De l'indépendance des médias (papiers et autres...)

Axiles a dit:
Mesdames, messieurs, le plus gros producteur d'émissions du service public :

https://twitter.com/x/status/2011361158502965632

Mais apparemment, quand ça va dans un certain sens, c'est ok.
C'est tout à fait normal qu'on surveille les gens qui cherchent à mener des actions de propagande en s'appropriant des médias. Est-ce le cas ici ?

Qu'est ce que ça signifier "peser" ? il parle d'éventuellement se présenter comme candidat.

Est-ce que c'est effectivement le plus gros producteur d'émission ? de quels types d'émission s'agit-il ? a-t-on détecté des biais dans les contenus qu'il vend ?

Est-ce qu'il y a un conflit entre un engagement politique que peut avoir n'importe quel citoyen et produire des émissions de télé ?

Pour info, voici les chaines qui ont été sanctionnées par l'ARCOM depuis 2017. [lien réservé abonné] Le problème ne vient pas du service public et de Pigasse visiblement.
 
Dernière modification:
Axiles a dit:
Mesdames, messieurs, le plus gros producteur d'émissions du service public :

https://twitter.com/x/status/2011361158502965632

Mais apparemment, quand ça va dans un certain sens, c'est ok.
Quand c'est mesuré et objectif, je ne vois pas ce qui gêne.

En même temps on a bien compris que ta préférence va à CNews avec les émissions de Pascal Praud et sa bande de clowns ! ;)
 
La logique c'est

Pour l'indépendance et la neutralité des médias, à condition qu'ils soient de droite, et pas financées par mes impôts
 
nono52 a dit:
Quand c'est mesuré et objectif, je ne vois pas ce qui gêne.

En même temps on a bien compris que ta préférence va à CNews avec les émissions de Pascal Praud et sa bande de clowns ! ;)

Ma préférence va à "pas d'utilisation de l'argent public pour du militantisme".

Si on pouvait éviter les caricatures, ça serait gentil et favorable à un débat constructif et apaisé, merci.

La bonne tenue d'un forum, c'est aussi ça.
 
Bonjour Axiles (et les autres)
Désolé, je reprends un peu la main sur le sujet, qui n'était pas - a la base- absolument focalisé sur l'argent (et le service) public, mais plutôt l'inverse.
Même si cela reste évidemment une question cruciale, peut-être a développer sur un sujet annexe ?

Bref, un lien vers un rapport sorti hier, qui mérite lecture :
[lien réservé abonné]

"Dix milliardaires possèdent la majeure partie des médias : quand les super-riches menacent la démocratie"

À chacun d'éclairer ses avis à la lumière de celui-ci.

Bonne journée !
 
CyberOtter a dit:
Bonjour Axiles (et les autres)
Désolé, je reprends un peu la main sur le sujet, qui n'était pas - a la base- absolument focalisé sur l'argent (et le service) public, mais plutôt l'inverse.
Même si cela reste évidemment une question cruciale, peut-être a développer sur un sujet annexe ?

Bref, un lien vers un rapport sorti hier, qui mérite lecture :
[lien réservé abonné]

"Dix milliardaires possèdent la majeure partie des médias : quand les super-riches menacent la démocratie"

À chacun d'éclairer ses avis à la lumière de celui-ci.

Bonne journée !

L'indépendance des médias, c'est vis à vis de leurs décisionnaires et bailleurs de fonds on va dire (je mets dans ce sac pour le privée les actionnaires et pour les médias publics les autorités de tutelles et les décideurs politiques). Si on a appris une chose de l'école du choix public, c'est que l'argent n'est pas tout et que même des fonctionnaires répondent aussi à une logique d'incitations. Le fait d'être public n'est en aucune façon une garantie quelconque d'indépendance. Plutôt l'inverse même, en témoignent les innombrables fake news propagées par les médias publics.

