Titus-3125
Contributeur régulier
En complément, dans la même veine :
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Synthèse (@Axiles n'hésite pas à me corriger si je me trompe) :
La nature du produit : Une "Boîte noire" financière -> Asymétrie de risque et asymétrie d'information.
Le produit structuré n'est pas un investissement direct en bourse, mais un contrat de créance complexe.
Il combine deux piliers :
- La composante obligataire : Une promesse de remboursement du capital (parfois partielle).
- La composante optionnelle : Un pari mathématique sur la performance d'un indice, qui détermine le rendement (le "coupon").
Le mécanisme de l'effet falaise (cf. cas Stellantis mentionné par @Axiles)
Le risque est binaire. Contrairement à une action dont la valeur baisse progressivement, le produit structuré protège l'investisseur jusqu'à un seuil précis (ex: -40%).
À -39% : Le capital est intégralement remboursé.
À -41% : La protection s'évapore totalement. L'investisseur subit la perte réelle du marché (-41%).
L'ingénierie de l'opacité : Les Indices "Décrément"
C'est le point le plus technique et critique de l'enquête. Pour afficher des rendements de 8% à 10% dans un monde de taux incertains, les banques utilisent des indices synthétiques.
Le prélèvement forfaitaire : Ces indices retirent chaque année un montant fixe (ex: 5% ou 50 points) au lieu de prélever les dividendes réels.
Le piège : Si le marché réel fait +3%, mais que l'indice retire 5%, votre placement affiche une baisse de 2%. Sur une durée de 10 ans, cet écart mathématique réduit drastiquement les chances de récupérer son capital ou de toucher le coupon.
Une chaîne de valeur orientée vers les frais -> Un système de frais "Mille-Feuille"
L'article dénonce un "mille-feuille" de commissions qui rend le produit difficilement rentable pour le client final :
Frais de structuration : La marge de la banque de financement qui crée le produit.
Rétrocessions : Une partie des frais est reversée au conseiller (banquier ou CGP) pour l'inciter à vendre ce produit plutôt qu'un autre moins rémunérateur (comme un ETF).
Frais d'enveloppe : Les frais de gestion de l'assurance-vie ou du PER s'ajoutent chaque année, grignotant le capital final.
Conséquence : Pour que l'épargnant gagne réellement de l'argent, le produit doit souvent générer une performance brute supérieure à 3% par an rien que pour compenser les frais.
Les risques invisibles pour l'épargnant
L'enquête du Monde met en garde contre trois risques souvent minimisés lors de la vente :
Le risque de crédit (Émetteur) : Si la banque qui a émis le produit fait faillite, l'épargnant perd sa mise, peu importe la performance de la bourse.
Le risque de liquidité : Sortir du produit avant l'échéance prévue se fait à un prix "de marché" fixé par la banque, souvent très défavorable à l'investisseur.
Le risque de réinvestissement : En cas de rappel anticipé (Autocall) par la banque, l'épargnant récupère son argent alors que les conditions de marché sont souvent moins bonnes pour souscrire à un nouveau produit.
Cas de l'Autocall - Le remboursement anticipé : Un jeu à "pile je gagne, face tu perds"
L'article met en lumière le caractère unilatéral de la clause de remboursement anticipé (Autocall). Ces produits sont mathématiquement conçus pour s'arrêter dès qu'ils deviennent trop coûteux pour la banque émettrice.
Le scénario gagnant pour la banque : Si les marchés montent, la banque préfère vous rembourser votre capital et votre coupon fixe rapidement (souvent dès la première année) plutôt que de continuer à vous verser un rendement élevé pendant 10 ans.
Le scénario perdant pour l'épargnant : Vous vous retrouvez avec vos liquidités sur les bras au moment où le marché est au plus haut, vous forçant à réinvestir dans des conditions moins avantageuses. À l'inverse, si les marchés chutent, la banque ne vous rembourse jamais par anticipation : elle vous laisse "collé" au produit pendant 10 ou 12 ans, subissant la baisse et les frais, sans aucune porte de sortie honorable.
Le constat des régulateurs (AMF et ACPR)
Face à ce succès du "Marketing de la peur" (plusieurs dizaines de milliards d'euros collectés), les autorités de régulation durcissent le ton :
Critique des brochures : Les scénarios de gains sont écrits en gros, les risques de perte en minuscule.
Inadéquation du profil : Trop de clients prudents se voient proposer ces produits "complexes" qui ne correspondent pas à leur tolérance au risque.
Vers une simplification : L'article suggère que des sanctions ou des nouvelles normes pourraient forcer les banques à abandonner les indices trop opaques.
