La France prélève davantage que ses voisins, surtout sur le travail et les entreprises. En 2024, son taux de prélèvements obligatoires, de 43,5% du PIB selon la Commission européenne, dépasse de 3,4 à 4,1 points ceux de l’UE, de la zone euro et de ses cinq principaux voisins, soit 100 à 120 milliards d’euros. Par rapport à ces voisins, la France prélève 1,7 point de PIB de plus sur le travail et 1,1 point de plus sur le capital. Les prélèvements nets sur les sociétés non financières représentent 20,2% de leur valeur ajoutée, contre 16,1% chez nos principaux voisins. Cet écart représente 63 milliards d’euros de prélèvements nets payés en plus par nos entreprises.