« Nous venons de décider de ne pas apporter nos actions BPM à l'offre de Monte dei Paschi. Elle est relutive (amélioration mécanique du bénéfice par action, ndlr) à hauteur de 12% donc on la juge pas assez attractive », a déclaré M. Gavalda lors d'une visioconférence.
La banque italienne Monte dei Paschi di Siena a lancé fin août des offres d'achat portant à la fois sur Banco BPM et sur la société de gestion de patrimoine Banca Generali, dans le but de contrecarrer une OPA hostile menée par son rival Intesa Sanpaolo.
Le Crédit Agricole avait annoncé début juillet détenir désormais 29,3% du capital de Banco BPM, qui avait peu de temps auparavant proposé une « fusion entre égaux » à MPS, dans le but de créer le troisième groupe bancaire italien.
Le directeur général du Crédit Agricole n'a pas souhaité apporter de précisions supplémentaires.
« Ce qui est sûr, c'est que compte tenu de notre position en Italie, (...) on jouera notre rôle et on sera très actifs. Et on verra quel est le meilleur scénario et avec quel timing », a-t-il ajouté.
Luigi Lovaglio, directeur général de MPS, la plus ancienne banque du monde, s'emploie à contrer une offre de rachat de 31 milliards d'euros d'Intesa dévoilée en juin et ayant amorcé une vague de consolidation dans le secteur bancaire italien.
La banque, qui valorise Banco BPM et Banca Generali respectivement à 25,3 milliards d'euros et 8,7 milliards d'euros, a indiqué que cette opération permettrait de dégager des synergies d'environ 2,6 milliards d'euros par an avant impôts et de créer un groupe doté de 810 milliards d'euros d'actifs financiers.
Avec un nouveau ralliement jeudi, les principaux actionnaires de MPS ont cependant apporté leur soutien à l'offre de rachat défendue par Intesa Sanpaolo.


















