« Jusqu'à aujourd'hui, la responsabilité d'attester l'éligibilité des travaux de rénovation des logements à la réglementation de l'éco-PTZ incombait aux établissements de crédit. Cette responsabilité est transférée aux entreprises qui réalisent ces travaux », lit-on dans la notice du décret n° 2014-1437. Cette mesure prolonge ainsi le décret signé en juillet dernier par les ministres de lEcologie et du Logement, imposant à partir du 1er septembre 2014 en métropole - de faire appel à des professionnels « Reconnus garants de lenvironnement » (RGE), pour pouvoir bénéficier de léco-PTZ. Lobjectif du gouvernement étant de faciliter la distribution de ces prêts en simplifiant les procédures bancaires.
Le décret détaille ainsi les justificatifs qui devront (à partir du 1er janvier 2015) être transmis par lemprunteur : « le descriptif des travaux réalisés, faisant notamment apparaître le montant définitif des travaux éligibles, signé par chaque entreprise réalisant des travaux de performance énergétique », ainsi que « l'ensemble des factures détaillées associées, » justifiant du respect des dispositions définies par le Code de la construction et de l'habitation et permettant de bénéficier de l'éco-prêt.
Travaux induits donc éligibles
Le second décret (n° 2014-1438) renvoie quant à lui à un arrêté qui aligne les critères techniques déligibilité de léco-PTZ sur ceux du crédit dimpôt développement durable (CIDD) et définit par ailleurs le périmètre des travaux éligibles à léco-prêt à taux zéro en tant que « travaux induits ». C'est-à-dire ceux qui sont qui sont jugés comme « indissociablement liés aux travaux déconomie dénergie mentionnés à l'article R. 319-16 du code de la construction et de l'habitation ». Exemple : pour des travaux disolation thermique des toitures (figurant dans la liste des travaux éligibles à léco-PTZ), des « modifications ponctuelles de linstallation électrique, ( ) des éléments de maçonnerie, de la couverture, de la plâtrerie » peuvent être qualifiés dindissociablement liés aux travaux disolation thermique, et à ce titre éligibles au dispositif de financement, sous la responsabilité du professionnel RGE qui réalise ces travaux, évidemment.
Enfin, le dernier arrêté publié sur léco-PTZ est spécifiquement dédié à loutre-mer. Le texte modifie les niveaux dexigence requis pour lobtention dun éco-prêt à taux zéro dans les départements de Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion et étend le dispositif au département de Mayotte.
Consulter les textes de référence : l'arrêté du 2 décembre 2014 modifiant larrêté du 30 mars 2009 (sans les annexes) relatif aux conditions dapplication de dispositions concernant les avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation. Concernant l'outre-mer, l'arrêté du 2 décembre 2014 modifiant larrêté du 25 mai 2011 (sans les annexes).

