Prenons les sujets un par un :
  • Un média privé dont le propriétaire peut vouloir influer sur la ligne (généralement ce n'est pas le cas, e.g. Bernard Arnault et Les Echos ou Investir, un Xavier Niel dans Le Monde, ou un François Pinault dans Le Point). Ca permet de financer la presse, c'est quoi le plan B à un Drahi qui éponge les 13m€ de pertes de Libération en 2024 ? Ils font ce qu'ils veulent de leur argent, personne n'est obligé de lire leurs papiers. Je préfère qu'ils gaspillent leur argent que notre. Et je trouve extrêmement dangereuses les tentatives de verrouiller la liberté d'expression, qui n'augurent jamais de rien de bon. Tout cela doit évidemment s'inscrire dans le respect de la loi. Et ça n'est clairement pas toujours le cas par certains milliardaires, comme indiqué. Surtout, à un moment il faudrait surtout se demander si CNEWS fait les audiences qu'il fait pour des raisons un peu plus profondes que l'argent de Bolloré. Sur CNEWS typiquement, la chaîne est... rentable [lien réservé abonné]. Ce n'est pas l'argent de Bolloré le sujet. Et à l'inverse, les médias financés sur fonds privés et qui ne marchent pas sont légion. L'Opinion doit avoir cramé quelques dizaines de millions sans résultat, Libération on en parle même plus, etc. Ca ressemble fortement au cache sexe pour éviter les vrais sujets. D'autant plus que l'engagement des dits milliardaires ne semble pas radicalement différent de la moyenne (aux noms déjà cités, on peut ajouter Soros bien sur, très à gauche, Saadé chez les centristes, etc.).
  • Un média public, répondant à des incitations politiques. Ce n'est pas parce qu'il est public qu'un média public devient miraculeusement protégé des tentatives d'influence de sa ligne éditoriale. Pire, je dirais même, car il n'y a aucun garde-fou. Est-il acceptable que dans un état de droit, ce soit ainsi un militant politique radical qui soit numéro 2 de l'audiovisuel public [lien réservé abonné] ? Ou que des journalistes pris en flagrant délit de collusion avec des élus, soient maintenus à leurs postes ? Que Libération le fasse, soit, c'est leur argent. Que France Inter le fasse, c'est choquant. Est-il normal en 2026 que les médias publics visent à " Ou qu'il y ait une sur-représentation écrasante de la gauche (et plus particulièrement du PS) sur les antennes des médias publics ? Ou que les médias publics paient par an 120 millions € aux sociétés de Pigasse ? Si les médias publics ne sont pas en mesure d'assurer une stricte neutralité, ils n'ont aucune légitimité. L'argent de madame Michu ne doit pas servir à un combat politique. C'est pourtant aujourd'hui le cas tous les jours en France, avec des médias publics très éloignés de leur obligation de neutralité.
  • Des médias privés et publics tenus par les subventions. Qu'elles soient nationales ou locales d'ailleurs. Qui croit sérieusement qu'un média peut être indépendant de ceux qui le financent par des subventions ? Une presse qui dépend de subventions est structurellement à risque d'être influencée par les décideurs politiques. Idem, qui peut croire qu'un Reporters Sans Frontières dont plus de la moitié du budget vient de subventions peut critiquer de manière indépendante la main qui le nourrit ? Ou que, quand la maire de Paris utilise l'argent des impôts pour donner 25.000€ à une émanation de Libération, et en retour a droit à une tribune dans le même journal [lien réservé abonné], c'est plus que gênant ? Ce sujet des subventions dépasse évidemment la presse, mais est particulièrement prégnant dans celle-ci.
 
Dernière modification:
L'extrême-droite, appelée pudiquement "droite radicale", mène une croisade idéologique contre les médias de service public sous prétexte de réduire les coûts. En France, aux USA, et ailleurs. Tout le monde sait que les médias sont un contre-pouvoir, pas besoin de sortir de sciences-po.

Les chaînes et radios comme France 2 et France Inter/Culture/Info ne coûtent pas si chers que cela aux contribuables au regard des nombreux services qu'ils proposent, comme des documentaires, des émissions , d'actu, culturelles, etc, même si tout bien sûr n'est pas qualitatif. Les canaux d'information et de divertissement privées (dont Netflix, Le Figaro, Le Monde, etc) sont bien + chers.

Quant aux chaînes privées type TF1 et M6 gratuites (qu'on paie en ingérant de la pub avec notre cerveau), elles proposent beaucoup de services peu intéressants, dont des jeux et des fictions de qualité déplorables. Je cherche depuis 20 ans des documentaires sur ces chaînes. Je n'ai toujours pas trouvé.

