BoursoBank, qui comptait à fin juin 9,1 millions de clients, devrait réaliser un bénéfice supérieur à 300 millions d'euros cette année.
Le groupe prévoit maintenant d'atteindre plus de 14 millions de clients à fin 2029. Une opération souvent coûteuse pour les banques en ligne qui doivent pour cela jouer de primes d'acquisition et de fidélisation de la clientèle.
Pour en atténuer l'effet sur les comptes, grâce à un « changement de norme comptable », ces primes, qui étaient précédemment comptabilisées immédiatement en charges, seront dorénavant amorties sur 7 ans, explique le groupe dans un communiqué.
La Société Générale veut « tirer profit des besoins croissants des clients en matière d'épargne et de gestion patrimoniale ». Elle vise pour 2029 environ 115 milliards d'euros d'actifs administrés pour Boursobank, environ 180 milliards d'euros d'actifs sous gestion pour la Banque Privée et environ 205 milliards d'euros d'encours d'assurance vie épargne.
Le groupe va par ailleurs continuer à mener une politique de réduction des coûts de 2% par rapport à 2026, avec notamment une baisse de 400 millions d'euros des achats et prestations externes, et de 500 millions pour les dépenses informatiques.
Dans son réseau physique en France, il compte poursuivre la baisse des frais généraux avec la « rationalisation » du nombre d'agences ainsi que la suppression en cours « d'un niveau de supervision régionale ».
Le groupe, qui a déjà supprimé des milliers de postes ces trois dernières années, s'attend d'ici 2029 à une baisse « du nombre de salariés par attrition naturelle ».
La Société Générale prévoit de choyer les actionnaires dans les années qui viennent en poursuivant la distribution de 50% du résultat net publié, ainsi qu'une distribution du capital excédentaire au-delà d'un ratio de solvabilité bancaire (CET1) de 13%.
Avec une prévision de croissance de 3% sur la période, la somme à distribuer aux actionnaires « pourrait dépasser 21 milliards d'euros sur la période », de 2026 à 2029.

















