ils vont la suspendre

nono52 a dit:
Pour les salariés, c'est pas l'impression que ça donne, surtout quand tu épluches ta fiche de paie avec le nombre de soustractions.

Exemple sur le capital :
Si je prends un PEA, une seule ligne de fiscalité lors du retrait !
Si je prends un AV avec un fond € , une seule ligne ligne de fiscalité !
Il y a même des placements qui allègent tes impôts !

En France les salaires sont chargés entre 25 et 28 % , 10 points de plus que la moyenne européenne, tu l'expliques comment ?
... et que donne la comparaison pour le capital ? ... (je parle du pourcentage, pas du nb de lignes ;) )

PS:

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Dernière modification:
D-Jack a dit:
... et que donne la comparaison pour le capital ? ... (je parle du pourcentage, pas du nb de lignes ;) ):unsure:

C'est le salaire brut entier qui est "chargé" pour le travail alors que pour le capital, ce sont seulement les intérêts qui sont fiscalisés. (en général)
La solution serait peut être pour le capital de taxer l'ensemble du placement pas seulement les intérêts, (certains vont dire que le capital placé a déjà été taxé ) dans le but redonner du salaire aux actifs
 
nono52 a dit:
C'est le salaire brut entier qui est "chargé" pour le travail alors que pour le capital, ce sont seulement les intérêts qui sont fiscalisés. (en général)
La solution serait peut être pour le capital de taxer l'ensemble du placement pas seulement les intérêts, (certains vont dire que le capital placé a déjà été taxé ) dans le but redonner du salaire aux actifs
Sérieux !.....faut avouer que ta solution est pour le moins .... renversante ! :sneaky: .... à moins que tu ne cherches à faire concurrence à @Jeune_padawan dans le rôle du troll de service :ange:
 
nono52 a dit:
La solution serait peut être pour le capital de taxer l'ensemble du placement pas seulement les intérêts,
Il faut savoir nommer les choses .......ça s'appelle l'ISF
 
D-Jack a dit:
Sérieux !.....faut avouer que ta solution est pour le moins .... renversante ! :sneaky: .... à moins que tu ne cherches à faire concurrence à @Jeune_padawan dans le rôle du troll de service :ange:
mince, je pensais que tu réagirais sur ce constat : ;)
"C'est le salaire brut entier qui est "chargé" pour le travail alors que pour le capital, ce sont seulement les intérêts qui sont fiscalisés. (en général)"

Mon idée de taxer l'ensemble du capital est de moi et peut être amendée pour trouver un compromis acceptable, tout au moins ici :biggrin:

édit : on me dit que ça a existé un jour, c'était l'ISF !
 
nono52 a dit:
mince, je pensais que tu réagirais sur ce constat : ;)
"C'est le salaire brut entier qui est "chargé" pour le travail alors que pour le capital, ce sont seulement les intérêts qui sont fiscalisés. (en général)"

Mon idée de taxer l'ensemble du capital est de moi et peut être amendée pour trouver un compromis acceptable, tout au moins ici :biggrin:

édit : on me dit que ça a existé un jour, c'était l'ISF !
Le juste milieu, c'est l'intégration des intérêts du capital dans le revenu et la progressivité.
 
Al56 a dit:
Le juste milieu, c'est l'intégration des intérêts du capital dans le revenu et la progressivité.
en supprimant la flat tax ?
L'idée est intéressante ;)
 
D-Jack a dit:
faire concurrence à @Jeune_padawan dans le rôle du troll de service :ange:
La barre est haute;). Mais puisque je semble vous manquer je ferais remarquer au FLR que ses idées sentent la naphtaline et ne fonctionnent pas et que Truman a pour l'instant raison ...

Pour la partie plus sérieuse entre la taxation du capital et du travail, est ce que les calculs intègrent le fait que :
1) Le capital est taxé plusieurs fois, exemple avec un dividende qui passe par la case IS puis PFU coté actionnaire
2) La salaire est "taxé" (le terme est incorrect puisque ce sont des prélèvements sociaux) également plusieurs fois avec les cotisations, la taxe sur le salaire, ...

C'est une vraie question dont je n'ai pas la réponse.

Et pour finir en y remettant une dose depuis mon canapé en pyjama. La suppression de l'abattement de 10% sur le pensions ne coute quasi rien (j'ai pris le tableau de @lopali @pchmartin et les données de pension moyenne) du coté retraité mais par contre soulage bien le système.
 
