MAJ juillet 2026 (1/1) - Trump, président des États-Unis ? Non, Trump est un président trader !
Reporting allégé en cette période de fortes chaleurs alors qu'il ne se passe rien dans le monde (enfin, presque rien), et que le Tour de France me détourne des marchés.
Pas de chance pour moi, la situation dégénère de nouveau dans le détroit d'Ormuz.
Trump a déclaré à au moins 40 reprises un cessez le feu depuis avril… Maintenant qu'il avait enfin pris forme, il vole en éclats... Bof, finalement on s'y habitue.
On verra ce qu'il va arriver d'ici le prochain reporting.
En attendant, on se met quoi sous la dent ce mois-ci :
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Les marchés naviguent à vue ou, au choix, en eaux troubles, entre reprise des hostilités en Iran et regain de défiance sur les perspectives des valeurs US de l’IA.
CAC 40 sur la semaine écoulée -2%
Stoxx Europe 600 -1,8%
S&P 500 +1,2%
Mon patrimoine boursier perd 9600€, ou, plus parlant -2,86% d'un mois sur l'autre.
Entre baisse des valeurs européennes et hausse des valeurs américaines, le portefeuille subit
la baisse des valeurs semi-conducteurs, dont l'indice Philadelphia Semiconductor (SOX) baisse de 11% sur le mois, et subit
la baisse importante de la 2ème valeur du portefeuille : Orange qui a perdu 5200€ sur le mois écoulé.
-> IA, encore et toujours l'IA :
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Samsung anticipe au T2 un bénéfice multiplié par 19 mais l'action chute
- Le fabricant sud-coréen de puces
SK Hynix a fait une entrée fracassante sur les marchés américains vendredi
-> Coup d'envoi de la saison des résultats, la semaine prochaine.
Trump, président trader plutôt que président des Etats-Unis ?
On peut se poser la question, jugez-en :
Donald Trump a déclaré plus de 22 000 transactions boursières l’année dernière, selon une analyse du Financial Times. Ce qui représente 90 transactions par jour de marché.
Une activité boursière sans commune mesure avec celle de son prédécesseur : Joe Biden en avait déclaré 13 sur l’ensemble de son mandat, et Trump lui-même qui en avait réalisé 517 lors de son premier passage à la Maison-Blanche.
Le retour de Trump à la Maison-Blanche s’accompagne d’une hausse spectaculaire de sa fortune personnelle. Selon plusieurs enquêtes réalisées par des médias américains, il a déclaré au moins 2,2 Mds$ de revenus en 2025.
Le sujet est sensible parce que les décisions politiques du président font bouger les marchés, notamment sur les droits de douane, la défense et la Tech. La frontière entre pouvoir politique, fortune personnelle et marchés financiers devient de plus en plus floue.
-> IA, encore et toujours l'IA :
C’est le thème de l’année sur les marchés. Le secteur des semi-conducteurs tire parti de la demande insatiable pour l’IA. Les résultats s’envolent et les marges atteignent des sommets inédits.
L’indice SOX (indice boursier qui suit la performance des 30 plus grandes entreprises liées aux semi-conducteurs cotées aux États-Unis), affiche une baisse de 11% sur le mois dernier, mais est en hausse de 80% depuis le 1er janvier.
Simple consolidation qui serait bien légitime après une forte hausse, ou fin du cycle d’investissement sur les semi-conducteurs ?
Micron Technology a publié fin juin des résultats du T3 exceptionnels, mais a reculé après avoir bondi de 15% le 24/06/2026, jour de publication des résultats.
Le coup d'arrêt sur les semi-conducteurs est venu d'Apple qui a annoncé le 25/06/2026 des hausses de prix comprises entre 15% et 30% sur plusieurs Mac et iPad, en raison de l’explosion du coût des puces mémoires et de stockage. Pour ne rien arranger,
Microsoft a lui aussi annoncé une hausse des prix de ses consoles Xbox, avec une Serie S qui passera de 400 à 500$ aux États-Unis. Cette "IAflation" devient donc un sujet concret pour les consommateurs comme pour les marchés. Apple a chuté de 6% en Bourse après cette annonce, les investisseurs craignant que des appareils plus chers finissent par peser sur la demande.
Les investisseurs se montrent de plus en plus prudents face à l’ampleur des projets de dépenses qui pourraient être empêchés, ou réduits, à cause de la pénurie d’approvisionnement en mémoires indispensables pour l'IA, créant un goulet d’étranglement sur le marché.
Ce qui a immédiatement entrainé des dégagements sur les valeurs des semi-conducteurs, notamment les valeurs mémoires que sont
Micron, Samsung et HK Hynix.
Chassez le naturel, il revient au galop.
Les valeurs du secteur des semi-conducteurs n'en finissent plus d'occuper les deux extrêmes des palmarès boursiers, et l'ensemble des indices boursiers vit à ce rythme.
La structure des coûts des datacenters illustre cette montée en puissance de la mémoire :
- En 2021, les puces représentaient environ 40% du coût total de construction d’un data center avancé : 38% pour la logique et
2% pour la mémoire.
