Poam : Le point sur mes portefeuilles boursiers.

polo88 a dit:
Jamais entendu parlé pour ma part
Yara c'est l'ex division engrais de Norsk Hydro (2 nordiques). Tellement à écrire sur Norsk Hydro:sneaky:.
 
Dernière modification:
Ok merci
Norsk hydro je connais un peu
Merci pour ces informations enrichissantes
 
poam5356 a dit:
Ben, c'est tout chaud sorti de presse :
Le ministère de la Justice enquête sur des géants des engrais pour une possible entente sur les prix [lien réservé abonné]
Cela ne semble pas arrêter CF Industries qui prend 14% en 2 jours :cool: .
 
Jeune_padawan a dit:
Cela ne semble pas arrêter CF Industries qui prend 14% en 2 jours :cool: .
Encore et toujours Ormuz qui n'impacte pas CF Industries mais qui va lui permettre de vendre plus cher ses engrais. Et ça, les investisseurs aiment l'entendre... L'enquête de la justice, ils s'y pencheront plus tard.
 
poam5356 a dit:
Encore et toujours Ormuz qui n'impacte pas CF Industries mais qui va lui permettre de vendre plus cher ses engrais. Et ça, les investisseurs aiment l'entendre... L'enquête de la justice, ils s'y pencheront plus tard.
Ce qui fait un actionnaire satisfait. Bon moitié satisfait car j'ai fait 50-50 avec Yara sur 1k€ mais la norvégienne fait du surplace.
 
Dernière modification:
MAJ mars 2026 (1/2) - Epic Fury

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S'il n'y a qu'une seule chose à retenir, c'est que :
Le 28 février 2026, une opération conjointe américaine (Epic Fury) et israélienne (Roaring Lion) contre des cibles iraniennes a fait basculer la région dans une guerre ouverte. La riposte immédiate de Téhéran a rapidement élargi le risque à l’ensemble du Golfe. Au-delà de la dimension militaire, c’est la trajectoire énergétique mondiale qui concentre désormais l’attention des marchés.

Ce mois-ci, je vais faire simple parce que la masse de notes prises depuis un mois est telle que je n'y retrouve plus mes petits.
Je résume de manière chronologique :
L'IA disrupte à tout va,
depuis les éditeurs de logiciels et les sociétés de services informatiques, puis les assureurs, puis les services financiers en général, puis les valeurs de pub, pour en arriver aux opérations de fret et de logistique et l'entreprise Algorhythm qui affirme que sa plateforme SemiCab améliorée par l’IA permet aux opérateurs d’augmenter les volumes de fret jusqu’à 400%. Algorhythm pourrait ainsi réduire considérablement les inefficacités dans les opérations de fret et de logistique, annonçant un ralentissement potentiel de la demande.
L'énumération de tous ces secteurs promis à la casse par l'IA est déjà, en soi, un sujet d'attention et sujet à de longues discussions. De quoi largement alimenter un CR mensuel…. Mais voilà, ce n'est pas tout !!

Dans un autre registre, le crédit privé fait parler de lui
avec Blue Owl Capital Inc. qui a renoncé à la fusion prévue de deux de ses fonds de crédit privé après l'émergence de préoccupations concernant d'éventuelles pertes pour certains investisseurs.

Le crédit privé, ça ne dit pas grand-chose au commun des mortels, moi le premier.
Alors, késako ?
La dette privée désigne des prêts accordés directement par des fonds d’investissement à des entreprises non cotées, en dehors du circuit bancaire. Elle est née du retrait des banques après les accords de Bâle III et représente aujourd’hui plus de 2 100Mds$ d’encours mondiaux.
Les signaux inquiétants se multiplient ces dernières semaines sur le marché de la dette privée. Si personne n’évoque vraiment de risque systémique, tout le monde en revanche manifeste une préoccupation sur la santé d’un marché par nature opaque et non régulé.
Aux États-Unis : un marché de masse, avec des risques de structure.
Il est largement dominé par des véhicules semi-liquides destinés aux investisseurs particuliers fortunés : les BDC (Business Development Companies), qui sont des sociétés cotées ou semi-cotées.
Ces véhicules promettent une liquidité trimestrielle (rachat à hauteur de 5 % des actifs par trimestre) sur des actifs qui sont, par nature, illiquides.
Quand les demandes de rachat dépassent ce plafond, comme ce fut le cas fin 2025 et début 2026, les fonds ferment les portes. C’est exactement ce qui s’est passé avec Blue Owl OBDC II et BlackRock HLEND.
Pour fragiliser un peu plus le secteur de la dette privée, le marché américain présente une surexposition aux secteurs technologiques et SaaS (logiciels en mode abonnement). Avec l’essor de l’IA générative qui menace les modèles économiques de nombreux SaaS, les valorisations de ces prêts sont sous pression. D'où l'envie de sortie de la part de nombreux intervenants, et on les comprend.

En Europe : un marché plus institutionnel, plus protégé
Le marché européen représente désormais 38 % du total mondial et finance prioritairement le mid-market industriel, la santé, les services B2B, des secteurs moins exposés aux disruptions technologiques que le SaaS américain.

Crédit privé : le spectre d’un krach à 2 000Mds$ après une série de faillites.
Depuis octobre 2025 et les faillites de Tricolor et First Brands aux Etats-Unis, Jamie Dimon, PDG de JP Morgan, avertit sur les risques du marché de la dette privée.
Le choc initial provient de l'effondrement du fabricant de pièces automobiles First Brands à l’automne 2025.
Avec un passif dépassant les 10Mds$, cette banqueroute a mis en lumière l'exposition sensible de plusieurs banques de premier plan. Jefferies et UBS font face à des pertes de plusieurs millions de dollars.
Récemment, c'est Blue Owl Capital Inc qui a dû restreindre la sortie de capitaux d'un de ses fonds après l'émergence de préoccupations concernant d'éventuelles pertes pour certains investisseurs.
Cette crise de liquidité et de transparence a ensuite forcé les géants BlackRock et Blackstone à geler les fonds, menaçant la stabilité du capital-investissement.
Et tout dernièrement, c'est Morgan Stanley qui a fait parler de lui en limitant les rachats après des tentatives de retraits massifs des fonds de crédit privé.

