Évolution de la notation financière de la France

niklos a dit:
Un président qui oserait se soumettre au référendum...
non le referendum ne répond jamais à la question
niklos a dit:
Mais il faut bien préparer le terrain pour que ça passe.
même bien préparé je ne vois pas comment ça pourrait passer avec les éternels rouspéteurs de tous bords soutenus par les programmes de désinformation russe .....
 
nono52 a dit:
Je pense que ça ne sera pas assez et c'est une refonte complète qu'il faut et ça ne sert à rien d'agir que sur un seul levier. :unsure:
oui bien sur mais c'est un début et qui aura un levier important en regard de l'importance du déficit lié aux dépenses de retraite . ( et que tout le monde connait depuis les années 90 )
 
nono52 a dit:
Ah ?
La France peut donc continuer sans réels changements ni réformes avec une dette de presque 3500 milliards et avec la bénédiction des agences de notation ! :biggrin:
Les agences notent la capacité du pays à rembourser la dette.
Elles ne jugent pas la morale.
 
niklos a dit:
Un président qui oserait se soumettre au référendum... Mais il faut bien préparer le terrain pour que ça passe.
Il ne peut pas trop sur ce sujet. Il y a 2 articles de la Constitution pour le référendum : article 11 et article 89. On peux exclure ce dernier qui est un référendum pour modifier la Constitution. Et peu utilisé car modification par le Congrès en pratique.

Reste donc l'article 11 :
Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.

Et c'est compliqué juridiquement. L'article 11 insiste sur le mot "réformes" or est ce que la modification d'un age limite est une réforme ?
Le Conseil constitutionnel a donné la réponse en avril 2023 : c'est non car cela ne modifie pas l’état du droit existant.

En gros ajuster un age ne modifie pas en profondeur le système social.

Pour que l'article 11 se déclenche il pourrait porter sur un changement d'un système par répartition vers un système par capitalisation par exemple.

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Jeune_padawan a dit:
Il ne peut pas trop sur ce sujet. Il y a 2 articles de la Constitution pour le référendum : article 11 et article 89. On peux exclure ce dernier qui est un référendum pour modifier la Constitution.

Ça fait plus de 20 ans qu'un Président n'a pas osé organiser un Référendum

Emmanuel Macron a, a plusieurs reprises depuis 2016 (candidature) prétendu qu'il voulait y avoir recours.
Il l'a confirmé au moment de la crise des gilets jaunes puis fin 2024 au moment des voeux annuels.
Il est à présent évident qu'il n'a absolument aucune volonté de le faire ...
 
MDacier a dit:
Ça fait plus de 20 ans qu'un Président n'a pas osé organiser un Référendum

Emmanuel Macron a, a plusieurs reprises depuis 2016 (candidature) prétendu qu'il voulait y avoir recours.
Il l'a confirmé au moment de la crise des gilets jaunes puis fin 2024 au moment des voeux annuels.
Il est à présent évident qu'il n'a absolument aucune volonté de le faire ...
Là n'est pas la question.

Sur le point de l'age limite, il ne peut techniquement pas, le Conseil constitutionnel retoquerai le projet avant le vote.
Il faut un projet de réforme en profondeur pas des pansements sur une jambe de bois.

Par exemple, E.Macron aurait pu passer par référendum article 11 son projet de loi sur la fin de vie et d'ailleurs il garde la cartouche si le Parlement s'entête.
Il faut soit des changements dans la Constitution (article 89) soit des grands changements sur les domaines cités pour l'article 11.

D'ailleurs il me semble que @Buffeto a émis l'idée mais le référendum "retraite" risque d'être un référendum "Pour/Anti E.Macron" ce qui n'est pas le but.

Faut arrêter de voir le petit coté de la lorgnette et intégrer que l'électeur moyen est un poisson rouge (@niklos évoque l'idée de "préparer le terrain" ce qui veut dire ce que ça veut dire).
 
