Oui, je sais que le S&P500 est concentré sur les mega-caps tech, mais historiquement les États-Unis restent le moteur de croissance long terme, et je considère que c’est raisonnable comme cœur de portefeuille. Pour diversifier un peu le risque, j’inclus aussi de l’Europe dans les nouveaux versements, conseilĺé par certains analystes d'ailleurs. Le moteur de croissance de l'Europe est un peu plus mou mais les valorisations sont meilleures
Historiquement, il y avait des indices equal weight, je crois que ça a commencé avec les recherches de John Bogle, mais les études académiques ont montré que, sur le long terme, ces indices ne surperformaient pas les indices classiques par capitalisation. C’est pour ça que le concept a été largement abandonné dans la littérature, et je préfère rester sur le S&P500 en capitalisation. De plus, je n’ai pas de version equal weight disponible sur mon PEA, et la fiscalité joue aussi beaucoup.
Je me méfie aussi des discours qui annoncent une décennie perdue pour le S&P500. On a déjà entendu ce type de prévisions en 2010, et finalement le marché a généré beaucoup de performance. Historiquement, même après des périodes de pessimisme, le S&P500 a tendance à se redresser et à performer sur le long terme, donc je reste confiant sur mon horizon moyen/long terme. Historiquement parier contre les États-Unis c'est dangereux. Après c'est toujours le problème de à quel point on fait confiance à l'historique par rapport aux prévisions du futur.
Pour les émergents, après avoir beaucoup étudié le PAAEM ( c'est le MSCI emerging markets sur PEA ), je trouve qu’il ajoute beaucoup de volatilité pour peu de performance. De plus, alors que les indices des pays développés sont généralement bien construits, ceux des pays émergents ne le sont pas forcément et demandent plus de sélectivité.
Pour ces raisons, je préfère ne pas les inclure dans mon portefeuille et rester sur le S&P500 et un peu d’Europe. Il faudrait construire soi-même l'indice mais avec tous les coûts associés
Pour le hedge, je sais qu’il a un coût, et comme le dollar s’est déjà déprécié en 2025, je préfère ne pas hedger mon portefeuille existant. Je n’utiliserai le hedge que de façon sélective pour les nouveaux versements si l’EUR/USD jusqu'à 1,20 puis repasser en non hedgé, pour limiter le risque tout en maîtrisant les coûts.