Pour l'instant, ce n’est pas l’équivalent de 2008 font remarquer certains.
Les montants concernés aujourd'hui (quelques dizaines de milliards) sont sans commune mesure avec les 2 000Mds$ de prêts hypothécaires titrisés de l’époque.
Certes, mais les mauvaises langues font remarquer que l'encours du crédit privé atteint le même montant que les subprimes de 2008 qui avaient commencé exactement de la même manière.
Pas de quoi nous rassurer !

Toujours fin février, nous apprenons que la Cour suprême américaine a retoqué les tarifs douaniers imposés par Trump aux pays exportant leur production aux Etats-Unis.
Dans la foulée Donald Trump a annoncé avoir décidé de relever les tarifs douaniers commerciaux mondiaux de 10% à partir du 24/02/2026.
Les nouveaux droits de douane de Trump sont émis en vertu de la Section 122 du Trade Act de 1974.
Le prélèvement de 10 % s’appliquera à tous les biens importés aux États-Unis sauf exemption spécifique, a indiqué la douane, et sera valide pour une période de 150 jours, jusqu’au 24 juillet 2026. Trump devra alors obtenir l’approbation du Congrès pour maintenir ses droits de douane en place.
Que deviennent alors les droits de douane injustement prélevés ? Certaines entreprises ont commencé à porter plainte afin d'obtenir la restitution de ces droits qu'ils ont dû acquitter à tort.
Difficile de s'y retrouver, ne pensez-vous pas?

Mais ce n'est pas tout, le pire est à venir.
Samedi 28/02/2026, l’armée américaine a lancé des "opérations de combat majeures" en Iran, a déclaré le président Donald Trump, alors que des explosions ont été signalées dans plusieurs régions du Moyen-Orient.
A court terme, ce scénario pourrait déboucher sur un Iran politiquement instable et considérablement affaibli, dont la capacité à menacer les pays voisins serait réduite pendant au moins quelques années. Toutefois, l’instabilité en Iran pourrait avoir des conséquences profondes pour la région, en créant potentiellement un vide de pouvoir et en prolongeant les tensions géopolitiques.

"Comme si la disruption de l’IA et la nouvelle incertitude tarifaire ne suffisaient pas aux investisseurs, les tensions géopolitiques se sont intensifiées à la fin du mois suite à une frappe conjointe américano-israélienne sur l’Iran", a déclaré Ida Lerner, directrice financière d'ING.
La guerre en Iran rappelle ainsi une constante des marchés : les conflits régionaux ne deviennent des crises financières que lorsqu’ils perturbent les équilibres économiques globaux. L’évolution du pétrole, bien plus que les nouvelles de l’opération, déterminera donc la trajectoire des indices dans les mois à venir.


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Les marchés mondiaux sont pris dans un climat d'incertitude accrue alors que le président américain Donald Trump cherche à justifier une guerre ouverte et sans limite avec l'Iran, ce qui fait à nouveau chuter les actions et augmentant encore les prix de l'énergie.

L’objectif déclaré des États-Unis a largement dépassé le simple confinement nucléaire. Le message direct du président américain Donald Trump au peuple iranien, "prenez le contrôle de votre gouvernement, il vous appartient", ainsi que la formulation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui parle "d’éliminer une menace existentielle", font du changement de régime un objectif explicite.

L’histoire du Moyen-Orient n’encourage guère l’idée que les populations civiles prennent le contrôle de manière ordonnée une fois que les structures de pouvoir se sont effondrées. Les vides de pouvoir ont tendance à entraîner des guerres civiles, une consolidation des positions radicales ou une fragmentation prolongée, voire les trois à la fois.

Scénario catastrophe :

Le président Trump a déjà déclaré dimanche soir que la guerre pourrait durer jusqu’à quatre ou cinq semaines. Les représailles iraniennes, qui ont touché 10 pays jusqu’à présent, ne laissent présager aucune désescalade imminente. Dans ce scénario plus grave, les frappes se poursuivent au-delà des cibles militaires fixes pour viser les infrastructures et les actifs mobiles, ce qui ralentit le rythme des opérations mais prolonge indéfiniment la durée du conflit. Acculé et menacé dans sa survie, l’Iran intensifie sa guerre économique asymétrique en harcelant sans relâche le trafic des pétroliers, en activant les attaques des Houthis contre le trafic maritime en mer Rouge et en tentant de perturber le détroit d’Ormuz.

Même une perturbation partielle d’un point de passage stratégique traitant 20 millions de barils de pétrole par jour et plus de 100 milliards de mètres cubes de LNG par an provoque un choc d’approvisionnement d’une ampleur historique. Toute la région devient instable. Les implications pour les marchés sont très différentes : le pétrole atteint 100 dollars et plus, une véritable correction du marché boursier, une fuite vers les obligations qui se maintient plutôt que de s’inverser, une perturbation prolongée de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine et l’Europe, et un dilemme pour les banques centrales qui n’a pas de réponse claire.

