nono52 a dit:
Annuler une partie de la dette : la proposition de Mélenchon pour 2027 sous le feu des critiques !
Jean Luc Mélenchon propose d’annuler une partie de la dette française, notamment les dettes liées au Covid détenues par la BCE. Cette idée provoque de fortes réactions du gouvernement, du centre et de l’extrême droite, alors que la réduction de la dette sera un enjeu majeur de la présidentielle de 2027.
ça réagit dans les deux sens
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Bonjour,
Cette proposition ne me semble pas absurde eu premier abord, mais il faut savoir exactement de quoi on parle.
Mathieu Pigasse, à l'origine de cette idée ne propose pas d'annuler la dette (enfin, une partie de la dette, celle détenue par la Banque de France, soit environ
16%* de la dette totale) mais, si j'ai bien compris, propose de la transformer en dette perpétuelle à taux zéro.
Et là on se heurte à deux difficultés majeures :
1) Il faut modifier les traités Européens : maintenant que la France est dans l'ennui (pour être poli

), elle va demander de changer les traités en espérant que les autres pays vont accepter. Ca me parait compliqué, et ça me fait vraiment penser au FREXIT du RN proposé en 2017. Sans cette condition, tout le programme électoral s'effondre. Si LFI est aux manettes, que deviendra son programme si les pays refusent ?
2) A condition que les traités soient effectivement modifiés, il faudrait définir précisément le mécanisme, son traitement comptable, les conséquences sur son bilan et sur les autres États de la zone euro et que tout cela soit validé par la BCE.
Donc c'est beaucoup plus subtil et beaucoup plus difficile (et aléatoire) que de simplement "foutre 18% la dette au feu" qui est une formule volontairement simplificatrice (et provocatrice vis-à-vis des autres pays de la zone Euro).
*16% , je m'explique : la dette détenue par la Banque de France se compose de 2 parties :
- 324 milliards en OAT détenus par la France au titre de la dette classique achetée en 2015
- 221 milliards au titre de la dette COVID.
Soit un total de 545 milliards.
Rapportés à la dette totale de fin 2025 : 545 / 3460 milliards = 15,7%
Enfin, dernier "petit" problème : à condition que tout se passe comme souhaité par M. Pigasse, quelles seront les garanties apportées par la France pour l'Europe à ce mécanisme ? On ne sait pas.
La Grèce avait proposé en 2015 quelque chose de similaire, mais dans une version moins radicale. La proposition n'a finalement pas été retenue. Mais on a tous vu les les conséquences sur la population et les services publics. Certes, la Grèce avait beaucoup d'autres problèmes structurels que la France n'a pas, mais c'est quand même un élément à prendre en compte.