« Environ 60 % » de ces suppressions de postes « concernent les fonctions de support, notamment une réduction du nombre de développeurs, l'IA rendant nos équipes plus productives », précise un porte-parole du géant bancaire à l'AFP.
Le groupe, qui employait 93 000 employés à travers le monde fin 2025, entend mener une « simplification organisationnelle » et « des gains d'efficacité liés aux changements technologiques portés par l'IA », d'après la présentation de ses derniers résultats.
Bénéfice net en hausse de 13%
Son bénéfice net au troisième trimestre a progressé de 13 % à 1,65 milliard de livres (2 milliards d'euros), aidé par la performance de ses traders.
Le directeur général C. S. Venkatakrishnan s'est dit « satisfait de la dynamique continue de la performance opérationnelle et financière de Barclays », annonçant au passage un nouveau programme de rachat d'actions de 500 millions de livres.
Le revenu total du groupe a progressé de 2,8 % au troisième trimestre, à 7,37 milliards de livres. Barclays a en parallèle diminué de 20 % ses charges pour dépréciation de crédit, mises de côté pour faire face aux impayés ou aux défauts de paiement de ses clients.
Barclays grignotait 0,43 % à la Bourse de Londres jeudi vers 8h45 heure locale. « Après une ouverture en baisse, le titre Barclays a amorcé une légère remontée », « les investisseurs ayant digéré des résultats plutôt satisfaisants », souligne Neil Wilson, analyste chez Saxo Bank. Mais le titre a perdu 20 % au cours des trois derniers mois, souligne Richard Hunter, analyste chez interactive investors, et a pâti d'informations de presse lundi.
Selon le Financial Times, la Banque d'Angleterre examine actuellement si des traders de Barclays ont présenté de façon trompeuse des expositions au crédit privé « illiquides » (difficile à revendre ou convertir rapidement) afin de sous-estimer leur risque.
Le secteur bancaire reste aussi sur ses gardes, en prévision des annonces que pourrait réserver le budget du gouvernement, présenté la semaine prochaine.