C'est maintenant chose faite pour le détroit d'Ormuz avec une annonce le lundi 02/03/2026 d'une fermeture du trafic maritime par un responsable des Gardiens de la révolution iranienne.
Le blocage du détroit d'Ormuz est une très mauvaise nouvelle pour la Chine qui dépend à près de 50 % des pays du Golfe pour son approvisionnement d'or noir : «Les Chinois ont à peu près 45 % de leur approvisionnement en pétrole qui provient des pays du Golfe et l’Iran représente 12 % du total du pétrole chinois. Accessoirement, c'est aussi une très mauvaise nouvelle pour l'Europe.

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MAJ mars 2026 (2/2) - Epic Fury

Cette flambée du pétrole pèse sur les Bourses mondiales, surtout en Asie et en Europe, où de nombreux pays dépendent des importations d’énergie.

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Quand l’énergie coûte plus cher, cela fragilise la croissance économique, réduit les marges des entreprises et diminue le pouvoir d’achat des consommateurs. Les investisseurs craignent aussi qu’une hausse durable du pétrole relance l’inflation.
Dans le contexte actuel de manque de visibilité sur le plan macroéconomique, tous les regards se tournent, en effet, vers les performances opérationnelles des entreprises et sur leur capacité à traverser au mieux la période difficile que nous connaissons aujourd'hui.

Que faire en bourse ?
C'est compliqué entre l'IA qui décime de nombreux secteurs économiques et les risques inflationnistes et récessifs provoqués par le conflit iranien.
Les stratégie d'investissement fleurissent en ce printemps 2026 :
-> Après l’euphorie autour des grandes valeurs technologiques, les investisseurs cherchent désormais des secteurs plus tangibles, capables de résister au risque d’obsolescence provoqué par les avancées technologiques. Ils ont inventé le "HALO trade". Cet acronyme signifie Hard Assets, Low Obsolescence, autrement dit des entreprises disposant d’actifs industriels lourds et jugées peu menacées par l’IA.
Cette rotation sectorielle s’explique par le phénomène du "FOBO" (Fear Of Being Obsolete), la peur de voir certains métiers ou modèles économiques remplacés par l’intelligence artificielle. De nombreuses sociétés de services, de logiciels, les banques ou les valeurs de la logistique ont récemment été sanctionnées en Bourse sur ces craintes. À l’inverse, les valeurs industrielles ou liées aux infrastructures attirent les capitaux. Des groupes comme Caterpillar, John Deere ou encore Coca-Cola progressent fortement en Bourse, symbolisant le retour en grâce de la "vieille économie".

Pour certains stratégistes, ce mouvement pourrait durer. Les entreprises industrielles bénéficient d’un cycle économique favorable, d’investissements publics massifs et de barrières à l’entrée élevées liées à leurs infrastructures. Autrement dit, alors que les marchés s’interrogent sur les gagnants et les perdants de l’IA, une partie des investisseurs préfère miser sur des modèles économiques solides, moins exposés aux bouleversements technologiques et capables de générer des flux de trésorerie réguliers. Une revanche inattendue pour les valeurs industrielles traditionnelles.

A côté de l'IA, le pétrole donne des sueurs froides aux investisseurs.
Lorsque le pétrole ou le gaz deviennent plus chers, les coûts de production augmentent, la consommation ralentit et la visibilité sur les bénéfices futurs diminue.
Les entreprises industrielles, le transport, la logistique ou certaines activités technologiques fortement consommatrices d’électricité pourraient subir un ajustement rapide de leurs perspectives.

Tout ceci, c'est bien… Faut-il pour autant bouleverser la composition de nos portefeuilles avec le risque de vendre et d'acheter des actifs au plus mauvais moment, c'est à dire au moment du retournement des marchés ?
Lorsque la situation va se détendre et que le trafic maritime reprendra dans le détroit d'Ormuz, les marchés remonteront très vite.
Raymond James s'attend à voir ces tendances s’inverser brusquement lorsque les prix du pétrole baisseront.

Une fois de plus, le pétrole sera le juge de paix des marchés financiers.

Concernant mes portefeuilles :
Liquidités en hausse, et choix fait depuis longtemps pour des valeurs défensives et solides
qui ont protégé mes portefeuilles.
Je reste favorable à ces valeurs défensives et industrielles européennes qui sont les bienvenues dans les circonstances actuelles.
Le maitre mot à ce jour : Attentisme.

Peu de mouvements depuis le mois dernier
, si ce n'est des allégements de lignes afin de constituer des liquidités pour participer à d'éventuelles soldes et excès baissiers dont les marchés savent nous gratifier de temps en temps.
J'ai allégé sur la Tech US bien valorisée en soldant les lignes Microsoft et NVidia.
A plus de 70€ l'action, j'allège TotalEnergies.
48 actions ont été vendues, avec 40% de PV, apportant plus de 3400€ de liquidités dans le PEA.
La seule opération d'importance concerne Lotus Bakeries avec la vente d'une action à 10300€.
Je reviens ainsi à ma cible de 2 actions détenues de Lotus Bakeries. J'avais renforcé en achetant un 3ème titre alors que le cours était descendu sous les 8000€. Une anomalie de marché manifeste alors que les perspectives sont clairement positives pour cette entreprise et étaient déjà annoncées lorsque le cours a plongé jusqu'à 7500€.
A l'inverse, le seul achat d'importance a concerné l'entreprise italienne d'infrastructures et d'ingénierie ICOP Spa.
Dernier petit achat réalisé il y a 2 jours : La création d'une ligne EPC Groupe (EXPL), anciennement Explosifs Produits Chimiques.
Sans rapport avec les guerres, EPC Groupe produit des explosifs à usage civil.
Eric Lewin, spécialiste des small cap, recommande ce titre depuis longtemps.
Suite à ses interventions sur EPC Groupe, j'avais failli l'acheter 100€ plus bas !!
La très faible liquidité du titre m'avait retenu. J'aurais dû passer outre et acheter à l'époque.
EPC Groupe vient de réaliser une opération structurante en rachetant la Société Suisse des Explosifs (SSE), acteur dominant en Suisse, Allemagne, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Roumanie, précisément des pays où EPC n'est pas présent.
La complémentarité géographique est totale et EPC Groupe devient numéro 1 européen du secteur.
Le secteur des explosifs civils est vital pour toute l'industrie minière qui a un rôle de plus en plus important dans l'économie et la lutte que les pays mènent pour acquérir des matières premières.
C'est aussi un changement d'envergure pour EPC Groupe qui, avec ce rachat de SSE, atteint une taille critique qui va lui permettre d'accéder aux appels d'offres des très grandes mines, un segment jusqu'ici hors de portée.
Du coup, je me suis lancé sur EPC Group en ouvrant une petite ligne.
Je compte renforcer la ligne, mais c'est peu liquide :
600M€ de capi mais seulement 23% de flottant et un volume moyen d'échanges de 500 titres par jour.


