceux des fonctionnaires, seraient ainsi en baisse au fil des générations.

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S’agissant de cette thématique du niveau de vie relatif des retraités, les ménages retraités ont en 2022 des revenus disponibles moyens plus faibles que l’ensemble de la population, mais ils sont de plus petites tailles : un ménage retraité compte en moyenne 1,5 personne, principalement parce que les enfants sont déjà partis du ménage à l’âge de la retraite ou encore parce que la part des personnes vivant seules est plus élevée en raison du veuvage, alors que les ménages actifs, qui ont encore leurs enfants à charge, sont composés de 2,5 personnes en moyenne. En considérant les économies d’échelle liées au fait de vivre à plusieurs dans un ménage, avec 2 270 euros mensuels, les retraités ont un niveau de vie par unité de consommation inférieur de 3 % à celui de l'ensemble de la population (2 340 euros mensuels). Cela explique que la France détienne un des niveaux de vie relatif des personnes âgées de 65 ans et plus les plus élevés d’Europe.

En outre, les retraités sont plus souvent propriétaires de leur logement que les actifs ou que l’ensemble de la population et ont ainsi moins souvent à payer un loyer. En 2022, le niveau de vie des retraités avec loyers imputés est alors de 5 % plus élevé que celui de l’ensemble de la population, soit un niveau très proche de celui des actifs.

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niklos a dit:
Une personne retraité qui touche 2000€/mois devait avoir environ 3000€ de salaire. Peut-être un peu moins. Disons 2800€...
S'il est "en location dans son appartement" c'est probablement qu'il a mal géré ses revenus.
Je pense qu'il serait plus honnête de parler d'un retraité qui touche 2000€ et qui est propriétaire de son logement. Et là, ça me semble quand même relativement confortable.
Generalitée désobligeante avec jugement de valeur, le parcours de vie est rarement uniforme et le choix de la propriété immobilière n'est pas possible pour tous..
 
"Jugement de valeur", moui, admettons. Désobligeant, non pas du tout.
Roudoudou a dit:
le choix de la propriété immobilière n'est pas possible pour tous
Certes. Mais en attendant, avec un tel salaire, ça doit être bien rare les cas où la personne n'a pas pu épargner. D'où le "probablement" de mon message initial.
 
la bonne gestion de ses revenus n'est pas obligatoirement le fléchage de ses revenus vers la pierre...Dans la perspective de transmission résidence principale vs épargne sur AV le choix me semble évident.
 
Roudoudou a dit:
la bonne gestion de ses revenus n'est pas obligatoirement le fléchage de ses revenus vers la pierre...
Tout à fait. Et là, tu prêches un convaincu. Mais si la personne n'a pas de pierre, il a bien dû investir ailleurs et, le cas échéant, devrait avoir un gros capital ailleurs.
Je suis, bien sûr, d'accord qu'il peut y avoir des exceptions (quelqu'un qui a payé Harvard et le MIT à ses enfants par exemple, mais c'est l'exception)
 
Je connais pas mal de gens qui n'épargnent pas et qui dépensent tout, même avec un salaire de 3000 euros par mois. Ils pensent qu'ils auront une retraite... Peut-être qu'il faudrait obliger les gens à épargner pour leur retraite et donc responsabiliser certaines personnes ?
 
C'est exactement ce que je veux dire... et j'ai l'impression que ça représente beaucoup de gens. "On épargnera plus tard", "il faut vivre tant qu'on peut" ou encore "l'argent est fait pour être dépenser " sont leurs leitmotiv.
 
Stef29 a dit:
Je connais pas mal de gens qui n'épargnent pas et qui dépensent tout, même avec un salaire de 3000 euros par mois. Ils pensent qu'ils auront une retraite... Peut-être qu'il faudrait obliger les gens à épargner pour leur retraite et donc responsabiliser certaines personnes ?
C’est la raison pour laquelle je suis pour la capitalisation obligatoire et pour suppression progressive de la répartition.
 
