Crowdfunding / Dette privée immobilière - plateformes, projets et avis

adnstep a dit:
Sécurité hors France ?
C'est une référence à sa vidéo : c'est ce qu'il recherche, avec la liquidité, et en vertu de cela il écarte donc, à tort ou à raison, les schémas qu'il juge "franco-français" type assurance-vie et autres dispositifs fiscaux. Il ne lui reste donc plus que le compte-titres, comme je le mentionnais... Bref bcp d'agitation pour pas grand chose. Laissons le "fininfluencer" sans en tenir compte.
 
LE SANTA MARIA LPB

La mensualité d’Avril n’a pas été réglée. Quelqu’un a des news ?
9 appartements à vendre, 18 mois Max et nous en sommes à 36 mois ( ce n’est plus un retard mais bon soyons gentil on va appeler cela un léger dérapage)
1 seul appartement vendu et 3 compromis soit disant signé mais bien sûr aucune vente concrétisée.
Pour les autres appartements, l’opérateur ne semble pas si pressé. Heureusement nous avons mis une hypothèque que la Plateforme, pour notre bien, n’activera jamais car « une approche amiable » est toujours préférable.

Bref, désolé pour ce ton sarcastique mais je n’en peux plus de ce crowdfunding lool :P
 
Dallas78 a dit:
DMVIP Clubfunding
  • SUIVI 27/04/2026
    Suivi de l’opération


    Nous vous informons que le Tribunal des activités économiques de Nanterre a prononcé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire à l’encontre de la société DMVIP.
    Dans ce cadre, l'administrateur judiciaire a initié un processus de recherche de repreneurs ou d’investisseurs. Un appel d’offres est actuellement en cours et les candidats ont la possibilité de se positionner jusqu’à la mi-mai.
    À l’issue de cette période, les offres reçues seront analysées, puis examinées par le Tribunal, qui devrait se prononcer d’ici la fin du mois de mai sur la solution à retenir.
    À ce stade, deux scénarios principaux peuvent être envisagés. Le premier serait la mise en place d’un plan de cession, impliquant la reprise de tout ou partie des actifs et de l’activité, ce qui pourrait être suivi d’une liquidation judiciaire de la société. Le second serait l’entrée d’un investisseur permettant la poursuite de l’activité dans un cadre restructuré.
    Nous restons pleinement mobilisés pour la défense des intérêts des obligataires et vous tiendrons informés dans les meilleurs délais des suites de la procédure.
Imagine tu investis sur un projet avec des garanties de premiers ordres et et la plateforme oublie d'inscrire les garanties, non je rigole mais imagine quand même. Ce sont les investisseurs qui trinquent en cas de redressement judiciaire...
 
Nickfurry77 a dit:
Imagine tu investis sur un projet avec des garanties de premiers ordres et et la plateforme oublie d'inscrire les garanties, non je rigole mais imagine quand même. Ce sont les investisseurs qui trinquent en cas de redressement judiciaire...
Imagine tu te plains à l’AMF et la plateforme considère qu’il rejette toute responsabilité dans cette affaire. À bon ? Mais a quoi tu sers à part prendre une commission si tu t’assures même pas de prendre correctement les garanties ?
Imagine que finalement l’AMF ne fasse rien lool
 
À la décharge des plateformes, le risque très élevé était une certitude au vu du rendement promis.

À supposer qu’elles font bien leur métier (ce dont je doute), il devrait y avoir un taux de défaut élevé pour justifier de payer plus de 10% de coupon.

La situation actuelle sur le taux de défaut n’a rien d’une anomalie ponctuelle. Quelqu’un a vu passer des chiffres sur l’évolution des volumes levés en 2025 ?
 
Axiles a dit:
À la décharge des plateformes, le risque très élevé était une certitude au vu du rendement promis.

À supposer qu’elles font bien leur métier (ce dont je doute), il devrait y avoir un taux de défaut élevé pour justifier de payer plus de 10% de coupon.