Globalement, le portefeuille a subi la baisse des marchés, mais résiste bien.
Il affiche une performance YTD de +5,10% (2% de moins en un mois)
Ce sont les valeurs traditionnellement ennuyeuses qui amortissent la chute :
Sur le mois dernier, Orange progresse de 2,10%, Air Liquide de 0,87% et Engie de 5,94%.
Ces 3 valeurs représentent 50% du total des actions détenues et je suis très heureux de les détenir en portefeuille.

La plus grosse chute concerne ID Logistics avec 16% de baisse d'un mois sur l'autre.
J'ai réduit progressivement la voilure depuis un moment sur ce titre parce qu'il apparaissait trop bien valorisé, et j'ai bien fait.
La guerre en Iran et les prix du pétrole ont un impact direct sur le secteur, provoquant cette forte baisse.
Un titre qui remontera quand la situation se normalisera.


Le portefeuille au 15/03/2026 : valorisation 309 270€, soit +5,10% YTD (contre +7,17% le mois dernier)


2026_03_portefeuille_POAM.gif


On n'oublie pas que :
Ce Reporting est réalisé 100% free of IA.
 
Bonjour @poam5356
Comme d'habitude, remerciements pour votre travail et pédagogie
Le PF des lignes >1500€ s'est fortement restreint, avec effectivement l'Europe aux avant postes
Je vois que Air liquide a bien grossi ces derniers temps
Je vois que vous conservez bien SARTORIUS, malgré la baisse

Parfois le plus simple est le plus efficace

Cordialement
 
polo88 a dit:
Bonjour @poam5356
Comme d'habitude, remerciements pour votre travail et pédagogie
Bonjour @polo88
Merci pour l'appréciation.

polo88 a dit:
Le PF des lignes >1500€ s'est fortement restreint, avec effectivement l'Europe aux avant postes
Microsoft et NVidia vendus.
2CRSI est tout proche à 1467€.
J'ai allégé Safran de 2 titres et est donc sous les 1500€.
Idem pour ID Logistics. Là, c'est sa forte baisse sur 1 mois qui fait sortir le titre de la liste à plus de 1500€.
Tout ceci donne quelques lignes en moins.

polo88 a dit:
Je vois que Air liquide a bien grossi ces derniers temps
Il devrait grossir plus cet été avec pratiquement une cinquantaine d'actions en plus du fait de l'attribution et du réinvestissement des dividendes.

polo88 a dit:
Je vois que vous conservez bien SARTORIUS, malgré la baisse
Oui, je crois beaucoup en cette boite mais le Covid, et l'après Covid ont complètement chamboulé le secteur des sciences de la vie.
S'il remonte doucement la pente, je dois reconnaître que, parfois, voir le cours de Sartorius yoyoter et perdre en une séance ce qu'il a mis des semaines à grappiller me décourage quelque-peu.
 
poam5356 a dit:
Des groupes comme Caterpillar
Il y a aussi de la demande pour leurs véhicules miniers. Tout comme EPC il y a une forte demande pour l'industrie extractive (cuivre, lithium, ...) et les sites sont de plus en plus diffciles à exploiter nécessitant des engins plus "costaud".
Je regarde Caterpillar depuis un moment mais on ne peut pas être partout.

Par contre comme tu l'expliques l’industrie est énergivore. Et encore que les américains ont le gaz et pétrole de schiste que les européens sont à la peine dans l'électricité sans charbon et pétrole et disposent de peu de ressources.
Donc oui il y a un retour sur l'industrie et les secteurs moins sexy (du sucre et du gras;)) mais la géopolitique n'aide pas.
 
Jeune_padawan a dit:
Je regarde Caterpillar depuis un moment mais on ne peut pas être partout.
Encore une action ennuyeuse.
Je regarde aussi le parcours du titre (+21% depuis le début de l'année), sans me décider à y investir. Comme tu le dis, "on ne peut pas être partout".
 
poam5356 a dit:
Mais ce n'est pas tout, le pire est à venir.
Samedi 28/02/2026, l’armée américaine a lancé des "opérations de combat majeures" en Iran, a déclaré le président Donald Trump, alors que des explosions ont été signalées dans plusieurs régions du Moyen-Orient.
A court terme, ce scénario pourrait déboucher sur un Iran politiquement instable et considérablement affaibli, dont la capacité à menacer les pays voisins serait réduite pendant au moins quelques années. Toutefois, l’instabilité en Iran pourrait avoir des conséquences profondes pour la région, en créant potentiellement un vide de pouvoir et en prolongeant les tensions géopolitiques.

"Comme si la disruption de l’IA et la nouvelle incertitude tarifaire ne suffisaient pas aux investisseurs, les tensions géopolitiques se sont intensifiées à la fin du mois suite à une frappe conjointe américano-israélienne sur l’Iran", a déclaré Ida Lerner, directrice financière d'ING.
La guerre en Iran rappelle ainsi une constante des marchés : les conflits régionaux ne deviennent des crises financières que lorsqu’ils perturbent les équilibres économiques globaux. L’évolution du pétrole, bien plus que les nouvelles de l’opération, déterminera donc la trajectoire des indices dans les mois à venir.