Jeune_padawan a dit:
D'ailleurs il me semble que @Buffeto a émis l'idée mais le référendum "retraite" risque d'être un référendum "Pour/Anti E.Macron" ce qui n'est pas le but.
c'est l'évidence ....
mais ça serait pareil pour n'importe quel futur président qui se hasarde à un référendum de ce genre
 
Jeune_padawan a dit:
Par exemple, E.Macron aurait pu passer par référendum article 11 son projet de loi sur la fin de vie et d'ailleurs il garde la cartouche si le Parlement s'entête
Très très peu probable que Macron prenne le risque d'un référendum sur n'importe quel sujet d'ici la fin de son mandat
 
Vous avez raison @ajbylb le plus probable c'est décalage de l'âge de départ en retraite ET baisse des pensions.
 
niklos a dit:
Vous avez raison @ajbylb le plus probable c'est décalage de l'âge de départ en retraite ET baisse des pensions.
Voilà.
A terme l'âge de départ sera tellement lointain et les pensions tellement basse que plus personne n'acceptera de se voir ponctionner autant chaque mois pour si peu ...
 
MDacier a dit:
Voilà.
A terme l'âge de départ sera tellement lointain et les pensions tellement basse que plus personne n'acceptera de se voir ponctionner autant chaque mois pour si peu ...
Pour la santé, on a droit à la Sécu de base, à la mutuelle obligatoire, à une complémentaire au choix, et le reste est pour sa pomme.

Pour la retraite : une base unique à 50 % du SMIC pour tous à 70 ans (travailleurs ou nouveaux arrivants sur le territoire), financement d’un PER plus ou moins obligatoire par l’entreprise (comme la mutuelle), courage à ceux qui n’ont pas économisé pour devenir rentier pour leurs vieux jours.

L’obligation de payer pour des services auxquels l’accès est de plus en plus limité ne se réduit pas à la retraite. Il serait toujours possible, dans mon idée, de supprimer totalement les cotisations retraite. L’important, dans ce cas, serait de les remplacer par quelque chose comme une contribution volontaire obligatoire et confiscatoire sur les revenus, un triplement de la CSG ou quelque chose dans le même esprit.
 
ajbylb a dit:
une contribution volontaire obligatoire
de 2 choses l'une : soit elle est volontaire , soit elle est obligatoire .....
 
ajbylb a dit:
Pour la retraite : une base unique à 50 % du SMIC pour tous à 70 ans (travailleurs ou nouveaux arrivants sur le territoire) ??
quelle drole d'idée celui qui a travaillé 43ans va toucher comme un nouveau arrivant ?
 
Buffeto a dit:
de 2 choses l'une : soit elle est volontaire , soit elle est obligatoire .....
Je pensait faire une blague mais en fait une contribution de ce nom existe déjà :
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ajbylb a dit:
L’obligation de payer pour des services auxquels l’accès est de plus en plus limité ne se réduit pas à la retraite. Il serait toujours possible, dans mon idée, de supprimer totalement les cotisations retraite. L’important, dans ce cas, serait de les remplacer par quelque chose comme une contribution volontaire obligatoire et confiscatoire sur les revenus, un triplement de la CSG ou quelque chose dans le même esprit.
Allons plus loin : augmenter les revenus soumis à la CSG alors qu'ils ne sont pas perçus (sic)
 
Coucaren a dit:
quelle drole d'idée celui qui a travaillé 43ans va toucher comme un nouveau arrivant ?
Tu n'as même pas idée du nombre de personnes qui touchent une retraite équivalente à celle de personnes ayant trimé toute leur vie, en ayant pourtant très peu contribué...
 
Coucaren a dit:
quelle drole d'idée celui qui a travaillé 43ans va toucher comme un nouveau arrivant ?
Tout comme c'est une drôle d'idée d'avoir la génération qui a le moins travaillé (retraite 60 ans, 37 annuités) qui touche 3x ce qu'ont touché les générations précédentes et suivantes. Il n'y a aucune logique d'égalité dans la retraite par répartition.
 
Dernière modification:
Argg a dit:
Il n'y a aucune logique d'égalité dans la retraite par répartition.
Il y a la logique que la croissance et ces fruits seraient à l'avenir distribués équitablement.
Au moment où elle a été mise en place, on ne pouvait pas supposer que la pression serait telle, qu'elle exerce une décroissance du revenu salarial par rapport au revenu du capital dans la part de la richesse produite par les salariés.
 
On ne pouvait pas l'imaginer à l'époque c'est clair. Mais ça fait bien 50 ans qu'on sait qu'on va dans le mur et qu'on regarde ailleurs...
 
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