- En 2026, cette part monte à 60% : 42% pour la logique et
18% pour la mémoire.
- Dans le même temps, la part du bâtiment passerait de 20% à 15%, celle du refroidissement de 15% à 10%, et celle de l’énergie de 25% à 15%.
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Il semble approprié de privilégier le scénario d'un retour du marché boursier sur la voie de la reprise, car les espoirs d'investissement dans l'IA se redressent et la hausse des rendements obligataires est limitée", a déclaré Han Ji-young, analyste chez Kiwoom Securities.
SK Hynix a fixé le prix de ses American Depositary Receipts (ADR) à 149$ jeudi 09/07/2026.
Selon Reuters, l’opération américaine de
SK Hynix aurait été sursouscrite plus de 7 fois avant son arrivée au Nasdaq.
Le groupe est devenu un acteur clé de la mémoire HBM, indispensable aux centres de données et aux processeurs graphiques avancés. Les fonds levés doivent financer l’expansion des capacités de production en Corée du Sud.
Le fabricant sud-coréen de puces a fait une entrée fracassante sur le Nasdaq vendredi, bondissant de 14 % lors de ses débuts, après que l'entreprise eut levé environ 26,5 Mds$, ce qui témoigne d'un fort engouement des investisseurs pour s'exposer à la chaîne d'approvisionnement de l'IA. Cette introduction en bourse spectaculaire, qui permettra de financer de nouvelles usines et de nouveaux équipements afin de répondre à la demande croissante de puces d'IA, devrait constituer la deuxième plus grande levée de fonds au monde après l'introduction en bourse record de
SpaceX le mois dernier.
-> Coup d'envoi de la saison des résultats, la semaine prochaine.
La croissance des bénéfices demeure essentielle à la poursuite de la hausse des cours des actions.
Elle est anticipée pour 2026 à plus de 25% pour le S&P 500 et plus de 19% pour l'indice Euro Stoxx.
Pour 2027, la croissance attendue par les analystes financiers demeure très élevée, respectivement 16,8% et 12,8%.
Comment anticiper autant de croissance alors que la croissance réelle, mesurée chaque mois, demeure faible en Europe (0,5% seulement en Allemagne, 1% pour la zone Euro en 2026...), et est en ralentissement aux USA.
Les stratégistes estiment que c'est le déploiement de l'IA qui va créer la croissance des bénéfices.
Pas la croissance des NVidia ou Anthropic, mais des entreprises de manière globale, des industrielles aux sociétés de services.
C'est très cynique comme approche, mais, selon nos spécialistes de l'économie, les gains de productivité vont transformer le travail, détruire beaucoup d'emplois et en créer d'autres (beaucoup moins), générer des profits et de la croissance.
Sur un an, le cours du S&P 500 a progressé de 19%, et celui du Nasdaq, de 25%. Ce qui peut paraître important compte tenu de la croissance économique réelle et de la géopolitique contreproductive.
Pourtant, depuis un an la croissance des bénéfices des entreprises du S&P 500 a atteint 31%.
Le S&P 500 serait donc en retard de 12% sur ses bénéfices prospectifs tels que prévus actuellement.
Même constat pour le Nasdaq dont la hausse de ses bénéfices atteint 41% depuis un an, soit 16% de plus que la hausse de ses cours.
Selon cette approche, les actions américaines auraient un potentiel de hausse de 12% à 16%.
Attention tout de même :
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Tant que les bénéfices restent dans cette trajectoire très positive, les actions n'ont pas grand-chose à craindre", explique Phiadvisor Valquant, une plateforme d'analyse des marchés financiers.
Certes, le discours est positif, mais un point reste à prendre en considération, c'est celui de la parité des monnaies, notamment de l'EUR/USD.
L'UE et les États-Unis sont chacun le premier partenaire commercial de l'autre dans le domaine des biens. Ensemble, ils représentent près de 30 % du commerce mondial de biens et de services et 43 % du PIB mondial.
La parité EUR/USD joue donc un rôle important en augmentant la compétitivité des entreprises, et en gonflant mathématiquement les résultats selon cette parité.
En 2025, les entreprises US en ont largement bénéficié avec un EUR/USD passant de 1,02 à 1,18, soit 15% de baisse de la valeur de l'USD par rapport à l'EUR. Une aubaine pour les entreprises américaines, et un frein non négligeable pour nos valeurs exportatrices.
Cette année, du moins pour l'instant, c'est l'EUR qui s'affaiblit par rapport à l'USD avec un retour de 1,18 à 1,14 EUR pour un USD. Une bouffée d'oxygène pour nos valeurs européennes, et un frein pour les exportateurs américains.
Faut-il pour autant arbitrer et vendre la Tech au profit de secteurs plus défensifs ou délaissés ?
A ce jour, chaque fois que je me suis posé cette question, c'est au moment où la Tech achevait sa consolidation et s'apprêtait à repartir à la hausse de plus belle.
Je lis depuis longtemps que le secteur de la pharma, secteur défensif s'il en est, est en retard et offre un bon point d'entrée… Force est de constater que rien ne bouge et que le secteur est toujours à la traine.