Les marchés mondiaux sont pris dans un climat d'incertitude accrue alors que le président américain Donald Trump cherche à justifier une guerre ouverte et sans limite avec l'Iran, ce qui fait à nouveau chuter les actions et augmentant encore les prix de l'énergie.

L’objectif déclaré des États-Unis a largement dépassé le simple confinement nucléaire. Le message direct du président américain Donald Trump au peuple iranien, "prenez le contrôle de votre gouvernement, il vous appartient", ainsi que la formulation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui parle "d’éliminer une menace existentielle", font du changement de régime un objectif explicite.

L’histoire du Moyen-Orient n’encourage guère l’idée que les populations civiles prennent le contrôle de manière ordonnée une fois que les structures de pouvoir se sont effondrées. Les vides de pouvoir ont tendance à entraîner des guerres civiles, une consolidation des positions radicales ou une fragmentation prolongée, voire les trois à la fois.

Scénario catastrophe :

Le président Trump a déjà déclaré dimanche soir que la guerre pourrait durer jusqu’à quatre ou cinq semaines. Les représailles iraniennes, qui ont touché 10 pays jusqu’à présent, ne laissent présager aucune désescalade imminente. Dans ce scénario plus grave, les frappes se poursuivent au-delà des cibles militaires fixes pour viser les infrastructures et les actifs mobiles, ce qui ralentit le rythme des opérations mais prolonge indéfiniment la durée du conflit. Acculé et menacé dans sa survie, l’Iran intensifie sa guerre économique asymétrique en harcelant sans relâche le trafic des pétroliers, en activant les attaques des Houthis contre le trafic maritime en mer Rouge et en tentant de perturber le détroit d’Ormuz.

Même une perturbation partielle d’un point de passage stratégique traitant 20 millions de barils de pétrole par jour et plus de 100 milliards de mètres cubes de LNG par an provoque un choc d’approvisionnement d’une ampleur historique. Toute la région devient instable. Les implications pour les marchés sont très différentes : le pétrole atteint 100 dollars et plus, une véritable correction du marché boursier, une fuite vers les obligations qui se maintient plutôt que de s’inverser, une perturbation prolongée de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine et l’Europe, et un dilemme pour les banques centrales qui n’a pas de réponse claire.

C'est maintenant chose faite pour le détroit d'Ormuz avec une annonce le lundi 02/03/2026 d'une fermeture du trafic maritime par un responsable des Gardiens de la révolution iranienne.
Le blocage du détroit d'Ormuz est une très mauvaise nouvelle pour la Chine qui dépend à près de 50 % des pays du Golfe pour son approvisionnement d'or noir : «Les Chinois ont à peu près 45 % de leur approvisionnement en pétrole qui provient des pays du Golfe et l’Iran représente 12 % du total du pétrole chinois. Accessoirement, c'est aussi une très mauvaise nouvelle pour l'Europe.

Afficher la pièce jointe 52704
Quelques-uns pourraient se reconnaitre, sans que cela ne soit un hasard :ROFLMAO: :

1773609207988.png
 
Nature a dit:
Quelques-uns pourraient se reconnaitre, sans que cela ne soit un hasard :ROFLMAO: :

Afficher la pièce jointe 52719
Si @Jeune_padawan pouvait me rendre mon sac...
Je sais que tu veux me piquer mes actions 2CRSI mais elles ne sont pas dans celui-ci. 😎
 
Bonjour @poam5356
Merci pour cet éclairage personnel sur les évènements géopolitiques actuels et impacts sur les économies et vie de tous. Une fois de plus je retrouve en vous lisant mon propre ressenti sur bien des points, dont notamment l'attentisme.
Au plaisir de vous suivre et bon début de semaine.
 
Stef7075 a dit:
Bonjour @poam5356
Merci pour cet éclairage personnel sur les évènements géopolitiques actuels et impacts sur les économies et vie de tous. Une fois de plus je retrouve en vous lisant mon propre ressenti sur bien des points, dont notamment l'attentisme.
Au plaisir de vous suivre et bon début de semaine.
Bonjour @Stef7075
Merci à vous pour ce retour.
Bonne continuation.
 
MAJ avril 2026 (1/1) - Retour à l'âge de pierre.

Reporting réduit ce mois-ci parce que l'environnement géopolitique est tel qu'il est impossible d'envisager le devenir de l'économie à CT, même pas sur les semaines à venir.
Un rappel quand même, s'il était besoin de le faire, de ce que nous avons vécu depuis le 1er janvier.
L'enlèvement de Nicolas Maduro, les menaces d'annexion du Groenland, les craintes de disruption par l'IA, les inquiétudes sur le crédit privé, les vues de D Trump sur Cuba, et maintenant un conflit au Moyen-Orient. Le tout en seulement 3 mois. Ce qui fait beaucoup en si peu de temps.


age-de-pierre.gif

Retour à l'âge de pierre.
C'est la promesse faite par Donald Trump de ramener l’Iran à "l’âge de pierre" s'ils ne se montraient pas plus conciliants face aux États-Unis.
C'est un avertissement, comme il a l'habitude de faire, envoyé à l'Iran lors de son discours du mercredi 1er avril 2026.
Discours sans cap clair sur la guerre, ton à la fois offensif et incertain.
Les investisseurs attendaient de la visibilité, ils ont eu de l’ambiguïté :
"la fin est proche, mais ce n'est pas pour tout de suite".