La situation actuelle sur le taux de défaut n’a rien d’une anomalie ponctuelle. Quelqu’un a vu passer des chiffres sur l’évolution des volumes levés en 2025 ?
Si le niveau de risque avait réellement été une certitude pour les plateformes alors leur business plan aurait été établi avec des grosses réserves pour le traitement du contentieux.

Force est de constater que ce n'est pas le cas !
 
Axiles a dit:
À la décharge des plateformes, le risque très élevé était une certitude au vu du rendement promis.

À supposer qu’elles font bien leur métier (ce dont je doute), il devrait y avoir un taux de défaut élevé pour justifier de payer plus de 10% de coupon.

La situation actuelle sur le taux de défaut n’a rien d’une anomalie ponctuelle. Quelqu’un a vu passer des chiffres sur l’évolution des volumes levés en 2025 ?
Pas d'accord. Le taux de rendement doit être corrélé au risque. Si le taux sans risque est à 2% et que mon taux risqué est à 12%, je ne peux pas avoir 50% des projets au moins qui finissent en défaut. Ca veut juste de dire que le niveau de risque a été dissimulé, que le filtrage des projets n'a pas été effectué ou que le taux de rémunération n'a pas été fixé en fonction du risque.
Rappelez-vous juste que vous avez affaire d'un côté à un professionnel (la plateforme), de l'autre à un amateur (l'investisseur). L'investisseur n'a aucune raison de battre sa coulpe, il est en droit de penser que le professionnel fait correctement son travail - même s'il constate après coup et à ses dépens que ce n'est pas le cas.
 
Dernière modification:
Bordeaux Gambetta Investment (Ohayon) : conversion de la RJ en LJ
 
ostibapa a dit:
Si le niveau de risque avait réellement été une certitude pour les plateformes alors leur business plan aurait été établi avec des grosses réserves pour le traitement du contentieux.

Force est de constater que ce n'est pas le cas !


Quel est votre message, que le risque n'est pas réel ? Ou que les plateformes ne font pas leur métier ?

Car la réalité c'est plutôt une 3e option, que j'appelerai take the money and run. Les incitations financières sont toutes catastrophiques sur le crowdfunding, et en défaveur des prêteurs :
  • Processus compliqué et coûteux pour les emprunteurs donc n'y viennent que les dossiers qui n'ont pas pu se financer ailleurs. Ce sont structurellement des dossiers fragiles et risqués
  • Prêteurs avec des petits tickets individuels, qui vont préférer prendre leur perte et passer à autre chose que rentrer dans des process longs. Peu d'incitations à faire trop de recouvrement.
  • Plateformes qui touchent selon les cas un upfront de plusieurs % du montant levé, puis des commissions de gestion annuelle. Donc pas de gros incentive à aller chercher de l'argent considéré comme perdu
=> Le set-up global est méga risqué et en défaveur du petit porteur.


InvestisseurInquiet a dit:
Pas d'accord. Le taux de rendement doit être corrélé au risque. Si le taux sans risque est à 2% et que mon taux risqué est à 12%, je ne peux pas avoir 50% des projets au moins qui finissent en défaut. Ca veut juste de dire que le niveau de risque a été dissimulé, que le filtre des projets n'a pas été effectué ou que le taux de rémunération n'a pas été fixé en fonction du risque.

La vie n'est pas un cours de finance. Vous ne pouvez pas avoir ça pour être rentable oui, mais il y a plein de bonnes et mauvaises raisons pour lesquelles le risque n'est pas correctement rémunéré. L'appât du gain par exemple, avec le fait de foncer sur des placements à 10%+ sans se poser sérieusement la question du risque associé.