Dans ces conditions, est-il opportun d'arbitrer en faveur de valeurs défensives ?
Oui, sans doute, en bonne logique prudente, alléger quelques valeurs bien valorisées pour aller sur quelques valeurs value de qualité : Pourquoi pas !
Orange, par exemple, a beaucoup baissé depuis ses plus hauts et affiche 10,64% de baisse sur le mois écoulé.
Cette correction baissière ramène la valeur à des niveaux de valorisation plus attrayants (Orange ne se paie plus que 14 fois les profits espérés pour 2027), pour un rendement des dividendes des actions Orange passé de près de 4% le 20 mai dernier à 5% actuellement.
Le secteur télécoms passe d’une période d’investissement maximale à une phase de génération de cash, maintenant que le pic du déploiement de la fibre optique est derrière nous et que le gros des investissements dans la 5G a été fait.
Allianz Global Investors salue l’amélioration de la génération de cash et un contexte réglementaire plus favorable à la consolidation du secteur
En effet, la réglementation européenne devient de plus en plus favorable à la consolidation du secteur des télécoms.
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La Commission européenne, désireuse de voir émerger à l’échelle mondiale des opérateurs télécoms européens plus puissants, soutient explicitement la concentration et la compétitivité du secteur", souligne Allianz Global Investors, qui note à cet égard que des transactions récentes au Royaume-Uni et en Espagne traduisent cette acceptation de la consolidation du secteur des télécoms.
Sur Orange, la plupart des analystes financiers ont calculé un juste prix estimé bien plus élevé que le cours de Bourse actuel, avec un potentiel de hausse théorique qui n’a pas été aussi élevé depuis début 2025.
Graphiquement, le RSI est en survente et le cours de bourse est revenu au contact de sa MM200.
On peut espérer une reprise haussière de l'action au cours des prochains mois.
Autre secteur pouvant retenir l'attention :
Banques et assurances, des fondamentaux solides et des valorisations encore faibles.
Les banques sont souvent perçues comme risquées. Une pensée qui perdure depuis le choc de 2008.
Depuis la crise, banques et assureurs ont renforcé leur capital, amélioré leur liquidité, consolidé leur gestion des risques et adapté leurs modèles à un cadre prudentiel plus strict.
Ce qui en fait une opportunité sur le secteur.
Les marchés sous-estiment la rentabilité de nombreuses banques européennes, la solidité de leurs fonds propres et la discipline avec laquelle le capital excédentaire est redistribué.
Michel Saugné, CIO chez LFDE, estime que les bancaires européennes devraient progresser au deuxième semestre, portées par la qualité du bilan, la résilience des bénéfices, d’une bonne rentabilité et des perspectives des taux d’intérêt.
L’expert cite Santander qui a été capable de tripler son bénéfice en cinq ans.
Mon portefeuille depuis un mois.
Pour être en accord avec ce que j'ai écrit plus haut,
je vais continuer à renforcer les bancaires et probablement la Tech, notamment dans
les semi-conducteurs.
Renforcement dans les bancaires déjà à l’œuvre au cours du mois, principalement Banco Santander avec 140 actions achetées, et je m'en félicite.
Santander s'adjuge 16% sur un mois. +16,36% pour
BBVA et +17,84% pour
Unicredit.
Le problème étant que ce qui se passe au Moyen-Orient brouille les cartes. Les bancaires ont besoin d'un environnement économique dérisqué et la Tech de taux bas. Tant que le conflit n'est pas terminé, le climat économique restera brouillé et les taux orientés à la hausse à cause de l'impact sur le pétrole.
Bref… On verra.
J'ai réinvesti les rompus obtenus suite à l'attribution d'actions nouvelles
Air Liquide dans 2 nouvelles actions.
J'ai légèrement allégé quelques lignes ayant bien progressé, en vendant 1 action
Sandisk, 2 actions
AMD, la ligne
Alphabet, Rocket Lab après l'agitation lors de l'intro SpaceX et
Steel Dynamics.
J'ai reconstitué ma ligne
Vita Coco en profitant d'une baisse du titre. idem pour
Bloom Energy.
J'ai constitué une ligne sur
Comfort Systems (projets industriels et technologiques, plomberie industrielle).
J'ai vendu ma ligne
Emeis.
Rocket Lab et Emeis ont ensuite baissé, bien baissé même, j'envisage d'y revenir.
Je vais peut-être commencer une ligne sur
l'ADR SK Hynix coté maintenant au Nasdaq, et/ou augmenter ma ligne
Micron.
Les bons élèves du portefeuille :
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Banco Santander +15,95%
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GE Vernova +20,38%
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Ferrari +6,67%
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Air Liquide +5,62%
Et les mauvais élèves :
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Orange -10,64%
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Indra Sistemas -13,63%
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Samsung -6,77%
Progression du portefeuille depuis le mois dernier.
Le portefeuille au 11/07/2026 : valorisation 326 269€, soit +10,98% YTD (contre +14,30% le mois dernier)
Notez que :
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