La croisade idéologique contre les médias de service public a été lancée par les chaînes, radios et journaux Bolloré (CNews/JDD/Europe1) et les politiques qui sont de faux patriotes (Eric Ciotti, Marion Maréchal Le Pen and co.), amis de Trump et qui se demandent tel le petit Bardella "où il puise cette belle énergie".

Heureusement, de vrais patriotes défendent les valeurs de la France, de l'Europe, et de la démocratie. Ils ne baisseront jamais les armes.
 
Bonjour @Axiles
Axiles a dit:
généralement ce n'est pas le cas, e.g. Bernard Arnault
Monsieur Arnault a déjà fait pression sur les Echos notamment en remerciant Nicolas Barré, rédacteur en chef, car il avait publié des articles sur les perquisitions sur des contentieux fiscaux de LVMH.
Lisant les Echos régulièrement je trouve que le niveau baisse en qualité.

Après on peut critiquer tous les médias même le Canard Enchaîné (que je lis) sur leur indépendance.
 
C'est marrant le nombre de gens se réclamant " vrais patriotes " ....
 
pipiou a dit:
C'est marrant le nombre de gens se réclamant " vrais patriotes " ....
et en même temps qu'est ce que à ça veut dire à l'heure de l'union européenne ?
 
Axiles a dit:
L'indépendance des médias, c'est vis à vis de leurs décisionnaires et bailleurs de fonds on va dire (je mets dans ce sac pour le privée les actionnaires et pour les médias publics les autorités de tutelles et les décideurs politiques).
Si on a appris une chose de l'école du choix public, c'est que l'argent n'est pas tout et que même des fonctionnaires répondent aussi à une logique d'incitations.
Axiles a dit:
Le fait d'être public n'est en aucune façon une garantie quelconque d'indépendance. Plutôt l'inverse même, en témoignent les innombrables fake news propagées par les médias publics.
Il n’y a pas de véritables garanties d’indépendance autre que le « goût » de l’indépendance.
Quel que soit le système mis en place, sans culture du bien commun, sans l’éthique et l’exigence de la vérité des hommes qui les animent, toutes les organisations, tous les montages, tous les systèmes finissent par être dévoyés.
J’utilise des termes un peu pompeux et abstraits ( j’ai même failli dire « sans l’amour de la vérité » ) parce que je reste persuadé que c’est bien à ce niveau que se jouent les choses et que j’ai connu, et notamment dans ma propres familles, des serviteurs réellement admirables de l’état et du service public dont l’engagement dépassait de trés loin les intérêts privés.
Mais ce sont des vertus qui se perdent à force de cynisme et d’individualisme.
 
Melody43 a dit:
L'extrême-droite, appelée pudiquement "droite radicale", mène une croisade idéologique contre les médias de service public sous prétexte de réduire les coûts. En France, aux USA, et ailleurs. Tout le monde sait que les médias sont un contre-pouvoir, pas besoin de sortir de sciences-po.

Les chaînes et radios comme France 2 et France Inter/Culture/Info ne coûtent pas si chers que cela aux contribuables au regard des nombreux services qu'ils proposent, comme des documentaires, des émissions , d'actu, culturelles, etc, même si tout bien sûr n'est pas qualitatif. Les canaux d'information et de divertissement privées (dont Netflix, Le Figaro, Le Monde, etc) sont bien + chers.

Quant aux chaînes privées type TF1 et M6 gratuites (qu'on paie en ingérant de la pub avec notre cerveau), elles proposent beaucoup de services peu intéressants, dont des jeux et des fictions de qualité déplorables. Je cherche depuis 20 ans des documentaires sur ces chaînes. Je n'ai toujours pas trouvé.

La croisade idéologique contre les médias de service public a été lancée par les chaînes, radios et journaux Bolloré (CNews/JDD/Europe1) et les politiques qui sont de faux patriotes (Eric Ciotti, Marion Maréchal Le Pen and co.), amis de Trump et qui se demandent tel le petit Bardella "où il puise cette belle énergie".