Rappelez-vous juste que vous avez affaire d'un côté à un professionnel (la plateforme), de l'autre à un amateur (l'investisseur). L'investisseur n'a aucune raison de battre sa coulpe, il est en droit de penser que le professionnel fait correctement son travail - même s'il constate après coup et à ses dépens que ce n'est pas le cas.
Pas du tout d'accord là-dessus non. Avant de mettre son argent quelque part, on fait ses due diligences. Surtout quand ça promet un rendement à deux chiffres. C'est un placement de diversification, sur lequel on peut mettre 1-2% pour tester sans trop prendre de risques si on ne veut pas passer du temps à creuser. Mais, et c'est bien clair dès le départ, il n'y a évidemment aucune garantie de résultat quelconque des plateformes. C'est un placement risqué, vendu comme tel, clairement avec des lacunes côté plateformes, sans l'ombre d'un doute. Mais il serait opportun de balayer aussi devant la porte des investisseurs particuliers qui ont fait tapis sans se poser la question de pourquoi un placement vendu comme sécurisé rémunérait 10%+ par an
 
Axiles a dit:
Quel est votre message, que le risque n'est pas réel ? Ou que les plateformes ne font pas leur métier ?

Car la réalité c'est plutôt une 3e option, que j'appelerai take the money and run. Les incitations financières sont toutes catastrophiques sur le crowdfunding, et en défaveur des prêteurs :
  • Processus compliqué et coûteux pour les emprunteurs donc n'y viennent que les dossiers qui n'ont pas pu se financer ailleurs. Ce sont structurellement des dossiers fragiles et risqués
  • Prêteurs avec des petits tickets individuels, qui vont préférer prendre leur perte et passer à autre chose que rentrer dans des process longs. Peu d'incitations à faire trop de recouvrement.
  • Plateformes qui touchent selon les cas un upfront de plusieurs % du montant levé, puis des commissions de gestion annuelle. Donc pas de gros incentive à aller chercher de l'argent considéré comme perdu
=> Le set-up global est méga risqué et en défaveur du petit porteur.




La vie n'est pas un cours de finance. Vous ne pouvez pas avoir ça pour être rentable oui, mais il y a plein de bonnes et mauvaises raisons pour lesquelles le risque n'est pas correctement rémunéré. L'appât du gain par exemple, avec le fait de foncer sur des placements à 10%+ sans se poser sérieusement la question du risque associé.


Pas du tout d'accord là-dessus non. Avant de mettre son argent quelque part, on fait ses due diligences. Surtout quand ça promet un rendement à deux chiffres. C'est un placement de diversification, sur lequel on peut mettre 1-2% pour tester sans trop prendre de risques si on ne veut pas passer du temps à creuser. Mais, et c'est bien clair dès le départ, il n'y a évidemment aucune garantie de résultat quelconque des plateformes. C'est un placement risqué, vendu comme tel, clairement avec des lacunes côté plateformes, sans l'ombre d'un doute. Mais il serait opportun de balayer aussi devant la porte des investisseurs particuliers qui ont fait tapis sans se poser la question de pourquoi un placement vendu comme sécurisé rémunérait 10%+ par an
Le premier point est intéressant : vous décrivez les vrais risques du crowdfunding. Ces vrais risques apparaissent-ils dans les documents des plateformes ? Non. Et pourtant les plateformes sont légalement tenues d'informer les investisseurs des vrais risques ! Pas simplement une formulation générique : "attention, il y a des risques".

Sur le troisième point, 1) les due diligence par l'investisseur étaient matériellement impossibles (il n'a pas accès à l'information autre que celle que la plateforme veut bien communiquer), 2) on ne lui en laissait de toute façon pas le temps (vu le délai dans lequel les projets étaient communiqués et le temps de souscription, soit le prêteur faisait confiance à la plateforme en réputant qu'elle avait fait son travail, soit il n'investissait pas). Si ce que vous écriviez était vrai, on ne comprend vraiment pas pourquoi on a inventé des statuts de CIP/PSFP avec des obligations d'information, clarté et loyauté pesant sur les plateformes alors qu'il suffisait aux investisseurs de faire appel à des cohortes d'avocats et de financiers pour savoir dans quoi ils investissaient.