Remy_Thoiry a dit:
Et ils se sont pas fait mal ?
Ben maintenant que tu le dis j'ai l'impression que le choc ait entrainé la perte d'infos:ROFLMAO:.
 
Axiles a dit:
Il faut arrêter avec les réflexes marxistes inconscients. C’est l’exact opposé : la France est déjà un des pays où le capital rapporte le moins et à l’inverse le travail le plus
Il n'y a rien d'inconscient.
Dis moi où j'ai faux dans mon raisonnement

Le rendement du capital est il assis sur une création de richesse ? Oui car il y a des gens qui travaillent pour faire de la production avec ce capital.
Si le nombre de personnes créant cette production diminue par cause d'automatisation ou de robotisation, le système actuel des retraites ne répond plus au besoin car il y aura moins de cotisations.
Cependant le rendement du capital aura augmenté en ayant une production automatisée.
Il faut trouver un juste équilibre pour que l'équivalent des cotisations soit prélevé.

Ah oui, j'oublie que l'automatisation coûte.
Oui, mais aucune entreprise ne mettra en place une automatisation qui coûte plus cher à terme que des salariés. L'investissement est calculé rentablement

Par exemple quand on en sera là:
En 2024, Xiaomi a lancé une usine de 81 000 m² qui fonctionne 24h/24 sans aucune présence humaine, avec une capacité de 10 millions de smartphones par an.
Aucun salarié, aucune cotisation...elles sont belles nos retraites..
 
Dernière modification:
moietmoi a dit:
Le rendement du capital est il assis sur une création de richesse ? Oui car il y a des gens qui travaillent pour faire de la production avec ce capital.
Si le nombre de personnes créant cette production diminue par cause d'automatisation ou de robotisation, le système actuel des retraites ne répond plus au besoin car il y aura moins de cotisations.
Cependant le rendement du capital aura augmenté en ayant une production automatisée.
Il faut trouver un juste équilibre pour que l'équivalent des cotisations soit prélevé.

[lien réservé abonné]
 
moietmoi a dit:
Il n'y a rien d'inconscient.
Dis moi où j'ai faux dans mon raisonnement

Le rendement du capital est il assis sur une création de richesse ? Oui car il y a des gens qui travaillent pour faire de la production avec ce capital.
Si le nombre de personnes créant cette production diminue par cause d'automatisation ou de robotisation, le système actuel des retraites ne répond plus au besoin car il y aura moins de cotisations.
Cependant le rendement du capital aura augmenté en ayant une production automatisée.
Il faut trouver un juste équilibre pour que l'équivalent des cotisations soit prélevé.

Ah oui, j'oublie que l'automatisation coûte.
Oui, mais aucune entreprise ne mettra en place une automatisation qui coûte plus cher à terme que des salariés. L'investissement est calculé rentablement
Je me répète, car au lieu d’essayer de réfléchir parfois il faut aussi juste lire les chiffres la France est déjà un pays ou le travail absorbe beaucoup plus que le capital. Le lien est juste au-dessus. Et si tu n’as pas de capital à Investir, pas de Croissance.

Quand tout le monde fait différemment, et que ailleurs ça marche, il faut savoir se poser des questions et parfois se remettre en cause.
 
Axiles a dit:
Je me répète, car au lieu d’essayer de réfléchir parfois il faut aussi juste lire les chiffres la France est déjà un pays ou le travail absorbe beaucoup plus que le capital. Le lien est juste au-dessus. Et si tu n’as pas de capital à Investir, pas de Croissance.

Quand tout le monde fait différemment, et que ailleurs ça marche, il faut savoir se poser des questions et parfois se remettre en cause.
Donc tu confirmes point par point mon raisonnement
 
moietmoi a dit:
Donc tu confirmes point par point mon raisonnement
Non. Même pas le début.

Si il y a une urgence, c’est de permettre à tous les salariés de bénéficier du rendement, des actions et pas juste les riches.
 
Axiles a dit:
Non. Même pas le début.

Si il y a une urgence, c’est de permettre à tous les salariés de bénéficier du rendement, des actions et pas juste les riches.
Aucun rapport avec ce que je dis.

As tu lu?
 
J'ai trouvé ce texte ... je ne resiste pas à le poster ..

