Vos idées d'économies dans la dépense publique

Bonsoir @Axiles et tous,

Il se trouve que je viens de visionner sur You Tube une vidéo montrant les auteurs d’un livre s’intitulant : « Le grand détournement, comment milliardaires et multinationales captent l’argent de l’Etat ».


Ils ont recensé 270 milliards d’€ par an (chiffres de 2023 / 2024) d’aides aux entreprises.

Suite à la réduction des cotisations patronales, environ 1/3 va aux entreprises.
1/3 représente les niches fiscales des entreprises.
Le dernier tiers est une jungle de subventions, de soutiens (2200 dispositifs) aux entreprises.

Les auteurs se sont interrogés sur la légitimité de ces aides aux multinationales et ont d’autre part pointé le fait qu’elles ne font l’objet d’aucun contrôle afin d'en mesurer l'efficacité.

Ils se sont basés sur des études de chercheurs, sur les commissions d’enquête du Sénat où ont été entendus les dirigeants de SANOFI, Michelin, Total, Carrefour, LVMH.

3 exemples :

- STmicroelectronics a reçu en 2023 487 millions d’aide publique, elle est basée en Suisse et s’est acquittée de seulement 100 mille € d’impôts en France.

- Michelin a reçu en 2023 130 millions d’aide publique alors qu’elle faisait 1,9 milliards de bénéfice et a licencié 1200 personnes.
D’autre part elle a acheté 8 machines-outils super performantes pour une usine en Vendée qui est fermée et les a envoyées en Roumanie et en Espagne. Lors de la commission d’enquête au Sénat, le PDG s’est engagé à rembourser l’aide.

- LVMH a reçu 275 millions en 2023 alors que l’entreprise fait 15,2 milliards de bénéfice (certes elle paie 3 milliards d’impôt en France).

Question : en a-t-elle besoin alors que « tout le monde doit se serrer la ceinture » ?

Les auteurs disent que c’est un choix politique depuis au moins une vingtaine d’années, que les aides sont censées participer à la création d’emplois qui créeraient des richesses : c’est la théorie du ruissellement.

Exemple du CICE mis en place par F. Hollande pour baisser le coût du travail et faciliter l’emploi, c’était 30 milliards puis c’est passé à 60 puis à 90 mais les études des économistes établissent le fait que ça ne fonctionne plus et pire que ça, qu’on ne peut plus « débrancher » cette aide.

=> A force de ponctionner dans les caisses de l’Etat il y a la dette actuelle.


Etant une véritable naïve aussi instruite en économie qu’en Finance j’aimerais avoir vos réactions à ce sujet. D’après l’interview des auteurs pensez-vous que ce livre est orienté ?
Si vous pensez que leurs découvertes se tiennent, quelle politique l’Etat devrait-il adopter envers les entreprises ?
Merci de m'avoir lue et merci à ceux qui me répondront.

EDIT : je laisse à l'émission Quotidien la responsabilité de son titre "Une bande d'assistés ?".
 
Dernière modification:
Membre61666 a dit:
Par défaut, le PACS est sous le régime de séparation de bien, et permet de bénéficier de deux parts de quotient familial.
Par défaut mais il est possible d'opter pour la communauté réduite aux acquêts. Ceci étant je suis d'accord sur le fait qu'il n'y a pas de raison qu'il y a une opposition commune lorsque les biens ne sont pas mis en commun. C'est probablement pour éviter la déconjugalisation des aides, attention aux effets de bord.
 
Miles a dit:
une opposition commune
Hélas, pas mal de couples connaissent ça, mais en l’occurrence, il s’agit plutôt d’imposition, non ?
 
Oui, c'est ça d'écrire du téléphone, le message en lui même est bien moche :LOL:
 
Axiles a dit:
Ajoutons-y aussi les subventions à la presse. On y gagnera aussi 500millions €.

Et un débat public un peu moins mensonger. Si un combat est urgent, c'est bien celui-là.

Je suis totalement outré de voir le service public faire la promotion active et militante d'un sujet comme la taxe Zucman.

Et c'est encore reparti pour la campagne politique par les médias supposés publics.