Je ne peux pas parler pour l'ensemble des investisseurs, mais en ce qui me concerne, je n'ai jamais considéré benoîtement que "un placement vendu comme sécurisé rémunérait 10%+ par an". Ca, c'est le discours dans les articles de presse du moment : regardez ces nonos d'investisseurs, ils croyaient au Père Noël. Ce que je dis, c'est que si les projets sont en moyenne rémunérés 10%, je dois avoir un projet sur 8 (me semble-t-il) qui tombe au défaut. Si j'en ai un sur deux comme ce qu'on voit depuis 2021/2022, je ne suis plus dans un aléa statistique, je suis face à des plateformes qui n'ont pas fait leur travail et sont simplement allées à la chasse au pigeon chaque matin.
 
InvestisseurInquiet a dit:
Sur le troisième point, 1) les due diligence par l'investisseur étaient matériellement impossibles (il n'a pas accès à l'information autre que celle que la plateforme veut bien communiquer), 2) on ne lui en laissait de toute façon pas le temps (vu le délai dans lequel les projets étaient communiqués et le temps de souscription, soit le prêteur faisait confiance à la plateforme en réputant qu'elle avait fait son travail, soit il n'investissait pas).

Je ne parle même pas de faire des due diligences sur un projet, mais déjà sur ce qu'est le crowdfunding immobilier, à savoir un produit très risqué, où on est payés en dernier et que si toutes les planètes s'alignent. Le "on ne nous laisse pas le temps" de creuser le projet laisse songeur je trouve. Personne ne force avec un fusil sur la tempe à investir dans les 30 secondes de commercialisation que certains projets duraient aux "belles heures du crowdfunding". Quand les plateformes ont recours à des pratiques marketing d'un niveau abyssal ("dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde"), on est quand même en droit de rappeler que l'investisseur n'est en rien obligé de cautionner et de foncer pour donner son argent sans rien vérifier.

C'est un peu le B.A.-BA qu'on ne signe pas sans avoir lu et réfléchi, pas sur un coup de tête sans rien lire. Ce qui n'exonère en rien les plateformes, dont l'incitation financière à nouveau est de faire le plus de volume tout de suite. A cet égard, cet article de Homunity a bien mal vécu. En 2018, ils expliquaient pourquoi la déconvenue du crowdlending n'allait pas se renouveler sur le crowdlending immobilier [lien réservé abonné]. Comique a posteriori, surtout vu les arguments :D

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Et dès 2014, les pratiques pour le moins cavalières des plateformes étaient connues [lien réservé abonné] :

les investisseurs à qui avaient été proposé une première fois le dossier de SMOK-IT par Unilend ne l’avait pas financé la première fois [lien réservé abonné]. Unilend l’avait malgré tout proposé une nouvelle fois sur sa plateforme quelques mois plus tard, avec une durée du prêt plus courte (36 mois au lieu de 60). Cela alors que les motivations de l’opération annoncées dans la première opération étaient différentes de celles invoquées pour la seconde.

Voir aussi ici (2016) [lien réservé abonné]:

Il est dès lors extrêmement difficile pour les prêteurs de mener un contrôle rigoureux des finances de l’entreprise à laquelle ils envisagent de prêter, et plus encore de vérifier l’usage réel des fonds. Les contrats de prêt ne spécifient pas en particulier cet usage. Les informations sont plus riches dans l’equity funding (par prise de participation et non par emprunt) mais les risques plus élevés, les actionnaires passant après les prêteurs et les entreprises étant souvent plus jeunes. Ainsi de Green and Blue Veda, une entreprise qui a mené une levée de fonds sur le site SmartAngels en mai 2014 [lien réservé abonné] alors qu’elle était en redressement judiciaire depuis octobre 2013. Une situation critique dont les investisseurs potentiels étaient toutefois (et heureusement) informés comme nous l’a confirmé Benoît Bazzochi, président de la plateforme, qui ajoute :

« The Green & Blue Veda est la première et seule entreprise [sur SmartAngels] qui connaît des difficultés, ce qui constitue un ratio particulièrement faible au regard des statistiques nationales ».

