Produits structurés

cacman a dit:
Meilleur taux proposé un produit avec un rendement de 6,5% . Oui je sais en net après frais av et non capitalisation des intérêts on est plus près de 5,8% mais quand même ..
Quand je vois le produit , je pense qu une sortie en année 1 ou 2 est possible ..
Trop beau pour être vrai ?
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Un rendement possible de 6,5%.

Si tu penses que c'est trop beau pour être vrai, c'est que tu n'as pas compris le produit. On ne te donne pas 6,5% comme ça.

Bon et sinon comme d'habitude, le problème est mis en gras. Indice :
  • Morningstar Eurozone Multi-Sector Select 30 Decrement 50 Point GR EUR

Decrement. Chercher le mot sur ce fil.

En résumé (sans même aborder le décrément) : tu renonces aux dividendes (5% a première vue) tout en portant le risque de la baisse forte, contre 6,5% de rendement. Et si les actions ont monté, donc que l'émetteur a gagné plus, tu es remboursé, sans la hausse. Si les actions ont baissé, tu ne touches rien, même pas le dividende.

C'est tout nul.
 
Charles356 a dit:
C'est un mauvais produit, bourré de frais cachés qui a de fortes chances de sous performer son sous-jacent tout en exposant l'investisseur à un risque de perte en capital important.

Au cours actuel de l'indice Morningstar Eurozone Multi-Sector Select 30 Decrement 50 Point GR EUR (795,41 pts), le decrement représente plus de 6% par an. Inutile de dire que la barrière de protection du capital à l'échéance de -50% ne vaut pas grand chose.
Certes mais on part d un cours bas et ton produit est remboursé dès lors que la baisse n excède pas 20%. Ce qui veut dire une sortie possible en année 1 ou 2 je pense
 
A mon plus grand étonnement je viens de voir que le Ishare Large Cap Max Buffer Dec (IE000Y1595P8) est listé parmi les fonds disponible sur les contrats Generali chez Linxea.

Vraiment surpris de voir ce genre de produit dans les AV grand public, ils rentrent en concurrence directe avec les produits structurés proposés par les courtiers, mais en beaucoup plus transparent et sans les frais exorbitants !

Fiche produit chez Blackrock [lien réservé abonné]

Voila ce que je comprend de mon coté :
* Date : 31/12/26, soit 273 jours restants.
* Plafond restant 6,40% et Rendement de l'indice pour réaliser le plafond 11,20%. Donc si le SP 500 fait +11% ou plus par rapport à aujourd'hui je pourrai toucher +6,40%. Mais qu'en est il des cas intermédiaires ? Si le SP 500 fait seulement +5,50% alors je vais toucher 3,20% ? (La moitié quoi ?)
* Perte potentielle avant la marge de sécurité = -0,53%. Donc au pire des cas même si le SP500 s'effondre je ne pourrai perdre que 0,5%, à condition de garder le produit jusqu'au 31 décembre.

Bien sur le SP500 cote en dollar, donc si le parité euro/dollar évolue en notre défaveur je pourrai toujours être perdant (ou gagner plus dans le cas contraire).

Question pour les forumers : 1) Comprenez vous le produit de la même manière que moi ? 2) Quelqu'un en a vraiment acheté sur Generali ?

Honnêtement si ma compréhension est bonne je suis presque tenté d'en prendre un peu pour faire un petit pari sur la fin de la guerre en Iran et avec une protection presque totale en cas de pertes.
 
Sans rapport avec le message précédent, je discutais aujourd’hui avec un distributeur de PS. Avec la remontée brutale des taux, une large part de son portefeuille de produits structurés capital garanti est à une valeur liquidative de -15%.

