Des nouvelles de Cindy...
Chers investisseurs,
Nous souhaitons vous informer de l’évolution de la procédure de redressement judiciaire concernant la société Holding Foncière de l’Immobilier (ci-après « HFI » ou le « Groupe »), ouverte par le Tribunal des activités économiques de Paris le 7 novembre 2024.
Le Groupe gère un important patrimoine immobilier composé principalement d’hébergements hôteliers, de surfaces commerciales et d’appart-hôtels. HFI intervient en qualité de holding immobilière, assurant la structuration juridique et financière de ses investissements ainsi que le pilotage stratégique de ses participations.
L’organisation du Groupe repose sur plusieurs catégories d’entités : les holdings, dont le rôle est de détenir des biens immobiliers et des titres de participation, et les foncières, dont l’objet est de détenir des actifs immobiliers ou des fonds de commerce pour les louer.
Contexte et difficultés rencontrées
En 2020, dans un contexte de crise sanitaire, le Groupe a saisi des opportunités de marché pour réaliser plusieurs acquisitions. En 2022, il a poursuivi son développement via des actifs hôteliers, parallèlement à des cessions. En 2023, le Groupe s’est diversifié dans l’hébergement touristique à Paris et Saint-Tropez. Les difficultés rencontrées trouvent leur origine dans l’échec d’une vente d’actifs de 27 millions d’euros en 2024, couplé à la hausse des taux d’intérêt (Euribor) et à la contraction du marché immobilier.
Le passif déclaré de HFI s’élève à environ 80,7 millions d’euros, mais il est majoritairement contesté par la société débitrice.
Le projet de plan de continuation
Pendant la période d’observation, le Groupe a élaboré un plan de continuation avec l’appui du cabinet Accuracy. Le plan de redressement envisagé consiste à céder ou refinancer plusieurs actifs afin de désendetter les entités concernées et s’inscrit dans le cadre du mécanisme de « classe de parties affectées ».
Que sont les classes de parties affectées ?
Ce mécanisme légal regroupe les créanciers en classes selon la nature de leurs droits. Une fois celles-ci définies, un plan de restructuration est proposé à chacune d’elles (abandon de créance, rééchelonnement, etc.). La limite légale est le « test du meilleur intérêt » : la solution ne doit pas être plus défavorable que celle d’une liquidation judiciaire. Le plan est voté à la majorité des deux tiers.
En cas de refus, le tribunal peut, sous certaines conditions, imposer le plan.
Quel est le plan proposé par le Groupe ?
Le projet de plan prévoit un remboursement progressif sur 5 ans via la cession de 53 actifs et des refinancements à l’horizon mars 2031. Nous avons été intégrés à la classe 6.
Le plan propose un abandon de 82 % de la créance et un remboursement du solde de 18 % sur 5 ans, de manière progressive. Des clauses de retour à meilleure fortune sont prévues : si elles sont activées, le taux de remboursement global pourrait atteindre environ 41,5 %.
Ce plan est inacceptable compte tenu des actifs présents dans le Groupe. Ce traitement nous semble totalement inapproprié et disproportionné. L'utilisation du mécanisme des classes de parties affectées pour imposer des écrasements de dette aussi conséquents n'est pas adaptée à une société détenant un tel patrimoine immobilier.
Nous espérons qu’un tel plan ne sera pas adopté par le tribunal.
Nous aussi !!!