Cela fait plus de dix ans que les défauts du crowdfunding sont connus. Et malgré ses différences, le crowdfunding immobilier reste du crowdfunding, au risque d'enfoncer des portes ouvertes.

Et sur le "c'est telle ou telle plateforme qui n'a pas fait son travail", ce qu'on observe c'est que tout le marché est impacté. Analyse de Claude, qui me semble cohérente avec ce que j'ai lu par ailleurs. L'investisseur moyen a probablement perdu de l'argent ces dernières années. Il n'y a guère plus que un projet sur deux remboursé dans les délais.

Taux de défaut du crowdfunding immobilier en France​


Contexte et avertissement méthodologique​

Les données disponibles sont hétérogènes : chaque plateforme publie ses propres statistiques avec des définitions variables de "retard" et "défaut". L'AMF et Financement Participatif France (FPF) publient des données agrégées mais avec un décalage. Les chiffres ci-dessous reflètent la situation à fin 2024 / début 2025, après deux années de forte dégradation liée à la crise immobilière.

Les chiffres clés du marché​

Situation globale du secteur
Le crowdfunding immobilier français a connu une dégradation très significative depuis 2022-2023, sous l'effet combiné de la hausse des taux, de l'effondrement des ventes immobilières neuves et des difficultés des promoteurs.
Indicateur2021202220232024
Taux de retard (>6 mois)~5%~12%~30%~40-45%
Taux de perte sèche (défaut avéré)<1%~2%~6-8%~10-15%
Taux de remboursement dans les délais~94%~85%~63%~50%
Ces ordres de grandeur sont cohérents avec les publications de FPF et les données publiées par les principales plateformes.

Distinction retard / perte sèche​

Les retards (projets en souffrance)
Un projet est généralement qualifié de "en retard" lorsqu'il dépasse de plus de 6 mois sa date de remboursement initiale. À fin 2024, les estimations convergent vers 40 à 45% des encours en retard sur l'ensemble du marché — avec des disparités très importantes entre plateformes.
La majorité de ces retards ne se transforment pas en pertes sèches : ils correspondent à des promoteurs qui finalisent leurs programmes avec du décalage, obtiennent des prorogations bancaires, ou négocient des cessions d'actifs. Le retard moyen constaté sur les dossiers qui finissent par se rembourser est de 12 à 24 mois au-delà de l'échéance initiale.
Les pertes sèches (défauts avérés)
Un défaut avéré se matérialise lorsque le promoteur est en liquidation judiciaire, que les garanties sont insuffisantes, et que le recouvrement partiel ou total est compromis. À fin 2024, les estimations sérieuses situent ce taux entre 10% et 15% des encours, avec une trajectoire encore ascendante sur les millésimes 2021-2022 qui arrivent à maturité.
Le taux de récupération sur les défauts avérés est très variable : entre 0% et 60% selon la qualité des garanties (hypothèques, cautions, GAPD). En moyenne, les investisseurs récupèrent entre 30% et 50% du capital sur les dossiers en défaut avéré, ce qui donne une perte nette effective de 5% à 10% sur l'encours total du marché.

Disparités entre plateformes​

C'est l'élément le plus important en pratique. Les écarts sont considérables.
Plateformes les plus exposées : celles qui ont financé massivement de la promotion résidentielle en zone tendue entre 2020 et 2022, avec des tickets élevés et des structures de garantie légères. Certaines affichent des taux de retard dépassant 60% de leurs encours.
Plateformes les moins exposées : celles ayant maintenu une sélectivité élevée, privilégié la rénovation ou les opérations avec actif existant en garantie, et limité leur exposition à un seul promoteur. Certaines restent sous 15-20% de retards.
Le classement public de Fundimmo / Helios et les baromètres de FPF permettent de comparer les plateformes sur ce critère — c'est un indicateur de sélection déterminant pour un investisseur.

