Ca m'a fait rigoler hier soir

Atys a dit:
D'autre part une caractéristique intéressante du bitcoin est l'impossibilité de fabriquer des faux bitcoins et c'est assez intéressant.
Oui, mais comme il y a des plateformes en interface ou des " ledger" , il peut y avoir toute sorte d'escroquerie type Madoff.qui éditait de fausses transactions ressemblant aux vraies
Tu as en main la chaîne de transaction.. qui ne correspond à rien.

Et si pour chaque opération il faut vérifier que c'est une vraie chaîne....Mt Gox avait utilisé cela.
 
Atys a dit:
Le deutschmark d'avant 1933 était tellement volatile qu'une mère de famille qui donnait de l'argent à son enfant pour acheter du pain lui disait de l'acheter avant d'aller à l'école et pas le soir au retour tellement la valeur de la monnaie s'effondrait dans la journée. C'est ce qu'on apprenait à l'école.
Donc une monnaie peut être volatile.
D'autre part une caractéristique intéressante du bitcoin est l'impossibilité de fabriquer des faux bitcoins et c'est assez intéressant.
Exact.
Après c’était une volatilité à sens unique, une méga inflation.
 
niklos a dit:
Bonne question... Ne peut-on pas considérer que c'est une monnaie à partir du moment où l'on peut faire des achats avec ? Même si aucun état ne la reconnait officiellement ?
Mais qui accepterait de payer, où d'être payer, avec une monnaie aussi volatil ? (oui j'en reviens toujours à la même chose, je sais)
L’extrême volatilité de ces Neo- monnaies peut justement correspondre au parcours nécessaire pour imposer leur légitimité.
 
Avec le bitcoin on ne peut pas pratiquer la planche à billets c'est aussi un avantage.
 
Philomene a dit:
Le bitcoin a presque une vingtaine d'année maintenant... ça fait un moment qu'on attend de le voir s'imposer comme monnaie. Est-ce que ça arrivera un jour ?
Sais pas et ne parierai pas dessus.
Maus, du système de Law sous Louis XV en passant par les assignats Révolutionnaires, il a fallu bien plus de 20 ans pour qu’on accepte de payer avec des billets de banque..
Philomene a dit:
D'ailleurs, est-ce que la technologie est au point ? le bitcoin ne permettrait pas de gérer un grand nombre de transactions simultanée, est-ce qu'il y a eu des évolutions ?
 
J'ai appris récemment que le bitcoin est capable d'évoluer et qu'il pourra résister à la puissance des ordinateurs quantiques.

En revanche il faudrait un split car une baguette de pain vaut actuellement 2*10-5 euros 😮
 
Atys a dit:
J'ai appris récemment que le bitcoin est capable d'évoluer et qu'il pourra résister à la puissance des ordinateurs quantiques.

En revanche il faudrait un split car une baguette de pain vaut actuellement 2*10-5 euros 😮
Les ordinateurs quantiques seraient aussi un début de solution à la consommation énergétique astronomique des cryptomonnaies.
 
On consomme pour miner donc je ne pense pas que les quantiques vont résoudre ce souci car il faudra plus de calculs.
Je parlais des bitcoin actuels
 
Atys a dit:
En revanche il faudrait un split car une baguette de pain vaut actuellement 2*10-5 euros
Chez moi elle est à 1 €
Je suppose que vous vouliez écrire BTC et non € !
Quand on aura un raccourci clavier pour cela , on pourra certainement dire que c’est une monnaie.
 
Maurice63 a dit:
🦬Chez moi elle est à 1 €
Je suppose que vous vouliez écrire BTC et non € !
Quand on aura un raccourci clavier pour cela , on pourra certainement dire que c’est une monnaie.
Ha oui voilà le bon critère 😀
 
niklos a dit:
Mais ma question demeure : Y a t'il un scénario crédible où le BTC deviendrait une vraie monnaie ?
Je suis sincèrement intéressé d'avoir des hypothèses crédibles !
En l'état actuel des réflexions (et tests = Chine, Suède...) ce n'est ni le BTC ni n'importe quelle autre cryptomonnaie qui serait retenu mais des "Monnaies Digitales de Banques Centrales (MDBC)" à créer.
  • Monnaie digitale de banque centrale
Une monnaie digitale de banque centrale (« MDBC ») est un actif numérique émis par la seule banque centrale, s’échangeant au pair avec les billets et les réserves, disponible en permanence et dans des transactions de pair-à-pair et circulant sur des supports numériques au moins en partie différents de ceux utilisés de nos jours.