Pour un âge de départ à la retraite à 62 ans par exemple, il faudra réduire la pension pour sauver le système, et le complément sera notre épargne. Je suis en faveur d'un âge de départ flexible.
 
agra07 a dit:
EM voulait une retraite à 65 ans (comme à l'origine, alors que la durée de vie était plus courte).
Pas besoin de sortir de St Cyr pour comprendre qu'en jouant sur le rapport durée du temps d'activité sur durée du temps de retraite on équilibre plus facilement l'équation.
Qui a empêché cette réforme de voir le jour?
C'est rigolo, on "oublie" constamment qu'à l'époque la durée de cotisation était également de 6 ans inférieure à aujourd'hui.
 
Stef29 a dit:
Pour un âge de départ à la retraite à 62 ans par exemple, il faudra réduire la pension pour sauver le système, et le complément sera notre épargne. Je suis en faveur d'un âge de départ flexible.
l'age de départ n'est plus le pivot ..

pour ceux nés après 1968 il faut avoir validé 43 annuités pour toucher une retraite à taux plein ...en deçà il y aura décote ..
 
Dernière modification:
Stef29 a dit:
Pour un âge de départ à la retraite à 62 ans par exemple, il faudra réduire la pension pour sauver le système, et le complément sera notre épargne. Je suis en faveur d'un âge de départ flexible.

Et, au risque de radoter, c'est encore un argument pour la capitalisation, qui permet de donner les incitations individuelles à travailler plus s'il n'y a pas assez d'argent par exemple. Et ce naturellement, avec nettement moins de tensions sociales.

Là où avec la répartition, c'est le poids politique (coucou les retraités qui votent plus que la moyenne des électeurs) qui décide. Et l'opposition entre classes d'âge qui est la norme malsaine.
 
Pour ma part (1969) actuellement je devrai avoir minimum 64 ans pour avoir le droit de toucher une pension mais j'aurai quand même une décote.
 
Stef29 a dit:
Pour ma part (1969) actuellement je devrai avoir minimum 64 ans pour avoir le droit de toucher une pension mais j'aurai quand même une décote.
moi j'ai pris ma retraite avec une décote ...c'est un choix personnel donc la décote ne me choque pas
 
La décote ne me choque pas non plus et je l'accepte. Par contre c'est l'âge minimum de 64 ans que j'ai plus de mal à accepter.
 
Stef29 a dit:
Je connais pas mal de gens qui n'épargnent pas et qui dépensent tout, même avec un salaire de 3000 euros par mois. Ils pensent qu'ils auront une retraite... Peut-être qu'il faudrait obliger les gens à épargner pour leur retraite et donc responsabiliser certaines personnes ?
Avant, ce raisonnement était possible et viable: cela reposait sur une confiance collective, non expréssement formulée, que les syndicats arriveraient à rééquilibrer en faveur des salariés la part de la richesse produite qui doit leur revenir sous différentes formes(salaires, prestations, retraites..)
Après cette vue collectiviste( qui à d'ailleurs fondée le code de la sécurité sociale), le temps du chacun pour soi, impose soit de revoir la base sur laquelle sont fondées les cotisations, soit d'aller dans ton sens, le temps d'apprentissage risquant d'être très long....
 
On vit de plus en plus vieux, avec le système par répartition, il faut donc payer les gens en retraite plus longtemps... a partir de là, soit on augmente les cotisations, ce qui pèserait sur la consommation, soit on cotise plus longtemps... je vois pas trop d'autres alternatives. Mais il y en a peut-être !?
 
freddo89 a dit:
Les chiffres ne mentent pas : 1.4 cotisant par retraité actuellement contre 2.68 au début des années 1980.
Forcément, il y a des décès mais il y a eu une grosse vague de départs en retraites.
Ça ne devrait pas s'équilibrer avant une vingtaine d'années.
Oui, on est d’accord.
 
Stef29 a dit:
Je connais pas mal de gens qui n'épargnent pas et qui dépensent tout, même avec un salaire de 3000 euros par mois. Ils pensent qu'ils auront une retraite... Peut-être qu'il faudrait obliger les gens à épargner pour leur retraite et donc responsabiliser certaines personnes ?
La cigale et la fourmi ?
 
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