Comparaison avec le crowdlending entreprises​

SegmentRetards >6 moisPertes sèches
Crowdfunding immobilier~40-45%~10-15%
Crowdlending PME (hors immo)~8-12%~3-5%
Crowdlending énergies renouvelables~2-5%<1%
Le crowdfunding immobilier est structurellement le segment le plus risqué, car il concentre le risque sur un seul actif, avec une duration longue et une dépendance forte aux conditions de marché au moment de la commercialisation.

Ce que cela implique pour le rendement net​

Les plateformes immobilières affichent des taux bruts de 8% à 12%. Après prise en compte des pertes sèches et des retards non rémunérés, le rendement net effectif sur les millésimes 2020-2023 est probablement proche de 2% à 5% pour un investisseur diversifié — voire négatif sur les portefeuilles concentrés sur des plateformes très exposées.

C'est un écart considérable avec le rendement affiché, qui illustre l'importance d'intégrer le coût du risque réel dans toute modélisation de ce type de placement.

Après, pas sur que ça serve à grand chose de faire a posteriori le donneur de leçons qui remue le couteau dans la plaie donc je m'arrêterai sur un rappel, qui servira peut-être sur la prochaine mode des placements : si on vous annonce un rendement très élevé, c'est qu'il y a du risque très élevé aussi. Et on ne signe pas dans l'urgence. Jamais.
 
Dernière modification:
Les risques etaient connus des investisseurs mais on ne s’attendait pas a ce que la plateforme ne fasse pas son travail soit :
- en ne prenant pas les garanties
- en n’activant jamais la garantie

C’est là où tout est le problème….. les opérateurs connaissent cette faille et vont donc se faire financer chez nous même à 11-12 % car beaucoup plus souple qu’une banque.

L’AMF ne fait pas non plus son travail car elle aurait du sanctionner ce comportement passif des plateformes en amont.
Limiter le nombre de nouveaux projets proportionnellement aux remboursements des projets auraient pu également être un garde-fou intéressant
 
Axiles a dit:
Quel est votre message, que le risque n'est pas réel ? Ou que les plateformes ne font pas leur métier ?

[...]

Avec mes propres casseroles, je n'ai hélas pas de doute sur le risque du crowd immo !

Je voulais dire que nos chères plateformes qui se refont une vertu en clamant haut et fort qu'elles nous avaient prévenues sur le niveau de risque sont les premières à l'avoir ignoré ou, au minimum, totalement sous-estimé.

Si leurs business plans préalables au lancement de leur activité avait intégré une moitié d'opérations en contentieux alors on ne les auraient pas trouvés totalement prises au dépourvu en moyen humain et financier au moment de traiter ces contentieux. Et plus probablement, un certain nombre de PF ne se seraient pas lancées...

Même dans la phase euphorique du crowd immo, les PF ont peu ou pas fait de bénéfices.
 
Dernière modification:
Bonjour,
Je lis beaucoup de messages négatifs concernant des plateformes de crowdfounding immobilier.. Mais je n'ai pas entendu parler ici de Tokimo, est-ce que certains de vous connaissent ? ont des retours positifs ? Etant investisseuse Blast. dans le club d'Anthony Bourbon, je souhaite diversifier mes placements avec un risque plus modéré que le PE.
Tokimo me parle bien dans le sens où :
- les opérations sont courtes (entre 6 mois et 2 ans) - je suis évidemment consciente de la probabilité non négligeable de retards dans ce domaine qu'est l'immobilier.. ;
- le fondateur investit personnellement dans chaque projet proposé (comme le fait Anthony Bourbon chez Blast.) ;
- Il y a une due diligence avec 100 points décortiqués afin de ne proposer que les projets les plus intéressants ;
- on peut investir à partir de 100€ par projet et on choisit les projets