Que mon argent soit ainsi détourné par des militants politiques (je ne peux même plus dire journalistes à ce stade) me choque au plus haut point. Je pense que je ne voterai pas pour un parti qui ne prévoit pas la privatisation de l'audiovisuel public;

A noter, même le comité d'éthique de France TV est d'accord !
Il "tient toutefois à souligner que dans cette période complexe, qui voit se multiplier les fractures au sein de notre société et s'exacerber les passions, il est crucial que l'audiovisuel public, et, en son sein, France Télévisions soient particulièrement attentifs au pluralisme des opinions, notamment dans ses magazines d'information, au respect des règles fondamentales de déontologie et à la nécessaire impartialité des professionnels qui interviennent sur ses antennes. Il en va de la crédibilité du service public, auquel les Français sont profondément attachés."
 
Axiles a dit:
Et c'est encore reparti pour la campagne politique par les médias supposés publics.
pas de panique ...personne ne regarde France 5 :ROFLMAO:
 
Mirabelle a dit:
Bonsoir @Axiles et tous,

Il se trouve que je viens de visionner sur You Tube une vidéo montrant les auteurs d’un livre s’intitulant : « Le grand détournement, comment milliardaires et multinationales captent l’argent de l’Etat ».


Ils ont recensé 270 milliards d’€ par an (chiffres de 2023 / 2024) d’aides aux entreprises.

Suite à la réduction des cotisations patronales, environ 1/3 va aux entreprises.
1/3 représente les niches fiscales des entreprises.
Le dernier tiers est une jungle de subventions, de soutiens (2200 dispositifs) aux entreprises.

Les auteurs se sont interrogés sur la légitimité de ces aides aux multinationales et ont d’autre part pointé le fait qu’elles ne font l’objet d’aucun contrôle afin d'en mesurer l'efficacité.

Ils se sont basés sur des études de chercheurs, sur les commissions d’enquête du Sénat où ont été entendus les dirigeants de SANOFI, Michelin, Total, Carrefour, LVMH.

3 exemples :

- STmicroelectronics a reçu en 2023 487 millions d’aide publique, elle est basée en Suisse et s’est acquittée de seulement 100 mille € d’impôts en France.

- Michelin a reçu en 2023 130 millions d’aide publique alors qu’elle faisait 1,9 milliards de bénéfice et a licencié 1200 personnes.
D’autre part elle a acheté 8 machines-outils super performantes pour une usine en Vendée qui est fermée et les a envoyées en Roumanie et en Espagne. Lors de la commission d’enquête au Sénat, le PDG s’est engagé à rembourser l’aide.

- LVMH a reçu 275 millions en 2023 alors que l’entreprise fait 15,2 milliards de bénéfice (certes elle paie 3 milliards d’impôt en France).

Question : en a-t-elle besoin alors que « tout le monde doit se serrer la ceinture » ?

Les auteurs disent que c’est un choix politique depuis au moins une vingtaine d’années, que les aides sont censées participer à la création d’emplois qui créeraient des richesses : c’est la théorie du ruissellement.

Exemple du CICE mis en place par F. Hollande pour baisser le coût du travail et faciliter l’emploi, c’était 30 milliards puis c’est passé à 60 puis à 90 mais les études des économistes établissent le fait que ça ne fonctionne plus et pire que ça, qu’on ne peut plus « débrancher » cette aide.

=> A force de ponctionner dans les caisses de l’Etat il y a la dette actuelle.


Etant une véritable naïve aussi instruite en économie qu’en Finance j’aimerais avoir vos réactions à ce sujet. D’après l’interview des auteurs pensez-vous que ce livre est orienté ?
Si vous pensez que leurs découvertes se tiennent, quelle politique l’Etat devrait-il adopter envers les entreprises ?
Merci de m'avoir lue et merci à ceux qui me répondront.

EDIT : je laisse à l'émission Quotidien la responsabilité de son titre "Une bande d'assistés ?".

Question légitime, mais comme souvent, "faut pas rêver".

