Miles a dit:
Facile, ils sont partis avant 60 ans en retraite, ne veulent plus entendre parler d'efforts parce que désormais ils y ont le droit, ils ont cotisé "toute leur vie" sic, quand les autres n'ont le droit à peu près à rien et qu'on leur demande d'amplifier encore plus leurs efforts.
Non tu es à côté du sujet.
Je faisais pendant à la caricature de Jeune Padawan qui parlait de génération « moi je » pour désigner…on sait pas trop qui mais, disons les boomers.
Le « moi je » évoque un repli individualiste qui me parait correspondre beaucoup plus aux générations nouvelles.
Il me semble que des années 70 au début des années 2000 le sens du collectif était plus développé.
Il existe toujours, mais comme une valeur de plus en plus marginalisée et qui se retrouve dans certains partis politiques extrêmes dont je ne partage pas du tout les options et les « solutions » mais qui expriment malgré tout une aspiration collective et une volonté de partage ( LFI).
Pour le reste ( et en forçant le trait) ce qui est valorisé en permanence c’est le projet individuel et l’auto médiatisation de ses moindres faits et gestes sur les réseaux sociaux.
A ce titre, de manière symbolique, le selfi solitaire ( de plus en plus visible dans l’espace public) de même que l’importance donnée au télétravail traduisent cet aspiration au repli sur soi que je trouve assez triste.
Le « moi je » quoi.
PS: pour les profils que je citais dans mon post, 3 sont des personnes de ma famille; l’un est mort avant de pouvoir partir à la retraite, les deux autres ont travaillé de 18 ans ( 16 même pour le vigneron) à respectivement 67 et 73 ans.
J’admets que ce type d’exemple personnel n’a pas valeur de raisonnement mais je les ai cités parce que je crois vraiment que vous vous faites pas mal d’idées ( les jeunes ) sur les « privilèges » des plus anciens.