Je me suis inscrite et je pense commencer à y investir, mais j'aimerais un retour si certains en ont un

Merci à tous
 
[Plusieurs plateformes][Plusieurs projets][Balthazar I-Defisc]
Le procureur a demandé la conversion des RJ en LJ. L'audience aura lieu le 7 mai.
Je ne peux pas garantir que ça concerne toutes les sociétés du groupe, mais ca en concerne beaucoup.
15 jours avant, il avait demandé la prorogation des périodes d'observation.

A voir s'il y aura conversion en LJ ou prorogation de la période d'observation pour la dernière fois.
 
Dernière modification:
Ldeub a dit:
Bonjour,
Je lis beaucoup de messages négatifs concernant des plateformes de crowdfounding immobilier.. Mais je n'ai pas entendu parler ici de Tokimo, est-ce que certains de vous connaissent ? ont des retours positifs ? Etant investisseuse Blast. dans le club d'Anthony Bourbon, je souhaite diversifier mes placements avec un risque plus modéré que le PE.
Tokimo me parle bien dans le sens où :
- les opérations sont courtes (entre 6 mois et 2 ans) - je suis évidemment consciente de la probabilité non négligeable de retards dans ce domaine qu'est l'immobilier.. ;
- le fondateur investit personnellement dans chaque projet proposé (comme le fait Anthony Bourbon chez Blast.) ;
- Il y a une due diligence avec 100 points décortiqués afin de ne proposer que les projets les plus intéressants ;
- on peut investir à partir de 100€ par projet et on choisit les projets

Je me suis inscrite et je pense commencer à y investir, mais j'aimerais un retour si certains en ont un

Merci à tous
Sur mon (court) échantillon Tokimo, c'est aussi mauvais que les autres.
25% partis en contentieux. On ferra donc le vrai bilan dans quelques années.
 
Bonjour plus aucun remboursement ne tombe, objectif récupérer 8% de l'encours qui reste j'espère pas mieux. Pour moi elles sont toutes plantées avec des miettes à récupérer sur les 2 premières de la liste celles où il y a le plus d'encours.


ANAXAGO
La première brique
LYMO
Raizers
Fundimmo
HOMMUNITY
Clubfunding
Immocratie
 
Ldeub a dit:
Bonjour,
Je lis beaucoup de messages négatifs concernant des plateformes de crowdfounding immobilier.. Mais je n'ai pas entendu parler ici de Tokimo, est-ce que certains de vous connaissent ? ont des retours positifs ? Etant investisseuse Blast. dans le club d'Anthony Bourbon, je souhaite diversifier mes placements avec un risque plus modéré que le PE.
Tokimo me parle bien dans le sens où :
- les opérations sont courtes (entre 6 mois et 2 ans) - je suis évidemment consciente de la probabilité non négligeable de retards dans ce domaine qu'est l'immobilier.. ;
- le fondateur investit personnellement dans chaque projet proposé (comme le fait Anthony Bourbon chez Blast.) ;
- Il y a une due diligence avec 100 points décortiqués afin de ne proposer que les projets les plus intéressants ;
- on peut investir à partir de 100€ par projet et on choisit les projets

Je me suis inscrite et je pense commencer à y investir, mais j'aimerais un retour si certains en ont un

Merci à tous

Waouh, on a fait plus discret comme pub pour un premier post sur le forum.

En tout cas les avis Trustpilot sont très mauvais. Et Blast/Anthony Bourbon, ça allume des signaux d'alerte rouge vif.