Son discours a remis les marchés sous pression. Le pétrole termine ainsi la semaine autour des 110$. Fait rare, le prix du WTI, la référence américaine, a dépassé celui du Brent, la référence européenne. Un retournement complet, alors que l’écart entre le Brent et le WTI atteignait le niveau record de 20$ il y a seulement deux semaines !

Humilié à domicile par la Cour suprême concernant sa politique de taxation, Trump s'est lancé dans cette guerre sans stratégie.
Donald Trump essaye de trouver à tout prix une sortie de secours, car il s'est lui-même piégé avec ce conflit, s'embarquant dans cette affaire contre l'avis de son vice-président J. D. Vance, de Susie Wiles, la secrétaire générale de la Maison-Blanche, de la plupart des sénateurs républicains et des généraux du Pentagone. Ce qui fait quand même beaucoup !!
Les bombardements coûtent une fortune, polarisent l'opinion, font chuter Trump dans les sondages et n'arrivent pas à faire plier le régime iranien.

argent-roi.gif

Va-t-on vers un scénario catastrophe en matière énergétique ?
Tout dépend de la manière dont le détroit d’Ormuz pourrait être ouvert, mais aussi de la manière dont les flux vont reprendre.
Même si la guerre s'arrête et que le détroit d'Ormuz est libre de passage, relancer la production prendra du temps, probablement des semaines.
Et peut-être même des années :
Après une attaque israélienne contre le champ gazier iranien de South Pars, l’Iran a de nouveau visé Ras Laffan, au Qatar, la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde. Le site de Ras Laffan représente à lui seul 20% du gaz liquéfié consommé dans le monde.
Cette nouvelle frappe a causé des dégâts importants sur le site, au point d’endommager une partie des capacités d’exportation de gaz naturel liquéfié du pays. Selon QatarEnergy, les réparations pourraient prendre entre trois et cinq ans et 17% des capacités d’exportation qataries seraient actuellement endommagées.

L’AIE s’attend à la pire crise de l’énergie depuis des décennies
Le monde pourrait connaître sa pire crise de l’énergie depuis des décennies en raison de la guerre au Moyen-Orient, a averti Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), décrivant une "menace majeure" pour l’économie mondiale.
Selon lui, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du Moyen-Orient en raison du conflit.


Mais ce n'est pas tout.
Le Moyen-Orient est un grand exportateur de toute une série de produits qui sont nécessaires à l’alimentation : les engrais azotés, tous les fertilisants, indispensables au système agro-industriel. Par exemple, le Brésil, aujourd’hui, est dans une situation compliquée parce qu’il va commencer l’ensemencement. Il peut y avoir aussi une crise du soja, de l’aluminium, de matières premières pour les micropuces (hélium), si le Moyen-Orient ne fournit plus… Autant de chocs en perspective qui amèneront des hausses de prix. Les réunions des banques centrales seront donc scrutées avec beaucoup d'attention de la part des économistes.


pire.gif

Et il y a encore pire :
Selon Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, l’économie mondiale pourrait être confrontée à une crise d’une ampleur inédite.
"J’ai prédit la crise financière de 2008, ce qui arrive pourrait être pire", prévient-il.
Contrairement à la crise des subprimes, les menaces actuelles sont multiples, et c'est là que réside le danger.
L’intelligence artificielle, le développement du crédit privé, la forte concentration des marchés boursiers ou encore les tensions géopolitiques, Taïwan, Iran, sont autant de facteurs de fragilité du fait de leur combinaison dans une même période.

Parmi les points de vigilance, le marché du crédit privé occupe une place importante. Ce secteur, en forte croissance depuis la crise de 2008, permet à des fonds d’investissement de prêter directement aux entreprises, sans passer par les banques. Mais ces actifs sont peu échangés, ce qui rend leur valeur difficile à estimer.

Selon M. Corominas (stratégiste macro chez Oxford Economics), le crédit privé représente environ 35% du total des investissements des assureurs américains et près d'un quart des actifs des assureurs britanniques, précise-t-il.

Plus inquiétant encore, les assureurs affiliés à des sociétés de capital-investissement détiendraient environ 1 000Mds$ d'actifs acquis via ces relations. L'exposition aux pertes du crédit privé retombera de manière disproportionnée sur les fonds de pension américains et les épargnants particuliers ayant souscrit des rentes viagères auprès de ces assureurs.

"Notre système ne s’effondre pas parce qu’une chose tourne mal, mais parce que plusieurs chocs se propagent dans la même structure", résume Richard Bookstaber. Et dans un monde aussi connecté, ces chocs pourraient se diffuser très rapidement, rendant toute crise plus difficile à contenir.

Tout ceci n'est pas très réjouissant !!

Malgré tout, si D Trump fait ce qu'il veut, quand il veut....Oui, mais il a un maître qui est Wall Street et une obsession qui est son électorat de base, la "nation MAGA" (Make America Great Again).
Cette base dont il aura besoin en novembre pour les élections de mi-mandat se fragilise alors qu'il avait promis lors de son élection de ne pas entrainer son pays dans la guerre.
"Menace d’escalade, puis rétropédaler, menace d’escalade, puis rétropédaler... Nous avons déjà vu ce scénario", résume Neil Wilson, analyste chez SaxoMarkets.
Les marchés attendent la réponse pour savoir dans quel sens pivoter.
Dans cette ambiance morose et plutôt noire, les indices plongent et le pétrole est remonté, c’est un grand classique de la finance mondiale que l’on connait plutôt pas mal depuis un mois. En plus de la hausse du baril, on notera que les rendements du 10 ans s'envolent et ça devient plutôt préoccupant alors que les dettes souveraines des États n'ont jamais été aussi importantes.
Ces taux montent avec les risques d'inflation, car les créanciers demandent des garanties face à l'érosion de la valeur de leur capital prêté. Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, pour combattre cette inflation.
Restons-en là, on ne sait même pas comment demain sera !

