En ce début août, quel que soit le courtier, le constat est le même : aucun mouvement dampleur à signaler pour les taux au cur de lété. Plusieurs courtiers font tout de même état de hausses, limitées. « Quelques établissements ont certes bougé de manière très mesurée leurs grilles, mais ceci na pas dimpact significatif sur notre baromètre », explique ainsi Alban Lacondemine, président dEmprunt Direct. « Lété s'annonce plutôt tranquille du côté des conditions d'emprunt », confirme Fabienne Laborde, directrice commerciale de Le-Partenaire.
Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux, sétonne même de ne pas assister à la « traditionnelle hausse de taux pratiquée les années précédentes par les établissements bancaires dans le courant de lété, afin de tenter de décourager les moins motivés » : « Seuls quelques établissements ont relevé leurs taux de 0,10% mais ils se comptent sur les doigts de la main », ajoute-elle.
Environ 1,55% sur 15 ans, et 1,75% sur 20 ans
A en croire Meilleurtaux, les moyennes sétablissent à 1,54% sur 15 ans, 1,75% sur 20 ans et 1,91% sur 25 ans, soit, à un point de base près, les mêmes taux fixes quau début du mois de juillet. Le courtier Le-Partenaire livre des moyennes identiques sur 20 et 25 ans. Il précise toutefois que ceux qui achètent pour la première fois, les primo-accédants, se voient en moyenne attribuer des taux fixes plus élevés : à 1,86% sur 20 ans et 2% sur 25 ans en août.
Empruntis livre pour sa part des « taux de marché » de 1,55% sur 15 ans, 1,80% sur 20 ans et 2% sur 25 ans. Lobservatoire Crédit Logement-CSA, dont les statistiques portent sur les prêts bancaires accordés en juillet, annonce lui aussi une stabilité des taux cet été, après le léger rebond du début 2017.
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Pas de mouvement brutal attendu pour la rentrée
Aucun courtier nanticipe dévolution significative pour la fin de lété ou le début dautomne. Car lensemble des données macro-économiques (inflation, taux de la BCE et des emprunts dEtat) invitent à la modération. En outre le mois de septembre n'est traditionnellement pas propice à une hausse des taux, car les banques se livrent bataille sur le prêt immobilier à cette période. « Nous parions sur une relative stabilité des taux dintérêt à la rentrée », avance Maël Bernier, de Mailleurtaux, « avec peut-être quelques hausses très légères mais en aucun cas un réel mouvement de fond. » Mi-juillet, le porte-parole du réseau Immoprêt Jauffrey Ianszen livrait un pronostic similaire : « Il ne faut plus sattendre à une forte hausse dici la fin de lannée 2017. »
Des durées d'emprunt toujours plus longues
De nombreux primo-accédants cherchent à profiter des taux qui restent à ce jour extrêmement bas, ce qui a pour conséquence dallonger la durée des prêts accordés par les banques. Ce phénomène sest encore amplifié selon l'observatoire Crédit Logement-CSA, qui a publié son baromètre mensuel ce jeudi : en juillet, 58% des crédits ont été octroyés sur 20 ans ou plus, avec une nette augmentation des prêts de 25 à 30 ans.
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