1779368128422.png

𝐒𝐨𝐢𝐳𝐢𝐠 𝐋𝐞 𝐁𝐢𝐡𝐚𝐧 𝐬𝐮𝐫 Twitter

Les boomers sont la plus grande génération que l'Occident ait produite. Et plus on les insulte, plus la preuve est faite que nous ne leur arrivons pas à la cheville.
J'ai 29 ans, je travaille dans l'IA à San Francisco, je suis donc statistiquement censée mépriser cette génération qu'on m'a appris à voir comme responsable de tous mes malheurs (le climat, le logement, la précarité, l'effondrement à venir). Le problème, c'est que je passe mes journées avec eux. Mes plus gros clients ont entre 60 et 75 ans. Mes investisseurs les plus brillants ont fondé leur premier fonds quand mes parents étaient encore au lycée. Et chaque conversation avec eux me confirme la même chose : ils sont, intellectuellement, moralement et physiquement, d'une autre trempe que nous.
Un dîner à Mission, l'automne dernier. Un homme de 71 ans, fondateur d'une boîte que tout le monde connaît, qui a commencé dans son garage avec 4000 dollars empruntés à sa mère, me dit en regardant son verre : "vous savez ce qui me frappe chez votre génération ? Vous parlez beaucoup de souffrance et vous n'avez jamais eu mal". Je n'ai pas su quoi répondre. Parce qu'il avait raison.
Reprenons calmement. Cette génération née entre 1945 et 1965 a fait des choses que la nôtre serait incapable d'accomplir en cent ans. Elle a reconstruit une Europe en cendres (mes grands-parents ont mangé du pain de seigle gris jusqu'en 1953, ma génération pleure quand son avocado toast est mal grillé). Elle a posé un homme sur la Lune avec une puissance de calcul inférieure à celle d'une calculatrice scientifique de lycéen. Elle a inventé l'ordinateur personnel, le téléphone mobile, Internet, le GPS, l'IRM, le séquenceur d'ADN, l'avion long-courrier civil, le conteneur maritime moderne (qui a fait sortir 2 milliards d'êtres humains de la pauvreté), et la moitié des molécules qui nous maintiennent en vie. Elle a tenu pendant quarante-cinq ans face à l'Union soviétique sans déclencher de guerre nucléaire. Elle a fait passer l'espérance de vie de 65 à 82 ans. Elle a doublé le PIB mondial réel par habitant. Elle nous a même donné, accessoirement, les Beatles, Pink Floyd, Springsteen, Bowie, Gainsbourg et Daft Punk pendant que notre génération culturelle culmine avec Drake et les danses TikTok.
Et nous, qu'avons-nous produit ? Le burn-out à 26 ans, l'écriture inclusive, et trois saisons de Emily in Paris.
Christopher Lasch avait tout dit dès 1979 dans "The Culture of Narcissism". Il décrivait avec une lucidité prophétique la génération qui suivrait les boomers (la nôtre) : obsédée d'elle-même, incapable d'effort différé, persuadée que ses émotions sont des arguments, allergique à toute hiérarchie, dépendante d'une thérapie permanente, et structurellement incapable de construire quoi que ce soit qui dure plus qu'un trend Instagram. Il a écrit cela il y a 47 ans. C'est notre photo de classe.
L'accusation centrale qu'on porte contre les boomers est qu'ils auraient "détruit la planète". C'est une calomnie historique. Ce sont eux qui ont inventé le panneau solaire moderne, le réacteur nucléaire civil, la voiture électrique, l'éolienne industrielle, et la conscience écologique elle-même (Le Club de Rome, c'est 1968, pas 2019). Sans la prospérité qu'ils ont créée, vous ne pourriez même pas vous offrir le luxe psychologique de vous inquiéter pour le climat. On ne pense pas au réchauffement quand on cherche du charbon pour ne pas mourir de froid.
Accusation suivante : ils auraient "confisqué le logement". Là encore, regardons les chiffres calmement. Le prix du logement explose pour une raison précise (les normes, les recours, le NIMBY, les ZAN, les ABF, les PLU bloqués) et ces normes ont presque toutes été votées par des gouvernements soutenus par notre génération, au nom de notre vertu. Les boomers n'ont pas écrit ces lois. Nous les avons applaudies en croyant être moraux. Ils ont acheté à une époque où l'on construisait. Nous avons interdit de construire, puis nous nous plaignons de ne plus pouvoir acheter. C'est notre faute, pas la leur.
"Ils ont eu de la chance." Vraiment ? Mes grands-parents ont grandi avec la polio, sans antibiotiques fiables, dans des familles décimées par la guerre, sous la menace d'une apocalypse nucléaire quotidienne, sans télévision couleur avant 30 ans, sans antidépresseurs, sans congé paternité, sans thérapie, sans Doliprane facile. Mon grand-père a perdu deux frères avant ses douze ans. Il s'est levé à 5h pendant cinquante ans pour monter une PME industrielle dans la Loire qui faisait vivre 80 familles. Il n'a jamais parlé de sa "santé mentale" et il est mort à 91 ans en faisant ses comptes lui-même. Je suis statistiquement infiniment plus fragile que lui à 29 ans. Et c'est moi qui devrais le plaindre ?
"OK Boomer." C'est l'aveu le plus accablant de notre génération. Une formule paresseuse, méprisante, totalitaire dans sa structure (elle disqualifie l'interlocuteur par son âge sans répondre à son argument). Une génération qui n'a rien bâti et qui se permet de cracher sur celle qui a tout bâti. Si un boomer vous répondait "OK toddler", vous trouveriez ça monstrueux. Mais dans l'autre sens, c'est progressiste. Pratique.
Et regardez qui construit encore aujourd'hui. Bezos (1964). Ellison (1944). Buffett (1930). Bernard Arnault (1949). Jensen Huang (1963). Des fondateurs qui transforment encore le monde à 75 ou 80 ans pendant que nous demandons la semaine de quatre jours à 27 ans en parlant de "charge mentale". Le contraste est cruel.
La vérité que personne n'ose dire : si notre civilisation va mal, ce n'est pas à cause des boomers. C'est à cause de nous, leurs enfants gâtés, qui avons hérité d'un monde reconstruit, pacifié, vacciné, climatisé, connecté, libre, et qui passons notre temps à nous plaindre que ce n'est pas assez. Ils nous ont légué un palais. Nous avons trouvé moyen de le transformer en hôpital psychiatrique.
La prochaine fois que vous croisez un boomer dans la rue, ne lui dites pas "OK".
Dites-lui merci. C'est lui qui paye votre Netflix.
 