Mes portefeuilles :
Tous les chocs passés nous enseignent qu'en dépit des risques à court terme, les épargnants qui savent rester investis tirent mieux leur épingle du jeu sur le long terme.
Certes... Malgré cet enseignement de bon sens, j'ai augmenté la part de liquidités, notamment en sortant des valeurs de la Tech... En sortant, et en travaillant celles-ci sur du TCT pour profiter de la forte volatilité des marchés.
J'ai vendu Coherent Corp et fait des A/R sur Sandisk Corp, Samsung Electronics, ASML, Lumentum.
J'ai vendu Netflix, fait un A/R sur Southwest Airlines et des A/R sur Rocket Lab Corp que j'essaye d'acheter sur 65$ pour revendre 10% plus haut.
Valeurs européennes, j'ai vendu Semco, Lumibird, fait un A/R sur Rheinmetall, Maire Tecnimont et sur Do Co.

Côté achats, j'ai renforcé Engie et commencé une ligne Caterpillar.


Je guette les mouvements des marchés, prêt à investir les liquidités dont je dispose.

A ce jour, le poste liquidités se monte à 24 300€ (8% du poste Actions).

Les bons élèvent de la classe permettent au portefeuille de bien résister.
Toujours les mêmes, ces valeurs sont ennuyeuses comme pas possible, mais tellement utiles quand les marchés sont chahutés.
Il s'agit de :
- Orange (1ère ligne du portefeuille et +1,88% sur 1 mois)
- Air Liquide (2ème ligne du portefeuille et +6% sur 1 mois)
- Engie qui gagne 9% sur 1 mois
- GE Vernova gagne 10% en 1 mois et Walmart +2% en 1 mois.
Ces 5 valeurs représentent 50% du portefeuille.


Le portefeuille au 04/04/2026 : valorisation 312 392€, soit +6,18% YTD (contre +5,10% le mois dernier)


2026_04_portefeuille_POAM.gif


On n'oublie pas que :
Ce Reporting est réalisé 100% free of IA.
 
Dernière modification:
poam5356 a dit:
MAJ avril 2026 (1/1) - Retour à l'âge de pierre.

Reporting réduit ce mois-ci parce que l'environnement géopolitique est tel qu'il est impossible d'envisager le devenir de l'économie à CT, même pas sur les semaines à venir.
Un rappel quand même, s'il était besoin de le faire, de ce que nous avons vécu depuis le 1er janvier.
L'enlèvement de Nicolas Maduro, les menaces d'annexion du Groenland, les craintes de disruption par l'IA, les inquiétudes sur le crédit privé, les vues de D Trump sur Cuba, et maintenant un conflit au Moyen-Orient. Le tout en seulement 3 mois. Ce qui fait beaucoup en si peu de temps.

Retour à l'âge de pierre.
C'est la promesse faite par Donald Trump de ramener l’Iran à "l’âge de pierre" s'ils ne se montraient pas plus conciliants face aux États-Unis.
C'est un avertissement, comme il a l'habitude de faire, envoyé à l'Iran lors de son discours du mercredi 1er avril 2026.
Discours sans cap clair sur la guerre, ton à la fois offensif et incertain.
Les investisseurs attendaient de la visibilité, ils ont eu de l’ambiguïté :
"la fin est proche, mais ce n'est pas pour tout de suite".

Son discours a remis les marchés sous pression. Le pétrole termine ainsi la semaine autour des 110$. Fait rare, le prix du WTI, la référence américaine, a dépassé celui du Brent, la référence européenne. Un retournement complet, alors que l’écart entre le Brent et le WTI atteignait le niveau record de 20$ il y a seulement deux semaines !

Humilié à domicile par la Cour suprême concernant sa politique de taxation, Trump s'est lancé dans cette guerre sans stratégie.
Donald Trump essaye de trouver à tout prix une sortie de secours, car il s'est lui-même piégé avec ce conflit, s'embarquant dans cette affaire contre l'avis de son vice-président J. D. Vance, de Susie Wiles, la secrétaire générale de la Maison-Blanche, de la plupart des sénateurs républicains et des généraux du Pentagone. Ce qui fait quand même beaucoup !!
Les bombardements coûtent une fortune, polarisent l'opinion, font chuter Trump dans les sondages et n'arrivent pas à faire plier le régime iranien.

Va-t-on vers un scénario catastrophe en matière énergétique ?
Tout dépend de la manière dont le détroit d’Ormuz pourrait être ouvert, mais aussi de la manière dont les flux vont reprendre.
Même si la guerre s'arrête et que le détroit d'Ormuz est libre de passage, relancer la production prendra du temps, probablement des semaines.
Et peut-être même des années :
Après une attaque israélienne contre le champ gazier iranien de South Pars, l’Iran a de nouveau visé Ras Laffan, au Qatar, la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde. Le site de Ras Laffan représente à lui seul 20% du gaz liquéfié consommé dans le monde.
Cette nouvelle frappe a causé des dégâts importants sur le site, au point d’endommager une partie des capacités d’exportation de gaz naturel liquéfié du pays. Selon QatarEnergy, les réparations pourraient prendre entre trois et cinq ans et 17% des capacités d’exportation qataries seraient actuellement endommagées.

L’AIE s’attend à la pire crise de l’énergie depuis des décennies
Le monde pourrait connaître sa pire crise de l’énergie depuis des décennies en raison de la guerre au Moyen-Orient, a averti Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), décrivant une "menace majeure" pour l’économie mondiale.
Selon lui, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du Moyen-Orient en raison du conflit.


