Economie

zizou a dit:
Le match France vs Allemagne en économie

Les chiffres : [lien réservé abonné]

France​

Prélèvements obligatoires : 45,3 % du PIB (2024)

Prélèvements * payés par les entreprises : 20,4 % de leur valeur ajoutée (2024)

Taux de l’impôt sur les sociétés : 25 %

Impôts sur la production : 4 % du PIB



Allemagne​

Prélèvements obligatoires : 40,9 % du PIB (2024)

Prélèvements * payés par les entreprises : 11,8 % de leur valeur ajoutée (2024)

Taux d’imposition des bénéfices : 30 % en 2026, 25 % d’ici à 2032

Impôts sur la production : 1 % du PIB



Les commentaires :

En 2024, la France se situait à la troisième place de l’Union européenne pour les prélèvements sur les sociétés,. L’Allemagne était loin derrière (11,8 % de la valeur ajoutée)

L’une des clés expliquant ce décalage tient précisément au poids des impôts de production pesant déjà, en 2024, sur les entreprises françaises : 4,4 % du PIB en France, contre 1 % en Allemagne.

La France était déjà sur le podium des pays qui taxent le plus les entreprises en Europe. Elle le restera.
Les prélèvements sur salaires sont également ahurissants en France.
A vrai dire, j'ai du mal a imaginer qu'ils puissent être plus élevés dans d'autres pays !
 
L’Espagne affiche une croissance éclatante : +2,8 % l’an dernier, contre à peine 0,9 % à Paris et 0,2 % à Berlin.
Au quatrième trimestre 2025, l’économie espagnole a accéléré de 0,8 %, confirmant une dynamique soutenue par une demande intérieure robuste.
Bruxelles prévoit une réduction continue du déficit public : 2,5 % du PIB cette année, puis 2,1 % l’an prochain. La dette reste élevée, à 103 % du PIB, mais elle décroît progressivement depuis son pic pandémique.
Le gouvernement espagnol vient d’annoncer un plan de régularisation de 500 000 migrants sans-papiers, un mouvement qui soutient l’économie alors que le pays lutte contre une démographie en déclin — seulement 1,16 enfant par femme.
La population active, elle, ne faiblit pas grâce à l’immigration. La part des travailleurs étrangers dans cette population a ainsi progressé, passant de 16,9 % au troisième trimestre 2024 à 17,5 % un an plus tard.
Dans une Europe qui peine à résister aux crises, l’Espagne s’impose comme un modèle de dynamisme économique.
 
zizou a dit:
L’Espagne affiche une croissance éclatante : +2,8 % l’an dernier, contre à peine 0,9 % à Paris et 0,2 % à Berlin.
Au quatrième trimestre 2025, l’économie espagnole a accéléré de 0,8 %, confirmant une dynamique soutenue par une demande intérieure robuste.
Bruxelles prévoit une réduction continue du déficit public : 2,5 % du PIB cette année, puis 2,1 % l’an prochain. La dette reste élevée, à 103 % du PIB, mais elle décroît progressivement depuis son pic pandémique.
Le gouvernement espagnol vient d’annoncer un plan de régularisation de 500 000 migrants sans-papiers, un mouvement qui soutient l’économie alors que le pays lutte contre une démographie en déclin — seulement 1,16 enfant par femme.
La population active, elle, ne faiblit pas grâce à l’immigration. La part des travailleurs étrangers dans cette population a ainsi progressé, passant de 16,9 % au troisième trimestre 2024 à 17,5 % un an plus tard.
Dans une Europe qui peine à résister aux crises, l’Espagne s’impose comme un modèle de dynamisme économique.
Tout cela, sans budget depuis 3 ans....
 
moietmoi a dit:
Tout cela, sans budget depuis 3 ans....
et sans Jeanlucophiles non plus ....
et avec un age légal de départ en retraite qui est de 66 ans et 10 mois pour les personnes n'ayant pas cotisé 38 ans et 6 mois, et de 65 ans pour celles ayant atteint cette durée.
 
Le taux de chômage, qui avait atteint des niveaux records au pic de la crise des dettes souveraines, reste parmi les plus élevés de l’Union européenne. Toutefois, il est parvenu à passer sous la barre des 10 % au quatrième trimestre 2025, une première en près de vingt ans.
En 2026, l’investissement continuera de bénéficier du soutien du plan de relance de l’Union européenne. À ce jour, Madrid a en effet récupéré près de la moitié des 163 milliards d’euros qui lui ont été alloués
 
L’industrie chimique européenne s’effondre

Minée par des prix de l’énergie deux à trois fois supérieurs à ceux de ses concurrents asiatiques et nord-américains et par une réglementation climatique européenne kafkaïenne, l’industrie chimique européenne est menacée de disparition… dans l’indifférence générale. Encore des pans de la souveraineté industrielle européenne qui s’effondrent. Rappelons que sans l’industrie chimique et ses productions il n’y a plus d’agriculture capable de nourrir l’humanité, plus d’hôpitaux et de médicaments pour la soigner, plus d’industrie de défense et plus d’industrie automobile…

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J’aborde à présent, après l’Espagne, le second poumon de l’économie européenne : l’Italie, dirigée par Giorgia Meloni.

Lors de son élection, son programme était perçu comme souverainiste, proche des positions de Donald Trump, critique à l’égard de l’Union européenne et fermement opposé à l’immigration.

