Nucléaire : demandez le programme

zizou a dit:
L’utilisation du thorium (Th) comme matière nucléaire fertile au moyen d’un accélérateur de particules [lien réservé abonné] a été démontré au CERN dès 1995 par Carlo Rubbia (prix Nobel de Physique).

Cette méthode permettra de produire une énergie nucléaire abondante, de réduire considérablement la durée de vie et la toxicité des déchets et de garantir une résistance à la prolifération inégalée en comparaison avec les réacteurs à cycle uranium-plutonium .

La Chine est déjà en pointe sur cette technologie
On en est encore au stade expérimental, beaucoup d'obstacles avant de passer au stade industriel . C'est une voie parmi d'autres pour les réacteurs de nouvelle génération .
 
zizou a dit:
Cette méthode permettra de produire une énergie nucléaire abondante, de réduire considérablement la durée de vie et la toxicité des déchets et de garantir une résistance à la prolifération inégalée en comparaison avec les réacteurs à cycle uranium-plutonium .
Oui si on fait abstraction :
- Que le thorium est fertile et non fissible donc nécessite une amorce qui peut être fourni par un accélérateur mais qui consomme de l'énergie
- Que les sections efficaces du thorium sont encore trop mal connues
- L'uranium 233 issu du thorium est plus radioactif que l'U235 et U238

zizou a dit:
La Chine est déjà en pointe sur cette technologie
Comme les indiens et les européens à Petten aux Pays-Bas.

PS : la mémoire flanche un peu car quitte a recopié un article autant le citer : [lien réservé abonné]
 
La durée de vie des centrales existantes peut être prolongée : initialement prévue à 40 ans, elle pourrait atteindre 60 ans, voire 80 ans. Mais ces installations ne sont pas éternelles. Si l’on suppose un arrêt progressif des réacteurs à l’âge de 60 ans, la capacité de production nucléaire française commencerait à chuter de manière spectaculaire dès 2038, soit précisément l’année où l’on prévoit désormais la mise en service du premier EPR 2.

Or, la construction de six nouveaux réacteurs ne suffira pas à compenser le déclin du parc actuel. Les chiffres sont éloquents : la France dispose aujourd’hui de 63 gigawatts (GW) de capacité nucléaire. Les six EPR 2 n’en ajouteraient que 10 GW, et même en portant cet effort à quatorze réacteurs, la capacité additionnelle atteindrait seulement 22 GW.

Autrement dit, le pays doit impérativement se doter de nouvelles capacités de production électrique pour aborder les prochaines décennies avec sérénité, d’autant plus si l’objectif est simultanément de réduire la dépendance au pétrole et au gaz fossile.

Bien que la Cour des comptes alerte dans son dernier rapport sur l’explosion des dépenses de maintenance d’EDF, elle voit comme une opportunité la prolongation du parc nucléaire jusqu’à 60 ans.
 
Depuis plusieurs années, le nucléaire a pris toute sa place dans les négociations climatiques.
Depuis la COP 28 l’atome était pour la première fois cité dans l’accord final et où une vingtaine de pays se sont engagés à tripler la capacité nucléaire mondiale, condition sine qua none pour atteindre la neutralité carbone.

Le nombre de pays soutenant la déclaration visant à tripler la capacité nucléaire d’ici 2050 est désormais de 33

Par exemple le Rwanda mise sur les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs, capables de fournir de l’électricité de manière autonome et continue à des zones isolées, des hôpitaux ou des infrastructures industrielles.
 
En 2012, la Cour des comptes avait évalué le coût de construction des 58 réacteurs du parc (incluant Fessenheim mais pas l’EPR de Flamanville) entre 1973 et 2002 à 96 milliards d’euros. Soit environ 121 milliards d’euros 2024.

Le tout pour une puissance installée de 63 gigawatts (GW). Les six EPR2 représenteront 10 GW de puissance installée.

Le coût du nouveau nucléaire pourrait être trois à quatre fois plus élevé que celui du parc historique. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a évalué à 60,3 du mégawattheure (MWh) le coût de production du parc historique. Actuellement, le prix du nouveau parc est à 100 euros du mégawattheure

Les raisons , elle sont multiples , en voici trois :

EDF devra financer une partie en faisant appel au marché de la dette. Or les taux d’intérêt que le groupe obtiendra sont corrélés à ceux appliqués à la dette française.

La sécurité sera renforcée , suite à la catastrophe d'un réacteur au japon
Perte de compétences alors que la France était en pointe dans le nucléaire
 
l'Angleterre -comme l'Allemagne , la Bretagne .... Italie , Espagne ....- a abandonné le nucléaire ; par contre ils autorisent la construction de nouvelles centrales nucléaires ,uniquement si ce sont les con-tribuables français qui assument !!! serrez les fesses .......
 
Le conseil d’administration d’EDF a validé le devis prévisionnel du programme de construction de six réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Une estimation à 72,8 milliards d’euros, qui sera soumise à un audit gouvernemental début 2026, dans l’attente d’une décision finale d’investissement.

EDF a présenté, le 17 décembre, à son conseil d’administration un devis prévisionnel chiffré à 72,8 milliards d’euros pour la construction des six futurs réacteurs EPR2 sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. Ce montant, exprimé dans les conditions économiques de 2020, est supérieur de 5 milliards à la précédente estimation, qui s’élevait à 67,4 milliards d’euros [lien réservé abonné]. Il a tout de même été validé par le conseil, et sera examiné au premier trimestre 2026 par la délégation interministérielle au nouveau nucléaire (DINN).
 
Le dynamisme de la Chine en matière de production d’énergie décarbonée ne concerne pas seulement l’éolien et le solaire. Le pays, qui fait partie des principaux acteurs du secteur nucléaire, s’apprête à mettre en service le premier SMR terrestre au monde.

Malgré ces six mois de retard, la Chine affirme une avance très importante face aux autres pays du monde, en particulier les États-Unis.

Chez l’Oncle Sam, aucun SMR n’est en construction, malgré la volonté du département américain de l’Énergie d’accélérer sur le sujet.
 
L’Afrique du Sud, modèle nucléaire du continent

Le gouvernement prépare le déploiement de 5,2 à 10 GW d’énergie nucléaire d’ici à 2039. De quoi soutenir l’économie du pays, tout en engageant la transition du mix énergétique, aujourd’hui encore largement dominé par le charbon.

Rappelons que l’Afrique du Sud possède actuellement les deux seules unités en fonctionnement du continent africain, sur la centrale de Koeberg. Il s’agit de deux REP de 900 MW chacun construits par Framatome, dont la durée de vie vient d’être prolongée de 20 ans, jusqu’en 2045
 
Retour
Haut