Ça ne veut pas dire que le détenteurs de produits structurés sur taux, à capital garanti, vont perdre 15%. Mais 1. Que si vente il y a alors que le produit n’est pas rappelé c’est bien environ ce que l’épargnant perdrait 2. Que les scénarios des PS ne sont pas hypothétiques. Les mouvements de taux très forts en ce moment ont fait passer pas mal de produits dans la phase « plus de coupons et produit bloqué sans être rappelé ». Alors que ça semblait impossible à beaucoup de néophytes un peu gogos
 
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Destructurer les structurés : ce que vous devez vraiment savoir avant d'en proposer à vos clients

Vous l'aurez compris par le titre, c'est à destination des pros, mais du contenu intéressant :

Le marché des produits structurés a doublé en cinq ans. Cette croissance exponentielle attire autant les CGP convaincus que les vendeurs opportunistes

No comment ;)

Résumé, pour ceux qui ne souhaiteraient pas lire l'article
  • Comment les taux rendent plus faciles à vendre ces produits
  • Privilégier les indices larges, et fuir les produits concentrés, avec encore une mention de Stellantis, sujet bien toxique que je vous avais remonté il y a plusieurs mois : "on privilégie des indices larges et très liquides — minimum dix valeurs, idéalement trente ou quarante — dont on sait qu'ils seront encore là dans une décennie. Les produits single stock ou les thématiques de niche (carbone, secteurs à la mode) sont à réserver à une poche très limitée du portefeuille, avec une pondération strictement contrôlée. L'exemple des sous-jacents automobiles qui ont chuté de 75% en deux ans et coupé leurs dividendes illustre concrètement ce risque."
  • Un produit structuré est un produit de long terme. On ne le fait jamais parce qu'on croit que dans un an il est rappelé. "un produit sur dix ans reste un produit sur dix ans, même si les rappels anticipés sont fréquents dans les phases de marché haussier. Présenter à un client un autocall comme un placement « qui rappelle chaque année » est une erreur de cadrage. Il faut que le client soit capable de maintenir cette allocation pendant toute la durée contractuelle. Cette contrainte est en réalité une force : elle protège l'investisseur contre lui-même, et notamment contre la tentation de vendre au plus bas."
  • Frais : c'est écrit par des gens qui en vivent mais malgré ça vous retrouverez l'essentiel de ce que beaucoup disent ici, ce sont des produits chargés en frais, et encore plus quand le produit dure un an (pour rappel la moyenne observée par l'AMF c'est un an et demi). Je ne partage pas l'analyse que le paiement upfront soit bon pour tous, mais au moins çà donne la vision des vendeurs de CGP. "Les produits structurés ne sont pas « bourrés de frais » — ni systématiquement propres. La réalité est plus nuancée et dépend entièrement du modèle de distribution. La rémunération est structurellement différente de celle des UC en gestion active : elle est upfront, à la souscription, et non récurrente. Un CGP qui prend 3% à l'entrée sur un produit qui dure dix ans perçoit en réalité 30 centimes par an d'équivalent. Sur un produit rappelé en un an, ce sont 3% sur douze mois. Cette mécanique aligne les intérêts de toute la chaîne — structureur, CGP, banque émettrice, client final — autour d'un seul objectif : que le produit soit rappelé dans de bonnes conditions.".
  • Rappel, coucou @jodel140 , que les frais impactent directement le rendement, et significativement. Se battre sur les frais, c'est se battre pour son rendement. "Si un client place 100 000 euros dans un produit structuré, ses 100 000 euros travaillent intégralement. Le coupon affiché est net de toutes les rémunérations des intermédiaires. Sans marge, ce coupon aurait été supérieur — de 10% il serait passé à 12 ou 13% — mais le client connaît exactement ce qu'il reçoit. C'est une forme de transparence que peu de classes d'actifs offrent aussi clairement."
  • "Les modèles vont du zéro commission (family office en honoraires) à des fourchettes de 3 à 4% pour les cabinets de gestion de patrimoine indépendants, avec des niveaux plus élevés dans certains réseaux mandataires." => Précision important, les FO en honoraires, c'est si vous avez, disons, 100m€. On s'en fiche un peu. La réalité des frais donc, entre 3-4 et bien plus, comme on vous le dit. Pour des produits durant un an et demi :D. Totalement fou comme rémunération
  • "Vendre un produit structuré correctement, c'est d'abord s'assurer que le client comprend exactement ce scénario". Exactement. Soit vous comprenez vraiment en profondeur le produit, soit vous n'y souscrivez pas.
  • Et rappel de salubrité publique sur le decrement aussi
 