Mais ce n'est pas tout.
Le Moyen-Orient est un grand exportateur de toute une série de produits qui sont nécessaires à l’alimentation : les engrais azotés, tous les fertilisants, indispensables au système agro-industriel. Par exemple, le Brésil, aujourd’hui, est dans une situation compliquée parce qu’il va commencer l’ensemencement. Il peut y avoir aussi une crise du soja, de l’aluminium, de matières premières pour les micropuces (hélium), si le Moyen-Orient ne fournit plus… Autant de chocs en perspective qui amèneront des hausses de prix. Les réunions des banques centrales seront donc scrutées avec beaucoup d'attention de la part des économistes.

Et il y a encore pire :
Selon Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, l’économie mondiale pourrait être confrontée à une crise d’une ampleur inédite.
"J’ai prédit la crise financière de 2008, ce qui arrive pourrait être pire", prévient-il.
Contrairement à la crise des subprimes, les menaces actuelles sont multiples, et c'est là que réside le danger.
L’intelligence artificielle, le développement du crédit privé, la forte concentration des marchés boursiers ou encore les tensions géopolitiques, Taïwan, Iran, sont autant de facteurs de fragilité du fait de leur combinaison dans une même période.

Parmi les points de vigilance, le marché du crédit privé occupe une place importante. Ce secteur, en forte croissance depuis la crise de 2008, permet à des fonds d’investissement de prêter directement aux entreprises, sans passer par les banques. Mais ces actifs sont peu échangés, ce qui rend leur valeur difficile à estimer.

Selon M. Corominas (stratégiste macro chez Oxford Economics), le crédit privé représente environ 35% du total des investissements des assureurs américains et près d'un quart des actifs des assureurs britanniques, précise-t-il.

Plus inquiétant encore, les assureurs affiliés à des sociétés de capital-investissement détiendraient environ 1 000Mds$ d'actifs acquis via ces relations. L'exposition aux pertes du crédit privé retombera de manière disproportionnée sur les fonds de pension américains et les épargnants particuliers ayant souscrit des rentes viagères auprès de ces assureurs.

"Notre système ne s’effondre pas parce qu’une chose tourne mal, mais parce que plusieurs chocs se propagent dans la même structure", résume Richard Bookstaber. Et dans un monde aussi connecté, ces chocs pourraient se diffuser très rapidement, rendant toute crise plus difficile à contenir.

Tout ceci n'est pas très réjouissant !!

Malgré tout, si D Trump fait ce qu'il veut, quand il veut....Oui, mais il a un maître qui est Wall Street et une obsession qui est son électorat de base, la "nation MAGA" (Make America Great Again).
Cette base dont il aura besoin en novembre pour les élections de mi-mandat se fragilise alors qu'il avait promis lors de son élection de ne pas entrainer son pays dans la guerre.
"Menace d’escalade, puis rétropédaler, menace d’escalade, puis rétropédaler... Nous avons déjà vu ce scénario", résume Neil Wilson, analyste chez SaxoMarkets.
Les marchés attendent la réponse pour savoir dans quel sens pivoter.
Dans cette ambiance morose et plutôt noire, les indices plongent et le pétrole est remonté, c’est un grand classique de la finance mondiale que l’on connait plutôt pas mal depuis un mois. En plus de la hausse du baril, on notera que les rendements du 10 ans s'envolent et ça devient plutôt préoccupant alors que les dettes souveraines des États n'ont jamais été aussi importantes.
Ces taux montent avec les risques d'inflation, car les créanciers demandent des garanties face à l'érosion de la valeur de leur capital prêté. Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, pour combattre cette inflation.
Restons-en là, on ne sait même pas comment demain sera !

Mes portefeuilles :
Tous les chocs passés nous enseignent qu'en dépit des risques à court terme, les épargnants qui savent rester investis tirent mieux leur épingle du jeu sur le long terme.
Certes... Malgré cet enseignement de bon sens, j'ai augmenté la part de liquidités, notamment en sortant des valeurs de la Tech... En sortant, et en travaillant celles-ci sur du TCT pour profiter de la forte volatilité des marchés.
J'ai vendu Coherent Corp et fait des A/R sur Sandisk Corp, Samsung Electronics, ASML, Lumentum.
J'ai vendu Netflix, fait un A/R sur Southwest Airlines et des A/R sur Rocket Lab Corp que j'essaye d'acheter sur 65$ pour revendre 10% plus haut.
Valeurs européennes, j'ai vendu Semco, Lumibird, fait un A/R sur Rheinmetall, Maire Tecnimont et sur Do Co.

Côté achats, j'ai renforcé Engie et commencé une ligne Caterpillar.


Je guette les mouvements des marchés, prêt à investir les liquidités dont je dispose.

A ce jour, le poste liquidités se monte à 24 300€ (8% du poste Actions).
EXCELLENTE analyse.
Merci 👍

La situation est TRES préocupante et, oui, même si ils arrêtent demain, les dégats sont déjà considérables.

Je sécurise aussi ... même si je continue sur les ETC Gold, les secteurs Défense et Energie.

La perte du F15 hier est un boulet politique pour trump
Ça me rappelle le film "En territoire énemie"😉😒

On oublie aussi qu'1 litre d'essence à + de 2,50€ / 3€ / 3,5€ et une inflation en hausse importante pourrait aussi avoir de graves conséquences socio-économiques.😕
 
Dernière modification:
De la clarté face au flou. Bravo.
Merci pour vos lumières, Maître Poam. Bon week-end pascal !
 
Bonjour poam

Le portefeuille au 04/04/2026 : valorisation 312 2 392€, soit +6,18% YTD (contre +5,10% le mois dernier).

Vous vouliez dire 312 392 euros plutôt, je pense que c est une faute de frappe.

Merci pour votre reporting et votre éclairage toujours aussi excellent
bon week-end de pâques
 
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