Selon le réseau d'agences immobilières Guy Hoquet, 8% des logements mis en vente en France en 2022 étaient des passoires thermiques. Avec un impact parfois colossal sur le prix de vente.

Depuis le 1er janvier 2023, les logements les plus énergivores, c'est-à-dire consommant plus de 450 kWh d'énergie finale par m² et par an, aussi appelés « G+ », ne peuvent plus être mis à la location, sauf à faire des travaux de rénovation énergétique. Selon une étude menée par l'Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE), 5,2 millions de logements, sur les 30 millions de résidences principales que compte la France, sont classés F ou G, soit 17,3% du parc, et près de 150 000 font et pire et sont donc déjà concernés par l'interdiction de location.

Souvent très coûteux, ces aménagements énergétiques ont-ils poussé les propriétaires à vendre leurs biens ? Pour « des opérations de rénovation globale le montant dépasse régulièrement 50 000 euros, voire s'approche de 70 000 euros », confirme Olivier Salleron, le président de la Fédération française du bâtiment. Surtout, malgré cette interdiction, 31% des propriétaires comptent bien passer outre et laisser leur bien sur le marché locatif.

Le réseau d'agences immobilières Guy Hoquet affirme dans étude publiée par le Journal du dimanche que le marché est resté stable en 2022 avec un total de 8% des logements mis en vente considérés comme une passoire thermique. A Paris, les passoires thermiques représent 22% des biens à la vente contre 15% à Dijon, Rouen ou Clermont-Ferrand et moins de 5% à Montpellier, Marseille, Toulon et Nice.

Une évolution des prix de 0% à moins 30%

Pourtant, les logements les moins performants sont clairement en train de perdre de la valeur. Pour un bien classé F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE), le prix de vente baisse de 6,7% par rapport à un logement équivalent classé C, D ou E, selon MeilleursAgents. Selon les constations de Guy Hocquet, la décoté est réelle : 10% en moyenne mais avec des pics à 30% dans une ville comme Avignon, contre 3% à Paris, et aucune évolution à Bordeaux, Rennes, Angers ou Orléans où la tension immobilière reste forte.

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Selon l'Union nationale de la propriété immobilière (Unpi), 30% seulement des bailleurs envisageraient de rénover leur logement. Pourtant, à partir de 2025, les logements classés G seront interdits à la location, puis ce sera 2028 pour ceux classés F et 2034 pour les E.