Heureusement, de vrais patriotes défendent les valeurs de la France, de l'Europe, et de la démocratie. Ils ne baisseront jamais les armes.


C'est so 1980's pourtant le fait de crier en permanence à l'ED, il faudrait peut-être enfin acter que ça ne marche pas à part pour renforcer la dite ED ?

Sinon j'aime bien la pique sur les faux patriotes en parlant de l'ED. Pour le coup d'accord là-dessus, et en particulier les vendus à la Russie, à l'Iran, au Venezuela ou autres. Il faudra un jour que je vous raconte ma soirée à l'ambassade d'Iran pour leur fête nationale :p.

Jeune_padawan a dit:
Bonjour @Axiles

Monsieur Arnault a déjà fait pression sur les Echos notamment en remerciant Nicolas Barré, rédacteur en chef, car il avait publié des articles sur les perquisitions sur des contentieux fiscaux de LVMH.
Lisant les Echos régulièrement je trouve que le niveau baisse en qualité.

Après on peut critiquer tous les médias même le Canard Enchaîné (que je lis) sur leur indépendance.

C'est ce qui s'est dit en 2023 chez les syndicats des Echos il me semble, tout en étant contesté par le groupe. Pas d'avis sur le sujet, et on ne saura probablement jamais, en tout cas je n'ai pas de raisons de penser que c'est faux (ou vrai). Je constate juste que Nicolas Barré est pourtant resté jusqu'en 2025 aux Echos, et qu'il reposte régulièrement les Echos sur son LinkedIn donc l'ingérence semble light :D

Mais même si Bernard Arnault s'était mêlé de ça, ça ne me dérange pas plus que quand un Pigasse dit utiliser ses médias à des fins politiques, ou qu'un Bezos avec WaPo. Ils sont propriétaires des médias concernés, c'est leur argent, s'ils veulent abîmer ainsi la marque, grand bien leur fasse. Et si demain je lance un média avec mon argent, j'entends bien décider de sa ligne.

Jaumep a dit:
Quel que soit le système mis en place, sans culture du bien commun, sans l’éthique et l’exigence de la vérité des hommes qui les animent, toutes les organisations, tous les montages, tous les systèmes finissent par être dévoyés.
J’utilise des termes un peu pompeux et abstraits ( j’ai même failli dire « sans l’amour de la vérité » ) parce que je reste persuadé que c’est bien à ce niveau que se jouent les choses et que j’ai connu, et notamment dans ma propres familles, des serviteurs réellement admirables de l’état et du service public dont l’engagement dépassait de trés loin les intérêts privés.
Oh oui. Et ça fait bien longtemps qu'il n'y a plus cette culture dans la haute fonction publique en particulier.
 
Axiles a dit:
Ils sont propriétaires des médias concernés, c'est leur argent, s'ils veulent abîmer ainsi la marque, grand bien leur fasse. Et si demain je lance un média avec mon argent, j'entends bien décider de sa ligne.

Pour bien comprendre votre idée, et ne pas faire de procès d'intention : vous ne voyez pas de problème à "l'argent roi", et au fait que si une personne lance/possède plusieurs médias grâce à ses milliards, il puisse tenter d'influencer et et appuyer des lignes idéologiques fortes et peser aussi fort qu'il peut sur l'opinion, aussi douteuses ces lignes soient-elles ?

Ou vous faites peut être partie des gens comme Buffeto, qui pensent que les gens ne peuvent pas être influencés ?
 
CyberOtter a dit:
Pour bien comprendre votre idée, et ne pas faire de procès d'intention : vous ne voyez pas de problème à "l'argent roi", et au fait que si une personne lance/possède plusieurs médias grâce à ses milliards, il puisse tenter d'influencer et et appuyer des lignes idéologiques fortes et peser aussi fort qu'il peut sur l'opinion, aussi douteuses ces lignes soient-elles ?

Ou vous faites peut être partie des gens comme Buffeto, qui pensent que les gens ne peuvent pas être influencés ?

