Le congé supplémentaire de naissance, introduit par la loi de financement de la Sécurité sociale 2026, est mis en place depuis cet été. Il permet de prendre, pour chaque parent, un à deux mois de congé indemnisé. Ce nouveau congé ne remplace pas mais s'ajoute bien à ceux déjà existants (congé maternité, paternité, adoption...). « Les parents peuvent le prendre en même temps ou en alternance, et le fractionner s'ils le souhaitent en deux périodes d'un mois », précise Service-public.fr.

Tous les parents dont l'enfant est né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 ou ayant adopté un enfant arrivé au sein du foyer entre ces mêmes dates, sont concernés. Salariés, travailleurs indépendants, agents contractuels de droit public, demandeurs d'emploi ou encore stagiaires, tout le monde peut y avoir droit.

Cependant, pour ceux qui en ont déjà fait la demande, l'attente est parfois longue. Irina, maman depuis le 21 mars dernier a témoigné auprès de nos collègues d'Europe 1 : après son accouchement, la jeune femme a fait sa demande de congé de naissance. Début août, aucune indemnité en vue. On lui aurait même indiqué qu'il faudrait attendre « le 3 septembre pour juste un traitement de dossier ». Contacté par Europe 1, l'Assurance maladie aurait affirmé que les versements avaient bien commencé.

70% du salaire le premier mois

Pour rappel, le taux d'indemnisation du nouveau congé de naissance est de 70% du salaire le premier mois, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 4 005 euros en 2026. Le deuxième mois, le taux s'élève à 60%. Cette indemnité est calculée sur la base des trois derniers mois de salaire avant le congé.

Par ailleurs, cette indemnité ne peut pas être cumulée avec le complément de libre choix du mode de garde (CMG), la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE), l'allocation journalière de présence parentale (AJPP), les indemnités journalières de maladie ou encore les allocations chômage.

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