Texte totalement excessif comme 99% des publications sur les réseaux sociaux.
 
pchmartin a dit:
J'ai trouvé ce texte ... je ne resiste pas à le poster ..

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𝐒𝐨𝐢𝐳𝐢𝐠 𝐋𝐞 𝐁𝐢𝐡𝐚𝐧 𝐬𝐮𝐫 Twitter

Les boomers sont la plus grande génération que l'Occident ait produite. Et plus on les insulte, plus la preuve est faite que nous ne leur arrivons pas à la cheville.
J'ai 29 ans, je travaille dans l'IA à San Francisco, je suis donc statistiquement censée mépriser cette génération qu'on m'a appris à voir comme responsable de tous mes malheurs (le climat, le logement, la précarité, l'effondrement à venir). Le problème, c'est que je passe mes journées avec eux. Mes plus gros clients ont entre 60 et 75 ans. Mes investisseurs les plus brillants ont fondé leur premier fonds quand mes parents étaient encore au lycée. Et chaque conversation avec eux me confirme la même chose : ils sont, intellectuellement, moralement et physiquement, d'une autre trempe que nous.
Un dîner à Mission, l'automne dernier. Un homme de 71 ans, fondateur d'une boîte que tout le monde connaît, qui a commencé dans son garage avec 4000 dollars empruntés à sa mère, me dit en regardant son verre : "vous savez ce qui me frappe chez votre génération ? Vous parlez beaucoup de souffrance et vous n'avez jamais eu mal". Je n'ai pas su quoi répondre. Parce qu'il avait raison.
Reprenons calmement. Cette génération née entre 1945 et 1965 a fait des choses que la nôtre serait incapable d'accomplir en cent ans. Elle a reconstruit une Europe en cendres (mes grands-parents ont mangé du pain de seigle gris jusqu'en 1953, ma génération pleure quand son avocado toast est mal grillé). Elle a posé un homme sur la Lune avec une puissance de calcul inférieure à celle d'une calculatrice scientifique de lycéen. Elle a inventé l'ordinateur personnel, le téléphone mobile, Internet, le GPS, l'IRM, le séquenceur d'ADN, l'avion long-courrier civil, le conteneur maritime moderne (qui a fait sortir 2 milliards d'êtres humains de la pauvreté), et la moitié des molécules qui nous maintiennent en vie. Elle a tenu pendant quarante-cinq ans face à l'Union soviétique sans déclencher de guerre nucléaire. Elle a fait passer l'espérance de vie de 65 à 82 ans. Elle a doublé le PIB mondial réel par habitant. Elle nous a même donné, accessoirement, les Beatles, Pink Floyd, Springsteen, Bowie, Gainsbourg et Daft Punk pendant que notre génération culturelle culmine avec Drake et les danses TikTok.
Et nous, qu'avons-nous produit ? Le burn-out à 26 ans, l'écriture inclusive, et trois saisons de Emily in Paris.
Christopher Lasch avait tout dit dès 1979 dans "The Culture of Narcissism". Il décrivait avec une lucidité prophétique la génération qui suivrait les boomers (la nôtre) : obsédée d'elle-même, incapable d'effort différé, persuadée que ses émotions sont des arguments, allergique à toute hiérarchie, dépendante d'une thérapie permanente, et structurellement incapable de construire quoi que ce soit qui dure plus qu'un trend Instagram. Il a écrit cela il y a 47 ans. C'est notre photo de classe.