Je vais prendre les choses dans l'autre sens. Qui croit vraiment qu'on donne 270 milliards comme ça pour faire plaisir aux actionnaires ? Alors que les caisses sont vides ? Poser la question c'est bien sur y répondre. Si je reprends vos trois tiers, sans les vérifier (mais avec un très gros doute sur le sérieux des auteurs vu que leurs chiffres sont clairement inflatés par rapport aux chiffres officiels du Commissariat au Plan) :
  1. 1/3 de baisse de cotisations patronales. Chez moi les cotisations patronales, c'est la même chose que les salariales, ça fait partie du coût total du travail payé par l'employeur. Dire que ça bénéfice aux patrons plutôt qu'aux salariés, c'est de la bonne grosse fiction, mais soit, ce n'est pas le sujet. Elles n'existent pas pour rien ces allocations mais pour compenser le fait que le travail coûte trop cher. Supprimons les, chiche, on verra l'impact sur le chômage. Par contre une réforme de bon sens serait de baisser le coût du travail d'autant et supprimer ces dépenses là, somme nulle mais plus propre déjà... Et bien sur baisser le coût du travail partout. Là, sur ce sujet comme tant d'autres, on donne des droits à des personnes qui n'ont en pratique pas cotisées
  2. 1/3 de niches fiscales. Pareil, on pense sérieusement qu'il y a 90 milliards de cadeaux fiscaux faits aux entreprises ? C'est essentiellement de la correction de double imposition, ou le fait de mesurer le profit au niveau d'un groupe, pas de chacune de ses sociétés. Détails ci-dessous. Rien de choquant à mes yeux. Par contre, supprimer les taux différenciés de TVA, banco. Pourquoi tant de complexité ? Mais avez-vous en tête aussi que le fait de réduire la TVA sur les produits de première nécessité rentre là dedans ?
  3. 1/3 de subventions directes : banco, supprimons les toutes, supprimons toutes les aides aux renouvelables (je suis sérieux), c'est déjà 8 milliards. Supprimons les aides au ferroviaire (encore 5 milliards), les aides à l'outre mer (encore 5), les aides aux armateurs (encore 6). Supprimons les aides au mécénat (2 milliards), etc. Mais soyons cohérents, supprimons les taxes qu'elles vienennt largement compenser (maritime par exemple)


Une image vaut mieux qu'un long discours :
1758007379503.png

Enfin y a-t-il des aberrations. Quasi certainement. Un fonctionnaire ne devrait pas décider pour nous à quelle entreprise donner notre argent. C'est la porte ouverte à tous les clientélismes. Baissons les impôts et laissons les sociétés se débrouiller, plutôt que de les tuer sous le fardeau fiscal et de compenser ensuite par des aides mal ciblées. 100% aligné.

Source : les électrons libres [lien réservé abonné]
 
Un point que j'avais oublié de mettre, et que je n'ai pas revérifié là, mais dans mon souvenir, 80% de ces "subventions" vont aux... entreprises publiques. A confirmer mais on ne doit pas être loin de ça.
 
Axiles a dit:
Un point que j'avais oublié de mettre, et que je n'ai pas revérifié là, mais dans mon souvenir, 80% de ces "subventions" vont aux... entreprises publiques. A confirmer mais on ne doit pas être loin de ça.
J'avais en mémoire 50%, mais bon ...
 
D-Jack a dit:
J'avais en mémoire 50%, mais bon ...

Votre chiffre sera le mien, j'ai juste regardé rapidement et je vois des chiffres variables, mais clairement dans tous les cas c'est beaucoup, de l'argent qui va d'une poche de Bercy à une autre poche de Bercy. C'est pas avec ça qu'on va réduire le déficit. Mais si au moins on peut rendre les chiffres plus lisibles sur le vrai coût des choses, ça serait bien.
 
Axiles a dit:
Et c'est encore reparti pour la campagne politique par les médias supposés publics.

https://twitter.com/x/status/1967670086799593756

Que mon argent soit ainsi détourné par des militants politiques (je ne peux même plus dire journalistes à ce stade) me choque au plus haut point. Je pense que je ne voterai pas pour un parti qui ne prévoit pas la privatisation de l'audiovisuel public;

A noter, même le comité d'éthique de France TV est d'accord !
C'est quand même le rôle des médias de parler des choses qui se discutent à l'assemblée. Le service public invite aussi des gens de droite. Et il faut reconnaitre que les médias publics sont quand même de qualité nettement supérieure. CNews et BFMTV, on a vite fait le tour quand même.
 
