Dans un courrier envoyé au Premier ministre, et dont l'AFP a obtenu copie, ces organisations syndicales « demandent une hausse de la valeur du point d'indice après trois années de blocage ». « CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, FA-FP, tiennent, par ce courrier, à vous alerter à nouveau sur la situation salariale des agents publics. Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais », soulignent-elles.
Porté par un rebond de l'inflation, à 2,2% sur un an en avril, le Smic va augmenter le 1er juin de 2,4%. Le salaire minimum est revalorisé chaque 1er janvier, mais est aussi augmenté automatiquement en cours d'année si l'inflation dépasse 2%.
« En dépit de nos nombreuses alertes, le gouvernement n'a pas annoncé de mesure générale de revalorisation du point d'indice de rémunération des fonctionnaires », déplorent les organisations syndicales de la fonction publique dans leur courrier.
Plus de 700 000 agents sous le Smic dès le 1er juin
« D'ores et déjà 356 000 agent·es perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas être rémunéré·es en dessous du SMIC », détaillent les syndicats.
Mais avec la hausse du Smic au 1er juin, nombre d'entre eux verront leur rémunération repasser sous ce niveau : « des centaines de milliers d'agent·es, a minima plus de 700 000, seront une nouvelle fois rattrapé·es par le minimum légal et se verront privé·es de perspective d'évolution de carrière ». « Ce nouveau tassement des grilles n'est pas acceptable. L'indemnité différentielle ne peut pas tenir lieu de politique salariale », dénoncent-ils encore.
Dans le courrier, ces syndicats dénoncent également un projet de décret visant à harmoniser les autorisations spéciales d'absence (ASA) dans l'administration : « nos organisations réitèrent également leur demande unanime d'abandon du décret ASA et du projet régressif des droits au titre du temps partiel thérapeutique ».
Les autorisations spéciales d'absence peuvent être accordées à des agents afin de s'absenter dans certaines cas (grossesse, parentalité, décès) mais il n'existe pas de cadre harmonisé, et le Conseil d'État avait enjoint au gouvernement de clarifier les règles concernant les autorisations spéciales d'absence liées à la parentalité et aux événements familiaux.