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Synthèse (@Axiles n'hésite pas à me corriger si je me trompe) :
La nature du produit : Une "Boîte noire" financière -> Asymétrie de risque et asymétrie d'information.
Le produit structuré n'est pas un investissement direct en bourse, mais un contrat de créance complexe.
Il combine deux piliers :
- La composante obligataire : Une promesse de remboursement du capital (parfois partielle).
- La composante optionnelle : Un pari mathématique sur la performance d'un indice, qui détermine le rendement (le "coupon").
Le mécanisme de l'effet falaise (cf. cas Stellantis mentionné par @Axiles)
Le risque est binaire. Contrairement à une action dont la valeur baisse progressivement, le produit structuré protège l'investisseur jusqu'à un seuil précis (ex: -40%).
À -39% : Le capital est intégralement remboursé.
À -41% : La protection s'évapore totalement. L'investisseur subit la perte réelle du marché (-41%).
L'ingénierie de l'opacité : Les Indices "Décrément"
C'est le point le plus technique et critique de l'enquête. Pour afficher des rendements de 8% à 10% dans un monde de taux incertains, les banques utilisent des indices synthétiques.
Le prélèvement forfaitaire : Ces indices retirent chaque année un montant fixe (ex: 5% ou 50 points) au lieu de prélever les dividendes réels.
Le piège : Si le marché réel fait +3%, mais que l'indice retire 5%, votre placement affiche une baisse de 2%. Sur une durée de 10 ans, cet écart mathématique réduit drastiquement les chances de récupérer son capital ou de toucher le coupon.
Une chaîne de valeur orientée vers les frais -> Un système de frais "Mille-Feuille"
L'article dénonce un "mille-feuille" de commissions qui rend le produit difficilement rentable pour le client final :
Frais de structuration : La marge de la banque de financement qui crée le produit.
Rétrocessions : Une partie des frais est reversée au conseiller (banquier ou CGP) pour l'inciter à vendre ce produit plutôt qu'un autre moins rémunérateur (comme un ETF).
Frais d'enveloppe : Les frais de gestion de l'assurance-vie ou du PER s'ajoutent chaque année, grignotant le capital final.
Conséquence : Pour que l'épargnant gagne réellement de l'argent, le produit doit souvent générer une performance brute supérieure à 3% par an rien que pour compenser les frais.
Les risques invisibles pour l'épargnant
L'enquête du Monde met en garde contre trois risques souvent minimisés lors de la vente :
Le risque de crédit (Émetteur) : Si la banque qui a émis le produit fait faillite, l'épargnant perd sa mise, peu importe la performance de la bourse.
Le risque de liquidité : Sortir du produit avant l'échéance prévue se fait à un prix "de marché" fixé par la banque, souvent très défavorable à l'investisseur.
Le risque de réinvestissement : En cas de rappel anticipé (Autocall) par la banque, l'épargnant récupère son argent alors que les conditions de marché sont souvent moins bonnes pour souscrire à un nouveau produit.
Cas de l'Autocall - Le remboursement anticipé : Un jeu à "pile je gagne, face tu perds"
L'article met en lumière le caractère unilatéral de la clause de remboursement anticipé (Autocall). Ces produits sont mathématiquement conçus pour s'arrêter dès qu'ils deviennent trop coûteux pour la banque émettrice.
Le scénario gagnant pour la banque : Si les marchés montent, la banque préfère vous rembourser votre capital et votre coupon fixe rapidement (souvent dès la première année) plutôt que de continuer à vous verser un rendement élevé pendant 10 ans.
Le scénario perdant pour l'épargnant : Vous vous retrouvez avec vos liquidités sur les bras au moment où le marché est au plus haut, vous forçant à réinvestir dans des conditions moins avantageuses. À l'inverse, si les marchés chutent, la banque ne vous rembourse jamais par anticipation : elle vous laisse "collé" au produit pendant 10 ou 12 ans, subissant la baisse et les frais, sans aucune porte de sortie honorable.
Le constat des régulateurs (AMF et ACPR)
Face à ce succès du "Marketing de la peur" (plusieurs dizaines de milliards d'euros collectés), les autorités de régulation durcissent le ton :
Critique des brochures : Les scénarios de gains sont écrits en gros, les risques de perte en minuscule.
Inadéquation du profil : Trop de clients prudents se voient proposer ces produits "complexes" qui ne correspondent pas à leur tolérance au risque.
Vers une simplification : L'article suggère que des sanctions ou des nouvelles normes pourraient forcer les banques à abandonner les indices trop opaques.
Dernière modification:
Et le point clef selon moi :
... alors je me suis tourné vers les fonds actions émergents.. qui m'ont trouvé jeune et dynamique !