Une fois au pouvoir, son action s’est révélée plus pragmatique. L’Italie a pleinement utilisé les fonds européens du plan de relance NextGenerationEU, soit environ 160 milliards d’euros investis dans la modernisation, la transition énergétique et la productivité.

Parallèlement, son gouvernement a instauré des quotas légaux d’entrée pour répondre aux besoins du marché du travail, avec environ 200 000 contrats autorisés chaque année pour des travailleurs immigrés.

Elle a également supprimé le « revenu de citoyenneté », dispositif proche du RSA, afin d’encourager le retour à l’emploi et de limiter l’assistanat.

Le principal succès de sa politique économique réside dans la réduction du déficit public. Celui-ci culminait à 7 % pour atteindre environ 3,8 % du PIB en 2024 à 3,3 % en 2025, puis à 2,8 % en 2026. À partir de 2027-2028, une réduction progressive supplémentaire est programmée dans le cadre des objectifs européens de stabilité budgétaire. Lorsque le déficit diminue, l’État emprunte moins chaque année, ce qui limite l’augmentation de la dette.

Cependant, plusieurs fragilités demeurent. La croissance reste modérée : en 2025, elle serait d’environ 0,7 %, légèrement inférieure à celle de la France (0,9 %). L’Italie conserve l’un des niveaux de dette publique les plus élevés d’Europe, autour de 130 % du PIB. Enfin, le pays fait face à une crise démographique majeure, avec l’un des taux de natalité les plus faibles du continent, ce qui pèse à long terme sur la croissance et sur l’équilibre du système social.
 
L’Asie dépend fortement des importations qui passent par le détroit d’Ormuz.

Environ 10 % de la flotte mondiale de pétroliers géants se trouve autour de ce détroit. De plus, 32 % du transport maritime d’éthanol et un tiers du naphta, matière première essentielle à l’industrie pétrochimique, y transitent.

La majorité de ces ressources est destinée à l’Asie : 80 % du pétrole et du gaz naturel qui passent par ce détroit y sont acheminés. Cette route est essentielle pour les importations pétrolières de plusieurs pays : 65 % pour le Japon, 63 % pour la Corée du Sud, 43 % pour la Chine, 41 % pour l’Inde et 39 % pour Taïwan.

Elle est aussi importante pour le gaz : 47 % des importations de l’Inde passent par ce détroit, 25 % pour Taïwan, 24 % pour la Chine, 20 % pour la Corée du Sud et 10 % pour le Japon. Enfin, la moitié des importations asiatiques de naphta empruntent également cette voie maritime.

L’Europe est bien moins touchée
 
La guerre au Moyen-Orient a provoqué une forte tension sur les marchés financiers et une hausse record du coût de la dette française. Le taux des obligations à 10 ans a grimpé jusqu’à 3,87 %, un niveau inédit depuis 2009. Cette hausse s’inscrit dans un mouvement global touchant aussi d’autres pays européens.


Les marchés étaient particulièrement nerveux en raison des menaces de Donald Trump envers l’Iran concernant le détroit d’Ormuz. Son annonce de reporter les frappes a temporairement apaisé la situation, entraînant une baisse des taux et du prix du pétrole.


Malgré ce reflux, les taux restent élevés, ce qui pèse sur les finances publiques françaises déjà fragiles, avec une dette d’environ 117 % du PIB et un déficit supérieur à 5 %. La charge de la dette pourrait fortement augmenter dans les prochaines années.
 
zizou a dit:
La charge de la dette pourrait fortement augmenter dans les prochaines années.
comme une impression de déjà vu .....
 
Buffeto a dit:
comme une impression de déjà vu .....
Le plus difficile commence : il s’agit désormais d’engager une véritable trajectoire de redressement des comptes publics.
Les économistes évoquent une cure d’austérité sévère. Pour respecter ses engagements européens, le gouvernement devra annoncer en 2027 au moins 1,2 point de PIB de mesures de consolidation budgétaire primaire soit près de 40 milliards d’euros un effort nettement supérieur à ceux consentis en 2025 et 2026.
Un tel niveau d’économies n’est pas sans rappeler le plan Bayrou qui, lorsqu’il était Premier ministre, prévoyait déjà d’inscrire un ajustement budgétaire de cette ampleur dans le projet de loi de finances pour 2026.
 
zizou a dit:
Le plus difficile commence : il s’agit désormais d’engager une véritable trajectoire de redressement des comptes publics.
Les économistes évoquent une cure d’austérité sévère. Pour respecter ses engagements européens, le gouvernement devra annoncer en 2027 au moins 1,2 point de PIB de mesures de consolidation budgétaire primaire soit près de 40 milliards d’euros un effort nettement supérieur à ceux consentis en 2025 et 2026.
avec des élections en 2027 vraisemblablement suivies d'une dissolution et l'apparition d'une majorité de députés de partis irresponsables qui croient que la dette n'est pas un problème et avec des groupes de pression ( bonnets rouges , gilets jaunes ) qui sont opposés à toute t réforme des retraites , je ne vois pas comment on va pouvoir réduire le déficit et l'endettement ...

je n'imagine pas un responsable politique élu en 2027 avec pour programme : " de la sueur , du travail , des économies "
 
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