Fin février, un nouveau dispositif fiscal d'incitation à l'investissement locatif est entré en vigueur avec l'adoption du budget de l'Etat pour 2026, avec pour objectif d'aboutir à la construction de 50 000 logements supplémentaires par an. La mesure a nourri les espoirs de reprise des promoteurs immobiliers, confrontés à une grave crise depuis trois ans, mais elle peine à convaincre à ce stade.
Immobilier locatif : ce que change vraiment le nouveau « Pinel par amortissement »
La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) n'a enregistré que 550 logements supplémentaires vendus à des investisseurs particuliers au premier trimestre. Par rapport au premier trimestre de 2025, les réservations, première étape de l'acquisition d'un logement neuf, sont restées stables, d'après la publication du ministère de la Ville et du Logement, qui corrige les données des variations saisonnières.
L'année 2025 s'était révélée encore pire que 2024, avec moins de 65 000 logements vendus à des particuliers.
Au cours des trois premiers mois de 2026, le nombre d'appartements neufs réservés a progressé de 4,3%, tandis que celui des maisons neuves a très légèrement diminué, de 0,9%, par rapport au dernier trimestre de 2025.
Face à ce manque de demande, les promoteurs ont à nouveau réduit fortement leur offre et n'ont mis en vente que 13 939 logements, soit 12,7% de moins que fin 2025 et un niveau proche du plus bas observé mi-2024. Le stock de logements disponibles reste ainsi élevé, à 118 927, même s'il a baissé de 3,1% par rapport à décembre 2025.
















