L'ancien président de la Cour des comptes française invoque des raisons personnelles et sa volonté de conserver sa liberté de parole, à l'approche de l'élection présidentielle en France.
« Concilier ma vie familiale, à laquelle je suis attaché avant tout, et la vie à Luxembourg est vraiment trop compliqué. (...) Et puis, dans la période difficile voire tragique qui vient, je pense qu'avec l'expérience qui est la mienne, ma place est aussi de contribuer au débat public ici en France », explique-t-il dans un entretien au Point.
Pourrait-il soutenir Raphaël Glucksmann à l'élection présidentielle ? « Je ne prendrai pas de position partisane tant que mon successeur ne sera pas nommé » à la Cour des comptes européenne, d'ici quelques mois, a assuré Pierre Moscovici. Mais il entend mettre son « expérience » au service du débat public et rappelle ses convictions « social-démocrates » et « proeuropéennes ».
En poste depuis le 1er janvier dernier
Âgé de 69 ans, Pierre Moscovici a notamment été commissaire européen, ministre, député socialiste et premier président de la Cour des comptes française. Il avait rejoint la Cour des comptes européenne le 1er janvier dernier pour un mandat de six ans.
Son successeur sera nommé par les représentants des Etats européens, sur la base de la proposition du gouvernement français et après avoir consulté le Parlement européen. La Cour des comptes européenne est une institution indépendante chargée de contrôler l'utilisation des fonds de l'UE.















