Les taux de crédit seront « le principal déterminant de l’évolution du marché » immobilier « en 2017-2018 », réaffirme le service économique du Crédit Agricole dans son étude trimestrielle sur le sujet. Mais les économistes de la banque verte repoussent toute idée d’envolée des taux.

Le service d’études économiques du Crédit Agricole constate la remontée, très modérée, des taux en ce début 2017. Selon la Banque de France, les taux fixes des crédits à l’habitat, toutes durées confondues, sont passés de 1,50% en janvier à 1,53% en mars.

Pour établir des prévisions, les économistes du groupe bancaire font un parallèle : « Les crédits étant essentiellement à taux fixe, avec une durée de remboursement effective de l’ordre de 10 ans, le niveau des taux de crédit dépend en bonne partie de celui des obligations d’État à dix ans. » Or, les obligations assimilables au Trésor (OAT) remontent graduellement malgré plusieurs à-coups. Elles ont grimpé d'un niveau bas record, à 0,16% en juillet-août 2016, à 0,92% en avril. Et elles devraient encore « remonter un peu », juge ce service économique, en s’appuyant sur les prévisions des Bunds allemands et des taux longs américains.

Une hausse modérée par la concurrence entre banques

Toutefois, comme le soulignent régulièrement d’autres économistes et observateurs de ce marché, les taux immobiliers ne sont pas directement corrélés à ces OAT. D’autres critères entrent en jeu, comme la volonté des banques d’attirer de nouveaux clients grâce au produit d’appel que constitue le crédit immobilier. Ainsi, à la vue de la « forte concurrence entre les institutions de crédit », les économistes du Crédit Agricole pensent que les banques ne vont pas répercuter « entièrement la hausse des taux de marché ». Résultat : une hausse modérée.

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Une analyse qui rejoint celle de l’observatoire Crédit Logement-CSA. Ce dernier a confirmé, le mois dernier, sa prévision du début d’année : un taux moyen ne dépassant pas 1,75% fin 2017, contre 1,55% au mois d’avril.

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