La hausse des prix de l'immobilier ancien a ralenti au deuxième trimestre 2022, avec une progression de 6,8% sur un an, selon l'indice Notaires-Insee publié mardi.

Les prix des maisons ont progressé de 8,4% en un an, nettement plus vite que ceux des appartements qui ont augmenté de 4,5%, une tendance à l'œuvre depuis le début de la crise sanitaire. Ils progressent également davantage à mesure que l'on s'éloigne de Paris : de 2,2% pour l'Île-de-France contre 8,6% dans le reste de la métropole. Les prix des appartements sont toujours à la baisse dans la capitale (-0,8%).

« Les chiffres sont encore au beau fixe », a commenté Thierry Delesalle, président de la commission statistiques des Notaires du Grand Paris. « À plusieurs trimestres exceptionnels devraient succéder des trimestres peut-être pas exceptionnels mais toujours dynamiques. »

Des blocages liées aux difficultés d'accès au crédit

L'indice des notaires, basé sur les ventes définitivement conclues, a traditionnellement quelques mois de retard sur les tendances du marché. Les effets de la flambée des prix de l'énergie, de l'inflation galopante et de la restriction de l'accès au crédit ne s'y reflètent donc pas pleinement.

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Les Notaires du Grand Paris soulignent que « les blocages tiennent davantage aux difficultés d'accès au crédit (blocage lié au taux d'usure et comportement plus restrictif des banques) qu'à la hausse des taux des crédits immobiliers ».

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