Championne d'Europe des résidences secondaires, la France note un rajeunissement des propriétaires de ce type de biens. Car avec l'avènement du télétravail, de plus en plus de résidences secondaires deviennent des résidences semi-principales.

Avec plus de 3,6 millions de résidences secondaires en métropole, la France se place aujourd'hui en première position au niveau européen. Et selon une étude du groupe immobilier Mercure, 40% des personnes interrogées avouent qu'ils aimeraient avoir une résidence secondaire. Une envie qui semble s'être renforcée avec la crise du Covid-19, selon le groupe Mercure, qui a enregistré en 2021 une augmentation de près de 7% pour l'acquisition de ce type de biens.

Les zones rurales plébiscitées

Qui dit maison de vacances dit bord de mer ? Pas forcément, à en croire l'étude, qui explique que les zones rurales sont également plébiscitées. « Certaines zones péri-urbaines sont devenues très attractives après les différents confinements, livre Olivier de Chabot, directeur général du groupe immobilier Mercure. Situées à 1 ou 2h en train des grandes métropoles, elles permettent à des foyers de bénéficier d'un mode de vie plus agréable avec plus de surface et de beaux extérieurs en ayant un temps de trajet acceptable lorsqu'il est effectué une ou deux fois par semaine. » L'un des critères essentiels regardé par les acquéreurs des résidences semi-principales est leur accessibilité à proximité d'une gare TGV ou d'une autoroute.

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En effet, depuis la crise sanitaire, le télétravail a rebattu les cartes. Cette flexibilité du lieu de travail fait que, selon Mercure, la résidence secondaire se mue en résidence semi-principale. Après les week-ends et les vacances, on y passe désormais une partie de sa semaine : « Les envies de verdure et d'espace, conjuguées à un recours accru au télétravail, expliquent cette tendance. Ce nouveau mode de vie permet de coupler un rythme de travail hybride entre présentiel et distanciel, et une volonté d'améliorer sa qualité de vie. »

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Le profil des acquéreurs change également. Si, sans surprise, ce sont les ménages aisés qui détiennent davantage de résidences secondaires, l'étude note que de nouveaux profils apparaissent sur le marché, notamment des personnes plus jeunes. « Si à l'heure actuelle, deux résidences secondaires sur trois sont détenues par des ménages de 60 ans ou plus, la moyenne d'âge des acquéreurs de ce type de biens a connu une nette baisse, avec, depuis la crise sanitaire, de plus en plus d'actifs entre 35 et 50 ans.

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