Une autre idée d'économie potentielle:
Supprimer la part fiscale supplémentaire (niche fiscale) des "dinks" qui bénéficient déjà de l'avantage des dépenses "collectivisées", en raison de leur cohabitation... ;)
Et utiliser les ressources dégagées pour augmenter le nb de parts pour les parents ... ce qui pourrait encourager la natalité ... par exemple une part entière pour le 2ème et le 3ème enfant ? :unsure:
 
Membre61666 a dit:
C'est quand même le rôle des médias de parler des choses qui se discutent à l'assemblée. Le service public invite aussi des gens de droite. Et il faut reconnaitre que les médias publics sont quand même de qualité nettement supérieure. CNews et BFMTV, on a vite fait le tour quand même.
oui c’est vrai qualité nettement supérieure comme Thomas Legrand et Patrick Cohen 🤣
Cnews très bien, ça fait du bien à la démocratie.
C’est bien Sonia Mabrouk qui a mise à mal notre François la dernière fois.
Ras le bol de la soupe gauchiste
 
Membre61666 a dit:
C'est quand même le rôle des médias de parler des choses qui se discutent à l'assemblée.

Oui, pas de définir l'agenda de l'assemblée par contre. Et à sens unique, sans contradiction.

Membre61666 a dit:
Le service public invite aussi des gens de droite.

Aucun problème avec Radio PS ou TV PS si c'est financé sur fonds privés, mais si c'est public ça devrait représenter tous les points de vue. Pas avoir un "invité de droite de service".
 
Membre61666 a dit:
Ma partenaire de PACS ne gagne presque rien donc je bénéficie vraiment à fond du quotient familial. Mais vraiment, je ne vois pas pourquoi la société nous fait ce genre de cadeau. Ça ne rime à rien. Pour les gens qui ont des enfants, c'est encore différent, on peut considérer que c'est quelque chose de souhaitable. Mais pour des vieux couples sans enfant à charge, je ne vois pas trop la motivation.
L'idée est je pense de favoriser le couple et donc le mariage et les enfants ( les futurs contribuables).
Elle n'as pas été conçus pour favoriser des couples infertile ( un examen était fait au siècle dernier mais s"on utilité pratique ne réside que dans le fait de placer les futurs époux face à leurs responsabilités individuelles" : [lien réservé abonné] ).
 
Axiles a dit:
Euh, beaucoup de confusions dans les termes là. Le quotient familial, ce n'est pas que le fait d'imposer de manière commune un couple mais aussi, voire surtout le fait de prendre en compte aussi les enfants. Imposer de manière commune ou différenciée, c'est totalement niche. Et on appelle ça le coefficient conjugal chez les rares personnes à s'intéresser au sujet. Pas familial.

Mais même le quotient conjugal, c'est nataliste : ça permet plus facilement de rester à la maison quand on a x enfants. Sinon vous n'aurez, en caricaturant, plus que les pauvres qui s'arrêteront de travailler pour élever leurs enfants. Et c'est dans les classes moyennes et CSP+ que le déficit d'enfant est le plus criant là.

Side note, l'homogamie salariale est une des causes d'une certaine augmentation des différences de revenus. Alors qu'avant monsieur CSP+ travaillait et gagnait bien sa vie pendant que madame élevait les enfants, maintenant de plus en plus M. CSP+ épouse Mme CSP+ et les deux travaillent.
Je pars du principe taux d'impot invidivualisé et unique par personne
Pas de prise en compte des enfants la dessus a la rigueur des déduction lié aux dépenses d'enfants comme cela existe deja et voila.
Et bien sur taux individualisé qui commence et s'pplique sur des tranche basse (donc dès le smic) meme sur une partie minimale que tout le monde paye a minima des impots ..
 
Théorie du ruissellement 🤠

 
ajbylb a dit:
un examen était fait au siècle dernier
Supprimé seulement en janvier 2008 !
 
Turbo-057 a dit:
Je pars du principe taux d'impot invidivualisé et unique par personne
Pas de prise en compte des enfants

D’accord, à condition d’imposer les enfants.
 
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