Sans grande surprise vue l'ampleur des pertes, le sujet Stellantis commence à en déciller certains :

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La chute spectaculaire du titre Stellantis illustre un problème bien plus large qui traverse l’épargne française depuis plusieurs années : celui des produits structurés distribués massivement aux particuliers. Présentés comme des placements sophistiqués offrant des rendements élevés dans un environnement de taux faibles, ces produits reposent en réalité sur des mécanismes complexes et parfois mal compris par les investisseurs. L’épisode Stellantis agit comme un révélateur : lorsque le sous-jacent s’effondre, la promesse de rendement se transforme soudain en exposition risquée. Une situation qui rappelle d’autres dossiers récents liés à des produits adossés à LVMH, Teleperformance ou d’autres valeurs vedettes du marché.

Dans ce contexte, la responsabilité des établissements distributeurs commence à émerger. S’il est difficile d’en dresser une liste exhaustive, certains ont publiquement communiqué sur l’émission de ces produits. Natixis, BNP Paribas et Société Générale figurent parmi les acteurs ayant structuré ou commercialisé des produits indexés sur Stellantis. Tous ont diffusé ces instruments auprès d’une clientèle attirée par des rendements élevés dans un environnement de taux bas. Le point critique tient à la perception du risque. Le titre Stellantis était largement considéré comme stable et rentable, ce qui a probablement conduit certains établissements à sous-estimer le risque de rupture et, dans certains cas, à concentrer excessivement les expositions sur ce seul sous-jacent. Cette situation ouvre un terrain classique de contestation : celui du défaut de conseil, en particulier si des investisseurs prudents ont été exposés à un risque qu’ils n’avaient pas pleinement compris. Les premières tensions pourraient apparaître dans les mois à venir. Des épargnants demanderont des explications alors que des démarches collectives commencent à émerger. Certaines associations de consommateurs examineraient déjà les conditions de commercialisation de ces produits. Des saisines de l’Autorité des marchés financiers sont envisagées et des actions coordonnées pourraient voir le jour rapidement. D’autant que l’AMF a, à plusieurs reprises, mis en garde les établissements bancaires sur les risques associés aux produits structurés adossés à une seule valeur. La suite dépendra évidemment de la matérialisation effective des pertes. Mais une chose apparaît déjà clairement : la crise Stellantis ne se limitera probablement pas aux marchés financiers. Elle pourrait, dans les mois à venir, se prolonger sur le terrain juridique et mettre sous pression l’ensemble de la chaîne de distribution bancaire.

Source : [lien réservé abonné]

Et dans la même veine

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Quand un épargnant ouvre aujourd’hui son contrat d’assurance vie et découvre son produit structuré exposé à Stellantis avec décrément, le choc peut être brutal : certaines valorisations de rachat affichent des pertes de plus de 99 %. Cette situation mérite un décryptage pour tout comprendre. Il révèle quelque chose de plus profond qu’une baisse boursière : il montre comment un risque d’exposition à une action peut terriblement se complexifier dans un produit structuré.

Si Stellantis a été autant utilisé comme sous-jacent, ce n’est pas un hasard. Pour un émetteur, une action connue, liquide et volatile est un terrain propice pour fabriquer des produits au rendement affiché attractif. Plus la volatilité est élevée, plus il devient possible de construire sur le papier des coupons ou des mécanismes de remboursement qui paraissent séduisants. Pour le distributeur, c’est aussi plus facile à présenter : le client connaît le nom l’entreprise, comprend qu’il s’agit d’un grand constructeur automobile, et la promesse commerciale sera souvent présentée simplement.

C’est dans ce contexte que de nombreux produits structurés mono-valeur ont été proposés aux épargnants alors même que le marché des structurés connaissait un fort essor. Les principales actions qui reviennent régulièrement dans les produits en mono-valeur : Renault, Kering, Crédit Agricole, Engie, Pernod Ricard, Edenred, Société Générale, BNP…et donc Stellantis. Lorsque les marchés montent, tout va bien.