L'accusation centrale qu'on porte contre les boomers est qu'ils auraient "détruit la planète". C'est une calomnie historique. Ce sont eux qui ont inventé le panneau solaire moderne, le réacteur nucléaire civil, la voiture électrique, l'éolienne industrielle, et la conscience écologique elle-même (Le Club de Rome, c'est 1968, pas 2019). Sans la prospérité qu'ils ont créée, vous ne pourriez même pas vous offrir le luxe psychologique de vous inquiéter pour le climat. On ne pense pas au réchauffement quand on cherche du charbon pour ne pas mourir de froid.
Accusation suivante : ils auraient "confisqué le logement". Là encore, regardons les chiffres calmement. Le prix du logement explose pour une raison précise (les normes, les recours, le NIMBY, les ZAN, les ABF, les PLU bloqués) et ces normes ont presque toutes été votées par des gouvernements soutenus par notre génération, au nom de notre vertu. Les boomers n'ont pas écrit ces lois. Nous les avons applaudies en croyant être moraux. Ils ont acheté à une époque où l'on construisait. Nous avons interdit de construire, puis nous nous plaignons de ne plus pouvoir acheter. C'est notre faute, pas la leur.
"Ils ont eu de la chance." Vraiment ? Mes grands-parents ont grandi avec la polio, sans antibiotiques fiables, dans des familles décimées par la guerre, sous la menace d'une apocalypse nucléaire quotidienne, sans télévision couleur avant 30 ans, sans antidépresseurs, sans congé paternité, sans thérapie, sans Doliprane facile. Mon grand-père a perdu deux frères avant ses douze ans. Il s'est levé à 5h pendant cinquante ans pour monter une PME industrielle dans la Loire qui faisait vivre 80 familles. Il n'a jamais parlé de sa "santé mentale" et il est mort à 91 ans en faisant ses comptes lui-même. Je suis statistiquement infiniment plus fragile que lui à 29 ans. Et c'est moi qui devrais le plaindre ?
"OK Boomer." C'est l'aveu le plus accablant de notre génération. Une formule paresseuse, méprisante, totalitaire dans sa structure (elle disqualifie l'interlocuteur par son âge sans répondre à son argument). Une génération qui n'a rien bâti et qui se permet de cracher sur celle qui a tout bâti. Si un boomer vous répondait "OK toddler", vous trouveriez ça monstrueux. Mais dans l'autre sens, c'est progressiste. Pratique.
Et regardez qui construit encore aujourd'hui. Bezos (1964). Ellison (1944). Buffett (1930). Bernard Arnault (1949). Jensen Huang (1963). Des fondateurs qui transforment encore le monde à 75 ou 80 ans pendant que nous demandons la semaine de quatre jours à 27 ans en parlant de "charge mentale". Le contraste est cruel.
La vérité que personne n'ose dire : si notre civilisation va mal, ce n'est pas à cause des boomers. C'est à cause de nous, leurs enfants gâtés, qui avons hérité d'un monde reconstruit, pacifié, vacciné, climatisé, connecté, libre, et qui passons notre temps à nous plaindre que ce n'est pas assez. Ils nous ont légué un palais. Nous avons trouvé moyen de le transformer en hôpital psychiatrique.
La prochaine fois que vous croisez un boomer dans la rue, ne lui dites pas "OK".
Dites-lui merci. C'est lui qui paye votre Netflix.
C'est un compte troll/parodique :ROFLMAO: :ROFLMAO: banni d'ailleurs.

[lien réservé abonné] et [lien réservé abonné] sont pas mal aussi, mais un peu moins subtil.
 
je rappelle que statistiquement parlant les textes de plus d e10 lignes ne sont pas lus sur internet ....
 
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