La Commission européenne s’inquiète fortement de la situation des finances publiques françaises.
Constat
- Le déficit public moyen a été de 5,5 % du PIB sous Nicolas Sarkozy, 3,6 % sous François Hollande et 5,1 % depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017.
- Cette dégradation constitue une rupture par rapport aux précédentes présidences de la Ve République, y compris celles de François Mitterrand.
- La dette publique française, estimée à 3 460 milliards d’euros au troisième trimestre 2025, devrait passer de 115,6 % du PIB à 120,2 % fin 2027.
- Parmi les grands pays européens, seules la Grèce et l’Italie affichent une dette plus élevée, mais elles sont engagées dans une trajectoire de réduction.
Prévisions de Bruxelles
- Le gouvernement français prévoit de ramener le déficit à 5 % du PIB en 2026.
- La Commission européenne juge cet objectif trop optimiste et estime que le déficit restera autour de 5,1 %, en raison notamment des dépenses liées au contexte international (conflit en Iran) et à l’augmentation du budget de la Défense.
- Il devrait même atteindre 5,7 % du PIB l’année suivante.
Recommandations
- De simples réductions ponctuelles des dépenses ne suffiront plus ; des réformes structurelles sont nécessaires.
- Avec des dépenses publiques représentant 57,2 % du PIB, la France se situe au deuxième rang de l’Union européenne, soit 7,7 points au-dessus de la moyenne européenne.
- Bruxelles recommande un examen systématique et approfondi de toutes les dépenses publiques.
- Les dépenses de retraite, qui représentent 14,6 % du PIB, sont jugées particulièrement élevées.
- Les prélèvements obligatoires atteignent 44,3 % du PIB, contre 39,9 % en moyenne dans l’UE. La forte taxation du travail et de la production est considérée comme un frein à la compétitivité et à la croissance économique.
En une phrase : Bruxelles reproche à la France la persistance de déficits élevés, une dette en hausse et un niveau record de dépenses publiques, et l’appelle à engager des réformes structurelles pour rétablir durablement ses finances.