Mais lorsque le sous-jacent se retourne brutalement, la situation peut devenir critique très rapidement. C’est la faiblesse centrale d’un produit structuré construit sur une seule entreprise, cela n’offre pas la diversification d’un grand indice et quand la situation de l’entreprise n’évolue pas favorablement, les problèmes se cumulent.

Ce dernier site explique bien en particulier la mécanique du decrement, et de valorisation globale d'un PS. Je conseille pour ceux qui veulent se cultiver sur les PS et en comprendre bien les risques
 
Axiles a dit:
Sans grande surprise vue l'ampleur des pertes, le sujet Stellantis commence à en déciller certains :
Stellantis, les moteurs sont pourris, les produits structurés aussi, et les deux laissent les clients sur le bas-côté... :rolleyes:
 
Pour info l’enjeu chaud du moment, ce n’est plus Stellantis (c'est connu maintenant) mais la hausse des taux. Les produits dits à capital garantis, basés sur des scénarios de baisse de taux. Produits qui s’effondrent en ce moment.

La réalité du marché des taux a malheureusement rattrapé les épargnants et ces produits sont actuellement à -30% environ sur la valorisation, au vu de l’évolution à la hausse des taux. Et ils ne sont évidemment pas rappelés et ne devraient pas l’être pour un certain temps. La double peine : vous ne pouvez pas profiter de la remontée des taux pour aller sur des produits rentables, et les produits que vous avez s’effondre en valeur, sans coupon. En parallèle la hausse des taux fait que vous trouvez un bien meilleur rapport risque / rendement avec les CAT.

Pareillement à Stellantis, au vu des sommes en jeu, ça devrait sortir progressivement dans la presse dans les semaines à venir. Et ça pose vraiment la question de l’adéquation du produit au marché retail. Mme Michu a-t-elle vraiment appréhendé ces risques ? Et comprend elle vraiment pourquoi son produit vendu comme une alternative au fonds euro fait -30 ? Franchement dans quel univers des produits faisant ainsi de la spéculation poussée sur des produits complexes à appréhender même pour les pros peuvent être vendus à tout le monde ?
 
Axiles a dit:
Afficher la pièce jointe 53622


Source : [lien réservé abonné]

Pour la petite histoire, cet article spécifiquement m'est cité par un gros brokers de PS comme l'un des exemples de "publicité négative qui ne nous aident pas". Tant mieux !

Blague à part, un nouvel article sorti dans Gestion de fortune (donc en gros à destination des CGP). N'y attendez pas un positionnement critique sur les PS bien sur, ils en vivent. Mais quelques infos utiles pour les curieux, qui donnent une idée du problème :
  • Les indices à decrement, que tout le monde ici déconseille fortement, représentent... 75% du marché. "L’évolution serait plutôt à chercher du côté des indices à décréments – où un niveau de dividende fixe et prédéfini remplace les dividendes perçus – qui construisent rapidement une position hégémonique : ils représentaient 75 % des ventes l’an passé, soit 26 points de plus que l’année précédente."
  • Les produits à rappel, donc où vous ne lockez pas de rendement futur, puisque l'émetteur peut rappeler quand il le souhaite ? 90% du marché ! "Les produits de rappel, qui permettent à l’émetteur de rembourser le capital avant la date d’échéance prévue comptent pour 90 % des émissions. Une « spécificité française », précise la société de gestion."
  • Tout le monde ici sera d'accord pour dire qu'il faut en sous-jacent l'indice le plus large possible. C'est l'opposé qui se passe : "Les indices boursiers classiques, comme le S&P 500 ou l’Euro Stoxx 50, sont effectivement moins présents parmi les sous-jacents. Mais cette évolution est aussi le fait de conditions économiques dégradées, qui plaident pour des allocations sectorielles ou thématiques, comme la souveraineté, la défense, le luxe, la tech, l’énergie ou les matières premières. "

Tous les vents sont contre l'épargnant averti

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Axiles a dit:
Pour info l’enjeu chaud du moment, ce n’est plus Stellantis (c'est connu maintenant) mais la hausse des taux. Les produits dits à capital garantis, basés sur des scénarios de baisse de taux. Produits qui s’effondrent en ce moment.

