Axiles
Contributeur régulier
Ce titre n'est pas de moi mais des patrons de Danone & Michelin, qui alertent publiquement, et c'est rare.
C'est d'autant plus intéressant à mes yeux qu'on parle de deux entreprises, donc évidemment avec le profit comme objectif, mais connues pour leur dimension "sociale" (en particulier Danone). Et de dirigeants dont la prise de parole dans le débat public est rare.
[lien réservé abonné]
Evidemment cela résonne beaucoup avec l'analyse aussi de Terra Nova (think tank de gauche), déjà partagée, sur ce que font à l'inverse les politiques

Et sur l'urgence d'un discours de vérité, tant sur la situation actuelle, que surtout sur comment en sortir et le projet collectif à porter.
Malheureusement à ce stade la réalité est toute autre, avec :
C'est d'autant plus intéressant à mes yeux qu'on parle de deux entreprises, donc évidemment avec le profit comme objectif, mais connues pour leur dimension "sociale" (en particulier Danone). Et de dirigeants dont la prise de parole dans le débat public est rare.
« Le monde politique doit retrouver le sens du long terme et faire preuve de courage »
Si, quelques semaines après la mise en garde de Thomas Buberl, le directeur général d’AXA [lien réservé abonné], ces dirigeants de deux autres géants français s’estiment légitimes pour prendre la parole avant l’élection, ce n’est pas seulement parce qu’ils pensent que la dégradation des comptes publics, le ralentissement de la croissance économique et la menace d’une crise de la dette souveraine l’imposent ; c’est aussi parce qu’ils sont persuadés que les candidats à l’élection présidentielle ne sont pas à la hauteur des enjeux pour la France, et qu’ils auraient intérêt à s’inspirer de la façon dont les chefs d’entreprise président aux destinées de leur société. « Un chef d’entreprise travaille en permanence pour son successeur, pour lui transmettre une entreprise en meilleure santé que celle qu’il a reçue, assure Antoine de Saint-Affrique, le directeur général de Danone. Son but n’est pas d’être populaire, mais d’être respecté. Cela demande le courage de se confronter à la réalité telle qu’elle est, et pas telle qu’on la voudrait. Autrefois, les grands dirigeants politiques n’avaient pas pour priorité de maintenir leur cote de popularité, mais ils se posaient cette question : “Qu’est ce qui est bon pour la France à long terme ?” »
« Notre modèle social ne marche plus, car nous créons un déficit chaque année, insiste Florent Menegaux. Nous raisonnons trop souvent en termes d’acquis à préserver, c’est une erreur. Il faut se battre pour conserver un modèle social généreux, mais pas le figer dans sa conception de 1945. » Et Antoine de Saint-Affrique de préciser : « La question, ce n’est pas comment figer le modèle, mais comment rééquilibrer les choses et le réinventer pour qu’il continue à marcher. »
Le premier élément du modèle social à réinventer est le régime des retraites. « Nous avons une dépense sociale trop élevée et pas assez de quantité de travail », rappelle le patron de Michelin. « Nous devons travailler plus, sur l’année et tout au long de la vie », insiste son homologue de Danone. À entendre les deux dirigeants d’entreprise, il faut aussi réinitialiser le logiciel qui fait des hausses de taxes l’alpha et l’omega de la gestion de l’argent public. « On l’oublie, mais pour redistribuer la richesse, il faut d’abord l’avoir créée, martèle Florent Menegaux. Et les conditions de la création de richesse, c’est l’innovation et la compétitivité. Nous sommes dans un cercle vicieux où l’on prélève trop sur les entreprises, ce qui rend l’activité en France moins compétitive. Je préférerais de loin moins d’aides et moins de prélèvements plutôt qu’une redistribution destinée à corriger des déséquilibres que nous avons nous-mêmes créés. L’État comme les entreprises y gagneraient en efficacité et en simplicité. » Et le patron de Danone d’ajouter : « Il faut baisser les deux en parallèle. »
[lien réservé abonné]
Evidemment cela résonne beaucoup avec l'analyse aussi de Terra Nova (think tank de gauche), déjà partagée, sur ce que font à l'inverse les politiques

Et sur l'urgence d'un discours de vérité, tant sur la situation actuelle, que surtout sur comment en sortir et le projet collectif à porter.
Malheureusement à ce stade la réalité est toute autre, avec :
- Un mensonge collectif sur la gravité de la situation et des efforts à faire (d'un côté faire payer les immigrés et réduire le gaspillage suffirait tout en pouvant abaisser l'âge de départ à la retraite, de l'autre on annule la dette tout en dépensant à tout va). Pas un qui soit crédible
- Un encore plus grand mensonge sur le fait qu'on peut ne faire payer que certaines personnes (généralement bien loin de nous) qu'on appellera milliardaires pour les uns, immigrés ou fainéants pour les autres
- L'absence dans tous les cas d'un projet collectif positif, uniquement un discours d'opposition, voir de haine, en particulier à l'extrême gauche (mais chacun se fera son propre avis là dessus)
Dernière modification:

. Et l'Etat serait peut être moins dépensier si les sociétés privées faisaient aussi le taf...
). 