Sans surprise, ce qu'on lit ailleurs sur eux a l'air tout aussi louche
[lien réservé abonné]

Bonjour,
Il semblerait que ça soit la plateforme de crowdfunding de Christopher Wangen, connu pour ses formations dans l’immobilier.
Je n’ai pas encore testé mais pour avoir investi dans le crowdfunding depuis plusieurs années je trouve que c’est une classe d’actifs avec un rapport risque rendement très peu favorable, personnellement je préfère la bourse désormais (investissement dans les ETF).
Bonjour,
J’ai investi sur 3 projets. Ils sont tous en retard — ce qui peut arriver — mais le vrai problème, c’est l’absence totale d’informations : pas d’actualités, aucun planning mis à jour, aucune explication ni excuses, aucune réponse à mes emails. Le service client semble inexistant. Plus le temps passe, plus je doute du sérieux de la plateforme et je me demande s’il ne s’agit pas d’une arnaque.

A fuir à première vue. Selon les suivis sérieux, 50% de retard sur Tokimo sur les projets échus. [lien réservé abonné]

Et les pratiques marketing semblent... louches pour être sympa. Parce que, c'est vraiment une drôle de coïncidence, mais il y a plusieurs profils qui à 3 jours près font la même faute d'orthographe sur crowdfounding (lol) et qui veulent parler uniquement de Tokimo (en bien évidemment).
1777381609742.png

1777381623003.png


Mais, c'est très woke tout ça, apparemment Killian est devenu une femme en trois jours :biggrin:.

Ce genre de pratiques ne va pas aider à redorer le blason des plateformes, et surtout de Tokimo.
 
Dernière modification:

La première brique:​

Vote - Projet Le Poirier (21)​

Notre porteur de projet vous sollicite pour une prolongation de l'emprunt pour une durée de 12 mois.
Nous vous demandons également de voter pour la baisse du taux de pénalités de 5% à 2,5% sur toute la durée du prêt.

Ben voyons.
Si si on nous prend pour des poires. :(
 
Axiles a dit:
Waouh, on a fait plus discret comme pub pour un premier post sur le forum.

En tout cas les avis Trustpilot sont très mauvais. Et Blast/Anthony Bourbon, ça allume des signaux d'alerte rouge vif.

Sans surprise, ce qu'on lit ailleurs sur eux a l'air tout aussi louche
[lien réservé abonné]




A fuir à première vue. Selon les suivis sérieux, 50% de retard sur Tokimo sur les projets échus. [lien réservé abonné]

Et les pratiques marketing semblent... louches pour être sympa. Parce que, c'est vraiment une drôle de coïncidence, mais il y a plusieurs profils qui à 3 jours près font la même faute d'orthographe sur crowdfounding (lol) et qui veulent parler uniquement de Tokimo (en bien évidemment).
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Mais, c'est très woke tout ça, apparemment Killian est devenu une femme en trois jours :biggrin:.

Ce genre de pratiques ne va pas aider à redorer le blason des plateformes, et surtout de Tokimo.
Alors de une BONJOUR, et de deux désolée de décevoir mais c'est bien mon premier post et je ne fais aucune pub pour qui que ce soit, je fais mes propres choix en investissement comme chacun le fait de son côté.. est-ce que j'ai parlé de faire entrer quelqu'un chez Blast.? non et je ne le ferai JAMAIS pour quelqu'un que je ne connais pas, si vous voulez y entrer il faudra y entrer par un autre moyen. Concernant Tokimo j'ai écouté le podcast de Guillaume Pley sur LEGEND et je préfère me renseigner sur un forum où les gens ont l'air de connaître différentes plateforme avant de me lancer (encore une fois est-ce que j'ai parlé de faire entrer quelqu'un chez Tokimo ? pas besoin de moi, chacun peut le faire)!
Donc merci d'apporter des réponses aux questions et non des accusations infondées... Le commentaire intelligent qui est au-dessus m'apprend que 25% de la ligne d'investissement d'une personne est en contentieux, c'est le genre d'info intéressante contrairement à votre commentaire haineux.
 
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