La réalité du marché des taux a malheureusement rattrapé les épargnants et ces produits sont actuellement à -30% environ sur la valorisation, au vu de l’évolution à la hausse des taux. Et ils ne sont évidemment pas rappelés et ne devraient pas l’être pour un certain temps. La double peine : vous ne pouvez pas profiter de la remontée des taux pour aller sur des produits rentables, et les produits que vous avez s’effondre en valeur, sans coupon. En parallèle la hausse des taux fait que vous trouvez un bien meilleur rapport risque / rendement avec les CAT.

Pareillement à Stellantis, au vu des sommes en jeu, ça devrait sortir progressivement dans la presse dans les semaines à venir. Et ça pose vraiment la question de l’adéquation du produit au marché retail. Mme Michu a-t-elle vraiment appréhendé ces risques ? Et comprend elle vraiment pourquoi son produit vendu comme une alternative au fonds euro fait -30 ? Franchement dans quel univers des produits faisant ainsi de la spéculation poussée sur des produits complexes à appréhender même pour les pros peuvent être vendus à tout le monde ?

Ça me rappelle cette discussion, visiblement mon résumé n'était pas si caricatural que ça :rolleyes: :

https://www.moneyvox.fr/forums/fil/produits-structures.48905/post-734835

Le taux CMS EUR 10 ans est désormais au dessus de 3%. Le produit fait -7% en 6 mois et ce n'est pas encore catastrophique car le taux reste pour le moment proche de la barrière d'intérêts.
SRI 2 ce qui est une plaisanterie.

Je ne comprends même pas comment ça peut être légal de commercialiser ce type de produit auprès du grand public.

Et c'est loin d'être le pire, quand on voit certains produits à decrement, worst of sur un panier d'ations ou d'autres dingueries.
 
J'alerte de manière régulière sur l'erreur faite par à peu près tous les investisseurs en PS, ici aussi, qui disent "je suis content de mes PS, je n'ai jamais perdu d'argent à part une fois". C'est ne rien comprendre au fonctionnement des PS, qui montent parce que le marché monte. alors que si les PS ont délivré ces dernières années, c'est tout simplement car la bourse a connu de bonnes années. Ca a donc monté aussi, mais nettement moins. Pour citer un broker de PS, "c'est le marché qui a fait la performance des marchés structurés, et non l'inverse".

A cet égard, je vous encourage à voir cette très bonne interview justement [lien réservé abonné]. Vous m'avez bien lu, je pousse une interview d'un vendeur de PS ;). Vendeur mais qu'on va qualifier d'exigeant sur cette classe d'actifs, et qui dénonce justement tout le marketing qui cache le fait que la majorité des PS actuels sont juste mauvais. Et vous retrouverez de la part d'un pro, dont c'est le métier, l'essentiel de ce que beaucoup ici disent : toujours vérifier le sous-jacent, son decrement, ne jamais s'arrêter même au nom de l'indice, souvent trompeur. Et rappel que c'est très compliqué : "les PS, c'est welcome to the jungle". Vous retrouverez aussi le sujet Decrement, Stellantis à décrément, valeurs cycliques, indices à décrément, etc.

Gardez en tête que ce n'est pas Axiles qui rage sur un forum, mais des gens qui vivent des PS. Et que le message est à peu près le même... et mettez en lien tout ce qu'ils déconseillent (decrement, indices restreints voire valeur unique, valeurs cycliques, etc.) avec les stats que j'ai donné plus haut. le marché des PS, c'est tout l'opposé de ça, explosion à la hausse du decrement, indices de plus en plus réduits / triturés / etc.
 
Merci Axiles.

Il y a un énorme déficit d'information pour les épargnants lambda. Il est très difficile de trouver de l'information non biaisée sur le sujet des finances perso et des placements. Le cas des PS est symptomatique de la situation.

J'ai pu effectuer une "remise à niveau" récemment du fait d'un problème de santé qui m'a cloué à la maison et laissé le loisir de développer ma culture financière. J'ai alors constaté que c'est vraiment le far west en termes d'information accessible/disponible. Ajoutons à ça qu'une bonne partie de la population a peur des chiffres et se bloque dès qu'il s'agit de comprendre un simple pourcentage... Et que les finfluenceurs peu recommandables pullulent.

