Les SCPI Perial O2 et Perial Grand Paris dans la tourmente. Depuis le 25 février dernier, aucune nouvelle part n'est plus créée. Par ailleurs, la variabilité du capital de ces deux sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) est temporairement suspendue. Concrètement, cela signifie que toutes les demandes de vente de parts enregistrées mais pas encore honorées sont purement et simplement annulées.
Pour vendre leurs parts, les épargnants ou investisseurs détenant des parts au sein de ces SCPI et souhaitant s'en séparer, devront passer, à compter du 2 avril, par « un marché secondaire régulé », organisé par PERIAL AM, qui prendra « le relais pour chercher à organiser les échanges de parts de chacune de ces SCPI, selon la loi de l'offre et de la demande ».
Les SCPI Perial O2 et Perial Grand Paris sont des SCPI à capital variable. Les associés ont donc la possibilité de céder leurs parts à tout moment en les revendant à la société de gestion, qui les rembourse, ou à leur assureur (dans le cadre de l'assurance vie) à un prix fixé à l'avance.
En suspendant la variabilité de leur capital, les deux sociétés civiles de placement immobilier Perial deviennent donc des SCPI à capital fixe. La revente des parts dépend alors du rachat de ces dernières par un acquéreur.
Des frais à la charge de l'acquéreur
Sur son site internet, Perial précise que ce dispositif « n'impacte pas le versement des dividendes potentiels, qui dépendent des loyers perçus par les immeubles des SCPI, et non de la collecte ».
Enfin, sur ce marché secondaire, les frais sont supportés par l'acquéreur. Ils comprennent une commission de cession appliquée sur le montant de la transaction (4,8% TTC) et un droit d'enregistrement exigé au transfert (5 %) payé par Perial AM à l'administration fiscale.
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