La MDBC est la forme numérique de l’argent fiduciaire, c’est-à-dire une monnaie établie comme monnaie par la réglementation gouvernementale, l’autorité monétaire ou la loi.

Le concept actuel a été directement inspiré par le Bitcoin, mais c’est différent des cryptomonnaies qui ne sont pas émises par l’État.

Les implémentations proposées peuvent même ne pas utiliser n’importe quel type de registre distribué.

Les MDBC sont testées dans un nombre croissant de pays, notamment de la Suède à la Chine en passant par la France.

……
  • Exemple de l'Europe
En Europe, la Banque Centrale Européenne (« BCE ») estime qu’aucun « business case » ne justifie pour l’instant le lancement de sa propre monnaie numérique [lien réservé abonné]. Néanmoins cela ne l’empêche pas d’explorer cette piste qui pourrait s’avérer prometteuse.

La BCE et les banques centrales nationales de la zone euro, soucieuses que la monnaie unique continue de répondre pleinement aux besoins des Européens, examinent actuellement les avantages et les risques d’un tel projet.

La preuve : certaines banques centrales nationales ont déjà lancé leurs propres projets pilotes.

  • La France
Début décembre 2019, la Banque de France avait annoncé vouloir lancer sa propre MDBC pour améliorer l’efficacité du système financier en fluidifiant les transactions.

L’institut monétaire a d’ailleurs lancé un appel à projet le 24 avril 2020 pour « identifier des cas concrets d’intégration d’une monnaie digitale de banque centrale dans des procédures innovantes d’échange et de règlement d’actifs financiers tokénisés ».

Cette annonce n’est pas une surprise.

Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie, avait en effet émis une idée similaire début septembre 2019, lors de l’ouverture d’une conférence de l’Organisation de coopération et de développement économiques (« OCDE ») sur la blockchain [lien réservé abonné]. Il admettait alors qu’une MDBC pourrait résoudre « certaines difficultés en matière de transaction financière », comme la modulation des coûts de transactions différents en fonction des Etats, en particulier en Europe.

Le projet prend également en compte la dimension européenne que pourrait revêtir la nouvelle MDBC dans une perspective à long terme.

En effet, l’expérimentation française participera « à l’étude d’un éventuel e-euro » porté par l’Eurosystème (l’organe de l’Union européenne regroupant la BCE et les banques centrales nationales des Etats membres).

[lien réservé abonné]
Un article des Actualités MoneyVox relate l'avis du Gouverneur de la Banque de France sur le sujet :
Paiements : le gouverneur de la Banque de France encourage la création de stablecoins en euros

Alors que la Banque centrale européenne privilégie son projet d'euro numérique, alternative publique et accessible à tous les citoyens, sur un compte à la BCE, le gouverneur de la Banque de France estime qu'il « n'a pas vocation à couvrir tous les usages de l'économie » numérisée.

M. Villeroy de Galhau avait déploré fin septembre la lenteur de l'avancée du projet d'euro numérique dans un entretien à la revue Le Grand Continent. Il avait notamment brandi « le risque pour l'Europe (...) d'être demain confrontée à une quasimonnaie, le stablecoin en dollars, de nature privée et émise par des acteurs non européens

https://www.moneyvox.fr/votre-argen...encourage-la-creation-de-stablecoins-en-euros

Cdt
 
Atys a dit:
Avec le bitcoin on ne peut pas pratiquer la planche à billets c'est aussi un avantage.
Pas forcément, puisque l'on constate que le BTC défie les lois classiques.
Plus il y en a, plus il monte en valeur d'échange.
Donc de fait la montée de cette " monnaie ' accompagne sa création . Er même si le nombre total de BTC est fini, cela revient à la planche a billets.
 