Merci donc pour vos interventions toujours rationnelles. J'allais dire : d'utilité publique.
 
Charles356 a dit:
Ça me rappelle cette discussion, visiblement mon résumé n'était pas si caricatural que ça :rolleyes: :

https://www.moneyvox.fr/forums/fil/produits-structures.48905/post-734835

Le taux CMS EUR 10 ans est désormais au dessus de 3%. Le produit fait -7% en 6 mois et ce n'est pas encore catastrophique car le taux reste pour le moment proche de la barrière d'intérêts.
SRI 2 ce qui est une plaisanterie.

Je ne comprends même pas comment ça peut être légal de commercialiser ce type de produit auprès du grand public.

Et c'est loin d'être le pire, quand on voit certains produits à decrement, worst of sur un panier d'ations ou d'autres dingueries.
Merci parce que je me disais qu'il fallait justement aller repasser en revue les produits vendus comme "surs" sur ce fil juste pour voir après quelques mois comment ça se comportait après le retournement actuel sur les taux.

Cela dit, je pense que ton -7% est faux, c'est au 31.12, quand les taux n'avaient pas encore bougé. -7% c'est les frais upfront pris par Afer (oui c'est une comm totalement indécente ;) ). Donc la valorisation a priori a été juste de retirer les frais, ce qui serait logique à taux constants et avec un produit tout neuf. Ca souligne déjà que le simple fait d'acheter le produit a fait perdre 7% immédiatement à l'épargnant. Un autre message, intéressant à avoir en tête, mais pas exactement le votre. Extrait Quantalys pour les curieux

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Et pour les 7%, c'est dans le KID
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Le produit n'a pas de VL régulière donc la valeur actuelle "réelle" est probablement de 70, pas de 93. Ca réagit comme une obligation si je sur-simplifie, mais comme les taux ont monté, personne ne veut plus de produit au rendement décevant donc sa valeur baisse. Ceux qui étaient investis en obligation en 2022 comprendront, les marchés obligataires ont fait -16% pour les mêmes raisons, là où les fonds € se sont eux bien comportés. Ce produit ne vaut pas du tout 93 aujourd'hui, et probablement 70 ou moins. C'est toute l'énorme nuance.

Aux alter-comprenants qui répondront : mais je m'en fiche, à la fin je vais récupérer mon argent, je ne perds rien et ce -30% c'est du théorique puisque je ne vends pas, la notion de coût d'opportunité mérite vraiment d'être plus enseignée en France. Le fait d'être coincé sur ce produit, pendant peut-être 10 ans, ne vous fera peut-être rien perdre sur 10 ans en € courants, mais vous serez remboursés en monnaie de singe à la fin. Et le calcul fait par des gens savants qui fait arriver à ces 70, c'est la matérialisation de votre perte future, aec tous les paramètres de marché connus. C'est la matérialisation de ce que ça va vous coûter de rester sur un mauvais PS alors que vous auriez pu souscrire aujourd'hui un produit à un taux bien plus élevé.

Ne voyez aucun "I told you so" a posteriori en mode "c'était facile à deviner", ça ne l'est jamais. Et je n'avais nullement anticipé la violence de la remontée des taux. Mais c'est quand même l'occasion de rappeler que ce qu'on vous vend comme des scénarios très improbables à une fâcheuse tendance à se matérialiser sur les PS. A vos frais. Et c'est normal, sinon ça ne paierait pas des coupons élevés. Pour avoir à la fois des frais upfront à 7% pour AFER + 6% (théoriques) par an, c'est que le risque est très élevé. Et même sur ces produits dits à capital garanti, on voit que en six mois, le scénario défavorable le pire est déjà là. Durablement ? On ne sait pas. Mais de la même manière que personne ici n'anticipait le CMS10 ans à 3%

Qu'un produit vendu comme du SRI 2 se retrouve en six mois dans le pire des scénarios possible, c'est n'importe quoi, il faut le dire. Et ici sur ce forum on vous disait que c'était quasi du fonds €, et que le 5% était certain, que vous étiez quand même bien tatillon à contester ça :
AirP a dit:
Je crois que vous êtes très tatillon. alors je reprécise une énième fois :

Dans la pratique, peu d'épargnants savent faire la différence entre deux fonds, dont un fonds €.