Pour ma part c'est les deux :
  1. C'est non seulement pas un problème qu'on puisse lancer des médias et y gaspiller son argent, mais même un impératif démocratique. Sinon, il faut l'assumer, c'est qu'on est contre la liberté d'expression et la liberté de la presse. Et prosaïquement, je préfère que la presse ait de l'argent plutôt que pas d'argent.
  2. Il faut être bien naïf pour croire que même avec des milliards on peut façonner ainsi significativement l'opinion. Vous voulez la liste des milliardaires qui ont essayé de se faire élire président aux US et ont cramé des milliards sans réussir à faire mieux que quelques pourcents à des primaires ? C'est assez comique tous leurs échecs malgré leurs milliards. Idem, l'éternelle histoire du doigt et de la lune pour ceux qui croient sérieusement que le succès d'un CNEWS c'est l'argent d'un Bolloré (lui qui a planté du Direct 8 ou un Direct Matin avant) et refusent de s'interroger sur pourquoi les Français ont la perception de ne plus être écouté par les politiques sur la sécurité ou l'immigration ?
Et, puisque je pense que cette présentation juste d'un point sur les trois ne traduit pas la réalité de mon message initial, je répète les 2e et 3e points : je crois que l'Etat et ses fonctionnaires ont un pouvoir bien plus fort d'influence dans les médias publics ou privés, directement ou indirectement via les subventions. Sans contrepouvoir. Un média public ça n'est pas plus protégé des tentatives d'influences et de manipulation, c'est même encore pire. Ils ont besoin de contrepouvoirs. Et que l'aspiration à la neutralité qu'ils devraient avoir soit strictement suivie, pas avec la complaisance actuelle. Pour illustrer, malgré leur ligne éditoriale avec laquelle je n'ai guère d'affinités, on a besoin de plus d'Incorrect pour dénoncer les magouilles de collusion des médias publics avec les partis (Coucou Cohen & Legrand).

Dans la même lignée, tout ce qui vise à labelliser l'information et décerner des brevets me fait hérisser les cheveux. La base de nos sociétés contemporaines, c'est la liberté d'expression. Pas la liberté de dire ce que nos maîtres voudraient qu'on dise.
 
Peut être faudrait il nuancer le propos :

Dans ce que j'évoque, je ne parle pas d'interdire, mais de réguler.
Évidemment, liberté d'expression.
On peut créer un média. Un journal.
Mais en racheter 1, 2, 10... Est ce souhaitable ?

Une analogie : tout le monde a droit à un toit. De posséder un chez-lui, une maison.
Mais en posséder 2,3... 30? Des villes entières ?

Où place-t-on la limite de la "liberté", et a partir de quand cela peut nuire aux autres ?
(Question applicable aux 2 exemples ci-dessus, et déclinable à d'autres, probablement...)

Ça c'est le 1er point.

Ensuite, concernant le deuxième, le problème se pose en effet sur la nature des opinions, des idéologies, et problématiques qu'on soulève ou défend.
Exemple, je ne suis pas certain que Direct Matin avait la ligne éditoriale de CNews, quand bien même elle aurait bénéficié des milliards de Bolloré.
Qu'est ce qui fait que Cnews "marche" tant que ca par rapport a Direct Matin?
La liberté de ton ? D'expression ? "La perception de ne plus être écouté par les politiques sur la sécurité ou l'immigration" ?
Ou la libération d'une parole davantage axée sur la peur, le sensationnel, le clivage entre les gens ?

On a vu le virage idéologique de ces dernières années (et pas qu'en France, souvenons nous de l'allégeance crasse des patrons GAFAM a Trump...)
Tout comme l'œuf et la poule, parfois difficile de savoir qui nourrit/est a l'origine de qui...l'argent, le populisme, le capitalisme,...
On touche aux limites sociétales du vivre ensemble, mais on cherche a blâmer ce qui est différent de nous à tout prix, comme si c'était le bouc émissaire parfait, et a systématiquement sombrer dans l'égoïsme primaire, et le repli sur soi.

Qu'est ce que ca dit de nous ?

Bref, il est tard, je dérive, et je parlais a la base juste de la concentration des moyens médiatiques.
Des situations de monopole en somme, permises par l'argent concentré dans les mêmes mains.

Pas d'interdire, mais de réguler, ou mieux repartir ?
(Je me répète encore, la boucle est bouclée)

Bonne nuit !
 
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