Atys a dit:
J'ai appris récemment que le bitcoin est capable d'évoluer et qu'il pourra résister à la puissance des ordinateurs quantiques.

En revanche il faudrait un split car une baguette de pain vaut actuellement 2*10-5 euros 😮
Ça existe déjà avec les sats qui valent 10-8 euros. Une baguette vaut donc environ 2000 stats.
 
.
 
Atys a dit:
Avec le bitcoin on ne peut pas pratiquer la planche à billets c'est aussi un avantage.
Justement le bitcoin est donc déflationiste. Or la déflation est dangereux pour une économie, qui a besoin d'un petit peu d'inflation.

N'est ce pas le point faible de cette technologie ?
 
Atys a dit:
J'ai appris récemment que le bitcoin est capable d'évoluer et qu'il pourra résister à la puissance des ordinateurs quantiques.
Beaucoup de spéculation sur l'algorithme de Shor.
 
Bitcoin a 10 ans pour adopter la cryptographie post quantique...
 
Au final, quand on lit ces 3 premières pages on observe aussi qu'il est aussi beaucoup affaire de convictions, de croyances et d'émotions. On voit des posts très persuadés que tout ceci ne se base sur rien, sans bien se rendre compte qu'ils ont la même rigidité et réticence au changement que leurs aïeux quand on parlait de virements plutôt que de chèques, et d'autres qui ont une confiance aveugle en un actif encore inconnu du grand public il y a 10 ans.

Pour autant, certains chercheurs considèrent que la première monnaie de l'histoire pouvait déjà être considérée comme digitale et immatérielle: la confiance au travers de la dette sociale. Permis par le fait que les premiers échanges se sont fait à l'échelle de petite communauté où tout le monde se connaissait et étaient liés. "Je te donne X aujourd'hui, tu me rendras Y plus tard".
Le troc n'est intervenu que plus tard, lorsque des villages différents se sont mis à commercer entre eux et ne pouvaient donc plus se baser sur le même principe de confiance pour garantir que l'autre répondra à ses obligations de réciprocité, on est donc passé à une autre forme : "Je te donne X maintenant, en échange tu me donnes Y tout de suite également pour compenser". C'est une gestion différente de la confiance.

L'enjeu de BTC et de son écosystème est donc de répondre à un besoin fondamental qui existe depuis la nuit des temps, de pouvoir détenir et commercer à toute heure, tous les jours, sans limites et à frais réduits, tout en maintenant un facteur confiance permanent parce que basé sur une réserve de valeur non étatique.

Guerre dans votre pays, banque qui fait faillite, Etat qui fuit comme un seau percé ... Quid de ce qui est plus solide entre une réserve de valeur accessible à tous, tout le temps, et des bonds du trésor d'un Etat malade ou d'entreprises dopés à une spéculation elle aussi sans limite ?

On a vu naître certaines limites du BTC au travers de son assimilation aux valeurs technologiques et dans la facilité de sa manipulation, car finalement encore ridiculement petit. A titre personnel, je pense que l'on est encore au tout début d'un long processus de révolution numérique de la facon dont sont gérées les transactions. Le BTC ne sera peut être pas le grand gagnant à long terme - et peut être que si - mais il en est encore la colonne vertébrale pour un moment et qu'on le veuille ou non, une transition va s'opérer vers plus de numérisation des actifs, de l'argent ... bref, vers de la confiance digitalisée.

Il y aura des problèmes et des victoires, comme il y en a eu dans chaque secteur. Avec des risques technologiques, de sécurité, de manipulation, d'accès, d'usage, législatifs ... ils sont bien nombreux. Chacun fera son analyse et définira le % de capital risque qu'ils sont prêts à y accorder.

A titre personnel, j'y vais. Tout en gardant en tête qu'il faut savoir prendre ses bénéfices et constamment gérer son facteur gains / pertes. Ce qui relève parfois davantage du trading - à moyen terme - que de l'investissement. En espérant que l'Europe finira par accompagner les entreprises, plutôt qu'à principalement restreindre.
 
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