Beaucoup n'ont pas la connaissance en la matière pour appréhender le couple risque rendement, et pour la majorité ils n'ont pas conscience que, finalement, leur fonds € n'est pas totalement à 100% garanti contre la perte en capital...


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De nos jours, une grande association d'épargnants français pour ne pas la citer, propose des produits struc. avec un versement inconditionnel (sur les 2-3 premières années il me semble) d'un coupon à 5-6 % et une garantie du K à l'échéance.

Donc, Il est possible, que pour Mme Michu, en diversification des marchés actions dont elle est allergique et dont elle n'a pas l'horizon d'investissement nécessaire pour y entrer, qui plus est en période de hausse continue des marchés, pour un risque "similaire" lié à la "garantie" à son fonds € (qu'elle ira irrémédiablement comparer en fin d'année, à tort je suis d'accord avec vous), il y a possiblement un intérêt à aller sur certains PS.

D'ailleurs, c'est tout ce qui explique selon moi, leur popularité ces derniers mois.

Alors on a bien compris que vous étiez un esthète de la matière, un puriste même qui en maitrise les fondamentaux dans les détails, mais ne mettez pas tout ceux, à qui s'adressent ces supports, dans le même panier.

Encore une fois, en diversification et/ou en complément du fonds € de Mme Michu, une note taux fixe et un cms 10 ans en 2/7 lui procure un gain à court terme très convenable au regard du risque/cout du produit, qu'elle n'aurait pas obtenu toute seule.
Elle va faire un joli petit 5 % qu'elle ira comparer à son fonds € qui la déçoit année après année (d'ailleurs, elle ne sait pas non plus comment est composé son fonds € "à capital garanti" ou comment est fabriqué son rendement à 2,2%)..
Pour Mme Michu, au final, (et même pour moi à mon échelle) c'est pas si mal car elle n'a pas les moyens d'aller en PE avec un ticket à 100K€. Et moi non plus :)
=> La réalité, c'est que madame Michu fait 0 car les taux sont au-dessus des 3% qui conditionne le versement d'un coupon. Sur le produit que très assurément certains ici vendaient comme équivalent fonds €, et qui a perdu 30% de sa valeur.

Le SRI2, c'est une volatilité annuelle très limitée. Vs -30% constaté en six mois. Vous le voyez le (gros) problème de commercialisation de produits structurés là ?

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Ca commence à faire beaucoup de grosses casseroles... Et comme disent nos amis du développement, it's a feature, not a bug.

Pour conclure sur une touche d'humour, permettez moi d'être taquin et de citer les mêmes messages d'octobre avec ma réponse :

Et oui, le jour où il y aura un gros problème sur les Struc, car ça arrivera, promis on vous appellera mais, vous saurez où nous trouver pour nous crier triomphalement que vous nous l'aviez prédit, en attendant, ça fonctionne.

Coucou, c'est moi ! Je l'avais prédit !
 

Pièces jointes

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PL1964 a dit:
Pouvez-vous m'expliquer comment SG Issuer peut gagner de l'argent en délivrant de tels coupons à l'investisseur dans le cas favorable à celui-ci cad un taux Euribor 12 mois qui demeure inférieur à 3,25% ?

C’est maintenant que ce genre de questions (aussi posée en octobre 2025) devient intéressant. Pas dans une logique de refaire l’histoire, toujours inutile, mais pour éclairer quand même les mécanismes psychologiques à l’œuvre.

