Au moment de souscrire un crédit, les jeunes qui ont déclaré un cancer avant l'âge de 21 ans n’auront plus à le déclarer à l'assureur si leur traitement est terminé depuis plus de 5 ans. Jusqu'ici, ce droit à l'oubli après 5 ans était limité aux jeunes ayant déclaré la maladie avant 18 ans.

Pas simple d'emprunter quand on a été gravement malade : face au risque de rechute, les assureurs ont souvent la main lourde sur le prix de l'assurance... lorsqu'ils acceptent d'assurer le crédit immobilier, ce qui n'est pas toujours le cas.

Pour permettre malgré tout aux personnes touchées par des pathologies graves, notamment des cancers, d'accéder au crédit immobilier, et donc à la propriété, la convention Aeras prévoit un droit à l'oubli, qui les autorise, dans certains cas, à ne pas mentionner cet antécédent médical dans leur questionnaire de santé. Ce droit bénéficie notamment aux jeunes qui ont déclaré la maladie avant 18 ans, dont le traitement est terminé depuis 5 ans au moins. Au-delà de 18 ans, ce délai passe à 10 ans.

A partir du 1er septembre 2020, l'âge retenu pour bénéficier de ce droit à l'oubli après 5 ans va évoluer, pour passer à 21 ans. Le Monde qui rapporte cette évolution, pointe néanmoins une limite : à 21 ans, peu de personnes tentent de souscrire un crédit, la moyenne s'établissant plutôt autour de 25 ans. Or, les adultes de plus de 21 ans resteront tenus par la durée de 10 ans.

« Certes, les emprunteurs qui nous appellent ont souvent plus de 30 ans et le nombre de personnes concernées sera peut-être réduit. Cette mesure est toutefois importante. Sur ces dossiers, on avance à petits pas mais ce sont ces petits pas en avant qui permettent de faire de grands sauts », se félicite de son côté Mehdi Aslam, conseiller Aidéa, le service d’accompagnement des emprunteurs de la Ligue contre le cancer. L'organisme demande par ailleurs une extension à tous les cancers, même non juvéniles, du droit à l’oubli cinq ans après la fin des traitements.

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Assureurs et banquiers ont accepté cette mesure début 2020. Elle concerne aussi bien les prêts immobiliers que les prêts professionnels pour ceux qui voudraient se lancer dans l'artisanat ou l'entrepreneuriat.