Ce qui permet de financer les coupons, ce sont les événements comme ceux qu’on vit, que les épargnants n’appréhendent pas, mais que les banquiers avec leurs modèles savent eux très bien chiffrer. Ça semblait tellement impossible un Euribor à plus de 3% en octobre que pour certains le sujet était de savoir si nos banquiers étaient trop généreux. Dur rappel que les scénarios des PS sont des paris, et que les probas sont contre vous…

Et, pour conclure sur une note prudemment pro PS, soyons clairs, c’est plutôt maintenant qu’il faudrait signer un PS de taux. Maintenant que les taux sont élevés avec peu d’anticipation de baisse rapide. Pas de PS c’est mieux. Mais si vous y tenez absolument, c’est quand les taux sont hauts, pas quand ils baissent.
 
il y a iroko qui fait dans le produit structuré :(

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la soupe doit être particulièrement bonne
 
Axiles a dit:
Et, pour conclure sur une note prudemment pro PS, soyons clairs, c’est plutôt maintenant qu’il faudrait signer un PS de taux. Maintenant que les taux sont élevés avec peu d’anticipation de baisse rapide. Pas de PS c’est mieux. Mais si vous y tenez absolument, c’est quand les taux sont hauts, pas quand ils baissent.

Un des seuls points que je trouve intéressant dans les produits structurés c'est qu'il sont conçus et pricés à un instant "t" et que potentiellement le sous-jacent ou l'environnement économique peut évoluer pendant la période de commercialisation jusqu'à un point où le PS peut potentiellement devenir attractif.

Ça me semble cependant très difficile à évaluer...
 
Petite correction mais mon -30% est un peu surestimé (même si ça bouge chaque jour). C'est plutôt -20 chez un autre gros CGP. Ca ne change pas le message global, mais essayons d'être précis.
 
N'est ce pas l'occasion d'acheter certains de ces produits sur le marché secondaire s'il existe ?
 
En début d'année, ma référente Afer avait tenté de me vendre le produit suivant :
Afer Génération Rendement – Décembre 2025 [lien réservé abonné].
Dès la première page, le ton était donné :
« Vous êtes sur le point d’acheter un produit qui n’est pas simple et qui peut être difficile à comprendre. »

Difficile à comprendre ? En réalité, un fonctionnement enfantin, à condition de garder sous les yeux le calendrier des dates de constatation, les barrières, les scénarios, les exceptions, et d’avoir un tableur ouvert en permanence...:biggrin:

Tout repose sur le taux CMS EUR [lien réservé abonné]à 10 ans avec un système de coupons [lien réservé abonné], euh, limpide :
  • des coupons inconditionnels,
  • enregistrés les deux premières années,
  • mais versés uniquement en cas de remboursement anticipé ou à l’échéance finale,
  • puis des coupons conditionnels,
  • déclenchés si le taux CMS EUR 10 ans est ≤ 3,20 %,
  • mais seulement à certaines dates de constatation bien précises,
  • sauf si, entre-temps, le mécanisme de remboursement anticipé s’active car le taux est ≤ 2,00 %,
  • auquel cas tout s’arrête (et on solde l’affaire).
Heureusement, avant tout investissement (sur une durée de 3 à 10 ans), les investisseurs sont invités à se rapprocher de leurs conseillers Afer. Dernier élément rassurant : l’indicateur de risque de 2/7. Certes, le capital n’est pas garanti, le rendement réel peut être famélique voire inexistant et tout repose sur un scénario de taux assez spécifique… mais 2/7, tout va bien !
 
dom1965 a dit:
N'est ce pas l'occasion d'acheter certains de ces produits sur le marché secondaire s'il existe ?

En théorie. Mais c'est un micro-marché, peu liquide et accessible.

L'occasion de partager aussi ce post linkedin de Guillaume Fonteneau du blogpatrimoine [lien réservé abonné]

Avec quelques extraits. Le message global, en fait le même que le mien, vous n'apprendrez rien de neuf.
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Mais intéressant surtout, les commentaires

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=> toujours le sujet de savoir si madame Michu comprend vraiment ce que son conseiller lui fait acheter. Vous connaissez mon avis
=> Vous retrouverez de manière externe la décote actuelle de ces produits soit disant SRI 2/7 mais qui ont en fait perdu 15% en quelques semaines (pour Meeschaert). @dom1965 vous avez un exemple de contact ;)
 
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